Avec ou sans uniforme…

Maya BANKS · Chapitre 7 sur 48

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Avec ou sans uniforme…

Chapitre 3

3

 

Jessie était étendue entre les deux hommes, encore troublée par la scène qui venait de se produire. Comme promis, ils ne l’avaient pas ménagée. Et cela avait été époustouflant.

Ils l’avaient prise et possédée sans aucune retenue. Et ce faisant, ils l’avaient fait jouir comme jamais.

À cette pensée, un délicieux frisson la parcourut et son clitoris se remit à palpiter.

Rick posa un baiser sur son épaule et fit courir ses mains le long de son corps. Il les plaça sur ses hanches dans un geste possessif.

— Ça va ? murmura-t-il.

Elle cala sa tête dans le cou de Truitt.

— Oui.

Ce dernier ricana.

— Tu aimes bien les câlins, toi. Si tu continues à te blottir contre moi comme ça, tu vas te retrouver sur le dos en un rien de temps et je vais te prendre de nouveau.

— Ah non, c’est à mon tour cette fois, protesta Rick.

Elle éclata de rire. Deux hommes qui se battaient pour obtenir ses faveurs, comme si elle était la reine de l’univers. Une chose était sûre, ils savaient flatter l’ego d’une femme.

— Qu’est-ce qui t’amuse ? demanda Rick.

— Vous. Vous vous disputez pour savoir lequel de vous deux va me prendre et de quelle manière. C’est excitant.

— Avant le lever du jour, on va te prendre de toutes les manières imaginables, lui promit Truitt. On ne se dispute pas. Par contre on est peut-être un peu impatients.

Il lui tira la tête en arrière pour l’embrasser.

— On t’a fait mal ? Tu nous as trouvés trop brusques ?

Elle esquissa un sourire.

— Non. C’était parfait. Vraiment, vraiment parfait.

— Tu n’es pas difficile, rétorqua Rick. On ne t’a même pas laissé le temps de jouir.

— Comme vous l’avez dit vous-même, nous avons toute la nuit, répliqua-t-elle d’un ton espiègle. Cela dit, je n’ai pas à me plaindre. Je ne vois pas comment vous pourriez me donner plus de plaisir.

Truitt caressa son postérieur et empoigna la rondeur de sa fesse.

— Tu as déjà tenté le sexe anal ?

Ses joues la brûlèrent de nouveau. Embarrassée, elle secoua la tête.

— Tu aimerais essayer ?

Rick lui mordit l’épaule tout en s’emparant à son tour de son derrière, qu’il massa avec ardeur comme pour lui confier son avis sur la chose.

— Peut-être. J’ai entendu dire que c’était… douloureux.

— Si tu fais ça avec un tocard qui n’en a rien à faire de toi, c’est sûr que ça ne sera pas agréable. Mais nous, nous allons faire ça en douceur. On va faire en sorte que ça te plaise. On peut te prendre en même temps, par devant et par-derrière.

— Je croyais que seuls les acteurs de films pornos faisaient ça…

— Comment le sais-tu ? demanda Rick.

— Ce n’est pas parce que je suis une fille que je n’en regarde pas. Nous, les femmes, nous aimons autant le sexe que les hommes.

— En tout cas, moi je trouve ça très excitant, commenta Truitt. Prendre une femme à deux, la tenir entre nous, vulnérable… c’est terriblement sexy.

La précision et l’aspect cru de l’acte qu’il lui décrivait la firent frissonner. Elle eut soudain très envie d’en faire l’expérience. En plus, ce serait peut-être sa seule nuit de débauche. Autant qu’elle aille jusqu’au bout des choses. Une occasion pareille ne se représenterait peut-être pas deux fois. Ce n’était pas comme si on se précipitait à sa porte pour lui proposer des parties de ce genre.

— L’objectif, c’est de t’exciter à tel point que tu accepteras tout ce qu’on te proposera, la taquina Rick.

— C’est déjà le cas.

— Rien ne presse, dit Truitt avec nonchalance. On n’est pas obligés de tout faire cette nuit. Il y a aussi demain soir. Ou après-demain. Mais si tu veux tenter l’expérience, on sera plus que ravis de te satisfaire.

Jessie ne savait pas trop quoi répondre. À en juger par leur discours, ils attendaient davantage qu’une simple aventure sans lendemain. Mais comment cela fonctionnait-il quand la relation impliquait plus de deux personnes ? Que cherchaient-ils au juste ? Un plan cul régulier ?

Elle n’avait rien contre le sexe pour le sexe, mais elle n’en avait pas l’habitude. Pas parce qu’elle était prude, surtout parce que l’occasion se présentait rarement. De la même manière, elle n’avait jamais couché avec un homme avec qui elle avait voulu plus qu’une liaison.

— Et ton genou ? demanda Rick. Tu as parlé d’un accident de voiture. Ça doit être assez récent pour que tu en souffres encore.

— Ça fait deux ans…

Truitt fronça les sourcils.

— Deux ans ? Et tu as encore mal ?

— C’était… un accident très grave. Il m’a fallu beaucoup de temps pour m’en remettre. J’ai subi six opérations de la jambe et du genou. Ils ont dû procéder à une reconstruction totale de certaines parties de mon os.

— Pourquoi est-ce que tu travailles comme serveuse ? la gronda Rick. C’est mauvais pour ta jambe.

— J’étais à la fac au moment de l’accident. J’ai dû arrêter. Depuis, j’ai repris, mais ce n’est pas facile de trouver un boulot qui s’adapte à mes horaires de cours. J’ai des charges qui tombent tous les mois, du coup je ne vais pas faire la fine bouche.

Ils n’insistèrent pas. Tant mieux. Jessie n’avait pas du tout envie de leur apprendre qu’elle avait rendu son tablier ce soir et qu’elle se retrouvait donc au chômage.

Il devait exister une manière de convaincre Merriam de son innocence. Soudain, elle prit conscience qu’elle ne servirait plus les deux inspecteurs le soir, au pub, et elle eut un pincement au cœur. Ces deux-là illuminaient toujours sa journée, si minable qu’elle fût.

Jessie n’était pas une perdante. Autrement, elle aurait jeté l’éponge depuis belle lurette, quand on lui avait annoncé qu’elle ne remarcherait sans doute plus jamais. Ce n’était peut-être pas le meilleur poste du monde, mais c’était le sien et elle y excellait. Et elle n’avait pas l’intention de laisser sa saleté de patronne l’accuser à tort de l’avoir volée.

— Hé, pourquoi cet air courroucé ? dit Truitt.

Elle se composa un sourire, chassant cette pensée de son esprit.

— Rien. Je suis juste impatiente que débute l’acte deux. D’accord, c’est la première fois que je tente un plan à trois, mais je pense que nous devrions profiter de chaque instant.

Rick lui mordit gentiment le cou, et une onde de plaisir descendit le long de sa colonne. Truitt s’empara de son sein. Il tira doucement dessus et l’aspira fort, lui arrachant un gémissement.

— Tu es vraiment délicieuse, dit-il en la renversant sur le dos pour attraper son autre sein.

Rick se décala un peu pour leur faire de la place. Jessie tendit les bras vers lui pour le caresser. Tout s’était passé trop vite. Elle n’avait pas encore eu l’occasion de les toucher.

Elle glissa les doigts dans la tignasse de Rick tandis que Truitt lui titillait la pointe des seins.

— J’adore tes cheveux, dit-elle.

Le compliment parut le mettre mal à l’aise. Il se tourna vers elle, le regard embrasé, lui prit la main et lui baisa la paume.

— Et moi j’adore les tiens, répliqua Truitt en plongeant sa main dans sa crinière blonde. J’en rêve depuis la première fois que je t’ai vue.

Rick éclata de rire.

— Tu rêvais surtout de la toucher.

Truitt haussa les épaules.

— Oui, aussi.

— Je ne comprends pas, dit-elle, étonnée par leurs paroles.

— Qu’est-ce qui n’est pas clair ? demanda Rick.

— Pourquoi moi ? Vous me traitez tous les deux comme si j’étais une déesse.

— C’est voulu, rétorqua Truitt en s’écartant, le regard étincelant. Pourquoi toi ? Parce que tu es incroyable. Je ne vois pas d’autre mot. Quand je t’ai aperçue pour la première fois, ça m’a fait l’effet d’une balle en plein cœur.

Elle fronça les sourcils.

— Vous vous êtes déjà fait tirer dessus ?

— Moi oui, rétorqua Rick. Lui non. Autrement, il ne s’amuserait pas à faire ce genre de métaphore.

Truitt sourit.

— J’ai une imagination débordante.

Jessie se redressa et se mit à genoux pour contempler de haut les deux hommes allongés sur le lit. Un spectacle délectable. Elle posa ses paumes sur leurs torses respectifs et les promena sur leurs pectoraux et leur ventre ferme.

Elle retraça distraitement les contours du tatouage de Truitt tandis que son autre main s’immobilisa sur le pelvis de Rick, juste au-dessus de la sombre toison qui entourait son sexe.

— J’adore tes tatouages, murmura-t-elle. Souvent, je t’ai regardé en me demandant jusqu’où ils allaient. (Elle se tourna vers Rick, ôta la paume de son bas-ventre et lui prit la main.) Pourquoi est-ce que tu as l’inscription « Honneur, Courage et Bravoure » à ton poignet ? Est-ce que ça a une signification particulière ?

Le visage de Rick se voila un instant. Il posa les yeux sur son poignet.

— C’est en souvenir de mon frère. Il était flic lui aussi. Il est mort dans l’exercice de ses fonctions. Ces trois mots étaient son credo. Ils régissaient sa ligne de conduite. Ce sont des valeurs que notre père nous a inculquées.

— Ça avait l’air d’être des gens bien, dit-elle doucement.

— Très, acquiesça Rick. Le monde n’est plus tout à fait le même sans eux.

— Qu’est-ce qui est arrivé à ton père ?

— Il est mort d’une crise cardiaque un an après avoir quitté l’armée. La même année, mon frère a perdu la vie.

Elle se pencha et le serra contre elle, compatissant à son chagrin.

— Je suis désolée. Ça a dû être une période très difficile.

Quand elle le lâcha, il paraissait confus. Puis il lui caressa la joue en souriant.

— Merci. Personne ne m’a pris dans ses bras depuis la mort de mon père. C’était… réconfortant.

Elle lui rendit son sourire.

— Ravie d’être la première.

Jessie reposa la main sur le ventre de Rick et l’aventura timidement vers le bas, jusqu’à ce qu’elle effleure son érection.

Elle enroula les doigts autour du membre palpitant et doux comme du satin.

Truitt frotta son nez contre l’oreille de Jessie.

— Mets-toi à califourchon sur Rick. Il va s’occuper de toi pendant que je vais chercher du lubrifiant pour te préparer à nous accueillir.

Elle se figura la scène et son souffle se suspendit. Rick sous elle, Truitt derrière elle. C’était d’un érotisme inédit. À présent qu’on lui avait insufflé cette image, elle n’arrivait pas à se l’ôter de la tête.

Rick fouilla dans la table de chevet et y prit un préservatif tandis que Jessie s’installait à califourchon sur lui.

Il laissa le préservatif ouvert sur le lit à portée de main, l’empoigna par la taille et la ramena sur son torse.

— Je n’ai pas encore eu l’occasion de goûter ta petite chatte, murmura-t-il. Et pas question que je te prenne tant que tu ne seras pas prête à m’accueillir. Viens, assieds-toi sur mon visage.

Le feu lui monta aux joues. Un frisson délicieux la balaya. Ses mains se mirent à trembler tandis que Rick la hissait le long de son corps musculeux. Jessie se demanda si elle allait être à la hauteur, elle qui n’avait rien d’une déesse du sexe.

Mais une fois près de son visage, tous ses complexes se volatilisèrent. Tout ce qu’elle désirait, c’était sentir la magie de sa langue opérer sur elle.

Il saisit son bassin et la guida.

— Détends-toi et ouvre-toi pour moi.

Elle ravala sa nervosité et se baissa lentement, passant ses doigts dans la chair humide de son intimité. Elle écarta ses lèvres gonflées. Au même instant, il glissa sa langue le long de sa fente jusqu’à son clitoris.

— C’est parfait, susurra-t-il. Ne bouge plus.

Ce fut bientôt impossible. Jessie ondula au-dessus de lui, orientant la bouche de Rick vers les zones où elle brûlait de sentir sa langue. Il la lécha, la mordilla, la caressa. Elle s’agrippa à la tête de lit pour ne pas s’effondrer.

— Vous m’excitez, grogna Truitt.

Jessie se raidit ; l’orgasme montait en elle à la vitesse de l’éclair. Rick la poussa doucement en arrière pour qu’elle s’assoie sur son torse et ils se contemplèrent l’un l’autre pendant quelques instants, à bout de souffle.

— Je ne veux pas que tu jouisses tout de suite, dit-il. J’ai envie d’être en toi à ce moment-là.

Il récupéra le préservatif pendant qu’elle se replaçait sur son entrejambe. Il enfila le latex d’un geste fébrile et lui tendit la main.

Elle entrelaça ses doigts aux siens et se cambra au-dessus de lui, se servant de sa main libre pour le guider en elle. Son gland se positionna à l’entrée de son sexe et ils retinrent tous deux leur souffle.

Les yeux fermés, elle baissa lentement le bassin, savourant la sensation de plénitude qui lui était prodiguée, écartelant son fourreau de chair à l’infini. Sa vulve se contracta autour de lui. Elle se demanda si elle serait capable de l’accueillir tout entier en elle dans cette position.

— Doucement, chérie. Ne force pas.

Mais elle tenait absolument à ce qu’ils goûtent tous les deux au plaisir ultime grâce à elle.

Elle descendit encore un peu, le souffle saccadé.

Lorsqu’elle cala les fesses sur ses cuisses, elle marqua une pause, s’imprégnant de la sensation, celle de son sexe massif étirant son vagin étroit.

Truitt plaça ses paumes chaudes sur son dos et le parcourut de haut en bas avec une extrême sensualité. Elle se cambra comme un félin sous ses flatteries. Il l’attira légèrement vers l’avant pour lui caresser le postérieur, hasardant sa main au creux de sa raie.

Il lui sépara ensuite les fesses et lui effleura l’anus, lui arrachant un petit cri de surprise. Il faufila son doigt dans l’orifice ; elle fut étonnée de la facilité avec laquelle il avait pu la pénétrer. Alors elle comprit qu’il s’aidait du lubrifiant.

— Détends-toi et profite, dit Rick en passant sa main sur son ventre puis en prenant ses seins en coupe. On veut te donner du plaisir. Mais il faut que tu en aies envie autant que nous.

Il frôla ses tétons et un frisson de volupté la parcourut. Truitt enfonça son doigt en elle et posa un baiser sur son dos.

D’une main il lui massait les fesses ; de l’autre il allait et venait dans son anus. Pendant ce temps, Rick taquinait la pointe de ses seins tout en donnant de petits coups de reins intermittents. En réponse à ses poussées, son vagin se contractait.

Jessie avait hâte de sentir Truitt en elle, même si elle savait qu’il lui faudrait être patiente. Il introduisit un deuxième doigt dans son orifice où il appliqua le gel frais. Elle poussa un soupir et souleva le bassin. Il enfouit un doigt en entier et un halètement de plaisir franchit ses lèvres.

— Tu es tellement étroite, siffla Truitt. Rien que de m’imaginer te prendre par-derrière, ça me rend dingue.

— Moi aussi, marmonna-t-elle en tendant la croupe vers lui.

Lorsqu’il ajouta un troisième doigt, écartelant ses tissus, elle ressentit une légère brûlure. Mais au lieu de se fermer à lui, elle émit un petit gémissement et attendit que son corps s’adapte à la sensation.

— C’est bien, murmura Truitt. Tu es d’une incroyable beauté.

Ses doigts redoublèrent de vigueur. De temps à autre, il s’arrêtait pour les badigeonner de lubrifiant, veillant toujours à ce que ses pénétrations se fassent en douceur.

Elle ferma les yeux, songeant à la sensation qu’elle éprouverait lorsqu’il introduirait son membre dans son mince orifice, étirant ses chairs, forçant l’entrée, l’obligeant à s’adapter à lui.

Des perles de sueur se formèrent sur son front et son souffle se précipita.

— Bon sang, Truitt, passe à la vitesse supérieure. Parce qu’elle va bientôt jouir alors que je ne fais rien, intervint Rick.

— Elle n’est pas encore prête. Je ne veux pas lui faire mal.

— Essaie, l’implora-t-elle. Je te dirai d’arrêter si c’est trop douloureux. Tes caresses sont tellement agréables. Je veux que tu me prennes. Je veux vous sentir tous les deux en moi.

Truitt lâcha un juron avant d’ôter ses doigts de son postérieur. Un instant plus tard, il posa de nouveau les mains sur ses fesses et les écarta. Cette fois-ci, sa verge se positionna sur son anus. Le contact froid du lubrifiant sur le préservatif la fit frissonner quand il la pénétra.

Il la posséda avec mille précautions, centimètre par centimètre. Chaque fois qu’elle pensait avoir atteint sa limite, il percevait son malaise et marquait une pause. Tous deux la caressaient et l’embrassaient pour l’encourager.

Rick fit rouler ses tétons entre son pouce et son index. Il les pinça un peu plus fort à l’instant même où Truitt plongeait en elle jusqu’à la garde.

Jessie s’arc-bouta et renversa la tête en arrière. Elle tressaillit, grisée par la chaleur palpitante des deux sexes enfouis en elle.

Elle planta les ongles dans le torse de Rick qu’elle chevauchait et tâcha de maîtriser ses tremblements irrépressibles.

— Tout va bien. On y est, susurra Truitt dans son dos. Détends-toi. Ajuste-toi à nous. On a tout le temps. J’attends ton signal pour bouger. Je ne ferai rien tant que tu ne seras pas prête.

Elle se pencha en avant, pantelante, la bouche sèche, et pressa les paupières. Elle luttait de toutes ses forces contre l’orgasme qui la guettait. Pas question de jouir. Pas encore. Pas alors qu’ils venaient à peine de commencer. Elle désirait qu’on la prenne fort et longtemps ; elle voulait connaître la sensation d’être prise par deux hommes à la fois.

— Ça va, dit-elle, épuisée. J’en ai envie. Je vous veux tous les deux. Ça me donne le tournis, mais ça ne me fait pas mal.

Rick prit son visage en coupe et redressa le buste pour s’emparer de ses lèvres.

Lorsque Truitt se retira, écartelant ses chairs, elle poussa un geignement. Puis il replongea d’un seul coup, lui arrachant un cri de plaisir.

Finalement, Rick se cramponna à ses cuisses et Truitt à sa taille. Ils la maintinrent fermement et manœuvrèrent en elle à une cadence sensuelle.

L’esprit de Jessie s’embruma.

L’orgasme monta en elle et la submergea avec la puissance d’un raz-de-marée. Elle perdit tout contrôle.

Un cri aigu lui échappa. Son corps se raidit douloureusement. La pression était délicieusement insoutenable.

Les deux hommes plongèrent en elle encore et encore, la pliant à leur désir sans la moindre retenue. Elle les supplia d’arrêter puis les implora de continuer.

Truitt enfouit la main dans sa chevelure et la tira en arrière pour l’embrasser au creux de la gorge. Il la mordit et planta les dents dans son cou, à l’endroit où battait son pouls.

Elle se désagrégea en un millier de particules. Sa vision se brouilla et elle se mit à flotter, baignant dans l’extase.

Sans s’en rendre compte, elle s’était écroulée sur le torse de Rick. Progressivement, elle revint à elle et s’aperçut que sa joue reposait sur son cœur. Quant à Truitt, il était plaqué contre son dos, son buste se gonflant contre elle au gré de son souffle. Rick lui baisa les cheveux et glissa sa main dans ses boucles.

Ni l’un ni l’autre ne s’était retiré. Ses tissus étaient tellement sensibles qu’elle n’osait pas remuer.

— Ne bouge pas, ma belle. Je vais sortir, la prévint Truitt.

Elle retint son souffle mais il fit preuve d’une extrême délicatesse ; elle éprouva une petite brûlure et puis plus rien. Dans un soupir, elle se relaxa complètement. L’orgasme l’avait épuisée.

— Je ne veux pas bouger, marmonna-t-elle contre la poitrine de Rick.

Il lui caressa le dos.

— Personne ne t’y oblige. Reste comme ça dans mes bras.

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