THE Wish T4 -Catori

Audrey Carlan · Chapitre 8 sur 32

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THE Wish T4 -Catori

Chapitre 6

 

Adam est superbe dans son uniforme de l’armée. Il est grand et se tient bien droit, les pieds légèrement écartés, les mains jointes dans le dos dans une posture puissante et stoïque, prêt pour la prochaine étape de sa vie. Le soleil fait scintiller ses médaillons et illumine les décorations colorées sur son torse. Derrière lui, l’océan bleu et calme.

J’ai mis ma plus belle robe, qui n’est ni blanche ni traditionnelle. Elle est rose pâle, avec une encolure en cœur et des manches bouffantes. Elle est moulante jusqu’aux hanches, puis s’évase comme une jupe de patineuse. Je tiens un bouquet de fleurs mélangées que nous avons acheté chez le fleuriste en venant à la chapelle, dans la limousine qu’Adam a louée, une autre première fois pour moi.

Un air de violon joue sur le balcon où nous avons choisi de nous marier, il n’y a que nous et l’océan. Nous n’avons besoin de rien de plus. Je marche lentement sur le tapis couvert de pétales et regarde du coin de l’œil la femme du propriétaire qui nous sert de témoin tandis que son mari officie.

Ils pensent sans doute qu’on est fous, jeunes et amoureux. Et ils ont raison. Ni Adam ni moi n’avons la moindre idée de comment faire pour que notre mariage fonctionne, mais cela ne nous fait absolument pas peur.

Lorsque j’arrive sur le balcon, Adam prend ma main et entrelace nos doigts. Je le regarde dans les yeux, ses yeux pleins de lumière, d’amour et d’une once de vulnérabilité. Je serre fort sa main pour lui offrir mon soutien et lui faire part de mon amour et de mes propres peurs. Toutefois, il suffit qu’il me sourie pour que tous mes doutes disparaissent et qu’il ne reste plus que notre amour.

Deux vies. Un seul amour.

Ensemble, nous nous tournons vers l’homme qui va nous marier et nous offrir notre avenir, quel qu’il puisse être.

Alors, tandis que le soleil se couche sur l’océan, bercée par la mélodie des vagues, j’épouse le seul homme que j’aimerai toute ma vie, consciente que c’est son amour qui me portera jusqu’à mon dernier souffle.

 

Le retour en limousine est une véritable épreuve de patience. Toutefois, dès que nous sommes cachés à l’arrière et que le moteur vrombit, je m’installe à cheval sur les cuisses de mon mari et l’embrasse fougueusement, faisant de nous un mélange de lèvres, de langues et de mains avides. Adam nous a transférés dans la suite nuptiale et nos bagages y ont été déposés durant la cérémonie.

Lorsqu’on arrive à l’hôtel, il saisit ma main pour traverser le hall, prendre l’ascenseur jusqu’au dernier étage et me tirer jusqu’à notre porte. Il sort la clé de sa poche et déverrouille la porte, il me surprend en me soulevant pour passer le seuil.

J’éclate de rire et passe mon bras dans son dos, notant le champagne, les fraises couvertes de chocolat et les roses rouges sur le chariot. Adam ne les voit même pas, car ses yeux sont rivés sur sa destination.

La chambre.

Il ne me repose qu’arrivés au pied du lit et je joins mes mains sur sa nuque.

– Bonjour, mon époux, je chuchote d’une voix enjouée.

– Bonjour, mon épouse, grogne-t-il en prenant mon visage dans ses mains pour m’offrir un baiser fougueux.

Le baiser me semble durer une éternité, tout en étant trop rapide.

– Tu as faim ? demande-t-il en reculant.

– Pas de nourriture, non, je réponds en secouant la tête.

– Moi non plus. Peut-être qu’on devrait trinquer au bonheur marital ? propose-t-il en souriant.

Je ricane.

– Peut-être plus tard ?

Son regard s’enflamme et embrase mon sang.

– Plus tard, acquiesce-t-il d’une voix si basse et rauque qu’elle vibre dans ma poitrine et jusqu’entre mes jambes.

Adam fait alors deux pas en arrière, mettant un peu de distance entre nous.

– Aussi belle que soit ta robe, j’aimerais que tu l’enlèves, dit-il en défaisant les boutons de sa veste.

Ma bouche devient sèche lorsqu’il l’ôte, ainsi que la chemise en dessous, et qu’il les pose sur la chaise. C’est la première fois que je vois le superbe torse d’Adam.

– Tu es magnifique, je chuchote en effleurant le bas de ma jupe.

Il sourit et défait les boutons de son pantalon.

– C’est moi qui dis ça, normalement, femme. Maintenant, s’il te plaît, enlève cette robe pour que je me régale de la vue de ma femme.

En plus d’avoir mis ma plus jolie robe, j’ai aussi mes sous-vêtements les plus beaux, en dentelle rose et blanche. Je n’ai rien de plus féminin et élégant. J’obéis à Adam et saisis le bas de ma robe pour la passer par-dessus ma tête et la jeter par terre.

Adam s’immobilise et, comme les fois précédentes, ses yeux deviennent sombres comme la nuit. Ses narines se dilatent et sa mâchoire se contracte au point que je vois un muscle pulser sur sa joue. J’ai l’impression qu’il se force à calmer la bête qui rugit en lui avant de passer à l’attaque. Honnêtement, j’accueillerais la bête à bras ouverts, mais Adam n’est pas ainsi. Il est avant tout un gentleman. Je sais qu’il tient à ce que notre première fois nous laisse un souvenir aussi tendre que puissant. Il ne veut pas que ce soit une nuit de débauche. Je sais déjà que ce sera une nuit de plaisir, mais j’aime savoir qu’il tient à m’offrir un souvenir spécial.

Je retiens mon souffle en le regardant enlever ses chaussures, ses chaussettes, et baisser son pantalon en même temps que son boxer. Il fait un pas de côté pour se débarrasser du tout, puis il se tient devant moi, complètement nu et dur comme fer.

En plus d’être musclé, son corps est bronzé et sa peau semble douce comme de la soie. Quelques poils sont parsemés sur ses pectoraux, et je rêve de les caresser. J’aime encore plus la ligne de poils blonds et bouclés qui commence sous ses abdos et continue jusqu’à la base de son sexe. Son sexe long, épais et prêt à l’action. Le sexe de mon mari est le genre que décrivent les romans d’amour. Il est parfait.

Je passe une main dans mon dos pour dégrafer mon soutien-gorge, qui rejoint ma robe à mes pieds. Adam émet un sifflement, mais il ne bouge pas d’un iota, continuant à me regarder, laissant la tension croître entre nous jusqu’à ce qu’elle crépite dans toute la chambre.

Je suis son exemple et glisse mes pouces sous la dentelle de ma culotte pour la baisser sur mes cuisses et m’en débarrasser. Je hausse un sourcil, lève la main et lui fais signe de venir à moi.

Adam gonfle ses poumons et marche vers moi d’un pas déterminé, comme le soldat conquérant qu’il est. Lorsqu’il n’est plus qu’à un pas, il saisit mes bras et me plaque contre lui, poitrine contre poitrine, cuisses contre cuisses, puis il niche sa tête dans le creux de mon épaule. J’appuie mon visage contre sa peau chaude et, dans les bras l’un de l’autre, on se contente de respirer quelques secondes. Il tremble contre moi, et je lui fais part de la force de mes sentiments en frissonnant contre lui.

On lève la tête en même temps.

Cœur à cœur.

Âme contre âme.

Mari et femme.

Nous nous embrassons ainsi pendant longtemps. Aucun de nous n’est pressé, comme si nous avions tous deux un besoin de connexion viscéral qui surpasse les besoins du corps et de l’esprit.

En cet instant, c’est le destin qui nous guide.

Et je suis convaincue, au plus profond de mon être, que je suis à ma place. Peu importe le temps que cela durera. Je me souviendrai de ce moment jusqu’à la fin de mes jours.

Le baiser devient de plus en plus fougueux et Adam m’emmène sur le lit. Il s’allonge sur moi et, naturellement, j’écarte les cuisses. Sa verge se niche à l’entrée de ma fente et je soupire de bonheur. Sa bouche descend sur ma gorge et longe ma clavicule jusqu’à mon sein. Il embrasse d’abord tout le globe avant de titiller mon téton, me faisant gémir et me cambrer contre lui. Il prend le téton dans sa bouche et le suce jusqu’à ce que mes jambes s’agitent, impatientes.

– Chéri… je susurre quand il passe à l’autre sein.

– Sens-moi, dit-il en répétant les mêmes gestes qu’avec le premier sein.

– J’ai besoin de te sentir davantage, je dis en pliant les jambes pour frotter mon sexe au sien.

– Alors concentre-toi, fredonne-t-il avant de mordiller mon téton jusqu’à ce que mon clitoris se mette à pulser si fort que je sais que cela suffirait à me faire jouir.

Ses instincts sont impeccables, car je suis sur le point de jouir lorsqu’il lâche mon téton, descendant le long de mes côtes en les léchant, me faisant frissonner dans l’air frais de la chambre. Lorsqu’il arrive sur mon ventre, il dépose une série de baisers autour de mon nombril, puis il poursuit sa descente.

– Chéri… je miaule. Je veux te sentir tout entier.

Il rit et s’installe entre mes cuisses.

– Bientôt. Mais pour l’instant, tu n’auras que ma langue, dit-il en léchant ma fente. Et mes doigts, ajoute-t-il en les plongeant entre mes lèvres trempées.

Je crie et recule les fesses dans le matelas, essayant de prendre ses doigts aussi loin que possible.

– Et mon pouce, déclare-t-il tandis que ce dernier fait dessiner des cercles à mon clitoris et que ses autres doigts forment un crochet en moi.

– Adam ! je m’écrie alors que des étoiles scintillent devant mes yeux.

Il passe alors aux choses sérieuses, couvrant mon bouton de chair avec sa bouche pour le sucer tout en me doigtant, cajolant mon point G jusqu’à faire de moi une boule d’énergie crépitante et prête à exploser. Mon corps est électrifié et tendu comme un élastique prêt à craquer, et c’est là qu’il se met à utiliser ses dents, me mordillant avec juste assez de force pour me pousser dans le précipice.

Une vague de plaisir inouï parcourt mes veines et, quand je suis au sommet de l’orgasme le plus intense de ma vie, Adam retire ses doigts, écarte mes cuisses et enfouit sa verge en moi.

Il ne prend même pas le temps d’apprécier cette connexion nouvelle, car il n’en a pas besoin. Nous sommes tous les deux ailleurs, submergés de plaisir, envoûtés l’un par l’autre.

Son sexe est énorme et me remplit par des va-et-vient sauvages et incontrôlés. C’est tout ce que je désire depuis la toute première nuit.

Mon mari me chevauche jusqu’à ce que je jouisse.

Il me chevauche jusqu’à ce qu’il jouisse à son tour.

Puis il nous fait rouler pour que je sois sur lui et c’est à mon tour de le chevaucher jusqu’à ce qu’un nouvel orgasme me percute pour ne plus s’arrêter, sa main sur ma hanche et l’autre sur ma nuque tandis que je rebondis sur lui, perdue dans un plaisir sans fin.

Je ne sais ni comment ni pourquoi, mais Adam continue de bander. Son corps puissant est couvert de sueur et ses abdos sont contractés, alors il soulève son bassin quand je m’assois sur lui.

Une fois.

Deux fois.

La troisième fois qu’il me martèle ainsi, il pousse un grognement féroce et se relève pour s’emparer de ma bouche et y plonger sa langue. Nos membres entremêlés, nos bouches et nos corps fusionnés, nous perdons la notion du temps.

Nous flottons longtemps sur un merveilleux nuage où nous sommes seuls à exister.

Lui, moi et notre amour.

L’amour de toute une vie, scellé dans un acte unique que nous n’oublierons jamais.

 

Adam me fait croquer une fraise avant de me tendre ma coupe de champagne. J’en bois une gorgée et savoure le délicieux mélange de saveurs.

Il termine la fraise et boit à son tour une gorgée.

Je me blottis sur ses cuisses et tourne sa tête vers moi pour l’embrasser, goûtant cette fois au parfum de fraise, de champagne et d’Adam.

C’est encore meilleur.

– Comment tu vas ? demande-t-il en m’embrassant dans le cou.

– Très bien, pourquoi ?

Il promène sa bouche sur ma mâchoire et la mordille tendrement.

– Je t’ai prise un peu fort. Je me suis laissé emporter. J’aurais dû faire plus attention.

J’éclate de rire.

– C’était absolument parfait. Et puis, ce n’est pas comme si c’était ma première fois.

Il fronce les sourcils.

– Ne sois pas triste. Il n’y a eu qu’un seul homme avant toi. Ou plutôt, un garçon. Mon premier. Je suis sûre qu’à ton âge avancé, tu as eu beaucoup plus d’expériences, je réponds d’un ton moqueur.

– Plus de partenaires, oui, répond-il. Mais ça n’a rien à voir avec ce qu’on vient de vivre. Je n’ai jamais rien connu de tel.

Je souris jusqu’aux oreilles et prends son visage dans mes mains pour l’embrasser.

– Et rien ne pourra jamais rivaliser avec ça. C’est le grand amour, donc ce sera toujours spécial. Unique. Quelque chose que nous sommes seuls à vivre.

– Ça me plaît, chérie, dit-il en souriant jusqu’aux oreilles. Ça me plaît énormément.

J’enroule une mèche dorée sur mon index.

– Alors, c’est quoi la suite ? On doit caser une année de mariage en un peu moins de deux mois, avant que tu retournes au travail.

– Tu es déjà allée aux Keys, en Floride ? Il y fait chaud à cette époque de l’année. Je ne dirais pas non à ce que ma femme passe ses journées en bikini et en robe courte. Bien évidemment, les vêtements sont optionnels, déclare-t-il avant d’ouvrir mon peignoir pour palper mon sein et faire durcir mon téton avec son pouce.

– Je suis partante pour n’importe quoi, mon cher époux.

Je glisse ma main sur son torse nu et il me fait tourner sur lui pour que je le chevauche avant de tirer sur mon peignoir de sorte qu’il pende sur mes coudes et mes hanches. Il baisse la tête et prend mon téton dans sa bouche tandis que sa main cajole l’autre sein. Je soupire et me penche en arrière pour m’allonger à moitié sur la table.

Adam défait le nœud de mon peignoir pour l’ouvrir entièrement, puis il me fait reculer sur la table tandis qu’il se lève et ouvre à son tour son peignoir, m’offrant une vue sublime sur sa verge dure et son corps musclé.

Il écarte mes cuisses, aligne nos sexes et se glisse en moi en laissant tomber sa tête en arrière. Lorsqu’il est profondément enfoui, il commence de lents allers-retours.

– Je n’en aurai jamais assez de toi, Catori, dit-il en me gratifiant d’un regard de braise. Je ne serai jamais rassasié.

– Tant mieux, parce que tu n’as jamais à l’être, je réponds en souriant. Maintenant, baise ta femme.

Son regard s’assombrit soudain, et il fait ce que je lui ai demandé.

Plusieurs fois, d’ailleurs.

 

Le bourdonnement de l’aiguille s’amplifie lorsqu’elle se met à gratter ma chair et je pousse un petit cri. Adam me serre contre lui alors que le tatoueur tient ma paume gauche vers le plafond pour maintenir mes mains à plat.

– Ça ne fait pas mal longtemps, promet Adam. Le mien a été rapide, non ?

Je hoche la tête et regarde le tatoueur graver ma peau sensible à la base de mon annulaire.

Adam et moi avons décidé de ne pas porter nos alliances tout le temps, car ce ne sera pas pratique pour lui. En plus, je sais qu’il aime l’idée qu’elles soient tatouées sur nos corps, car elles seront avec nous pour toujours. Peu importe où nos vies nous mèneront, même séparément, nous aurons toujours une part de l’autre gravée sur notre peau.

Secrètement, j’adore l’idée, moi aussi. Peut-être un peu plus que lui, d’ailleurs, car lorsque je serai partie et qu’il sera en mission, il aura toujours une part de moi avec lui. Il a placé nos alliances sur une chaîne en or qu’il m’a mise autour du cou pour que je les protège. De cette façon, nous pourrons mettre les bagues quand nous en aurons envie, mais les tatouages sont permanents et immuables.

Au bout de dix minutes, le tatoueur essuie mon doigt et le couvre de vaseline.

– Jetez-y un œil avant que je le recouvre.

Je lève la main et étudie la petite étoile que nous avons choisie pour symboliser notre amour et notre union.

– Peu importe où nous serons, il nous suffira de lever la tête vers les étoiles pour nous sentir proches l’un de l’autre, je chuchote à mon mari.

Il appuie son menton sur mon épaule et approche son annulaire du mien.

– Si les étoiles étaient des vœux, c’est toi que je souhaiterais à chaque fois. Je t’aime Catori. Pour toujours.

– Je t’aime aussi, Adam. On va être très heureux ensemble.

– Bien sûr. Maintenant, laisse le monsieur emballer ton doigt. Je veux emmener ma femme aux Keys pour notre lune de miel !

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