THE Wish T4 -Catori
Chapitre 15
OceanofPDF.com
Huit semaines plus tard…
– Huit semaines, Catori ! Ça fait huit semaines que tu es partie, et tu ne me l’as même pas dit ! Même pas un mot pour me dire que tu laissais Evie à tes parents et que tu rejoignais ta troupe. C’est tout. Pas d’appel ; rien ! Tu es juste partie ! J’ai dû appeler tes parents pour avoir le numéro des hôtels où tu dors ! aboie Adam. Tu n’as répondu à aucune de mes lettres et tu n’as pas décroché quand je t’ai appelée. C’est ta mère qui m’a dit que tu étais partie. Tu as la moindre idée de ce que j’ai ressenti ? De ne même pas savoir où est ma propre femme ?
– Tu ne comprends pas ce qui se passait à la maison. Je n’étais pas moi-même. Et Evie me détestait.
– Toi-même ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Tu es ma femme, putain. La mère de notre fille !
Ses paroles me vont droit au cœur.
– Je sais, mais tu n’étais pas là ! Tu n’es jamais là ! Je me noyais et je n’avais plus aucun espoir de remonter à la surface ! je hurle à mon tour.
– Je t’ai dit que j’étais désolé de ne pas pouvoir être là pour l’anniversaire d’Evie. Si tu avais répondu à mes appels ou si tu avais lu mes lettres, ça aurait peut-être été différent. Tu aurais pu te confier à moi. T’appuyer sur moi et me faire part de tes problèmes, de tes peurs, de tes angoisses. J’aurais pu t’aider ! crie-t-il, si fort que j’éloigne le combiné de mon oreille.
Je m’assois sur le lit et fonds en larmes alors que la colère de mon mari remplit la chambre.
– Tu n’aurais jamais pu comprendre et tu ne pouvais pas m’aider. Notre fille ne voulait pas de moi. Elle n’a jamais voulu de moi. Elle pleurait tout le temps, elle hurlait sans raison. Et quand ma mère arrivait, elle était parfaite. Evie voulait ma mère, et moi je voulais qu’Evie soit heureuse. Et je n’arrivais pas à la rendre heureuse.
– Alors, tu as donné notre fille à ta mère ! Tu as abandonné notre fille d’un an ! Comment tu as pu faire ça sans me le dire ? Je vis un enfer sans vous, putain ! Je fais mon travail. Et j’apprends que ma femme est partie en laissant notre fille à ses parents, sans même m’appeler ou m’envoyer une putain de lettre !
– Tu savais pertinemment que je prévoyais de rejoindre la troupe. De poursuivre mes rêves, ma vocation. J’étais toute seule, Adam. Tu ne le comprends pas ? Tu as été absent toute sa vie ! J’étais seule avec un bébé qui hurlait non-stop ! Notre bébé. Et je n’y arrivais plus. Elle n’était pas heureuse. Si j’avais continué comme ça, je ne sais pas ce qui me serait arrivé. J’ai perdu la raison. Mon esprit était lugubre. Je n’avais plus la moindre lumière en moi. Donc oui, je suis partie. Pour me retrouver. Pour trouver un peu de bonheur pour qu’à mon retour, je puisse offrir cette joie à ma fille. Et à toi !
– Et tu as prévu de rentrer quand ?
– Je ne sais pas, je déclare en m’efforçant de paraître forte alors que je m’effondre à l’intérieur.
– Bien. Dans ce cas, je prolonge ma mission de deux mois. Est-ce que je peux espérer que tu seras de retour d’ici là, ou tu vas continuer à faire le tour du pays au gré de tes envies ? ricane-t-il méchamment, me faisant grimacer.
– Comment oses-tu dire ça ? Ça fait presque un an que tu es parti et ce serait toi le saint, dans cette histoire ? Le parent modèle, parce que tu travailles ? Moi aussi ! Je fais la même chose que toi, sauf que c’est inacceptable venant de moi, c’est ça ? Ce n’est pas l’accord qu’on a conclu quand on s’est mariés et qu’on a eu Evie.
– Qu’est-ce que tu veux dire ?
– Tu n’es qu’un hypocrite, je siffle.
– Je ne te reconnais pas, Catori. Tu n’es pas la femme douce, aimante et pleine de compassion que tu étais quand je suis parti.
– Non, tu as raison. Je ne suis pas cette femme. Cette femme a été brisée. Ça fait presque un an que tu es parti, Adam ! Tu n’as pas la moindre idée de ce que j’ai traversé et de ce que j’endure encore. La femme qui te parle est en train de se chercher. De découvrir ce qui la rend heureuse. Et ce n’est pas toi !
– Notre fille non plus, apparemment, siffle-t-il.
– Tu sais quoi ? Va au diable, je crache.
– Je suis déjà en enfer. Peut-être que je vais me trouver une gentille femme pour m’offrir un peu de paradis. Surtout si je ne sais même pas si ma femme sera là pour m’accueillir à mon retour.
– Fais-toi plaisir ! Éclate-toi ! J’espère qu’elle te fera grimper aux rideaux. Je n’ai jamais dit que ton corps m’appartenait. Je me fiche de ce que tu en fais !
Et je le pense. S’il veut noyer sa tourmente avec une femme, qu’il le fasse. Ça fait trop longtemps que ni l’un ni l’autre n’avons eu de contact physique et intime. Peut-être cela fait-il partie du problème.
– Ne me tente pas ! grogne-t-il.
– Fais ce que tu veux. J’en ferai de même.
– Je rentre dans deux mois. Est-ce que tu seras là ?
Mon cœur bat si fort que mon estomac se noue douloureusement.
– J’irai où le vent me portera. Peut-être qu’il me ramènera à la maison. Peut-être qu’il me ramènera à toi. Peut-être pas.
Sur ce, je raccroche au nez du seul homme que j’aie jamais aimé.
Je cours dans les toilettes alors que ma bouche se remplit de salive et que mon ventre se soulève. Je vide tout ce que contient mon estomac, déversant le dégoût que j’ai de moi-même après avoir abandonné ma fille.
Je décide alors que, pour la durée de mon voyage, je ferai tout ce qui m’apportera du plaisir.
– Va au diable, Adam. Va te faire voir, je sanglote alors qu’un filet de bave pend de ma bouche et disparaît dans la cuvette, où vient également de partir mon mariage.
Deux semaines plus tard, la musique s’échappe des haut-parleurs tandis qu’on danse sur la scène. Je roule des hanches, mes pieds bougent en rythme et j’agite librement mes bras. Le voile bordeaux et or fixé à mes mains se gonfle et se replie alors que notre chorégraphie touche à sa fin.
Des gouttes de sueur coulent entre mes seins sous le soleil brûlant de Chicago. Ayant grandi dans le désert, ce n’est pas la chaleur qui me dérange, c’est l’humidité. Je gonfle mes poumons et avale autant d’air que possible en emboîtant le pas à Stephanie.
On descend les marches de la petite scène où nous venons de danser pour la deuxième fois de la journée. Chicago est une ville incroyable avec des habitants pleins de vie qui semblent réellement apprécier leur quotidien.
Plusieurs membres du public nous suivent dans les loges et demandent à faire des photos avec nous. Bien sûr, nous sommes toujours ravies de le faire. Ça plaît aux sponsors et on a plus de chance d’être rappelées s’ils sont contents.
Du coin de l’œil, un regard ambré attire soudain mon attention. Je n’ai jamais vu de tels yeux. Le jeune homme semble avoir mon âge, et il agite son appareil photo dans ma direction. Je souris et marche vers lui. Il doit mesurer plus d’un mètre quatre-vingts, sa peau est à peine plus claire que la mienne et il a de longs cheveux bruns. Une barbe de trois jours lui donne un air un peu hirsute, comme ces types qui font le tour du monde avec un sac sur le dos et rien d’autre.
Il est sublime. Mon estomac se noue et une vague d’excitation frémit dans mes veines. C’est la première fois que je suis attirée par un homme depuis ma rencontre avec Adam. Or, mon mari est sans doute en train de baiser la première femme qu’il a trouvée. Pourquoi je ne ferais pas la même chose ? On s’est mis d’accord dès le début pour dire que notre couple est libre. Je n’enfreins aucune règle en voyant où cette rencontre va me mener.
L’homme me sourit quand je m’approche. Ses yeux ambrés s’enflamment et reflètent la faim et le désir qui émanent de lui.
– Salut, je dis en appréciant sa façon de se lécher les lèvres.
Il me reluque des pieds à la tête.
– Salut ma belle. Comment tu t’appelles ?
Je souris en me sentant rougir.
– Catori.
– C’est un joli prénom pour une jolie femme. Je m’appelle Ian. Tu veux faire une photo avec moi ?
– Bien sûr.
– Eh, frangin, dit-il au mec qui se tient près de lui, tu peux me prendre en photo avec la plus belle créature que j’aie jamais vue ?
Je glousse en entendant son compliment mielleux, mais je me place à côté de lui. Il passe son bras dans mon dos et pose sa main sur ma taille, me brûlant aussitôt. Je retiens mon souffle et m’appuie instinctivement contre lui, posant ma main sur son torse. Son cœur bat aussi vite que le mien.
L’autre mec prend la photo et tend l’appareil à Ian, mais aucun de nous ne bouge. Je lève la tête et lorsque mes yeux rencontrent les siens, j’y vois quelque chose d’intrigant ; peut-être une part de moi-même que je n’avais même pas conscience d’avoir perdue.
Il baisse la tête vers moi en souriant.
– Tu es vraiment la plus belle femme que j’aie jamais vue. Et ta façon de danser est… magique.
– Merci.
– Est-ce que tu veux faire un tour du festival avec moi ?
– Il faut que je me change d’abord, mais ouais. Ça me plairait beaucoup, Ian, je réponds en souriant.
Il se mord la lèvre et je dois contracter ma mâchoire pour ne pas gémir.
– Super. Va te changer, alors. Je t’attends ici.
Je hoche la tête et rejoins Stephanie en courant.
– Tu as chopé un beau spécimen, Catori, encore une fois ! Bravo ! s’exclame-t-elle en riant et en me donnant un coup de hanche.
Je regarde par-dessus mon épaule et vois que ses yeux ambrés sont toujours rivés sur moi.
– On va traîner un peu ensemble, je réponds en la suivant jusqu’à la tente où l’on se change et où l’on range nos affaires.
– Super, dit Steph en enlevant sa jupe pour la suspendre au cintre.
Je me change aussi vite que possible, je prends mon amie dans les bras et je cours dehors pour voir si Ian est toujours là.
Il l’est.
Je n’arrive pas à réprimer un sourire béat en marchant vers lui.
– Alors… qu’est-ce qu’on fait ? je demande, tout excitée.
Ça fait des mois que je n’ai pas été excitée par quelque chose, et je tiens à savourer cette expérience.
Ian passe son bras sur mes épaules et me guide vers le milieu du parc et vers la foule.
– J’ai un peu soif, après t’avoir vue danser et maintenant que je t’ai rencontrée. Je peux t’offrir un verre ?
– Tout sauf de la tequila, je réponds en souriant.
Je me revois aussitôt à Atlantic City avec Adam, quand tout était nouveau, frais et excitant, et pas criblé de responsabilités, de peine et de tout le reste.
– Pourquoi, pas de tequila ? demande-t-il en gloussant.
Je repense aux shots que j’ai bus avec Adam, aux quartiers d’orange et à nos baisers salés. Notre dernière conversation m’a fait beaucoup de mal. Il va falloir qu’on parle, mais ça peut attendre. Pour l’instant, je veux vivre pour moi et dans l’instant. Je veux profiter de la vie et m’amuser autant que possible.
Je soupire longuement et laisse tout ça dernière moi.
– J’ai envie de quelque chose de plus sucré.
– Je vois. Dans le jardin, il y a un stand qui sert quelque chose qui s’appelle le Jungle Juice. Apparemment, c’est de la vodka avec une sorte de punch. Qu’est-ce que tu en dis ?
– Ça a l’air rafraîchissant et parfait pour mon état d’esprit.
Ian m’emmène au stand et nous repartons avec des gobelets rose fuchsia, fins, qui mesurent environ soixante centimètres de haut et sont remplis d’un délicieux punch à la vodka. On les boit tranquillement en riant et en regardant les gens passer, puis nous faisons le tour des stands et des performances artistiques et des concerts. C’est la première fois que j’ai l’occasion de vraiment profiter d’un festival dans lequel je danse.
La journée est tout simplement géniale. Ian est très doué pour faire la conversation et il a un côté très terrien. Je ne sais pourquoi, il connaît le nom de toutes les plantes et de tous les arbres que nous voyons. On rit, on danse et on boit deux autres cocktails rose bonbon.
Alors que le soleil décline et qu’on finit nos verres, Ian m’emmène sous un arbre énorme au cœur de Grant Park. Il saisit mon verre vide et le pose dans l’herbe à côté du sien.
– Ça fait une éternité que j’attends de faire ça, dit-il avant de m’attirer dans ses bras.
Je lève la tête et il lèche ses lèvres, qui luisent dans le soleil couchant.
Je n’ai qu’une seule envie : goûter à sa bouche. M’accrocher à son corps viril comme à une bouée de sauvetage. Ça fait des lustres que personne ne m’a regardée comme si j’étais spéciale. Sexy. Digne d’intérêt.
– Tu veux partir d’ici ? demande-t-il avant de déglutir, faisant tressauter sa pomme d’Adam.
– Ouais, je crois ouais, je réponds en hochant la tête.
– Tu veux aller où ? demande-t-il d’une voix grave, chargée de la tension sexuelle qui crépite entre nous.
Elle est restée sous la surface toute la journée et n’a fait que croître après trois verres et un après-midi plein de caresses timides et de regards sulfureux. Je sais qu’on ressent tous les deux cette alchimie. Elle est indéniable, et j’ai envie de savoir jusqu’où elle peut nous mener.
– Chez toi ? je chuchote.
Il sourit d’un air si machiavélique qu’une vague de désir embrase mon sang et se loge entre mes cuisses.
– Tu es sûre ?
Il pose une main sur mon cou et l’autre sur ma hanche, puis il baisse la tête et s’empare de ma bouche pour un baiser brûlant.
Sa langue chatouille ma lèvre inférieure, et je sais que j’ai encore le temps de reculer, d’arrêter ce train avant qu’il n’atteigne sa destination. C’est alors que ma dernière conversation avec Adam surgit dans mes pensées, et j’entends ses dernières paroles.
Peut-être que je vais me trouver une gentille femme pour m’offrir un peu de paradis.
J’ouvre la bouche et laisse entrer la langue de Ian. Il a un goût d’été, de punch fruité et d’une épice qui lui est unique. Je l’enlace et me colle à lui, pour approfondir le baiser. Il penche la tête sur le côté et me dévore avec de grands coups de langue qui décuplent mon excitation.
– Partons d’ici, chuchote-t-il contre mes lèvres avant de m’embrasser de nouveau.
Un plaisir intense me transperce tandis que Ian s’enfouit plus profondément en moi. Je plie les jambes et plaque mes genoux contre ses côtes, l’accommodant centimètre par centimètre, voulant me sentir connectée autant que possible à cet homme attentionné. Je me cambre soudain lorsque mon orgasme me percute.
– Putain, tu es incroyable, pantèle-t-il contre mon oreille en amplifiant ses coups de bassin.
Je tends le bras pour empoigner sa fesse ferme tandis qu’il me martèle si fort que mes dents s’entrechoquent.
– Putain ! hurle-t-il contre ma gorge quand il se laisse aller et cède à son tour à l’orgasme.
Lorsqu’il a fini, il se retire et roule sur le côté en m’emportant avec lui de sorte que je suis à moitié allongée sur lui.
– Putain, Catori. Je ne savais pas que j’allais goûter au meilleur sexe de ma vie avec la plus belle femme du monde.
Je glousse contre son torse nu et caresse ses abdos. Il n’a pas le moindre poil sur le torse, ni sur les abdos ou même sur son sexe. Il doit se raser ou s’épiler, car sa peau est lisse comme celle d’un bébé.
– Tu fais quoi dans la vie ? je demande pour être polie avant de lui sauter dessus une seconde fois.
Ça fait presque un an qu’un homme ne m’a pas touchée et mes hormones sont en délire. Ce sont elles qui me disent de prendre tout ce que je peux à cet homme avant de repartir en tournée ou de rentrer à la réserve.
– Je vais à la fac à mi-temps et, le reste du temps, je suis mécano.
Je soupire contre sa peau et lèche son téton, ravie de voir sa verge durcir à nouveau.
– Et tu vis dans un sous-sol, je dis en souriant. Est-ce que la femme à qui tu as dit bonjour est ta grand-mère ?
Il ricane et j’aime en ressentir les vibrations dans son torse.
– Non, c’est juste une gentille dame à qui je donne un coup de main. Je m’occupe de son jardin, je sors ses poubelles et répare ce dont elle a besoin dans la maison ou sur sa voiture. En échange, elle me laisse vivre ici pour trois fois rien. Le gros de mes revenus sert à payer mes frais d’inscription à la fac.
– Tu as quel âge ? je demande, curieuse d’en savoir plus sur cet homme adorable.
– Vingt-trois ans. Et toi ?
– Vingt et un.
– Tu as toujours voulu danser ? demande-t-il en coiffant mes cheveux en arrière.
– Non. Mais j’ai toujours voulu voyager. Danser m’amuse, et je suis douée pour ça. Du coup, ça me permet de gagner de l’argent et de faire ce que je veux. C’est-à-dire de voir le monde.
– Tu as été où, pour l’instant ? En Europe, en Asie ?
J’éclate de rire.
– Pas encore, mais je l’espère, un jour. Pour l’instant, j’ai été dans vingt-huit États. L’Indiana sera mon vingt-neuvième, je réponds fièrement.
À mon âge, peu de gens ont fait le tour des États-Unis.
– Tu y pars quand ? demande-t-il d’un ton légèrement triste.
– Le mois prochain. On danse pour le festival pendant dix jours, deux fois par jour. Ensuite, on a quelques spectacles dans d’autres lieux de la ville et dans des villes voisines. Et j’ai une semaine de pause au milieu.
Au départ, j’avais prévu de rentrer à la maison durant ma semaine de vacances. Mais comme Adam a prolongé sa mission, j’ai décidé de continuer de travailler pour encore six semaines. Ma mère m’a encouragée à le faire. Elle aime le ton joyeux de ma voix quand je l’appelle. Cela me permettra quand même de rentrer deux semaines avant le retour d’Adam. Peut-être que quand on sera face à face, on arrivera à régler nos problèmes ou peut-être pas. Je l’espère, en tout cas. Je l’aime de tout mon cœur, mais je ne supporte pas qu’il me rejette comme il l’a fait lors de son dernier appel. Quoi qu’il en soit, je profite de la vie comme j’avais prévu de le faire. Comme mon mari le fait à l’autre bout du monde.
– Tu viens d’où ? demande Ian.
Mon cœur se met à battre la chamade. Je n’ai pas l’intention de me confier à lui. Entre nous, ça doit rester léger : du sexe, des rires et du bon temps.
Au lieu de répondre, je passe ma jambe sur lui pour le chevaucher, puis j’embrasse son torse doré et descends lentement vers son nombril.
– Fini de parler. Je veux utiliser ma bouche pour quelque chose de bien meilleur.
Je poursuis ma descente jusqu’à sa verge dure et épaisse. J’en titille le sommet avec ma langue, puis j’en lèche le tour, savourant le mélange de nos deux essences.
– Ce n’est pas moi qui vais t’en empêcher, chuchote-t-il avant de fermer les yeux lorsque je le prends aussi loin que possible dans ma gorge.
Il plonge ses mains dans mes cheveux et les empoigne tandis que je le branle avec ma bouche.
– Qu’est-ce que j’ai fait pour avoir autant de chance ? susurre-t-il.
– Faudra attendre pour le découvrir, je réponds d’un ton aguicheur avant de l’avaler en fredonnant, ravie que cet homme, au moins, apprécie ce que je fais.
OceanofPDF.com