THE Wish T4 -Catori
Chapitre 3
Le dîner se déroule dans une belle atmosphère, avec des plats délicieux et une conversation géniale. J’apprends qu’Adam est militaire et qu’il est en permission pour les deux prochains mois. Nous parlons surtout de nos voyages de façon légère et détendue. Je lui parle des deux années que j’ai passées à sillonner le pays avec ma troupe de danseuses, et il me décrit les différents endroits où il a vécu durant ses dix années de service.
Adam me tient la main en me raccompagnant à l’hôtel.
– Est-ce que tu comptes renouveler ton contrat avec l’armée ?
Il acquiesce.
– Il me reste encore deux ans sur ce contrat, mais oui. C’est mon métier. C’est pour ça que je suis doué, pour mener les gens, pour décider des stratégies et établir les prochaines missions.
– Tu es militaire de carrière, alors.
– Ouais, dit-il. C’est ce que j’ai toujours voulu faire.
– C’est admirable.
– Et toi ?
Il porte ma main à sa bouche et l’embrasse. C’est un geste affectueux et intime. Cela en dit long sur le lien qui se tisse rapidement entre nous. Je n’en reviens pas de me sentir aussi à l’aise et en sécurité avec lui. C’est comme si cela faisait des années que nous sommes ensemble, et non quelques heures.
Je hausse une épaule.
– Je ne sais pas. Je vais continuer à danser avec la troupe, mais on est en pause pour quelques mois. Peut-être que je vais rentrer chez moi ou peut-être que je vais fermer les yeux et pointer le doigt au hasard sur une carte pour décider où je vais. Je n’ai encore rien décidé.
– Alors, tu es libre pour les deux prochains mois ?
Il lâche ma main et passe son bras dans mon dos pour me ramener contre lui.
– Techniquement, je fais ce que je veux, oui.
– Personne ne t’attend chez toi ? Il n’y a pas un homme qui attend de te faire sienne ? demande-t-il d’un ton un peu inquiet, qui me plaît énormément.
– Seulement mes parents, je réponds en riant.
– Tahsuda et Topsannah.
– C’est ça, bonne mémoire !
– J’ai une très bonne mémoire, oui ; surtout quand j’essaie de séduire une belle femme.
Il m’attire plus fort contre lui et je passe mon bras dans son dos, refermant ma main sur sa taille fine et ferme. La position est parfaitement naturelle, comme si j’étais faite pour être contre lui.
– Et toi, tes parents ? Tu n’en as pas parlé pendant le repas. D’ailleurs, il me semble que tu as changé de sujet.
– Ils sont décédés juste après que j’ai commencé l’armée. Dans un accident de voiture.
Je pose ma main sur son torse et m’arrête devant la porte de l’hôtel.
– Mon Dieu, tu les as perdus tous les deux ? Je suis désolée, Adam. Ça doit être très dur. Tu as des frères et sœurs ?
– Non, je suis fils unique. Je n’ai aucune famille en dehors de mes frères d’armes. L’armée m’a aidé à combler ce vide, ces dernières années.
– Je suis fille unique, moi aussi, je réponds, ne sachant quoi dire. Et ma mère est très malade. Elle a un cancer incurable.
– Chérie, dit-il d’une voix rauque en prenant mon visage dans ses mains.
Et encore, il n’en sait pas la moitié.
Nous restons plusieurs minutes ainsi, les yeux dans les yeux, alors qu’un tas d’émotions tourbillonnent autour de nous. Quelque chose d’impalpable et d’indicible crépite entre nous, une énergie cosmique, nos phéromones, la magie, je ne sais quoi. C’est comme si nos âmes fusionnaient et l’instant est si puissant que mes yeux se remplissent de larmes. Adam en essuie une avec son pouce, puis il plaque son doigt contre ses lèvres, comme pour l’avaler.
Je ferme les yeux et inspire alors que quelque chose change entre nous, une connexion profonde et puissante qui fait de nous une entité nouvelle et unique.
– Tu me raccompagnes à ma chambre ? je demande d’une voix tremblante, j’ai désespérément envie d’être contre lui.
Il me sourit tendrement et déglutit.
– Je te suis, répond-il en tendant galamment le bras, m’invitant à le précéder.
Nous traversons le hall de l’hôtel côte à côte et prenons l’ascenseur jusqu’à mon étage, sans un mot, puis nous longeons le couloir et entrons dans ma chambre.
La porte s’est à peine refermée que je me retourne brusquement et plaque ma bouche contre la sienne. Je me jette contre lui et il fait un pas en arrière pour ne pas perdre l’équilibre. Il m’entoure de ses bras et empoigne ma fesse tandis que son autre main saisit mon épaule. Il ouvre la bouche et j’y plonge ma langue, goûtant enfin sans retenue cet homme qui a captivé mon attention dès le premier regard. Cet homme pour lequel mon corps frémit d’un désir si intense que je pourrais me briser en deux.
Adam a un goût de cannelle et du café qu’il a bu avec le dessert que nous avons partagé.
Je fredonne et titille sa langue avec la mienne, lui arrachant un grognement, il resserre alors son étreinte. J’ai l’impression de ne pas en avoir assez. Je tourne la tête d’un côté puis de l’autre, explorant chaque millimètre de sa bouche, et Adam donne autant qu’il reçoit. Plus encore, en fait. Son baiser est puissant et effronté. Il ne me taquine pas ; il me dévore, mordillant et léchant ma bouche avec une ferveur sans équivalent. Personne ne pourra jamais rivaliser avec lui.
Il me tient plus fort en nous déplaçant dans la chambre, mais je n’y prête pas attention car je suis occupée à plonger mes mains dans ses cheveux dorés, laissant ses mèches soyeuses glisser entre mes doigts comme de l’eau. Il empoigne soudain ma nuque et je me sens tomber en arrière, me retrouvant sur un nuage moelleux alors qu’Adam s’allonge sur moi.
Il recule brusquement la tête et nous nous regardons en pantelant, respirant le souffle de l’autre. Son corps vibre contre le mien, les muscles de ses avant-bras sont bandés, sa mâchoire contractée. Son torse se soulève à chaque respiration, il me fait penser à un taureau sur le point de charger. Je me sens sauvage et changée. Je n’ai jamais réagi à un homme de cette façon. Or, tout ce que je sais, c’est que je veux plus. Tellement plus.
– S’il te plaît, je chuchote en me cambrant contre lui pour que nos corps se touchent.
Il ferme les yeux quelques secondes.
– Catori, on vient de se rencontrer…
Je souris et entoure sa taille avec mes jambes et son dos avec mes bras, l’attirant à moi jusqu’à ce qu’il s’allonge.
– M’en fiche.
Je lève la tête et m’empare de sa bouche, caressant son dos du bout des doigts, savourant chaque creux et chaque bosse que dessinent ses muscles. Ce type est incroyablement bien bâti et je désespère de sentir sa peau contre la mienne. Je tire sur sa chemise et la remonte jusqu’à sentir sa peau brûlante. Il pousse un grognement dans ma bouche et sa main remonte le long de ma cuisse, sous ma jupe, jusqu’à trouver mes fesses.
– Putain, Catori… siffle-t-il en palpant ma fesse, que mon string ne fait rien pour cacher.
Je promène ma langue sur son cou, savourant son goût viril et salé. Il en fait de même, embrassant et mordillant ma gorge, déclenchant une vague d’excitation brûlante qui se précipite entre mes cuisses, au point que je soulève mon bassin pour frotter mon sexe à son érection. Il s’empare à nouveau de ma bouche dans un baiser ardent qui dure longtemps. Je me laisse envoûter et ne reviens sur terre que lorsque je sens ses doigts tirer sur la dentelle de mon string, le baissant jusqu’à ce qu’il puisse plaquer sa main sur mon sexe.
Il plonge un doigt entre mes lèvres et je pousse un cri en me cambrant.
Sa bouche caresse ma mâchoire, puis il la mordille alors qu’il ajoute un deuxième doigt.
Comblée.
Je me sens entièrement et merveilleusement comblée.
J’ouvre les yeux et découvre son regard rivé sur le mien.
– Ah, la voilà… garde les yeux ouverts, bébé. Je vais te donner tellement de plaisir…
Je retiens mon souffle lorsque ses doigts font un mouvement de ciseau, étirant mon sexe jusqu’à ce qu’il ait suffisamment de place pour commencer ses allers-retours. Ses yeux bleu clair s’assombrissent soudain, comme si le soleil se couchait et que la nuit tombait. J’étudie son visage, ses narines dilatées, sa bouche entrouverte et détendue, sa lèvre luisante après notre baiser langoureux.
Son pouce trace un cercle sur mon clitoris et je me soulève pour qu’il s’enfonce davantage. Je penche la tête en arrière et je dessine des cercles avec mon bassin.. Adam est un maître. À côté de ça, mes premières expériences n’étaient rien.
Mon sang s’embrase de plus belle et je sens mon corps se couvrir de sueur. Je ferme les yeux et me concentre sur les pulsations délicieuses de mon sexe, sur les soubresauts d’extase qui se propagent dans mes veines.
– Mon Dieu, Adam ! je crie en plantant mes ongles dans sa peau.
– Ouvre les yeux, bébé. Regarde-moi, dit-il sans desserrer la mâchoire.
Je lui obéis et me concentre autant que possible sur lui alors qu’il plonge un troisième doigt en moi.
Le mélange de plaisir et de douleur déclenche aussitôt mon orgasme.
– Tes yeux ! gronde-t-il alors que je convulse contre lui.
J’ouvre les paupières et ne vois plus que lui.
Nous.
Mon avenir.
– Des fenêtres sur l’âme, murmure-t-il en souriant avant de s’emparer de ma bouche.
Mon orgasme ne s’arrête pas. Il semble infini, et je ne suis bientôt plus qu’une masse frémissante de nerfs à vif. Un second orgasme suit le premier sans que celui-ci n’ait pris fin et, tandis que je reviens à moi, il dépose une série de baisers le long de ma gorge, embrassant mes tétons avant de les mordre si fort que je le sens à travers ma robe et mon soutien-gorge. Son autre main se charge de baisser mon string sur mes jambes, et je l’aide en le dégageant, l’envoyant au pied du lit. Lorsque la bouche d’Adam atteint sa destination, il retire ses doigts, écarte mes cuisses et suce mon clitoris. Il plonge sa langue dans ma fente, et j’en ai le souffle coupé.
Je suis coincée dans un merveilleux nirvana où mes sens sont sursollicités.
Mon corps tressaille, mais il saisit mes hanches et m’empêche de bouger tandis qu’il m’explore. Les cuisses ouvertes, anéantie par deux énormes orgasmes, je n’ai jamais été aussi vulnérable. Mon cœur bat si fort qu’il pourrait s’arrêter à tout moment. Mais je ne lui demanderais jamais d’arrêter. C’est simplement trop bon.
Mes yeux se remplissent de larmes alors qu’un mélange de passion, de besoin désespéré et de désir brûlant fait rage dans mes veines.
– Tes yeux, bébé.
Je parviens à les ouvrir malgré le brouillard qui enveloppe mon cerveau, et je me redresse sur les coudes pour admirer ses larges épaules. En cet instant précis, tout ce qu’est Adam Ross est à moi.
Et je suis à lui.
– Tu as un goût divin et tu ressembles à un ange, dit-il.
Je le regarde alors baisser la tête sans me quitter des yeux pendant qu’il caresse mes cuisses du bout de la langue. Instinctivement, j’essaie de les refermer.
– Qu’est-ce que tu veux ? demande-t-il d’un ton aguicheur en haussant un sourcil.
Je déglutis, dégaine la séductrice en moi et soulève mon bassin pour le rapprocher de son visage.
– Je veux me sentir bien.
– Et je veux être l’homme qui te donne tout ce que tu veux, répond-il.
Il plaque sa bouche sur mon clitoris et se met à le sucer.
Je pousse un cri et plonge mes mains dans ses cheveux, les tirant à la racine. Il gémit et me prend plus fort, ajoutant ses doigts aux gestes experts de sa bouche. Plus je me montre éhontée, plus il cherche à m’exciter, et je plaque bientôt son visage contre mon sexe alors qu’il frotte le sien au matelas. Nous nous perdons tous les deux dans l’instant et le sexe est presque secondaire au lien qui se tisse entre nous.
Il tourne ses doigts dans mon sexe et suce mon clitoris si fort que je m’envole de nouveau en criant son nom, tandis qu’un voile noir descend sur mes yeux.
Je reviens à moi quelques minutes plus tard, blottie contre son torse chaud. Il me tient dans ses bras. Une de ses mains caresse mes cheveux tandis que l’autre est posée sur ma hanche. À l’évidence, je me suis mise à l’aise, car ma cuisse est remontée sur son ventre. Je lève la tête et regarde ses beaux yeux bleus, puis je niche mon nez dans le creux de son cou et respire ce parfum viril et océanique, me demandant quelle est la part de naturel dans son odeur. Quoi qu’il en soit, je rêve de m’endormir en la respirant.
– Salut, toi, dit-il en gloussant. Ravi de te revoir.
– Je me suis évanouie ? je demande en levant la tête.
– Non, mais tu t’es assoupie quelques minutes.
– Ouais, c’est ce qui arrive après trois orgasmes plus intenses les uns que les autres, je réponds en rougissant.
Il fredonne, et j’aime sentir sa voix vibrer contre mon torse.
– J’aimerais t’emmener quelque part, demain.
– Demain ? je répète en fronçant les sourcils et en m’appuyant sur un coude pour le regarder dans les yeux.
– Ouais. Tu as prévu quelque chose ? se moque-t-il.
– Ben, euh non. Pas vraiment. Mais je pensais que…
Je promène ma main sur son torse jusqu’à sa braguette, sentant son érection sous son pantalon, mais il saisit ma main avant que je ne puisse aller plus loin.
– Ce soir, c’était pour toi.
– Et toi ? Je n’aime pas être la seule à avoir pris mon pied après le meilleur rencard de ma vie, je déclare.
En réalité, c’est le seul rencard de ma vie, mais Adam n’a pas besoin de le savoir.
– Catori, tu me plais beaucoup. Je ne veux pas gâcher ça en allant trop vite.
J’éclate soudain de rire, si fort que j’appuie mon front contre son torse. Il pose une main sur ma nuque et attend que je me calme.
– Il y a cinq minutes, tu avais ta bouche et ta main entre mes jambes. Et c’est moi qui t’ai invité à monter et qui t’ai sauté dessus. Je me fiche que ça aille vite.
Il soupire et caresse mon dos de haut en bas.
– Justement. C’est pour ça que j’aimerais ralentir. Juste un peu.
– Demain ? je demande en souriant.
Je suis convaincue qu’il est impossible qu’on prenne les choses lentement. Après ce que je viens de vivre, j’ai hâte d’aller plus loin.
– Peut-être, dit-il en riant avant de me soulever pour m’embrasser.
Il se relève lentement et m’emmène avec lui jusqu’à ce qu’on soit assis sur le lit, puis il nous met debout et nous guide vers la porte, sans jamais rompre le baiser. Lorsqu’il recule, je me sens anéantie, comme si je n’étais plus entière sans lui.
– Tu pourrais passer la nuit ici, tu sais. On peut simplement dormir.
Il pose une main sur ma joue et me sourit tendrement.
– Je ne crois pas avoir suffisamment de retenue pour ça.
– Qu’est-il advenu des arguments en béton ? je demande d’un ton moqueur.
– Pas après avoir goûté à un ange, non. J’ai des limites, tu sais.
Je passe ses mains dans son cou et me colle à lui.
– Quelle heure, demain ?
– Aussi tôt que possible. Tu te lèves vers quelle heure, en général ? J’ai une idée de ce qu’on pourrait faire, mais c’est très tôt le matin. Genre, sept heures. Donc, il faudrait que je passe te prendre à six heures et quart.
– Je t’attends dans le hall à six heures et quart, alors.
– Super, répond-il en souriant. On se voit demain matin. Mets une veste et un pantalon.
– Oui chef, j’acquiesce en lui faisant un salut militaire.
Il prend une dernière fois mon visage dans ses mains et je lève la tête vers lui. Il m’embrasse lentement et tendrement dans un baiser plein de promesses.
– Languis-toi de moi !
Sa façon de le dire me frappe en plein cœur. Car ce n’est ni une question ni un ordre, mais plutôt un espoir. Je ne peux imaginer ce qu’il doit ressentir en n’ayant personne à qui manquer durant ses voyages et ses missions. Adam n’a pas de famille. Ses amis sont techniquement ses collègues et ses subalternes, pas des gens qui l’aiment et tiennent à lui pour l’homme qu’il est. Je prends soudain conscience de l’importance de ce genre de relations. Quelle que soit la durée de mon histoire avec lui, je serai honorée d’être la personne à qui il manque.
– Jusqu’à demain, je promets.
Son visage s’illumine et ma poitrine se resserre.
– Ça a été une des plus belles journées de ma vie, dit-il en m’embrassant brièvement.
– Alors essayons de faire mieux demain, je dis en souriant, déjà consciente que je ferai tout pour vivre autant de choses que possible avec cet homme.
Son corps, son essence, son âme, même, m’appellent d’une façon que je ne saurais expliquer et que je ne veux pas chercher à comprendre. Adam fait partie de mon aventure. Il fait partie de ce que je suis censée vivre dans le temps qui m’est imparti.
– Carrément. Je te vois demain matin, répond-il en me faisant un clin d’œil avant de refermer la porte sur lui.
Je me tourne et m’appuie contre le bois en soupirant.
– Aujourd’hui, un nouveau chapitre de ma vie a commencé. J’ai hâte de découvrir où va me mener cette histoire.
Je sautille sur place, puis je cours vers mon lit et me laisse tomber dessus, gigotant dans les draps jusqu’à trouver un coin de l’oreiller qui a gardé le parfum d’Adam. Je tire la couette sur moi, et je ferme les yeux.
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