Avec ou sans uniforme…

Maya BANKS · Chapitre 16 sur 48

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Avec ou sans uniforme…

Chapitre 12

12

 

Une langue lui chatouilla le dessous de l’oreille, la tirant de son sommeil de manière délicieuse. Son pouls se précipita et elle émit un soupir d’aise tandis qu’on lui mordillait le lobe.

— Bonjour, susurra Rick contre sa peau.

Elle s’étira avec paresse puis roula sur le dos pour le contempler. Derrière elle, Truitt se réveilla à son tour et vint se blottir contre son dos, retraçant avec sa paume une ligne de sa taille à sa poitrine.

— Bonjour, répondit-elle.

— Comment ça va ? Pas trop mal au crâne ?

Elle secoua la tête.

— Non, ça va plutôt bien. Quelle heure est-il ?

— Pas loin de dix heures. On doit aller bosser juste après le déjeuner. Je n’ai pas pu m’empêcher de te réveiller, histoire de voir si tu étais partante pour…

Il se pencha et s’empara de sa bouche dans un baiser ardent.

— Partante pour quoi ? chuchota-t-elle quand il s’écarta.

Un sourire canaille étira les lèvres de Truitt. Un frisson exquis la parcourut.

— Oh…

— C’est un oui ou un non ?

Jessie se retourna vers lui, enhardie. Elle avait beaucoup plus confiance en elle que la première fois qu’ils avaient couché ensemble. Et aujourd’hui, elle se sentait d’humeur téméraire. Elle s’appuya sur les coudes et lui titilla la mâchoire du bout des dents, appréciant le contact de sa barbe de quelques jours sur sa langue.

Parvenue à sa bouche, elle lui lécha la lèvre inférieure et l’embrassa.

— Un oui, murmura-t-elle.

Il lui saisit le menton pour lui rendre son baiser, puis il éloigna son visage afin de la contempler.

— Retire ton haut.

Elle s’exécuta sans attendre. Rick lui prit son tee-shirt des mains et le jeta par terre.

Jessie s’agenouilla entre eux et les deux hommes s’adossèrent à la tête de lit pour l’observer.

Sous leur regard embrasé, elle se sentait belle. Désirable.

— Joue avec tes seins, dit Rick. Malaxe-les et caresse-toi les tétons.

Le rouge lui monta aux joues et sa poitrine se tendit. Hésitante, elle remonta ses mains le long de son ventre, soupesa ses seins et en frôla la pointe durcie.

Un délicieux frisson l’envahit. Elle se pinça les tétons et tira doucement dessus.

— Dis-nous ce que tu veux, Jessie, demanda Truitt. Dis-nous comment te faire plaisir. Aujourd’hui, nous sommes à tes ordres. Sachant qu’on a beaucoup de choses à se faire pardonner.

Un flot d’adrénaline se répandit dans ses veines ; ce n’était pas l’alcool de la veille qui la mettait dans cet état mais les deux hommes sexy qui partageaient son lit. Leur présence la grisait.

Elle baissa les yeux un instant mais Rick plaça l’index sous son menton, l’invitant à redresser la tête. Il l’encouragea d’un sourire, trouvant sa timidité tout à fait craquante.

— Viens par là.

Il la plaça à califourchon sur ses cuisses. Elle rougit encore, ses joues arborant une nuance rose ravissante.

— Dis-nous ce qui te ferait plaisir.

Jessie fit un petit sourire et glissa un regard à Truitt, qui la dévorait des yeux.

— Je vous veux tous les deux. Comme la dernière fois.

— Tu veux dire tous les deux en même temps ? s’enquit Truitt. L’un dans ta fente, l’autre dans tes fesses ?

Rick fut surpris par le franc-parler de son ami, mais la crudité de ses mots parut plaire à Jessie, dont la respiration se précipita.

Elle hocha la tête en se mordant la lèvre inférieure. Elle avait d’abord voulu prendre les commandes. Puis elle se rétractait, subitement intimidée. À croire qu’elle jouait deux rôles à la fois : celui de la tigresse sensuelle et celui de la chatte effarouchée. Or cette ambivalence fascinait Rick.

Il se demanda si elle savait à quel point il la trouvait magnifique. Attirante. Se doutait-elle de l’effet qu’elle avait sur lui ?

Rick tendit le bras et repoussa une mèche qui lui barrait le front, glissant les doigts dans son épaisse crinière. Il fit courir sa main sur la rondeur généreuse de ses seins, le long de sa taille et de ses hanches.

— Tu es sublime, Jessie, dit-il d’une voix voilée. Si belle que mes mains tremblent quand je te touche.

Elle le fixa, le regard pétillant.

Il se pencha en avant, enroula ses bras autour d’elle et la ramena contre lui. Ses seins doux se pressèrent contre son torse. Il enfouit son visage au creux de son cou et inhala son parfum avant de déposer une traînée de baisers jusqu’à sa bouche.

— J’ai envie que tu t’allonges entre Truitt et moi et qu’on te submerge de tendresse.

Elle poussa un petit gémissement et elle s’abandonna dans ses bras, son corps plantureux se pressant contre le torse musclé de Rick. Il l’allongea sur le dos.

Sa chevelure se déploya en auréole tout autour de son visage. Elle posa sur eux un regard languide et implorant.

Comme si elle avait besoin de les supplier !

Truitt se mit debout et se dévêtit en un éclair. Il alla s’étendre près de Jessie.

Rick s’écarta du lit mais il mit plus de temps à se déshabiller, les yeux rivés sur Jessie que Truitt abreuvait de caresses.

Celui-ci se mit au-dessus d’elle, s’empara de sa bouche et glissa sa main sous son dos pour la plaquer contre lui. Un geste que Rick interpréta comme une marque de possession. Certes, ils partageaient la même femme mais, dans le fond, chacun désirait inconsciemment qu’elle lui appartienne.

Rick ne se sentait pas menacé par Truitt. Ils se comprenaient. Avec le temps, une fois les ardeurs des premiers jours calmées, chacun jouirait de ses moments d’intimité avec Jessie.

Peut-être qu’il aurait dû être plus méfiant, songer davantage aux problèmes qu’ils risquaient de rencontrer, à vouloir partager la même femme. Mais dans l’esprit de Rick, une chose était sûre : il était hors de question de tirer un trait sur Jessie. Et Truitt avait le même sentiment, il le savait. Jessie n’avait pas le rôle le plus facile dans cette relation triangulaire. Toujours est-il que Rick ferait tout son possible pour qu’elle soit heureuse et qu’elle se sente en sécurité auprès d’eux.

Il fouilla dans la table de chevet et jeta le paquet de préservatifs sur le lit. Puis il se rallongea pour admirer la femme qui avait capturé son cœur.

Truitt avait glissé les doigts entre ses cuisses. Il les aventura dans les replis doux de son sexe tandis qu’il mêlait sa langue à la sienne. Rick se pencha pour s’emparer d’un téton. Elle se cambra aussitôt en poussant un petit cri qui résonna dans le silence de la pièce.

Truitt se déplaça sur le côté pour laisser de la place à son ami. Rick fit courir sa main le long du ventre de la jeune femme et l’engouffra dans ses boucles pour lui flatter le clitoris pendant que Truitt titillait sa fente.

— Attendez, gémit-elle.

— Ça ne te plaît pas ? s’étonna Truitt.

Les yeux alanguis, elle avait l’air droguée. Shootée au désir. Ses lèvres gonflées étaient tellement excitantes que Rick mourait d’envie d’introduire son membre dans sa bouche.

— J’adore, dit-elle dans un halètement. Mais je suis sur le point de jouir et je ne veux pas que ça s’arrête si vite.

Truitt esquissa un sourire en coin tout en retirant sa main d’entre ses jambes.

Rick frotta ses lèvres contre sa joue puis s’empara de sa bouche.

— J’ai une position en tête, susurra-t-il. Détends-toi et profite.

— Hum… quelle est cette fameuse position ? demanda-t-elle d’une voix voilée.

Se rappelant comment elle avait réagi au langage cru de Truitt, il décida de lui dépeindre un tableau très coloré de ce qu’il avait à l’esprit.

— Tu vas t’asseoir sur ma queue et je vais l’enfoncer profondément dans tes fesses. Tru s’est fait plaisir la dernière fois. Maintenant c’est à mon tour. Tu vas t’allonger en arrière et Tru s’enfouira dans ta chatte. Je te tiendrai pendant qu’il te baisera et me délecterai du simple fait d’être en toi jusqu’à ce qu’il ait terminé. Ensuite, je vais prendre tes jolies petites fesses jusqu’à ce que tu m’implores d’en finir.

Une onde de frisson lui parcourut la peau. Ses tétons se durcirent, en quête d’attention. Elle se trémoussa d’impatience.

— Bon sang, s’écria Truitt. Dépêche-toi avant que je lui jouisse dessus.

Rick lâcha un ricanement. Sa description était destinée à exciter Jessie, mais elle avait eu le même effet sur son ami.

— Vas-y, dit Truitt. Et passe-moi le putain de lubrifiant.

Rick se leva, alla récupérer le tube et s’assit sur le bord du lit. Il s’étendit sur le dos et en badigeonna son sexe en érection avant de confier le tube à Truitt afin qu’il prépare Jessie à l’accueillir.

Quelques instants plus tard, Truitt la prit dans ses bras et vint la déposer délicatement entre les cuisses de Rick. Celui-ci redressa le buste, l’agrippa par la taille et la ramena contre son sexe.

— Je vais te soulever et te placer à califourchon sur ses cuisses, dit Truitt. Laisse-le te guider.

Jessie jeta un coup d’œil par-dessus son épaule et décocha à Rick un regard lascif qui aurait mis le feu à un iceberg.

— Dépêche-toi, lança-t-il à Truitt.

Ce dernier la porta comme une plume et l’installa dos à lui, à cheval sur ses cuisses. Il plaça son membre à l’entrée de son sexe, la suréleva légèrement et s’introduisit en elle.

Il l’attira vers le bas et poussa un gémissement d’agonie alors qu’elle enrobait progressivement son gland. Il marqua une pause et s’enfouit un peu plus en elle.

Elle se cramponna à ses genoux et planta les ongles dans sa peau.

— Je te fais mal ?

Elle secoua vivement la tête et l’accueillit davantage en elle.

Il s’enfonça jusqu’à la garde, le souffle entrecoupé. À chaque bouffée d’air, il avait l’impression de vouloir enfiler une corde dans une tête d’aiguille.

Il lui enserra la taille et coula les mains le long de son buste de bas en haut et inversement, la touchant, la caressant, enroulant ses bras autour d’elle pour lui palper les seins. Il avait très envie de jouir et fit son possible pour se retenir.

Il la ramena contre son torse. Jessie poussa un soupir et s’abandonna à son étreinte, ronronnant comme un chaton satisfait. Il adorait le contact de sa chair féminine et douce contre lui. Et son parfum. Il prit une profonde inspiration et enfouit son nez dans sa chevelure pour humer son odeur jusqu’au bout.

Truitt contempla la scène qui se déroulait sous ses yeux. Rick ancré en Jessie, assise à califourchon sur lui, dos à lui, les cuisses très écartées, le sexe exhibé face à lui.

Elle avait la tête renversée en arrière, nichée dans le cou de Rick, les yeux fermés, et son visage affichait une expression d’abandon total. On aurait dit un ange.

Rick prit ses seins en coupe et les soupesa. Truitt ne put résister à pareille invitation. Il se mit à genoux entre les jambes de la jeune femme et aspira la poitrine qu’on lui tendait en offrande.

Jessie émit un couinement, se cambra et engouffra ses mains dans la tignasse de Truitt. Elle lui maintint la tête tandis qu’il suçait l’un après l’autre ses tétons.

— Prends-moi, Truitt, je t’en supplie. Je ne vais pas tenir longtemps et j’en ai trop envie. Je vous veux tous les deux en moi.

Ses désirs étaient des ordres. Il se leva d’un bond et vint se presser contre elle. Il attrapa un préservatif, l’enfila et positionna son sexe à l’entrée de sa féminité.

Elle allait être délicieusement serrée vu que Rick était déjà enfoui en elle. Elle était si étroite que s’insinuer en elle, c’était comme accéder au paradis.

Il s’introduisit en elle.

Elle empoigna ses cheveux.

Rick enroula les doigts autour de ses jambes et les écarta encore, ce qui arracha un gémissement à la jeune femme, qui s’étira autour de Rick.

S’il ne se dépêchait pas, il éjaculerait alors qu’il s’était à peine introduit en elle. Aussi poussa-t-il vigoureusement en elle jusqu’à se retrouver à mi-chemin.

Jessie était incontrôlable. Elle se tortillait et ondulait entre les hommes et il fallut qu’ils combinent leurs forces pour la maintenir suffisamment immobile.

Truitt se retira un peu et plongea de plus belle en elle tout en capturant ses lèvres.

Il prit à la fois sa bouche et son sexe sans aucun ménagement. Il avait atteint sa limite et, de toute façon, la délicatesse n’avait jamais été son fort.

Sa poitrine s’écrasa contre son torse, ses tétons se frottant contre sa peau. Il la tenait prisonnière entre eux. C’était sans doute la vision la plus excitante que Rick ait eue de sa vie.

Une peau d’albâtre prise entre deux corps bronzés.

Il l’agrippa par la taille et se mit à aller et venir en elle, se délectant des petits halètements que lui arrachait chacune de ses poussées.

— Tu vas bientôt jouir, bébé ? gronda Truitt.

— Non, protesta Rick. Pas encore. Je ne veux pas qu’elle jouisse tout de suite. Tu n’as qu’à finir, mais j’ai besoin qu’elle soit encore excitée ou je risque de lui faire mal.

Truitt posa la main sur sa joue dans un geste tendre contrastant avec la brutalité de ses coups de reins. Puis il ferma les yeux et contracta les mâchoires si fort qu’il craignit de se briser les dents.

Il jouit rapidement, son corps tout entier secoué par la violence de son orgasme. Son souffle se précipita, ses jambes s’affaiblirent, ses genoux tremblèrent, et des bouffées de chaleur l’envahirent à plusieurs reprises.

Un dernier coup de boutoir au cœur de sa féminité, et il demeura là, en son centre, frémissant après avoir déchargé sa dernière goutte. Pendant quelques instants, il resta sans bouger, enfoui dans le corps de la jeune femme. Elle était à lui. Il n’existait pas d’intimité plus forte que celle-ci. Une fusion des corps. Des âmes.

Son pouls s’accéléra et, alors qu’il se retirait, il faillit s’écrouler. Dès qu’il se fut écarté, Rick se leva, toujours agrippé à Jessie, et la souleva tout en restant ancré dans ses fesses.

Il se tourna et l’étendit à plat ventre sur le lit. Il sortit un instant, et un petit cri échappa à Jessie.

— Allonge-toi complètement, chérie. Ne mets aucun poids sur ton genou. Je veux que tu te relaxes.

Elle se détendit, la joue pressée contre le matelas et elle ferma les yeux tandis qu’il se plaçait au-dessus d’elle. Il lui écarta à peine les jambes, se contentant de lui séparer les fesses pour glisser son sexe au creux de sa raie. Puis il donna un coup de reins.

Dès qu’il fut en elle, il s’étendit sur son dos, la couvrant totalement de son corps tandis qu’il allait et venait.

Le claquement de sa chair contre celle de la jeune femme était d’un érotisme incroyable. Plus vite. Plus fort. Il planta ses paumes dans le matelas de part et d’autre de ses épaules, et il la prit sans aucune réserve, exactement comme il le lui avait promis.

Truitt était de nouveau excité par la vue qui s’offrait à lui.

Il crut que son ami allait jouir. Mais ce dernier se retira brusquement et retourna la jeune femme sur le dos.

— Tiens son genou pour que je ne lui fasse pas mal, demanda-t-il à Truitt tandis qu’il s’emparait de son autre jambe et l’écartait pour bénéficier d’une vue plongeante sur sa féminité et ses fesses.

Truitt s’exécuta pendant que Rick s’enfouissait encore dans son postérieur.

Dans cette position, Jessie se sentait beaucoup plus vulnérable. Rick la souleva légèrement tandis qu’il la pénétrait. Il approcha la main de son sexe et lui caressa le clitoris.

Elle arc-bouta le dos et son corps se raidit. Puis il glissa son pouce dans sa fente tout en continuant de flatter son bouton de chair.

— Jouis, Jessie. Jouis pour moi.

Ils avaient tous les deux l’air proches de l’agonie. Jessie avait les traits déformés par le plaisir, les yeux fermés. Un cri lui échappa. Elle hurla leurs deux prénoms alors que Rick plongeait en elle une dernière fois.

Il s’affala sur elle. Truitt reposa délicatement sa jambe. Rick roula sur le flanc.

Truitt la recueillit dans ses bras pour qu’elle vienne se blottir contre son torse. Rick s’approcha de son dos et déposa une pluie de baisers sur son épaule nue.

— Ça va ? demanda Rick à voix basse.

Jessie esquissa un sourire et tourna la tête de manière à croiser son regard.

— C’était incroyable. Truitt et toi, vous êtes… parfaits.

Truitt ne partageait pas complètement son avis, mais son compliment flatta son ego. Il posa un baiser sur son front alors qu’elle fermait les yeux.

— Quand devez-vous partir ? murmura-t-elle.

Rick poussa un soupir.

— Si seulement on pouvait rester… Dans une heure environ.

— Je vais demander à Kirsten de venir me chercher. Elle me déposera à mon appartement. Ça vous évitera de partir plus tôt pour me déposer.

Rick lui caressa les cheveux et frotta son nez contre son oreille.

— Bonne idée. Comme ça, on va pouvoir employer l’heure qu’il nous reste à des choses bien plus intéressantes.

— Je suis d’accord avec lui, répliqua Truitt en capturant les lèvres de Jessie.

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