Avec ou sans uniforme…

Maya BANKS · Chapitre 30 sur 48

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Avec ou sans uniforme…

Chapitre 7

7

 

 

Colin sortit de la baignoire et se précipita dans la chambre à grands pas, nu comme un ver et dégoulinant d’eau. Il allait devoir recoller les pots cassés.

Enveloppée dans sa serviette comme pour se protéger du monde extérieur, Sophia était assise dans un fauteuil Peacok en rotin près de la fenêtre. Elle tourna la tête vers lui et lui décocha un regard noir. Il connaissait les raisons de sa colère. Et il se rendait compte qu’il avait tort de ne pas lui avouer ses sentiments. Il savait comment arranger la situation, mais il n’arrivait pas à se jeter à l’eau. Et si elle était juste emballée sur le moment et que la passion retombe comme un soufflé ? Son ventre se noua. Il passa les doigts dans ses cheveux et l’observa d’un air contrit.

— Est-ce que ça veut dire qu’on ne va pas coucher ensemble ?

Sophia bondit sur lui comme une tigresse. Il trébucha en arrière sur la table qu’il faillit renverser. Elle lui laboura le torse de coups de poing en hurlant.

Colin tenta de l’enlacer pour la calmer mais l’huile du bain la faisait glisser entre ses mains comme une otarie. Elle le frappa au niveau du cou-de-pied. Il perdit l’équilibre et, ensemble, ils basculèrent en avant sur le sol. Ils eurent beau atterrir sur un jeté en alpaga, le choc tira sur ses points de suture. Cela lui fit un mal de chien.

— Tu es minable ! s’emporta-t-elle. Même mon mari était davantage un gentleman que toi !

Elle le roua de coups.

Colin n’aimait pas son discours. En revanche, la manière dont elle s’était exprimée lui plaisait. Il préférait la voir en colère plutôt que prostrée et terrifiée. Un grand sourire aux lèvres, il roula sur elle et son sexe se dressa. Elle écarquilla les yeux lorsqu’il se planta dans l’intérieur de sa cuisse. Il était si proche. Elle avait la peau tellement humide que s’il se déplaçait ne serait-ce que d’un centimètre, il se retrouverait en elle.

Colin déglutit avec peine et, pour le seul plaisir de la taquiner un peu plus, il dit :

— Ça veut dire non ?

— Argh ! Tu n’es pas croyable !

Elle se débattit dans ses bras. Ses seins pointaient contre son torse, sa peau était chaude et frémissante. Il enfouit son nez au creux de son cou et huma son odeur.

— Je suis ce que je suis.

Elle émit un petit cri étouffé et se tortilla dans ses bras. Il réussit néanmoins à refermer sa bouche sur son cou.

— Et je suis surtout désolé de t’avoir fait de la peine.

— Colin, siffla-t-elle.

Peu importait. Il sentait qu’elle avait envie de lui.

— Sophia, répondit-il en l’embrassant derrière l’oreille.

Colin sentit une bouffée de tendresse s’épanouir dans sa poitrine. Un sentiment avec lequel il n’était pas familier.

Elle leva le genou mais il le bloqua avec le sien. Résultat, son bassin se rapprocha de son intimité. La tendresse fit place à un désir primaire.

Son gland pénétra les replis moites de sa fente. Elle ouvrit de grands yeux et se contracta autour de lui. Il serra les mâchoires si intensément qu’il crut que ses dents allaient se briser. Sophia palpitait autour de son membre.

Elle remua un peu et… Seigneur ! Il plongea d’un centimètre encore. Ils haletèrent tous les deux mais elle continuait à s’agiter.

— Pour l’amour du ciel, Sophia. Cesse de te débattre.

Elle inspira à fond, poussant ses épaules tout en surélevant les hanches pour l’encourager à s’enfoncer en elle. Elle lui envoyait des messages contradictoires. Il n’était qu’un homme, c’est elle qui le tenait à sa merci. Ses muscles se contractaient autour de son membre.

Il était à deux doigts de défaillir. Des gouttes de sueur perlèrent sur son front. Il se figea totalement, rigide comme l’acier. C’était la seule manière pour lui de se retenir de plonger en elle jusqu’à la garde. Le corps de la jeune femme était tellement huilé que, lorsqu’elle inspirait, il s’insinuait un peu plus en son centre. Il poussa en elle et elle résista. Il engouffra ses doigts dans sa chevelure et pressa son front contre le sien. Ce simple geste le fit sombrer en elle d’un centimètre encore.

Colin ferma les yeux, serra les dents, et réprima son désir de la pénétrer à fond. Son corps chaud et douillet tremblait sous lui. Elle respirait vite et fort. Il rouvrit les paupières et sonda ses grands yeux verts. C’est alors seulement qu’il s’aperçut qu’ils étaient emplis de larmes.

Cette vision lui fendit le cœur. Il ne voulait pas lui faire de mal. Jamais il ne la ferait pleurer intentionnellement. Il se comportait comme un mufle. Certes, par son charme, il aurait pu la convaincre de se donner à lui, mais ce n’était pas ce qu’il voulait. Il l’embrassa sur la bouche.

— Je suis désolé.

Il se retira doucement et s’écarta.

— Non, Colin. Reste, chuchota-t-elle.

Cette fois, au lieu de le repousser, elle se cramponna à lui.

Il éprouva un pincement dans la poitrine. Cette sensation dingue qui l’avait surpris dans la baignoire était de retour.

— Tu en es sûre ?

Elle hocha la tête en silence et esquissa un sourire triste.

— Ne pleure pas, ma chérie.

Il referma ses lèvres sur ses larmes pour les faire disparaître et, ce faisant, il s’introduisit en elle. Ce fut l’instant le plus beau de son existence.

 

Sophia avait passé des années à songer à Colin avec mélancolie. Une décennie à rêver de lui tout en se demandant si ce n’était pas juste un fantasme disproportionné de lycéenne. À présent, la boucle était bouclée. Le rêve devenait réalité. Et c’était encore mieux que dans son imagination.

Colin lui caressa les yeux, les joues, le nez et les lèvres en attendant que son corps s’accommode à l’épaisseur et à la longueur de son pénis. Lorsqu’il se mit à aller et venir en elle, elle cambra le dos. Seigneur, c’était délicieux !

Elle noua les bras autour de son cou.

— Colin, c’est tellement bon.

Elle ne voulait pas qu’il la ménage. Elle voulait qu’il la prenne vite et fort. Ensuite lentement, profondément.

Il écrasa sa bouche sur la sienne et la pénétra à une cadence langoureuse. Elle s’ouvrit à lui, corps et âme. En cet instant, elle lui aurait tout donné. Même sa vie. Cela faisait dix ans qu’elle ne s’était pas sentie aussi comblée. Il était aussi respectueux, doux et attentionné que dans ses souvenirs. Les larmes lui picotèrent les yeux. Colin, pourquoi ça n’a pas pu être toi ?

— C’est moi, ma chérie. Ici et maintenant. Je t’appartiens, murmura-t-il contre ses lèvres.

Ses joues s’empourprèrent. Dieu du ciel, s’était-elle vraiment exprimée à voix haute ? !

— Oui, acquiesça-t-elle. Ici et maintenant.

Parce qu’il n’y aurait pas de lendemain.

Il la prit fort puis doucement, vite puis lentement. Chaque fois qu’elle était sur le point de s’envoler, il la ramenait brutalement sur terre avant de la propulser de nouveau. Il alternait coups de reins et pause, donnant et recevant. Sophia se déchaîna peu à peu, pressée par le désir d’atteindre l’orgasme. Mais dès qu’elle était sur le point de jouir, Colin ralentissait. Puis il repartait de plus belle. Finalement, elle le supplia de mettre un terme à son agonie. Lorsqu’il s’exécuta, Sophia parvint directement aux étoiles, où elle vola en éclats. Elle y resta suspendue, consumée par une succession de feux de plus en plus puissants. Quand le dernier explosa, Colin la rejoignit, le corps secoué de spasmes, dévoré à son tour par les flammes. Ensemble, ils entamèrent leur lente redescente sur terre.

Et ils percutèrent violemment le sol. Le souffle court, ils demeurèrent étendus, épuisés, sachant tous deux que leur vie venait de prendre un tournant irrévocable.

Un long moment s’écoula avant que Colin la soulève et l’installe sur le lit douillet. Il s’allongea près d’elle et la serra dans ses bras. Ils restèrent ainsi longtemps, les membres entrelacés, bercés par le bruit des vagues se brisant sur la jetée, à l’extérieur. Sophia avait la peau reluisante, couverte d’une fine pellicule de sueur causée par l’intensité de leurs ébats.

Elle ferma les yeux et passa sa langue sur ses lèvres, imaginant qu’il la prenait encore, et encore, et encore. Il captura un de ses seins dans sa bouche, lui arrachant un soupir d’aise, et lui caressa le ventre puis le sexe. Il frotta son index contre son clitoris gonflé. Sophia émit un couinement de plaisir.

— Tu es moite et mûre à point, murmura Colin contre son sein. Comme une pêche juteuse.

Il introduisit son doigt dans sa fente. Un gémissement échappa à Sophia et ses muscles se crispèrent autour de lui. Il mordilla son téton. Elle lâcha un petit cri étouffé.

— Si réceptive.

Il déposa une traînée de baisers de son nombril à sa hanche, puis il lécha son sexe rasé et son clitoris. Il retira son doigt et plaqua sa bouche sur ses replis trempés.

— Exquise.

Il lapa sa fente, faisant voyager sa langue sur les pourtours de sa féminité.

Sophia était tellement excitée qu’elle voulait qu’il la possède dans toutes les positions. Elle prit ses seins en coupe et se massa les tétons. Lorsqu’il enfouit un autre doigt en elle, elle poussa un gémissement de plaisir. Du bout des dents, il titilla son clitoris, lui faisant perdre la tête. Il la lapa lentement tandis que ses doigts allaient et venaient en elle et qu’il palpait son sein.

Sophia lui prit la main et aspira son index. Il grogna et se frotta contre elle.

Elle ondula contre lui, en cadence avec ses caresses. Il remua son doigt en elle, touchant un point si sensible qu’elle se mit à trembler. Puis il aventura son majeur entre ses fesses pour en chatouiller l’orifice. Elle émit un autre geignement de plaisir, prenant conscience de la sensibilité de cette zone. En réaction, il aspira son clitoris et augmenta le rythme de ses va-et-vient. Il la conduisit jusqu’au point de non-retour.

L’orgasme la balaya, lui arrachant un cri désespéré. Elle ouvrit la bouche, à court de souffle. Son corps se couvrit de transpiration et ses membres se détendirent. À peine les spasmes eurent-ils cessé qu’il la retourna et la positionna à quatre pattes. Il enroula un bras autour de son ventre et plongea en elle. Une vague de volupté la submergea. Son corps tout entier palpitait. Il la remplissait tellement qu’elle ne pouvait plus bouger. Et chaque fois qu’il touchait son point G, son corps fondait comme neige au soleil.

Quand il se mit à pousser en elle, Sophia faillit pleurer de plaisir. Il se retira, l’empoigna par les hanches, s’arc-bouta, et la pénétra par poussées lentes et profondes. Sophia réprima un cri, bouleversée par les sensations.

Elle recula les fesses pour un contact maximum et il ondula le bassin pour la masser de l’intérieur. Leurs corps étaient en fusion. Jamais elle ne pourrait connaître de nouveau cette sensation. Aussi savoura-t-elle l’instant et épousa-t-elle sa cadence tandis qu’il se mouvait en elle.

— Colin ! souffla-t-elle.

Un orgasme d’une force presque insoutenable s’empara d’elle. Il accéléra ses poussées. Il allait et venait si vite à présent qu’elle fut prise de vertige.

Colin se raidit.

— Sophia ! rugit-il.

Son bassin trembla et il jouit dans une explosion de plaisir.

Elle s’effondra sur le matelas, en dessous de lui, incapable de tenir plus longtemps à quatre pattes, les membres alanguis.

Il s’avachit sur elle et ils sombrèrent dans le sommeil, toujours connectés.

 

Allongée sur le ventre, Sophia se réveilla avec une sensation délicieuse. Celle d’un linge mouillé et chaud qu’on passait entre ses cuisses. Son sexe était endolori, pourtant elle avait encore envie de le sentir en elle. Il chassa sa chevelure de son dos et fit couler des gouttes d’huile le long de sa colonne vertébrale, lui arrachant un gémissement. Elle pressa son sexe contre le couvre-lit, planta les doigts dans le tissu soyeux, anticipant avec plaisir de nouveaux ébats. Il plaça les mains sur ses épaules et se mit à lui masser les muscles, faisant pénétrer l’huile. Ses doigts puissants s’enfonçaient dans sa chair pour délier les nœuds de son dos. Il lui massa ensuite les bras, les mains et les doigts. Il évita son bassin et son entrecuisse, attisant son désir. Lorsqu’il aventura les doigts dans la raie de ses fesses, elle souleva les hanches, avides de plus de caresses.

Il pressa ses lèvres contre sa chute de reins tout en allant et venant avec ses doigts entre ses fesses, intensifiant ses caresses. La première fois qu’il effleura son anus, elle se raidit, surprise et gênée.

— Détends-toi, chérie, murmura-t-il.

Il dessina un cercle autour de l’orifice et cette fois, elle tendit la croupe. Il accentua la pression en plantant gentiment les dents dans sa fesse. Elle n’avait jamais laissé aucun homme la toucher de cette manière. Juste Colin. Elle émit un couinement, savourant ces sensations nouvelles, impatiente de voir jusqu’où il irait et le plaisir que cela lui prodiguerait.

Sophia enfonça les genoux dans le matelas pour lui faciliter l’accès et lui faire comprendre qu’elle était partante.

— C’est bien, l’encouragea-t-il en continuant de lui flatter l’anus.

Elle gémit, se frottant contre sa main pour augmenter la pression. Il déposa une pluie de baisers sur son postérieur, lui mordilla et lui lécha la peau. La douceur de l’huile couplée à la sensation étrange de son doigt caressant son anus la prit au dépourvu. Le souffle entrecoupé, elle appuya ses fesses contre ses doigts. Colin glissa la langue dans sa raie tandis que son doigt s’aventurait doucement dans son orifice. Sophia se crispa.

— Relaxe-toi, Sophia, susurra-t-il.

Il la retourna sur le dos et lui écarta les cuisses. Il enfouit son majeur dans son sexe dégoulinant pendant qu’il lapait son clitoris. Entre-temps, il taquinait son anus d’un doigt, s’insinuant tout en douceur.

Sophia engouffra la main dans les cheveux de Colin et se détendit, laissant ses cuisses s’ouvrir complètement. Elle n’avait jamais eu l’idée de faire ce genre de choses, mais avec Colin, cela lui parut très naturel.

— Je veux te faire découvrir des contrées inconnues.

Et elle voulait l’accompagner. Lui et personne d’autre. Elle ferma les yeux, s’abandonnant à l’érotisme de l’acte. Colin la tenait à sa merci, la tentant et la titillant au point de la faire trembler, un doigt dans son sexe, l’autre dans ses fesses, et ses lèvres refermées autour de son clitoris.

— Ça va ?

Sophia ouvrit la bouche pour lui répondre, mais au même instant il se mit à aller et venir sensuellement en elle. Son clitoris palpita. Il trouva son point G ainsi qu’une zone dans ses fesses dont elle ignorait le nom. Le mélange de sensations était d’un délice accablant. Ce fut trop pour son corps, qui succomba à cet excès de stimulation.

— Mon Dieu, ouiiii, fredonna-t-elle.

Il l’entraîna encore plus haut, toujours plus haut, si haut qu’elle ne distinguait plus la terre. Si haut qu’elle n’arrivait plus à respirer, si haut qu’elle crut qu’elle était morte et qu’elle avait rejoint le paradis. Ni pudeur ni complexes, rien que de la passion pure avec un homme qu’elle connaissait à peine mais qu’elle avait l’impression de connaître depuis toujours. Elle se liquéfia progressivement. Son clitoris, son sexe et son anus convulsaient de concert, lui arrachant un cri de plaisir. Alors elle se désagrégea. Prise dans une spirale infernale, elle se tortilla et ondula tandis que des éclairs de volupté frappaient toutes les parties érogènes de son corps de manière répétée.

Il la transporta encore plus loin, sur la lune, le soleil et les étoiles avant qu’elle ne retombe brutalement sur terre. Avachie sur le lit, brisée, le souffle saccadé, elle tremblait et sursautait, balayée par une succession d’orgasmes. Alors Colin plongea son membre épais tout au fond d’elle, et leurs corps fusionnèrent.

Soudain il se figea, sursauta et explosa en elle. Sophia sentit sa semence chaude se répandre dans son corps. Il s’effondra contre elle, la peau couverte de sueur, et ils s’observèrent d’un air à la fois extasié et impressionné, tâchant l’un et l’autre de saisir ce qui venait de se passer.

Fébrile, Colin roula sur le dos en la serrant contre lui.

Ils demeurèrent immobiles, dans les bras l’un de l’autre. Des heures s’écoulèrent. Le soleil s’abîma progressivement dans l’océan Pacifique. Et Sophia songea que rien ne serait plus jamais pareil.

— Colin ?

— Hum ? répondit-il avec nonchalance.

— Parle-moi de la seule femme à qui tu as fait l’amour.

Elle ne savait pas pourquoi elle posait cette question, surtout après tout ce qu’ils venaient de vivre. Toutefois sa curiosité eut raison d’elle. Elle voulait savoir s’il avait toujours des sentiments pour cette femme, même si cela ne la regardait pas.

Les cheveux ébouriffés, il leva sa tête qui reposait jusque-là au creux de sa poitrine et la contempla avec des yeux alanguis. Puis il esquissa un sourire et embrassa un de ses seins.

— Elle s’appelait Cendrillon.

Sophia se crispa.

— Cendrillon ?

— Oui. C’est l’image que j’ai gardée d’elle. Elle est partie juste après qu’on a fait l’amour sans même me laisser une pantoufle de vair en guise de souvenir. Je ne l’ai jamais revue.

Une pointe de jalousie lui piqua le cœur.

— Elle fréquentait aussi le lycée Saint-John ?

Il embrassa son autre sein, qui se tendit aussitôt.

— Oui, répondit-il en lui décochant un sourire canaille. Et toi, Sophia ? Tu as un vieil amour que tu as perdu de vue ?

Elle serra les dents. Elle aurait aimé tout lui avouer mais elle hésitait. Il la prendrait pour une niaise ; en outre il ne se souviendrait pas d’elle, ce qui la rendrait vraiment furieuse. Elle ferait mieux de ne plus y penser. Mais elle fit exactement le contraire.

— Il y avait un garçon au lycée.

— Qu’est-ce qui s’est passé ?

— Je me suis mariée. Mais même s’il n’y avait pas eu Angelo, ça n’aurait rien changé. Ce mec avait à peine conscience de mon existence.

Il déposa une traînée de baisers de son cou à son menton.

— Ça m’étonnerait. Tu n’es pas une fille qu’on oublie facilement.

Sophia se raidit.

— Sauf qu’il avait toutes les filles à ses pieds.

Il ricana.

— Tu penses ?

Il fit courir sa main le long de son ventre jusqu’à son sexe chaud. Sophia essaya d’ignorer les sensations provoquées par ses caresses.

— Tu ressentais quelque chose pour Cendrillon ?

Il promena ses doigts sur les pourtours humides de son intimité. En réaction, le corps de la jeune femme se liquéfia de désir.

— Bon sang, Sophia, tu es insatiable.

— Seulement avec toi.

S’apercevant qu’il avait esquivé la question, elle le poussa sur le dos. Elle lui mordilla le téton avant de l’aspirer. Puis elle plongea les yeux dans les siens.

— Tu éprouvais des sentiments pour Cendrillon ? insista-t-elle.

— Oui.

— Qu’est-ce que tu ressentais pour elle ? s’enquit-elle, jalouse d’un fantôme.

Sentant son membre se durcir contre sa cuisse, elle arqua un sourcil et inclina la tête.

— Ce genre de choses, répondit-il avec un sourire espiègle. Et le genre de sentiments qu’on éprouve pour une personne pure qui se donne à toi sans réserve, de manière complètement désintéressée.

Sophia fut frappée par ses mots. Était-ce vraiment Colin Daniels qui s’exprimait ?

— Je ne suis pas un sauvage, Sophia, ajouta-t-il comme s’il avait lu la surprise sur son visage. En revanche, il m’a fallu du temps pour me rendre compte à quel point elle était unique.

Un éclair de douleur la transperça. Fais attention à ce que tu demandes, Sophia, tu risques d’être déçue.

Il lui caressa les fesses.

— Est-ce qu’on t’a déjà dit à quel point tu es unique ?

Elle secoua la tête. Il s’empara de la pointe impudente de son sein.

— À quel point tu es généreuse ? (Il aspira son téton et le lécha. Puis il l’invita à faire de même avec le sien.) À quel point tu es sexy ? (Son sexe se durcit encore contre l’intérieur de sa cuisse ; il roula sur elle et la pénétra.) À quel point tu es étroite ? (Sophia ferma les yeux et se livra à lui.) À quel point ta chatte est délicieuse ?

— Non, chuchota-t-elle.

Il soupesa ses seins, les pressa l’un contre l’autre, aspirant ses tétons.

— Décidément, j’adore ta poitrine.

Je t’aime, Colin.

— J’adore la manière dont ton corps réagit au contact du mien, susurra-t-il en ondulant lentement contre elle. J’aime quand tu te laisses aller. Tu es si confiante. Si sensible. (Il plongea davantage en elle.) Tu en veux toujours plus.

Un tourbillon d’émotions déferla en elle, menaçant de détruire son monde tout entier. Colin Daniels se donnait beaucoup de mal pour passer pour un coureur de jupons, mais sous ses dehors désinvoltes se cachait un grand sentimental. Et cet aspect de sa personnalité l’émouvait beaucoup, même s’il n’était pas amoureux d’elle. Elle noua les mains autour de son cou et l’attira contre elle.

— Colin, j’ai peur.

— Ne t’en fais pas, ma chérie. Je resterai avec toi jusqu’au bout.

Si leur ennemi était autre qu’Angelo, elle l’aurait sans doute laissé la protéger.

— Fais-moi l’amour comme si nous allions mourir demain, Colin.

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