THE Wish T4 -Catori

Audrey Carlan · Chapitre 31 sur 32

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THE Wish T4 -Catori

Chapitre 29

 

Je signe ma troisième lettre lorsque des bras musclés m’enserrent par-derrière. Adam dégage mes cheveux et m’embrasse délicatement dans le cou avant de respirer mon parfum.

– Tu sens toujours si bon. Parfois, en mission, je ferme les yeux et ton parfum m’enivre. De la bergamote, du patchouli et une pointe d’agrumes, fredonne-t-il d’un ton sensuel qui me fait frissonner des pieds à la tête.

Il se redresse et prend les lettres dans ses mains. Je me tourne dans le fauteuil et le regarde les parcourir du regard. Il fronce alors les sourcils et lève la tête vers moi.

– C’est quoi, chérie ?

Je prends les lettres et les plie en trois, puis je les glisse dans leurs enveloppes respectives, sur lesquelles j’ai déjà écrit les noms de mes filles et l’âge auquel je tiens à ce qu’elles les ouvrent.

Evie – 20

Suda Kaye – 18

Isabeau – 18

– Ce sont des lettres pour mes filles. Quand je serai partie, je veux qu’elles puissent en ouvrir une à chaque anniversaire ou à chaque moment important de leur vie. Il y a peu de chance que je les voie se marier ou avoir des enfants…

– Catori, chérie, tu ne peux pas passer ta vie à préparer ta mort. Ce n’est sain pour personne. On ne sait pas ce que Dieu nous réserve. Personne ne le sait.

Je lève la main et me tiens plus droite.

– J’ai besoin de le faire, c’est important. Je veux leur donner les conseils que d’autres mères ont toute leur vie pour prodiguer. Je veux partager mes expériences avec elles, des souvenirs que je n’aurai pas l’occasion de leur raconter. Il faut qu’elles puissent s’accrocher à quelque chose de moi. Chacune aura un bout de moi que je ne laisserai qu’à elle.

– Chérie… gronde Adam.

Je secoue la tête et repose la dernière lettre.

– Je vais te confier celles que j’écris à Isabeau. Je me fiche de savoir ce que tu en feras une fois que je vous aurai quittés. Mais… j’ai besoin de lui écrire, à elle aussi. Peu importe qui l’élève, c’est moi qui lui ai donné la vie, et je l’aime. Un jour, elle saura comment elle est venue au monde, par amour, par espoir et par sacrifice. Mais… pas avant que je sois partie. Promets-moi que tu t’en occuperas pour moi.

Mon mari déglutit, soupire et prend la lettre.

– Je te le promets.

– Je vais donner celles pour Evie et Suda Kaye à mon père, au cas où il nous arriverait quelque chose à tous les deux.

Adam ferme les yeux et hoche la tête. Il sait que son métier est dangereux. Chaque fois qu’il part, nous devons prier et croiser les doigts pour qu’il rentre sain et sauf. C’est le risque de son métier.

– Et si je nous préparais un bon petit déj ? Les filles adorent mes pancakes, dit-il en se penchant pour m’embrasser. Tu as faim ?

Je me lèche les lèvres, savourant le goût de mon mari.

– Pas de nourriture, non, je réponds en caressant sa cuisse jusqu’à sa fesse.

Il saisit ma main, la porte à sa bouche et embrasse chacun de mes doigts avant de les mordiller, me faisant frissonner de plaisir.

– Après le petit déjeuner, je vais demander à toko d’emmener les filles aux écuries. On reviendra ici, tous les deux, et c’est moi qui te chevaucherai, déclare Adam d’une voix rauque en même temps que son regard s’embrase.

Je fredonne en imaginant Adam me prendre par-derrière et je frémis d’excitation.

– Ça roule. Je vais écrire trois autres lettres. Il va me falloir des années pour dire à mes filles tout ce que je veux qu’elles sachent.

Adam pose sa main sur ma joue et la caresse avec son pouce.

– D’accord. Mais n’oublie pas de te concentrer sur le positif. Tu es la plus belle chose qui me soit arrivée. Toi, nos filles, notre famille… j’ai une vie sublime grâce à vous. Une vie dont je suis on ne peut plus fier. Promets-moi de l’écrire dans tes lettres, ma chère épouse.

– Je te le promets, je réponds en souriant. Maintenant, va nous faire à manger. Je vais avoir besoin de forces pour plus tard, j’ajoute d’un ton séducteur.

Il secoue la tête en riant, puis il me laisse à mon écriture.

Je sors trois autres enveloppes roses sur lesquelles j’écris :

Evie – 21

Suda Kaye – 19

Isabeau – 19

 

J’y suis presque. Je m’agrippe à la tête de lit en pantelant, plantant mes ongles dans le bois. Adam est derrière moi, à genoux, me martelant avec sa longue verge épaisse à un rythme effréné qui me rend folle. Je me cambre contre lui, reculant les fesses pour qu’il s’enfonce encore plus en moi. Il passe un bras sur ma poitrine et prend mon sein dans sa main pour pincer mon téton.

La douleur se transforme en plaisir et m’arrache un cri alors qu’une décharge électrique se précipite dans mon bas-ventre.

– Je vais te faire jouir tellement de fois que tu ne pourras plus marcher, femme, jure-t-il contre mon oreille.

Je me cambre encore plus et passe un bras sur sa nuque, tournant la tête pour pouvoir l’embrasser. Ses lèvres sont brûlantes et sa bouche affamée. Chaque coup de langue me rapproche un peu plus du précipice. Bon sang, ce mec sait vraiment embrasser.

– Chéri… je gémis dans sa bouche.

– Oh, j’aime quand tu me supplies, répond-il en accélérant ses va-et-vient jusqu’à ce que je me tortille de plaisir, prête à exploser.

Il retire son autre main de ma hanche et la glisse sur mon ventre, puis entre mes jambes.

– Adam ! je crie lorsqu’il se met à titiller mon clitoris.

Mon orgasme surgit aussitôt et parcourt mes veines en embrasant mon sang, brûlant tout sur son passage. Adam pousse un grognement en jouissant à son tour, se déversant puissamment en moi jusqu’à épuisement. Il me prend alors dans ses bras et nous fait rouler sur le lit de sorte que je sois à moitié allongée sur lui.

Je dégage les cheveux de mon visage et pantèle contre son torse en sueur.

– Tu t’es surpassé. Je ne crois pas que tu m’aies déjà chevauchée comme ça, je déclare en essayant de reprendre ma respiration.

Il éclate de rire et tout mon corps se réchauffe. Je vis pour ces moments avec mon mari.

– Dépêche-toi de te reposer, femme, pour qu’on remette le couvert.

Je caresse tendrement son torse bronzé.

– Tu me rends heureuse, Adam. Ne l’oublie jamais, je dis en embrassant son cœur.

Il me serre plus fort contre lui et je devine qu’il sourit.

– Je sais que nos vies sont inhabituelles ; qu’elles ne sont pas conventionnelles et qu’on a traversé beaucoup d’épreuves en moins de dix ans, mais je veux que tu saches que je ne changerais rien. Je pensais ce que j’ai dit ce matin. Toi et les filles m’avez donné tout ce que je peux espérer dans la vie. Il n’y a rien qui compte plus pour moi que de vous rendre heureuses. Il me suffit de savoir que tu es heureuse pour l’être aussi.

– Je veux recommencer à voyager, bientôt. Après avoir perdu ma mère si jeune, je veux vivre de nouvelles expériences. Il me reste peut-être quinze ans, Adam. Je ne veux pas passer mes journées sur la réserve. Mais je ne veux pas non plus que mes filles m’en veuillent plus tard.

Je confie à Adam ma plus grande peur, celle qui me paralyse chaque fois que je ressens le besoin de voler, de courir ou de danser.

Adam soupire longuement et caresse mon dos. Je finis par soupirer à mon tour et par me détendre en m’imprégnant de sa force et de son amour.

– Eh bien, elles vont devoir trouver un moyen de comprendre. J’ai parlé à ton père et lui ai dit que je devais repartir dans un mois. Il m’a dit de lui-même qu’il vit désormais pour ses petites-filles. Il leur donnera tout ce dont elles ont besoin. Elles sont suffisamment grandes, maintenant, pour exprimer ce qu’elles veulent. Il n’y a plus de couches à changer et elles savent se faire comprendre. Bientôt, elles iront à l’école et elles auront leurs amis, leurs propres petites vies heureuses.

– Où tu veux en venir ?

– Je veux dire qu’on n’arrête pas de vivre quand on devient parent, même si on a cette impression. Et peut-être que c’est le cas quand ils sont petits et sans défense. J’imagine que d’autres familles se consacrent entièrement à leurs enfants jusqu’à leurs dix-huit ans, et c’est génial. Je suis le dernier à les juger, car c’est ce que ma mère a fait. Et c’est quand les enfants partent à la fac qu’on est censé à nouveau profiter de sa vie, avoir la liberté de faire ce qu’on veut. Mes parents à moi sont morts avant de pouvoir le faire.

– Et ce serait trop tard pour moi aussi, je chuchote, consciente qu’on y pense tous les deux.

Adam soupire et hoche la tête.

– Je crois que nos filles finiront par comprendre que tu n’as pas vécu seulement pour elles, mais pour toi aussi. Et c’est important. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon d’élever ses enfants, du moment que c’est avec amour et compassion. Et puis, en notre absence, elles seront avec Tahsuda, qui leur parlera de leur peuple, de la terre, de leur grand-mère et de toi. Il les couchera chaque soir en s’assurant qu’elles sont en sécurité, qu’elles ont mangé et que leur cœur et rempli d’amour. Ça ne peut pas être si mauvais, si ?

– Non, c’est vrai. En dehors de nous, il n’y a pas mieux pour veiller sur nos filles.

– Alors, prévois tes voyages, chérie. Vis ta vie comme tu le veux, en faisant ce dont tu as besoin pour être heureuse et en paix. Passe du temps avec les filles, avec moi et avec toi-même. Et ne te sens pas coupable. Promets-moi seulement que lorsque tu es ici, avec elles et avec moi, que lorsqu’on est tous ensemble, on se donne à cent pour cent. Qu’on s’aime sans condition, sans retenue. Qu’on leur montre ce que c’est que de vivre et d’aimer. C’est tout ce qu’un parent peut offrir à son enfant, non ?

– Tu es tellement sage, mon merveilleux mari.

Il se tourne pour s’allonger sur moi.

– Et tu es magnifique, ma chère femme.

– Je vais t’aimer jusqu’à mon dernier souffle. Puis je veillerai sur toi et nos filles jusqu’à ce qu’on se retrouve dans l’au-delà.

Il pose sa main sur ma joue et m’embrasse langoureusement.

– Qu’est-ce que je viens de dire, Catori ?

Il effleure le bout de mon nez avec le sien et rive sur moi ses yeux envoûtants et remplis de joie.

– Quand on est ensemble, on se donne à cent pour cent, on vit le moment à fond.

– Je suis d’accord, je déclare en le prenant dans mes bras et en écartant les cuisses pour qu’il puisse s’y installer.

– Alors embrasse-moi, femme. Montre-moi ton amour.

Je l’embrasse si longtemps que je suis à bout de souffle, puis je recommence. Et je continue jusqu’à ce qu’on ne puisse plus respirer ni l’un ni l’autre.

Nous finissons bientôt par nous perdre l’un dans l’autre, par nous laisser emporter par le lien qui nous unit et l’amour que nous créons.

Un amour pour toute une vie.

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