THE Wish T4 -Catori

Audrey Carlan · Chapitre 15 sur 32

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THE Wish T4 -Catori

Chapitre 13

 

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Deux mois plus tard…

Le soleil se lève sur les falaises, illuminant la terre et le ciel tandis que je donne le sein à ma fille. La vue est magique, à l’aube. La terre n’a pas eu le temps de se réchauffer et d’atteindre la chaleur brûlante de ces derniers jours. Evie penche la tête en arrière, cherchant la lumière et la chaleur du soleil.

– Elle adore le soleil, dit Adam contre mon épaule avant de chatouiller son ventre pour encourager Evie à se nourrir.

Elle niche aussitôt son nez contre mon sein, trouve mon téton et poursuit paisiblement son repas.

Je soupire et m’appuie contre Adam en admirant la vue. Notre fille prend à mon corps ce dont elle a besoin et mon mari nous enveloppe, nous protégeant de menaces potentielles, qui sont d’ailleurs inexistantes à cette heure de la journée. Je ne pourrais pas être plus comblée. Toutefois, j’ai conscience d’un problème, et c’est pour ça que j’ai eu l’idée de réveiller mon mari et ma fille pour les emmener ici. Je voulais m’éloigner de mes parents. Cela fait deux mois que nous dormons dans ma vieille chambre avec le couffin du bébé. Et nous leur sommes reconnaissants, mais j’avais besoin d’être seule avec mon mari, ce matin, pour lui parler de la crainte qui hante mes nuits.

– Tu pars dans deux semaines, je déclare.

Je plonge mon regard dans le soleil, espérant qu’il m’offrira un sentiment de tranquillité en plus de sa chaleur.

Adam m’embrasse dans le cou et y niche son menton en me serrant contre lui.

– En effet, répond-il.

– Je sais que tu dois partir, mais je pense qu’il est important que je te dise que je ne veux pas que tu partes.

– La première fois que je t’ai quittée, je pensais que c’était la chose la plus difficile de ma vie. Mais, cette fois, sera pire encore. Honnêtement, je ne sais pas comment je vais y arriver. Je ne sais pas comment je vais supporter de ne pas être aux côtés d’Evie pour chaque nouvelle minute de sa vie… Je déteste ça, moi aussi, dit-il en secouant la tête.

Je saisis son bras de ma main libre et regarde le ciel, laissant ma peine et mes craintes s’emparer de mon cœur, consciente que nous n’avons pas le choix. Adam partira dans deux semaines. Il n’y a rien que je puisse dire ou faire pour y remédier. Il a signé un contrat mais, et c’est le plus important, il doit accomplir son destin.

En tant que femme d’un militaire de carrière, je dois apprendre à accepter que le gros de nos vies se fera sans Adam ; ce qui implique des conséquences uniques pour moi et mon propre destin.

– Je vais me forcer à être positive et à ne penser qu’au moment où tu nous reviendras. C’est ce que j’enseignerai à notre fille, aussi.

Il hoche la tête en soupirant.

– Parfois, j’ai l’impression que je devrais te demander pardon. D’être tombé amoureux de toi, de t’avoir épousée, de t’avoir mise enceinte. Ce sont les plus belles choses qui me sont arrivées, mais elles ont un prix. Et ce prix est de te laisser, toi, de laisser Evie, les deux personnes que j’aime le plus au monde. Et c’est sans parler de ce que tu attends de la vie, de ton côté.

– Je ne serais pas tombée amoureuse de toi, je ne t’aurais pas épousé et je n’aurais pas eu Evie si je ne l’avais pas désiré.

Evie s’est endormie. Je remonte le décolleté de ma robe, la serre contre moi et me tourne vers mon mari.

– Adam, toi et Evie représentez une grande partie de mes rêves et de mes désirs pour cette vie. Ne pense jamais que je regrette quoi que ce soit qu’on a fait ensemble.

Il tient ma main contre sa joue et se frotte à ma paume.

– Vous êtes tout ce que je peux espérer de la vie.

Je souris et penche la tête sur le côté.

– Je ressens la même chose. Néanmoins, j’ai encore plein de choses à accomplir.

– Ta troupe de danse, les voyages ? demande-t-il.

– Oui, mais c’est plus que ça. C’est la capacité à me projeter. On sait tous deux que j’ai besoin d’avoir un projet. Et ce projet doit intégrer nos nouvelles vies ainsi que mon propre destin. Je ne compte pas passer toute ma vie sur cette réserve. C’est impossible. Mes pieds ont besoin de marcher, mes ailes ont besoin de voler. J’ai besoin de sentir le vent dans mes cheveux et j’ai hâte de voir où il me portera.

– Et tu veux emmener Evie avec toi ? Comment tu vas faire avec un bébé ?

Je secoue la tête, mon cœur se met à battre plus fort.

– Mes parents m’ont proposé d’élever Evie ici, avec sa famille, leur amour et notre communauté. Pour que je puisse voyager.

– Tu comptes la laisser avec eux ? demande Adam en fronçant les sourcils.

Je baisse les yeux vers ma fille, ses joues à croquer, ses lèvres rouges et ses cheveux dorés.

– Elle serait protégée par leur amour et elle profiterait de tout ce que mes parents et ma tribu m’ont offert durant mon enfance. Je ne veux pas l’en priver. Surtout tant qu’elle est aussi petite et vulnérable.

Adam soupire longuement et se masse la nuque.

– J’adore tes parents, ne te méprends pas. Je sais qu’ils prendraient parfaitement soin d’Evie si on ne le pouvait pas. Mais ce que tu es en train de dire, c’est que tu vas volontairement prévoir de laisser notre fille à tes parents pendant que tu parcours le monde.

Je me mords la lèvre et hausse les épaules, ne sachant comment rendre l’idée plus acceptable. J’envisage d’abandonner ma fille pour voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Ce n’est pas toute la vérité, mais c’est vrai que ça semble horrible, dit comme ça.

– Comment je peux parler du monde à ma fille si je ne le connais pas ? Sans toi, elle ne connaîtra que la vie sur la réserve. Et puis, tel que je le vois, je ne serais pas partie tout le temps. Je serai avec elle la majorité du temps. Je serai toujours là quand tu seras en permission, pour qu’on puisse se retrouver en famille, et je partirai quand j’en aurai besoin.

Adam secoue la tête et se lève pour faire les cent pas, ce qu’il a l’habitude de faire quand il doit étudier un problème ou que ses émotions menacent de prendre le dessus.

Je le regarde, la gorge nouée, il finit par s’arrêter, les mains jointes sur sa nuque, le regard perdu à l’horizon.

– Tu irais où ? Tu ferais quoi ? demande-t-il en me transperçant du regard.

Son cœur et son âme sont tellement tiraillés et torturés que c’en est palpable. Adam veut m’offrir ce dont j’ai besoin dans la vie, de la même façon que j’accepte son travail et sa vocation dans l’armée, mais il souhaite aussi que je reste avec Evie.

– Pour l’instant, elle est trop petite. Mais peut-être que quand elle sera plus grande, quand elle aura un an, je pourrai retrouver la troupe de danse. Elles ont encore deux années de tournée aux États-Unis, puis elles ont prévu d’aller à l’étranger.

Son regard s’étrécit.

– La dernière fois, tu m’as dit que la tournée durait huit ou neuf mois. Tu comptes partir aussi longtemps ?

– Non, je ne serais qu’une remplaçante. Le planning permet aux danseuses de s’absenter pendant un mois environ. Tout au plus, je serais partie pendant trois mois. Et je reviendrais ici pour la même durée. Je pourrais m’arranger pour être ici quand tu reviens aussi, et tant que notre fille est petite, je ne ferais pas beaucoup de remplacements. Peut-être une ou deux fois par an, pour trois mois. Je pourrais peut-être partir pour deux mois seulement, si je m’arrange. Comme ça, Evie ne resterait pas longtemps sans un de ses parents. Et, bien sûr, elle serait avec ma mère. La naissance d’Evie lui a déjà donné un regain d’énergie et de vie.

– Et si la maladie l’emporte pendant que tu n’es pas là et qu’Evie est seule avec elle ?

Je secoue la tête.

– Ça n’arrive pas d’un claquement de doigts… Je voulais juste t’en parler pour que tu commences à y réfléchir. Je n’ai aucune envie de laisser notre fille pour le moment, mais j’ai besoin de penser à l’avenir, moi aussi, et d’avoir des projets qui m’enthousiasment.

Adam hoche la tête et laisse tomber ses bras le long de son corps.

– On en reparlera ?

– Bien sûr. On a le temps. Je voulais simplement que tu comprennes ce que je ressens et ce que je pense pour que tu ne sois pas surpris lorsque je t’en parlerai un jour. Tu vois ce que je veux dire ?

Il revient vers moi et s’assoit à mes côtés sur le plaid. Je pose Evie dans le creux de mes jambes croisées en tailleur et tends mes deux mains à Adam.

– On fera en sorte que ça fonctionne pour tous les deux. Je ne veux pas que tu sois malheureuse, Catori. Je n’ai jamais voulu t’emprisonner ici. Je comprenais ton besoin et tes raisons de voyager quand je t’ai épousée. Tu avais été on ne peut plus claire. Mais on ne savait pas qu’on aurait un enfant et il est clair que ça change tout, pour tous les deux. Je suis content que tu m’en aies parlé et que tu sois franche avec moi. Comme tu le dis, si tu partais, Evie serait avec des gens qui l’aiment plus que tout au monde. Et elle aurait une vraie maison sur la réserve. Or, ni toi ni moi ne pouvons lui offrir ça.

– Justement, je voulais t’en parler. Il y a une petite maison avec deux chambres à cinq minutes à pied de chez mes parents, sur la réserve. Elle a été rénovée et elle appartient à la tribu. Ils sont d’accord pour nous la louer. J’ai pensé qu’on pouvait profiter des deux prochaines semaines pour s’y installer.

Adam sourit soudain jusqu’aux oreilles.

– Ce serait génial ! Je paierais n’importe quel prix pour avoir notre chez-nous près de ta famille.

– Et notre intimité pour tes retours ? je demande en appuyant mon front contre le sien.

– Tu aurais dû commencer par ça, ma belle, répond-il en gloussant.

– Si je l’avais fait, je n’aurais pas pu clore une discussion sérieuse avec l’idée de moments joyeux en famille.

Il lève la tête et plonge son regard dans le mien.

– Je t’aime, ma femme. Et je soutiendrai ce que tu auras besoin de faire pour être heureuse. Je ne veux jamais vous brimer, toi et Evie, dans vos désirs. On doit simplement trouver un moyen pour que ça fonctionne pour tous les trois. Quel que soit ce moyen. Tant que notre fille est en sécurité, aimée et heureuse, je serai heureux aussi.

– C’est exactement ce que je pense, je réponds en me penchant pour l’embrasser tendrement.

Si j’avais des doutes concernant l’amour d’Adam, il vient de les dissiper. Il comprend que je ne souhaite pas abandonner notre fille, mais que je veux profiter de la vie. Que je veux trouver un schéma qui nous rendra tous les trois heureux. J’ai vingt bonnes années devant moi, si j’ai de la chance. Je ne veux pas les gâcher. Je veux poursuivre mes rêves, être une bonne épouse, une mère aimante et profiter de tout ce que la vie peut offrir. Je ne pouvais pas espérer mieux que le soutien d’Adam dans les choix difficiles qui se présenteront bientôt à moi.

 

Je n’ai pas vu les deux dernières semaines passer. Après notre conversation sur les falaises, j’ai pu obtenir les clés de la petite maison le jour même. Adam a travaillé d’arrache-pied pour la meubler, et je me suis concentrée sur la chambre d’Evie. J’ai peint de petits soleils, des lunes et des étoiles sur le plafond, choisissant de garder les murs jaunes, puisque c’est la couleur que j’associe à notre fille.

Nous sommes désormais assis sur notre lit, et Adam tient Evie contre son torse.

– Je suis désolé que papa doive partir, mon soleil, dit-il en embrassant sa touffe de cheveux blonds.

Ils ont poussé très vite et, maintenant, ses mèches dorées encadrent joliment son visage. Je pense que dans quelques mois, elle aura les mêmes boucles que son père, lorsqu’il n’est pas tondu de près.

Evie fait de jolis petits gazouillis en agitant les bras devant le visage de son père.

– J’appellerai maman et elle te fera écouter ma voix. Je vous écrirai, et maman a promis de te lire mes mots pour que tu saches que je pense tout le temps à toi, ma chérie. Papa t’aime plus que tout, et tu vas me manquer chaque seconde de chaque journée.

Il embrasse ses joues avant de respirer son odeur dans son cou.

– Elle sent tellement bon… Comment je vais faire sans respirer son odeur tous les jours, sans me lever pour te l’amener la nuit, quand elle aura besoin de manger ? Comment je vais vivre sans vous, tous les jours ?

Les larmes coulent si vite sur mes joues que je n’ai pas le temps de les essuyer.

– Tu vas te concentrer sur ton retour. Sur le fait qu’Evie et moi restons ici et que tu vas nous manquer. Qu’on attend ton retour avec impatience.

Il serre Evie contre lui et l’embrasse sur la tête.

– Je suis une mauviette. Si mes hommes me voyaient comme ça, en larmes et ravagé de devoir vous quitter… dit-il en secouant la tête.

Je caresse sa cuisse, plusieurs fois, pour qu’il sente ma présence. Il porte un pantalon de pyjama en coton, et le ciel est encore noir dehors. Dans quelques heures, il part pour six mois, si ce n’est plus. La durée de sa mission n’a pas encore été officiellement fixée. Tout ce qu’on lui a dit, c’est qu’il partait au Moyen-Orient pour des problèmes importants que lui et son équipe sont les seuls à pouvoir traiter.

– À mon avis, ceux de tes hommes qui ont des familles doivent vivre exactement la même chose en ce moment. C’est normal.

– J’ai l’impression que j’apprends tout juste à connaître ma fille, et je la quitte déjà, dit-il d’une voix rauque.

– Je suis désolée, Adam. Sache que je te tiendrai au courant autant que possible et que je lui parlerai de toi tous les jours. Elle saura que son père l’aime et qu’elle lui manque. Je te le promets.

Il hoche la tête et l’embrasse de nouveau sur la tête. Elle s’est endormie et il se lève pour l’emmener dans sa chambre. Lorsqu’au bout d’une minute il n’est pas revenu, je le suis sur la pointe des pieds et le trouve penché sur le lit de notre fille.

– Papa s’en va parce qu’il doit protéger tous les petits bébés comme toi. Je penserai à toi tous les jours, mais je ferai mon devoir pour que tu sois en sécurité, Evie. Ne l’oublie pas. Tout ce que je fais, je le fais pour toi et ta maman. Je t’aime, mon soleil, et je t’aimerai toujours.

Il embrasse son index et son majeur avant de les poser sur le cœur de notre fille.

Je me couvre la bouche et retourne en courant dans ma chambre pour libérer toute ma tristesse.

Lorsqu’il revient, je lui saute dessus, l’entourant avec mes bras et mes jambes avant de m’emparer de sa bouche.

Trois secondes plus tard, je suis allongée sur le lit, nue, et le pantalon d’Adam a disparu. Il promène sa bouche sur mon corps, m’embrassant et me mordillant partout. Sa faim semble insatiable. Il mord mon téton et j’étouffe mon cri avec mon avant-bras. Adam ne s’arrête pas là. Il pince et suce les pointes roses jusqu’à ce que je commence à soulever mon bassin, essayant de frotter mon sexe au sien.

Il pousse un grognement et coince mes mains de chaque côté de ma taille, sur le lit, avant de poursuivre sa descente. Il lâche mes mains pour saisir mes cuisses et écarter mes jambes, puis il plaque sa bouche sur ma fente, qu’il se met à sucer, à lécher et à mordiller.

Il redouble d’efforts, suçant plus fort mon clitoris, et je monte au septième ciel.

– Maintenant ! je crie.

Adam remonte en déposant des baisers sur mon ventre, puis mes seins et ma gorge, avant de s’emparer de ma bouche au moment où il s’enfouit en moi. Je plie les jambes et ramène mes genoux contre ses côtes tout en me cambrant pour prendre en moi autant de son sexe que possible. Adam empoigne alors mes épaules et me martèle brutalement tout en me chuchotant des mots doux.

– Mon amour. Mon espoir. Mon chez-moi.

Je jouis de nouveau et mon corps se crispe et se verrouille sur lui, si fort que je peine à respirer.

Adam pousse un grognement, se retire et me fait rouler sur le ventre pour me mettre à quatre pattes. Il s’enfonce en moi sans perdre une seconde et me chevauche avec détermination, comme s’il voulait me marquer au fer rouge, pour que je le sente en moi pendant plusieurs jours encore.

J’empoigne les draps et il se penche pour prendre un de mes seins et titiller mon téton jusqu’à ce que je crie, puis il le lâche et glisse sa main au point de rencontre de nos corps.

Il joue avec mon clitoris en me pilonnant brusquement, et un nouvel orgasme commence à prendre forme dans mon bas-ventre. Toutefois, je sais qu’il s’empêche de jouir et se punit en m’offrant tout le plaisir tout en se privant du sien.

– Jouis avec moi, bébé, s’il te plaît, je gémis en pantelant.

– Non, juste toi, gronde-t-il.

Je m’éloigne et son sexe glisse hors de moi. Je me tourne vers lui et pousse sur son torse jusqu’à ce qu’il soit allongé sur le dos. Je m’installe à cheval sur lui, place son gland entre mes lèvres et m’assois brusquement.

C’est le nirvana.

Il empoigne mes hanches et commence à soulever son bassin, mais je secoue la tête et saisis ses mains pour les placer de chaque côté de sa tête. Il n’a plus d’autre choix que de me laisser les rênes. Mais je ne lui laisse pas le temps de le comprendre, car je m’empare de sa bouche et me mets à le chevaucher, dessinant un cercle avec mon bassin à chaque mouvement vers le bas.

Soudain, ce n’est plus une partie de jambes en l’air désespérée ; Adam et moi faisons l’amour. Je lâche une de ses mains et me redresse pour le regarder. Une fine couche de sueur fait briller sa peau, il ressemble à un dieu doré. Ses muscles sont bandés et ses veines gonflées sur ses bras, la preuve de ce que son corps a enduré quand il a sacrifié son propre plaisir pour le mien.

Je pose alors ma main à plat sur son cœur.

– Il m’appartient. Pour toujours.

Adam ouvre les yeux et je découvre qu’ils sont remplis de larmes.

– Et le tien m’appartient, dit-il en plaquant sa main sur mon cœur. Pour toujours.

Je hoche la tête et accélère jusqu’à ce que l’on crie tous les deux, puis je me penche pour l’embrasser langoureusement. Il s’autorise enfin à jouir et à laisser nos corps et nos âmes fusionner.

Peu importe où il ira, peu importent les choix que nous ferons à l’avenir, chacun possède le cœur et l’âme de l’autre. Et cela me suffit.

Deux heures plus tard, Evie est dans mes bras tandis que mon mari l’embrasse sur le front avant de plaquer ses lèvres contre les miennes.

– Languis-toi de moi ? demande-t-il d’une voix rauque.

– Et toi de moi ? Plus encore, je réponds en souriant.

– Toujours.

Il pose sa main sur ma joue et recule lentement.

Je le regarde monter dans sa voiture de location, démarrer et me saluer de la main.

Je lui réponds et continue d’agiter la main alors que sa voiture s’éloigne sur le chemin du désert, et Evie et moi restons immobiles jusqu’à ce qu’on ne le voie plus.

– Protège Adam, je chuchote. S’il te plaît, protège-le et ramène-le à la maison.

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