Sonia

Henry Gréville · Chapitre 22 sur 27

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Sonia

Chapitre XXI

 

En entrant dans le salon du professeur B..., Grébof s’assura d’un coup d’œil rapide que Lydie ne s’y trouvait pas.

Il était venu de bonne heure, du reste, comme il convient pour une première fois, afin de pouvoir causer quelques instants avec la maîtresse de la maison. Peu à peu, visiteurs et visiteuses se multiplièrent ; neuf heures étaient sonnées, on servait le thé ; Boris désespérait du succès de sa tentative, lorsqu’un mouvement se fit dans le groupe le plus rapproché de la porte ; on s’écarta, et Lydie parut.

Elle avait grandi d’un pouce au moins ; une robe de soie, d’un gris très pâle, presque blanc, moulait son buste admirable : de légers rubans cerise flottaient çà et là à ses manches, à son cou, dans ses cheveux lourds et magnifiques. Son front de reine se redressait fièrement sous les

 

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tresses qui la couronnaient.

Elle entra froide et sereine, sûre de sa beauté, dédaigneuse des hommages, passa devant Boris sans le voir et s’arrêta devant la maîtresse du logis avec un aimable sourire qui laissa voir des dents légèrement défraîchies. Sa robe argentée faisait sur le tapis, derrière elle, une traînée semblable à celle de la lune dans l’eau, et, quand elle s’assit, un remous gracieux de soie accompagna son mouvement : elle était faite pour le velours et les dentelles.

Son père, plus petit et plus maigre que jamais, la suivait et faillit se prendre les pieds dans le flot, ce qui lui attira un regard irrité de sa fille.

– Qu’elle est belle ! pensait Boris, qui ne vivait plus que par ses yeux : elle est plus belle que jamais ; mais quelle indifférence hautaine !

Les jeunes gens s’approchèrent de Lydie, qui accordait à celui-ci un salut, à cet autre un sourire, à quelques-uns un regard dédaigneux accompagné d’un imperceptible signe de tête.

Hautaine et indifférente, en effet, eût pensé un

 

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spectateur désintéressé. Boris se dit : – Si cette indifférence venait de ce qu’elle ne vit pas de cette vie mondaine ? si c’était parce qu’elle m’aime ?

Ses ivresses, ses folles espérances, ses accès de désespoir, la joie de l’aveu près de la source, les tortures de l’adieu, toutes les bonnes heures de son amour enfin, se dressèrent brusquement devant lui : il revit Lydie assise sur le gazon, lui parlant avec confiance, répondant à l’expansion de sa tendresse par un sourire, combien différent de celui qui effleurait maintenant ses lèvres !

– Elle ne peut pas être pour les autres ce qu’elle a été pour moi, se dit-il ; je suis ingrat.

En ce moment, un nouvel adorateur vint s’asseoir près de Lydie ; c’était un général approchant de la cinquantaine, une brochette de décorations sur la poitrine, peu de cheveux, un air aimable et vainqueur, – célibataire, on le voyait dès le premier coup d’œil.

À son approche, la physionomie de la jeune fille s’éclaira ; elle rangea un peu les plis de sa robe pour lui faire place, et mit en souriant sa

 

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main dans celle qu’il lui tendait. Ils causaient, et, tout en feignant de prendre le plus vif intérêt à une discussion littéraire, Boris ne les quittait pas des yeux. Il ne pouvait rien entendre de leurs discours, mais leurs visages parlaient clairement. Le général était galant ; Lydie était coquette ; les pointes acérées de ses réponses provocantes chatouillaient le célibataire au plus vif de son amour-propre.

– C’est ainsi qu’on pêche les maris à la ligne ; mais cela ne réussit pas toujours, dit une dame âgée derrière Boris, qui se retourna brusquement.

Était-ce à Lydie qu’elle avait fait allusion, ou bien le hasard de la conversation avait-il seul amené cette phrase sur les lèvres de la causeuse ? Elle parlait déjà d’autre chose, et Boris en fut pour sa peine.

Après une demi-heure environ de cette conversation familière, qui ressemblait beaucoup à un tête-à-tête, grâce à l’isolement qui s’était fait autour d’eux, Lydie se leva doucement, et adressant au vieux galant un sourire à demi railleur, véritable flèche du Parthe, elle dit

 

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quelques mots à deux ou trois jeunes filles, puis passa lentement dans la pièce voisine. Après avoir réfléchi un instant, le général l’y suivit d’un pas résolu.

La physionomie de Boris ne devait pas indiquer une joie extrême, car la maîtresse de la maison s’approcha de lui pour lui tenir compagnie.

– Vous avez remarqué la belle personne qui est entrée la dernière, dit-elle après quelques instants de conversation ; c’est la beauté de Moscou. La dernière fois que nous avons eu un grand bal, le général gouverneur a dansé deux fois avec elle.

Elle est fort belle, en effet, répondit Boris de son mieux.

– Voulez-vous que je vous présente ? fit la dame avec empressement.

– J’en serai charmé.

Il la suivit dans le salon voisin, où Lydie avait pris possession d’un petit canapé à deux places, protégé par un grillage couvert de lierre. Elle était

 

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seule en ce moment et feuilletait un album ; le général, mordant sa moustache d’un air triomphant, se tenait à quelque distance ; on voyait à sa tenue qu’il venait de remporter une victoire. Madame B... s’approcha de la jeune fille. Boris était resté un pas en arrière.

– Ma chère Lydie, je vous présente un jeune savant, dit l’hôtesse, M. Grébof, nouvellement arrivé de l’étranger...

On l’appelait.

– Pardon, dit-elle ; et elle les laissa ensemble.

Lydie, frappée de stupeur, avait levé les yeux.

Qu’elle l’avait bien oublié ! si bien, qu’elle avait peut-être fini par penser qu’il ne reviendrait pas ! Et il était là, devant elle, son chapeau à la main, irréprochablement mis, incliné comme le plus élégant gentleman de Moscou, – mais les yeux pleins de choses indicibles, et le teint d’une pâleur livide.

La jeune fille reprit bien vite son sang-froid,

jeta un rapide coup d’œil autour d’elle, s’assura qu’on ne faisait pas attention à eux, et lui

 

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dit : Asseyez-vous là.

Boris s’assit ; les jambes lui manquaient.

– Lydie ! murmura-t-il, après trois années !... Et j’ai perdu ma mère. Oh ! Lydie !...

– Faites attention, dit-elle, on nous regarde.

Boris fit un violent effort, prit un air plus dégagé, et, sans la regarder, lui dit :

– Vous souvenez-vous de moi ?

– Certainement ! répondit-elle.

Malgré sa présence d’esprit, elle sentait l’émotion la gagner : l’ombre de sa jeunesse venait peut-être aussi de passer devant elle.

– Lydie, voilà trois mois que je cherche à vous voir.

– Vous habitez Moscou ?

– Oui.

– Où demeurez-vous ?

Boris stupéfait la regarda. Elle attendait sa réponse avec une impatience visible. Il nomma la rue et le numéro.

 

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– Bien, fit-elle. Que me disiez-vous ?

– Je disais que... que depuis trois ans je n’ai cessé de penser à vous, que j’ai perdu ma mère, que je suis seul au monde, – et que, si je ne suis pas devenu riche, au moins j’ai un avenir sérieux devant moi. Lydie, regardez-moi !

Elle tourna la tête vers lui, et un regard plein de souvenirs jaillit de ses yeux malgré elle. Elle baissa les paupières ; son visage était couvert de rougeur.

– Nous en reparlerons, dit-elle ; voyez, on nous observe.

– Quand ?

– Bientôt.

– Lydie, je ne peux plus attendre.

On s’approchait d’eux, et le général vainqueur jetait déjà des regards farouches sur le jeune homme.

– Qui vous sert ? demanda-t-elle rapidement, à voix basse.

– Sonia, vous savez, la petite que j’ai

 

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emmenée. On était tout près d’eux.

– Attendez-moi chez vous demain à onze heures, dit-elle tout bas, mais très nettement. La patience est une grande vertu ! ajouta-t-elle à haute voix.

Ils n’étaient plus seuls. Boris éperdu la quitta presque aussitôt ; il était loin de posséder ce talent de dissimulation, et la parole lui manquait complètement. Il se sentait presque effrayé de l’empire de Lydie sur elle-même, en même temps que le mot « demain » lui tintait aux oreilles et lui donnait le vertige.

La soirée n’était pas assez avancée pour qu’il pût se retirer sans affectation ; il s’approcha d’un groupe d’hommes âgés où le maître du logis soutenait une discussion très animée : la voix de l’interlocuteur principal était souvent étouffée par les exclamations des autres assistants.

– Touché ! hein ? dit tout à coup la voix avec un retentissant éclat de rire.

Cet accent évoqua soudain devant Boris toutes les pipes du général Goréline appuyées par rang

 

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de taille le long du mur de la terrasse, ces pipes soigneusement rassemblées tous les matins par Sonia, et qui, tous les soirs, pendant les longues dissertations de l’inflammable artilleur, se dispersaient dans le monde, à l’instar des tribus d’Israël.

– Monsieur Grébof ! s’écria Goréline en apercevant le jeune homme à deux pas devant lui ; et il tourna brusquement le dos aux protestations de celui qu’il avait déclaré « touché ».

– Voilà un plaisir que je n’attendais pas ! Comment allez-vous ? Et Sonia, qu’est-elle devenue ?

La grosse main rougeaude du général avait saisi celle de Boris. Celui-ci répondit de son mieux aux questions que le brave homme faisait pleuvoir sur lui ; puis il questionna à son tour.

– Ma femme est malade depuis plus de six mois, répondit Goréline d’un air radieux ; et c’est moi qui mène ma fille dans le monde, hé ! hé !

– Madame Goréline ne peut-elle pas sortir du

 

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tout ? demanda Boris, qui avait son petit intérêt dans la question.

– Mais non ! fit joyeusement le général ; elle a un rhumatisme dans le genou, elle ne peut pas quitter la chambre : c’est moi qui reçois les visites et qui les rends, à présent.

Il se frottait discrètement les mains, en signe de joie, lorsqu’il se rappela ses devoirs, et ajouta d’un air affligé, en hochant douloureusement la tête :

– C’est bien triste, Boris Ivanovitch, bien triste !

– Bien triste, en effet, répondit Boris en s’efforçant d’avoir l’air sérieux, – surtout pour madame Goréline.

– Oh ! oui, surtout pour elle, répondit inconsciemment le mari. Et vous dites que Sonia va bien ?

– Mais oui. Elle a soigné ma mère durant ses dernières années, et depuis... depuis elle demeure avec moi, et je suis très content de ses services,

– Vous habitez Moscou ?

 

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– Oui.

– Pour toujours ?

– Je n’en sais rien.

– J’irai voir Sonia un de ces jours ; je l’aimais bien, c’était une bonne enfant : Vous permettez !

– Je serai très heureux de vous voir chez moi, général, répondit Boris en s’inclinant.

Goréline prit l’adresse du jeune homme.

– Vous comprenez bien que je ne sais pas au juste quand je pourrai vous rendre visite, dit-il ensuite : je suis très occupé, maintenant ; tout le soin de la maison repose sur moi, et c’est une grande responsabilité, monsieur, bien grande, ajouta-t-il avec un soupir ; tout est si cher, maintenant !... Mais vous ne partez pas avant le printemps ?

– Non, bien certainement.

– Eh bien, nous nous verrons d’ici là, peut-être bientôt. Vous savez que je vous aime beaucoup, moi ; je n’ai pas le caractère de ma femme. Vous avez une belle position, à présent ?

 

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Après un quart d’heure de conversation, Boris se retira.

En revenant chez lui, il sentait mille choses tourbillonner dans son esprit : la visite promise de Goréline ne laissait pas que de l’inquiéter un peu.

– S’il allait venir demain ! pensait-il : j’aurais dû lui dire que je serais absent toute la journée. Bah ! il ne sera pas si pressé de voir un pauvre diable comme moi !

L’image de la fille effaça bientôt celle du père. Lydie était admirablement belle, mais sa physionomie avait perdu la douceur arrondie de la seizième année : sa voix avait pris un timbre dur et métallique ; et ce qu’elle avait dit, était-ce bien ce que Boris attendait ? N’avait-il pas espéré un autre accueil ? Son cœur, à lui, débordait d’émotion en la revoyant à ses côtés, comme autrefois sur l’herbe, auprès de la source, – et elle...

Mais il n’était qu’un sauvage habitué à la société de ses livres et de ses manuscrits, tandis que Lydie était une femme du monde, et, comme telle, obligée à la prudence par habitude et à la

 

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contrainte par devoir.

Mais ce gros général aux airs fanfarons ? Elle était coquette ? Hélas ! elle l’avait toujours été.

Boris se sentait pris d’une insurmontable tristesse.

– Demain, je saurai tout, se disait-il ; mais il n’éprouvait pas la joie qu’il avait rêvée après trois ans et demi de séparation ; ce mot « demain » lui semblait plutôt un glas de funérailles qu’un appel de fête pour son cœur. En arrivant devant sa porte, il tira sa montre et regarda l’heure.

– Minuit et demi. Dans douze heures, tout sera décidé, se dit-il : d’ici là, je ne veux plus y penser.

Il monta doucement l’escalier de service, et ouvrit la porte de la cuisine avec une clef qu’il avait toujours sur lui pour ne point troubler le sommeil de Sonia quand il rentrait tard. La lampe brûlait devant l’image dans le coin. Il ouvrit la porte de sa chambre : la petite dormait si profondément qu’elle ne bougea pas.

 

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Sa tête reposait de côté sur ses deux bras repliés au bord de son cahier ouvert. La lumière adoucie de la lampe frisait le contour un peu maigre de sa joue enfantine ; un souffle égal et insensible entrouvrait ses lèvres ; elle avait l’air sévère et triste, même en dormant ; elle rêvait peut-être encore que les lettres rétives refusaient de se former sous ses doigts malhabiles.

Curieux de voir ce qui lui avait procuré ce profond sommeil, Boris s’approcha sans bruit et se pencha sur elle : aussitôt Sonia fut sur pied, avec un tremblement d’oiseau surpris au nid.

– Excusez-moi, Boris Ivanovitch, balbutia-t-elle en se frottant les yeux du revers de la main ; je ne vous avais pas entendu rentrer.

Le jeune homme avait saisi le cahier et l’alphabet, et les tournait de tous côtés avec étonnement

– Comment ! tu apprends seule à lire et à écrire ? lui dit-il d’un ton d’incrédulité.

– Je n’apprends pas, maître, j’essayais seulement, répondit Sonia d’un air effrayé ; mais

 

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si vous me le défendez, je ne le ferai plus.

– Si je te le défends ? me prends-tu pour un imbécile ? répondit Boris, moitié riant, moitié fâché. Pourquoi ne m’as-tu pas dit que tu avais envie d’apprendre ? Je t’aurais montré. Tu as pris toutes les peines du monde pour faire de bien drôles de griffonnages !

Il examinait le cahier en souriant. La petite vit bien qu’il ne se moquait pas d’elle, malgré son air railleur, et reprit confiance.

– Est-ce que vous me montrerez, maître ? dit-elle d’une voix câline, si douce et si féminine que Boris en fut surpris.

– Certainement ! Mais va donc te coucher ; il y a deux ou trois heures que tu devrais être au lit.

– Oh ! j’ai bien dormi, répondit-elle en riant de bon cœur.

La gaieté lui était revenue tout d’un coup.

– Je n’ai pas dormi, moi, fit gravement Boris : va-t’en bien vite.

– Vous n’avez besoin de rien ?

 

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– Non, merci. Bonsoir.

– Bonsoir, maître.

Sonia s’en allait tout heureuse ; elle était à mi-chemin de la porte quand une explosion de joie reconnaissante la ramena d’un bond vers son maître qui venait de déposer sa pelisse sur une chaise. Elle plongea son visage dans la lourde fourrure, qu’elle couvrit de baisers, en riant.

– Quel bon maître vous êtes, Boris Ivanovitch ! Que Dieu vous protège !

Puis, saisissant à bras-le-corps la pelisse beaucoup plus longue que toute sa frêle personne, elle disparut sans faire de bruit.

Boris riait, d’un bon rire attendri, que cette fillette amenait parfois sur ses lèvres.

Depuis qu’il avait perdu sa mère, il s’était attaché de plus en plus à l’orpheline ; il retrouvait en elle quelque chose de la chère absente ; Sonia avait pris de sa bienfaitrice certains gestes, et même certains sons de voix qui rappelaient vivement madame Grébof au cœur de son fils. Du moins était-ce la raison qu’il se donnait à lui-

 

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même de l’affection profonde qu’il éprouvait pour l’enfant.

– Elle apprendra tout ce qu’elle voudra savoir, se dit-il pendant qu’elle s’en allait : j’aurais dû y penser plus tôt, mais je réparerai ma négligence.

Il s’assit devant son bureau à la place que Sonia venait de quitter ; l’image de Lydie dans sa robe argentine, avec ses rubans de feu, son visage hautain et ses yeux railleurs, lui apparut un instant.

– Je me suis promis de n’y plus penser, se dit-il, et je tiendrai ma parole

Attirant à lui ses papiers, il reprit son travail interrompu le matin et ne le quitta que les yeux gros de sommeil, au moment où les cloches sonnaient matines.

 

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