Un œil bleu pâle

Louis Bayard · Chapitre 57 sur 57

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Un œil bleu pâle

Épilogue

 

Le 19 avril 1831

 

Mon travail est fait. Est écrit tout ce qui pouvait l’être, il ne reste plus qu’à juger.

Je repose ma plume. Je range le manuscrit dans le tiroir de mon bureau, tout au fond, derrière la rangée d’encriers. Le premier venu ne le trouvera pas. Non, il faudra qu’un œil plus curieux le cherche. Mais on le découvrira.

D’un geste de la main, je salue mon épouse, qui ramasse les cendres dans la cheminée. Je souhaite une bonne journée au conseiller Hunt et à Claudius Foot. Je gratte mon retriever derrière les oreilles.

Quelle splendeur dehors. La première douce journée de l’année ; le pollen garnit d’or la lumière de l’hiver ; les tulipiers sont d’un rose vaporeux ; une volée de merles égaie la prairie. Autant partir à cette heure-là, quand le monde déploie ses beautés. On est sûr d’avoir les idées bien claires.

Je suis le même sentier que nous avions emprunté, Mattie et moi. Dressé sur le même promontoire, j’examine l’Hudson qui s’étend majestueusement à cette hauteur. Bordant ses rives d’écume, les flots du nord lui ont retiré sa croûte d’hiver.

Je vais devoir partir ainsi, pensé-je : sans fermer les yeux jusqu’en bas. Car, Mattie, je n’ai pas la foi comme toi. Je ne peux voler dans ses bras sans être sûr qu’il m’attend… que quiconque m’attend. N’est-ce pas ce que j’ai toujours dit ? Quand nous fermons boutique, il n’y a plus de client. Et personne ne se rappelle plus la rue.

Me voici donc là. Parle-moi, ma fille. Je veux entendre ta voix. Dis-moi. Dis-moi que tu m’attends. Dis-moi que tout ira bien. Dis-le-moi.

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Remerciements

 

Par respect pour la grande Histoire, je dois souligner qu’aucun élève-officier ne fut jamais assassiné, ni gravement blessé, sous le commandement de Sylvanus Thayer. Si Thayer, Hitchcock, Kemble et d’autres personnages réels interviennent dans ces pages, elles restent d’un bout à l’autre une œuvre de fiction. Même chose pour Edgar Allan Poe qui, pour autant que je sache, n’a jamais tué que par écrit.

Parmi toutes les sources documentaires que j’ai consultées, la plus utile fut Eggnog Riot de James Agnew (mes respectueuses salutations au colonel Agnew !). C’est sans doute le seul autre roman dont l’action a lieu à West Point au XIXe siècle. Toute ma reconnaissance également, pour leur aide, à Abby Yochelson de la Bibliothèque du Congrès, à l’historien de l’Académie militaire des États-Unis Steve Grove, et à l’historien des armées Walter Bradford. Toute erreur historique dans ce livre sera de mon fait – pas du leur.

De vifs remerciements à : Marjorie Braman, remarquable correctrice qui a compris mon récit mieux que moi ; à Michael McKenzie, pour les relations publiques : Michael est l’homme qui travaille le plus dans le show-business ; et à Christopher Schelling, mon agent, qui me fait hurler de rire au moins une fois par semaine. Merci aussi à mon frère, le Dr Paul Bayard, pour son aide médicale bénévole. À ma mère, Ethel Bayard, pour son œil éditorial. Mon père, le lieutenant-colonel en retraite Louis Bayard (Académie militaire des États-Unis, 1949), m’a donné sa bénédiction. Don a fait le reste.

 

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Composition et mise en pages par Azarba.

Imprimé en France par la

Société Nouvelle Firmin-Didot

 

Dépôt légal : septembre 2007

N° d’édition : 904

N° d’impression : 85124

 

ISBN : 978-2-7491-0904-6

 

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