THE Wish T4 -Catori

Audrey Carlan · Chapitre 21 sur 32

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THE Wish T4 -Catori

Chapitre 19

 

 

Le téléphone sonne une seconde fois et mon cœur pulse dans mes oreilles, chaque sonnerie me fait l’effet d’un tremblement de terre.

– Allô ? répond Ian.

Le son de sa voix me brise le cœur. Je repense soudain à tous les beaux moments qu’on a vécus et que je m’apprête à gâcher, détruisant la femme que je pensais être devenue.

– Salut Ian, c’est Catori, je dis à voix basse pour qu’Adam et Evie ne m’entendent pas depuis la cuisine.

Je n’ai même pas pris mon petit déjeuner, mais Adam voulait que je passe le coup de fil à la première heure, pour ne pas perdre de temps et pour qu’on puisse tourner la page ensemble.

– Catori, bébé, je suis trop content que tu m’appelles. J’ai passé une semaine horrible et je me sens déjà un peu mieux en entendant ta voix.

– Ah, je suis désolée, tu passes une mauvaise semaine… Euh… Qu’est-ce qui s’est passé ?

Il soupire et finit par pousser un grognement.

– J’ai été viré du garage. Un enfoiré a dit que j’avais rayé sa Mercedes en faisant la révision. C’est complètement faux, mais le nouveau manager me déteste depuis le début et il cherchait une raison de se débarrasser de moi. Apparemment, son petit frère vient de sortir de tôle et a besoin d’un boulot. Et je suis le dernier à être arrivé.

– Tu plaisantes ? Il t’a viré pour filer le boulot à son criminel de frère ?

– Y a de sacrés enfoirés dans ce monde, bébé, tu le sais bien. Le népotisme est encore bien réel dans le monde du travail. J’ai travaillé comme un acharné dans ce garage. Et ça craint parce que si je ne trouve pas bientôt un autre job, je ne pourrai pas payer la fac, le semestre prochain. Et il ne m’en reste plus que deux avant de pouvoir intégrer une licence pro. Mais ça va aller, tu me connais. J’ai connu pire. Au moins, j’ai un toit et de quoi manger dans le frigo… en tout cas pour l’instant.

Il rit et je sais qu’il se force. Je le connais suffisamment pour savoir qu’il doit être anéanti. Il adorait travailler dans ce garage. Et son salaire lui permettait d’aller à la fac, ce qui était sa plus grande fierté.

– Je suis désolée de ce qui t’arrive, je dis d’une voix tremblante.

Mon Dieu, comment je peux faire du mal à une si belle personne ?

Toutefois, je revois le visage rayonnant d’Adam lorsqu’il tenait Evie dans ses bras, ce matin, et cela me donne la force de faire ce qu’il faut pour ma famille.

– C’est la vie, dit Ian. Ce serait bien plus facile à avaler si ma petite Catori revenait en ville. Tu as fini tes spectacles dans l’Indiana, non ? Pourquoi tu ne reviendrais pas à Chicago pour me tenir compagnie ? propose-t-il d’un ton lourd de sous-entendus.

– Ian… Je… Il y a tellement de choses que je ne t’ai pas dites, avant.

– Eh, eh, tu es ma nana. Tu peux tout me dire. Pourquoi tu as l’air si triste ? Tu es où, au fait ?

Son ton inquiet me brise le cœur et s’attaque au peu de dignité qui me restait.

Je dresse des barrières autour de mon cœur avant de briser celui de cet homme merveilleux. Je n’ai jamais rien fait d’aussi affreux et j’espère ne jamais avoir à refaire quelque chose de la sorte. Mais je n’ai pas le choix. Adam et moi avons retourné la situation dans tous les sens. Je dois dire la vérité à Ian et trouver un moyen de lui faire comprendre que notre plan, à Adam et moi, est le meilleur. Que c’est le seul moyen pour nous tous de nous en sortir sans trop de séquelles.

– Je suis dans le Colorado, sur ma réserve, avec mon peuple, je réponds en serrant le poing et en plantant mes ongles dans ma chair.

Je mérite d’avoir mal. Je serre plus fort la main et ferme les yeux en grimaçant. Or, ce n’est rien comparé à ce qu’endure mon cœur.

– Tu ne m’as jamais dit que tu vivais sur une réserve. Enfin, je savais juste que tu es amérindienne. C’est trop cool. J’aimerais te rendre visite, un jour. Quand j’aurai réglé mes problèmes, bien sûr.

Ce ne sera pas possible. Jamais. Si Adam et Ian se voyaient un jour, ils en viendraient forcément aux mains. C’est certain.

– Ian… je soupire en tremblant de plus belle.

– Qu’est-ce qu’il y a ? Parle-moi, bébé. Même si je ne suis pas à tes côtés, je suis là pour toi. Tu sais que tu comptes pour moi, après ce qu’on a vécu. C’était spécial, entre nous.

Je déglutis en regardant le désert par la fenêtre. Une boule d’herbe sèche virevolte dans le vent et se scotche à un grand cactus, une analogie parfaite de ce que je m’apprête à faire. Seulement, je ne sais si je suis l’herbe sans vie ou le méchant cactus. Quoi qu’il en soit, le fait est que quand je touche quelqu’un, cette personne finit toujours par souffrir.

– Ian, je suis enceinte. D’au moins six semaines.

– Putain, tu plaisantes ? demande-t-il en riant sèchement.

– Hélas, non.

– Merde, putain. On a fait gaffe ! Super-gaffe ! Cela dit, il y a eu des nuits très alcoolisées, au début, et les choses étaient un peu floues…

– Ouais, c’est ce que j’ai pensé aussi. Mais ce n’est pas tout, je poursuis en plantant plus fort mes ongles dans ma paume.

– On va trouver une solution. C’est une bonne nouvelle. Je crois. Putain, je ne sais pas. Tu peux venir ici, je vais trouver du boulot. Deux boulots, même. J’arrêterai la fac pendant un moment et… euh… ouais. On trouvera une solution. Toi et moi.

Mon Dieu, cet homme est tellement gentil.

– Ian, tu ne comprends pas. Je ne peux pas… je ne viendrai pas.

J’inspire et expire plusieurs fois, rapidement, mais mon cœur bat si vite que je n’arrive pas à reprendre ma respiration. Un goût amer remplit ma bouche et je déglutis plusieurs fois pour ne pas vomir.

– Qu’est-ce que je ne comprends pas ? Dis-moi ce qui se passe. Catori ?

– Je… je suis mariée, j’admets enfin. Et j’ai une fille d’un an. Mon mari est rentré de l’armée et…

– Tu es mariée ? rugit-il, si fort que je dois éloigner le téléphone.

Sa colère est si féroce que j’en perds mes mots. Les larmes coulent sur mes joues et je les essuie maladroitement avant d’appuyer mon front contre la vitre froide, m’efforçant de ne pas m’effondrer sous le poids de la culpabilité.

– Je suis désolée.

Et je le suis. Il ne saura jamais à quel point je m’en veux.

– Tu es désolée ? Putain, Catori ! On a passé un mois ensemble ! Un mois entier, et tu n’as jamais pensé à me dire que tu étais mariée et que tu avais un gosse ?! Tu te fous de moi ? Tu es désolée. Et maintenant tu es enceinte de moi, et… quoi ?

– Je n’avais pas prévu que ça arrive, je sanglote.

– Comment tu as pu faire ça ? Je croyais que notre couple était différent, unique. Avec toi, ma vie était enfin plus douce, plus belle. Et maintenant, tu me dis que tu es à un millier de kilomètres, avec ton enfant et ton mari, et que tu es enceinte de moi ? C’est complètement dingue, Catori. Il est au courant, au moins ?

– Oui.

– Et qu’est-ce qu’il en dit ? Hein ? Du fait que tu es enceinte de moi, hurle-t-il.

Mes poils se hérissent sur mes bras sous l’effet de sa rage.

– Notre relation est différente… libre. C’est dur à expliquer, Ian. Je veux juste que tu saches que c’est quelqu’un de bien et que c’est un père merveilleux…

– Je ne comprends pas, Catori ! Je ne comprends rien de ce que tu dis, putain ! Je n’ai pas l’impression de te connaître. Si j’avais su que tu étais mariée, il ne se serait jamais rien passé. Jamais. Je ne suis pas ce genre de mec. Et tu le sais ! Je n’arrive pas à croire que tu m’aies fait croire que ce qu’on avait vécu était magique.

Je plaque ma main sur la vitre en espérant que le froid va m’éviter de m’évanouir. Ma vision devient floue tandis que mon cœur continue de battre à mille à l’heure.

– Ça l’était. Tu étais là pour moi quand j’avais désespérément besoin de quelqu’un… tu ne sauras jamais combien tu as compté pour moi, et…

– Non, ça suffit, tais-toi. Garde tes mensonges pour quelqu’un d’autre.

– Je suis désolée, Ian. Je n’ai jamais voulu te faire de mal, je dis en reniflant avant d’essuyer mon nez et mes joues sur ma manche.

– Eh bien, tu as échoué. Et le bébé ? J’imagine que tu as manigancé quelque chose. La femme que je connaissais était pleine de ressources.

Je déglutis et expire lentement.

– Je vais élever le bébé sur la réserve avec mon mari et ma fille. Avec ma famille.

– Ta famille. Tu es gonflée ! ricane-t-il. Et moi ? C’est moi le père !

Je ferme les yeux et laisse couler mes larmes en me préparant à faire encore plus de mal à cet homme que j’apprécie tant. Le seul moyen de lui faire renier le bébé est de lui faire entendre qu’il ne peut pas lui offrir une belle vie.

– Et qu’est-ce que tu comptes faire, Ian ? Tu vis dans un studio en sous-sol. Tu as perdu ton job. Tu n’as pas d’argent ou de famille pour t’aider. Tu vas à l’école, justement pour pouvoir te construire une belle vie. Moi, je suis dans le Colorado, avec un mari, une sœur pour le bébé, des grands-parents et toute une communauté qui est prête à aider. Tu ne peux rien pour ce bébé.

Je contracte ma mâchoire, consciente qu’il va se battre bec et ongles, parce que c’est un homme bien. Une des plus belles personnes que j’ai rencontrées.

– Je suis son père, gronde-t-il d’un ton amer.

– Adam sera son père. Penses-y, Ian. Tu as vingt-trois ans. Qu’est-ce que tu as à offrir à un bébé ? Moi, je peux lui offrir deux parents qui l’aimeront, une grande sœur, des grands-parents et une vie de rêve. Sur la réserve, le bébé sera entouré de chevaux, de terres à perte de vue, d’écoles privées. Tu dois admettre que c’est parfait pour un enfant. Tu ne peux pas subvenir à ses besoins.

– Je peux essayer, putain ! hurle-t-il.

Adam entre dans la chambre et son regard devient assassin en me voyant.

– Je vais te laisser y réfléchir pendant un ou deux mois. Pense à ce que j’ai dit. Tu es à des centaines de kilomètres et tu n’as que ton amour à offrir. L’amour ne suffit pas pour élever un enfant, Ian. Tu le sais mieux que personne. Je te rappellerai plus tard. Porte-toi bien, Ian.

Je raccroche, sur le point de tomber à genoux, lorsqu’Adam me prend dans ses bras. Il me laisse sangloter contre lui pendant longtemps. Quand j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, je lève la tête et me frotte les yeux.

– Evie ? je demande.

– Topsannah l’emmène voir les chevaux. Je lui ai demandé de nous accorder deux heures. Elle était on ne peut plus ravie de passer du temps avec sa petite-fille.

Je souris tristement contre lui.

– Elle l’adore.

– C’est une bénédiction pour notre fille, répond-il avant de m’embrasser sur la tempe. Comment ça s’est passé ? demande-t-il en caressant mon bras de haut en bas.

Je secoue la tête tandis que ma poitrine se resserre.

– C’était affreux. C’est un mec génial et je lui ai brisé le cœur.

– Abandonner un enfant est horrible. Et si c’est un mec bien, ce sera dur pour lui de le faire. Mais il le fera. Pour l’enfant. Il finira par voir qu’on peut offrir à ce bébé bien plus qu’il ne le peut.

– Il a toujours rêvé d’avoir une famille et je lui retire cette chance, je dis en m’agrippant au tee-shirt d’Adam. Je suis quelqu’un d’horrible. Il était tellement furieux, parce que je ne lui ai jamais parlé de toi ou d’Evie ou de quoi que ce soit d’important. Il pense qu’on a vécu un mensonge. Et d’une certaine façon… il a raison. Je ne me suis jamais donnée à lui. Je n’ai jamais essayé, je déclare alors qu’une nouvelle larme coule sur ma joue.

Adam prend mon visage dans ses mains et lève mes yeux vers lui.

– Tu ne pouvais pas te donner à lui, Catori. Tu t’es déjà donnée à moi. Et je ne te lâcherai jamais. Il a eu ton corps pendant quelque temps. Mais ton cœur et ton âme sont à moi, de la même façon que les miens sont à toi.

– Qu’est-ce qu’on va faire ? Et s’il refuse ?

– Tu lui feras voir la réalité, répond-il en secouant la tête et en posant sa main sur mon ventre. On peut offrir une meilleure vie à cet enfant. Tout père, toute bonne personne, veut ça pour son enfant. Il finira par l’accepter.

– Je lui ai dit que je le rappellerai dans deux mois. Peut-être qu’il aura changé d’avis d’ici-là.

– C’est tout ce que tu peux faire, ma chérie, répond-il en baissant la tête pour m’embrasser.

– Comment quelqu’un comme moi a eu la chance de trouver un homme comme toi ? je chuchote contre sa bouche.

– C’est le destin, déclare-t-il avant de m’embrasser langoureusement.

Quelques secondes plus tard, je suis allongée sur le lit et ses mains remontent sur mon ventre pour couvrir mes seins. Je soupire tandis que ma peau frémit d’impatience et que je désespère d’effacer la dernière heure de ma vie.

Adam se débarrasse de mes vêtements presque aussi vite que je lui ôte les siens. Nous semblons tous les deux aussi pressés d’être nus l’un contre l’autre.

Les lèvres d’Adam quittent les miennes et descendent sur ma gorge, sur ma clavicule, puis entre mes seins. Il les soupèse et les colle l’un à l’autre pour lécher et embrasser les deux en même temps. Mes tétons sont sensibles lorsqu’il les titille avec ses pouces et lorsqu’il plaque enfin ses lèvres dessus pour les laper avec sa langue, je pousse un cri en me cambrant. Ça fait bien trop longtemps que je n’ai pas senti la bouche de mon mari sur ma poitrine.

Adam joue si longtemps avec mes seins que mes tétons deviennent brûlants. Il finit néanmoins par poursuivre sa descente, léchant mon nombril avant de déposer un long baiser sur mon ventre, à l’endroit où est niché le bébé.

– J’aime tout de toi, Catori. Ce bébé fait partie de toi, et je l’aimerai et le protégerai jusqu’à ma mort. Tu as ma parole, déclare-t-il d’une voix si pleine d’émotion que j’en suis émue aux larmes.

Elles coulent sur mes joues alors que j’écarte les jambes tout en ouvrant mon esprit, mon cœur, mon âme et mon corps à cet homme. Je m’offre à lui tout entière.

Pour l’éternité.

Il embrasse mon sexe, puis il ouvre la bouche et m’offre tout ce dont j’ai besoin. Tout ce que je veux. Tout ce qu’il est.

Je plonge mes mains dans ses cheveux et m’y agrippe, soulevant mon bassin à chaque coup de langue et à chaque pincement de ses dents, puis je décolle et m’envole si haut que je pourrais ne jamais revenir sur terre.

– Tu es à moi, Catori Ross, dit-il en remontant pour s’allonger sur moi, pressant sa verge contre mon sexe. Est-ce qu’elle t’a manqué ? Est-ce que je t’ai manqué ? demande-t-il en m’étudiant de ses yeux azur.

– Toujours Adam. Toujours, j’admets en toute sincérité.

Adam pourrait être dans la pièce d’à côté qu’il me manquerait quand même.

Il s’enfouit si vite et si fort en moi que je plante mes ongles dans ses côtes, transpercée de douleur et de plaisir, étirée au maximum. Adam siffle en serrant les dents, puis il me regarde en souriant. Et ce sourire me fait perdre la tête.

– Et tu es à moi, Adam, je déclare en posant mes mains sur ses pectoraux et en dessinant des cercles autour de ses tétons bruns.

Il répond en reculant les hanches pour s’enfouir de nouveau en moi. Je crie en fermant les yeux, laissant son corps m’emmener dans un lieu où l’amour et la lumière sont seuls à régner.

– Ouvre les yeux, bébé. Je veux voir ton âme pendant que je te fais l’amour, ordonne-t-il, me faisant frissonner de plaisir.

Il plie les coudes pour coller son torse au mien et des étincelles de plaisir se propagent dans mes veines lorsque je sens sa peau sur mes tétons. Adam empoigne ma fesse et se met à dessiner des cercles avec ses hanches.

Il accélère le rythme et je m’oublie au profit de ses désirs et de ses envies. Je m’accroche à lui pour me préparer à la plus intense chevauchée de ma vie. Il accélère encore, mais ses yeux ne quittent jamais les miens tandis qu’il m’offre toute sa passion et son amour.

J’essaie pourtant de repousser mon orgasme, souhaitant qu’il jouisse avec moi.

– Bébé, s’il te plaît, je supplie sans savoir vraiment ce que je lui demande, sachant seulement qu’il est le seul à pouvoir me le donner.

Adam accroît encore le rythme de ses coups de bassin, puis il glisse sa main sous moi pour empoigner mon épaule et me marteler encore plus fort. Ses hanches dessinent des cercles et appuient sur ce point de mon sexe qui me fait tout lâcher, qui me maintient au bord du précipice sans pour autant m’y pousser pour de bon.

Son corps tressaute et sa peau se couvre de sueur tandis que ses yeux deviennent bleu nuit.

– Catori, gémit-il en se redressant sur un coude.

Tout son corps se crispe et se détend à chaque aller-retour et nous finissons bientôt par nous agripper l’un à l’autre pour nous envoler ensemble vers un paradis délirant.

Une année entière de tension et de peine disparaît en l’espace d’une matinée.

Adam se laisse tomber sur moi et roule rapidement sur le dos, m’emportant avec lui, nos corps toujours intimement connectés. Aucun de nous n’est prêt à mettre fin à la magie qu’on vient de vivre.

La magie de notre retour à la maison.

Le renouvellement de notre engagement auprès de l’autre.

De notre mariage.

De notre famille.

Notre détermination à trouver une solution afin d’accomplir notre destin.

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