Avec ou sans uniforme…
Chapitre 9
9
Jared attendit que Darcy se soit glissée au volant de son coupé pour fermer sa portière. Puis il contourna la voiture par l’arrière et monta du côté passager après avoir déposé la sacoche de son appareil photo sur le siège arrière.
— Tu veux qu’on passe voir ta sœur ? demanda-t-il, en regardant fixement la route devant lui. Elle habite à Seattle, n’est-ce pas ?
Darcy ne répondit pas immédiatement.
— D’accord.
Elle quitta sa place de parking et s’engagea sur la route. Elle était cramponnée au volant, incapable de se relaxer. Une calotte de glace s’était formée dans son ventre et elle avait une boule à la gorge. Chaque fois qu’elle allait se recueillir sur la tombe de sa sœur, une partie de son être se brisait.
Lorsqu’ils franchirent le portail en fer forgé du cimetière, Jared posa sa paume sur sa cuisse. Le nœud à son estomac se désagrégea quelque peu. Elle couvrit sa main de la sienne et la pressa.
— Tu n’es pas surpris ?
— Je l’ai été en l’apprenant. (Il lui adressa un regard empathique, ôtant ses lunettes de soleil afin qu’elle puisse voir ses yeux.) Je suis juste satisfait que tu te confies enfin à moi.
— C’est pour ça qu’on est là.
Il entrelaça ses doigts aux siens.
— C’est si difficile pour toi de faire confiance ?
— Non. Je te suis… reconnaissante. Je ne peux pas venir ici avec mes parents. Ils ont besoin de croire que je vais bien. Et j’essaie de faire bonne figure. Pour eux.
— Mais ça n’est pas le cas ?
— Dani faisait partie de moi.
Elle suivit le chemin pendant quelques kilomètres avant de se garer sur le bas-côté. Ils descendirent de voiture et traversèrent la pelouse ; elle le guida jusqu’à la parcelle allouée à la famille Michaels. Elle se tint immobile devant la tombe de Dani ; ses yeux la brûlaient. Jared resta silencieux. Il se contenta de venir se placer derrière elle et il l’enlaça par la taille tout en posant le menton sur son épaule. Un long moment s’écoula avant qu’elle ne retrouve la parole et ne lui parle de l’appel qu’elle avait reçu le matin tragique qui avait irrévocablement changé le cours de sa vie.
— On a mentionné un petit ami, murmura-t-il. Tu ne le connaissais pas ?
— Si, sûrement, dit-elle d’une voix grave. En revanche, j’ignore son nom. Lorsque Dani a refusé de me révéler son identité, j’en ai déduit que c’était quelqu’un de mon entourage et qu’elle ne voulait pas que je m’en mêle. C’est en grande partie pour cette raison que je me suis réinstallée à Lion’s Bay à sa mort. Je voulais à tout prix découvrir de qui il s’agissait et lui tirer les vers du nez. Il savait forcément quelque chose. Je pensais qu’à force de me voir tous les jours, il serait troublé et finirait par se montrer à moi.
— Tu te rends compte à quel point c’est dangereux ? s’emporta-t-il en la faisant pivoter face à lui. Après ce qui est arrivé à Dani ?
Darcy avait dû aller reconnaître le corps de sa sœur, même si tout le monde dans la ville connaissait Dani et qu’il suffisait de regarder le visage de Darcy, identique à celui de la victime, pour identifier la dépouille. Le médecin légiste avait drapé le corps de Dani du cou jusqu’aux pieds, mais Darcy était au courant de la réputation du Prophète et de ce qu’il faisait subir à ses victimes… des mutilations épouvantables qu’il leur infligeait.
— Jared, tant que le meurtrier courra, je ne pourrai pas faire le deuil de Dani. De toute façon, maintenant qu’elle est décédée, c’est comme si j’étais à moitié morte moi aussi.
— N’importe quoi. Quand je te touche… quand je te prends… tu es tellement vivante que tes caresses me brûlent. Je vois bien que tu essaies de t’extirper de cette carapace à l’intérieur de laquelle tu survis. Bon sang, Darcy, tu mènes une vie qui ne te correspond pas du tout ! (Il prit son visage entre ses mains.) Je vais coincer ce salaud. Il va payer cher le mal qu’il t’a fait. Je te le promets. Laisse-moi faire mon travail. Laisse-moi te protéger.
Le souffle de Darcy se précipita.
— Toi aussi tu crois qu’il se trouve à Lion’s Bay ?
— C’est probable. Le magasin de bonbons – est-ce que ta sœur a un lien quelconque avec cet endroit ?
Darcy se rembrunit.
— C’était une cliente régulière. Dani avait un faible pour les sucreries. Elle y passait presque tous les jours pour s’acheter un ou deux dollars de friandises qu’elle mangeait pendant qu’elle travaillait. C’est aussi là que nous avons fêté notre douzième anniversaire. Pourquoi ?
— Tous les endroits où le pyromane a sévi sont liés d’une manière ou d’une autre à ta sœur. Ta présence à Lion’s Bay perturbe effectivement ce type. C’est comme s’il cherchait à rayer ta sœur de la carte. D’abord en l’assassinant, ensuite en réduisant à néant les endroits auxquels son souvenir est associé.
Elle le saisit par les poignets.
— S’il veut à tout prix faire disparaître toute trace d’elle, qu’est-ce qui nous dit qu’il ne va pas tenter de tuer la femme qui lui ressemble à s’y méprendre ?
Le regard de Jared s’assombrit.
— Si mon hypothèse est juste, il se réserve ce petit plaisir pour la fin.
— Je sais que ça semble tiré par les cheveux.
Jared était en pleine conversation téléphonique avec sa coéquipière. Ils venaient tout juste d’arriver chez Darcy.
Il traversa la cuisine, gagna la salle de séjour et se mit à arpenter la pièce de long en large sous le regard scrutateur de la jeune femme. Ses mouvements lui rappelaient ceux d’un prédateur. Jared était un chasseur aguerri. Armé et dangereux. Entraîné pour tuer. Aujourd’hui, il avait décidé de pourchasser l’assassin de Dani. À cette pensée, un tourbillon d’émotions se déchaîna dans le ventre de Darcy. Elle ne savait ni comment les évacuer ni comment les gérer. Jamais elle ne s’était sentie aussi vulnérable.
Elle songea qu’il la considérait elle aussi comme une proie et qu’il ne cesserait sa traque que lorsqu’il l’aurait capturée. Or elle n’avait pas l’intention de l’en empêcher. Au contraire.
Quelle que soit la nature de ses sentiments pour lui, cette relation comptait à ses yeux. Avec le temps, et moyennant quelques compromis, elle pourrait tomber amoureuse. Et une partie de son être le voulait vraiment. Elle désirait connaître la magie dont elle n’avait jamais eu qu’un vague aperçu avec ses précédents petits amis.
Jared poursuivait sa discussion au téléphone.
— Tu as du nouveau ? demanda-t-il en passant sa main dans ses cheveux. OK… D’accord. Quand tu seras au motel, tu me passeras un coup de fil et je t’y retrouverai. On commandera une pizza et on s’attaquera à ça.
À l’instant où il raccrocha, elle passa devant lui et se dirigea vers la chambre en lui adressant un long regard suggestif qu’elle agrémenta d’un sourire joyeux. Elle ne voulait pas qu’il s’inquiète plus que de raison. Depuis qu’ils avaient quitté le cimetière, Jared semblait plus tendu que d’habitude ; hors de question qu’il se fasse du souci pour elle.
Mais avant d’avoir atteint la pièce, elle craqua et fondit en sanglots sans un bruit. Elle ne referma pas complètement la porte pour qu’il ne se méprenne pas. Darcy avait besoin d’un peu d’intimité, mais elle ne voulait pas qu’il se sente rejeté.
Une fois nue, elle pénétra dans la salle de bains par la porte située dans sa chambre. Renonçant à prendre un bain, même si la baignoire la narguait, elle se glissa dans la cabine de douche et tourna le robinet. Elle savoura alors le bref contact du froid suivi du chaud.
Les larmes coulèrent à flots, se mêlant à l’eau de la douche. Darcy se tint juste sous le jet, laissant l’eau ruisseler sur son visage comme un rideau dans l’espoir qu’elle empêche ses yeux de gonfler. Il ne fallait pas que Jared sache qu’elle avait pleuré. C’était la première fois qu’elle s’effondrait depuis le jour où elle avait pris l’avion pour venir identifier le corps de Dani, à la morgue. Elle s’était doutée que, tôt ou tard, les larmes finiraient par jaillir, mais ça n’en était pas moins douloureux.
Soudain, elle l’entendit se faufiler dans la cabine, derrière elle, et elle fut soulagée qu’il ne la voie pas se décomposer. Elle plaça les paumes à plat sur le mur face à elle et pencha la tête en avant pour diriger le jet puissant sur sa nuque.
Jared l’enlaça par la taille sans rien dire. Quand un sanglot étouffé échappa à la jeune femme, il ne fit pas la moindre remarque.
Honteuse, elle tenta de le repousser.
— Donne-moi une minute.
— Prends tout le temps qu’il te faudra.
Voyant qu’il ne la lâchait pas, elle esquissa malgré elle un sourire triste et se retourna dans ses bras pour lui faire face.
— Tu es persistant.
Il haussa les épaules.
— On m’a appris à tirer parti de toutes les situations. Je suis entraîné à cela.
Les lèvres de Darcy se retroussèrent. Elle planta son regard dans ses yeux brillants de malice et se sentit un peu moins malheureuse. Son beau visage affichait une expression grave ; sa bouche formait une ligne droite. C’était un homme dur à maints égards, pourtant il savait se montrer tendre. Elle aurait aimé le voir en présence de ses parents et de la sœur dont il parlait avec une affection parfois sévère, ces êtres qu’il admirait et auxquels il était manifestement très attaché.
Il prit son visage en coupe et lui caressa les joues avec ses pouces.
— Je ne peux pas imaginer la souffrance que tu ressens.
— Tant mieux. Je ne le souhaite à personne.
Je suis encore en train de pleurer, s’aperçut-elle quand ses doigts calleux passèrent sur son visage.
— Tu sais, dit-elle d’une voix éraillée, j’ai essayé de ne pas pleurnicher devant toi. Pour ne pas t’imposer une femme geignarde.
— Arrête. Mon boulot représente un obstacle suffisant. Si nous voulons que ça marche, il va falloir qu’on soit sincères dans tous les autres domaines.
— Pour un homme qui n’a pas l’habitude des relations amoureuses, tu sembles bien renseigné.
— Je sais de quoi j’ai besoin, répliqua-t-il, en la couvant d’un regard enflammé. J’attends de toi que tu me parles à cœur ouvert. Que tu exprimes tes attentes.
Elle fit courir ses mains le long de son dos, palpant les muscles saillants de part et d’autre de sa colonne vertébrale. Des volutes de vapeur s’enroulèrent tout autour d’eux mais la chaleur qui la gagna venait du plus profond de son être.
— Je ne sais pas ce dont j’ai envie. Ça fait trop longtemps que je ne me suis pas posé la question.
— Eh bien, profite de mon absence pour y réfléchir, ce soir. Mais veille quand même à ce que je figure quelque part sur ta liste.
— Quand j’y penserai, je regretterai que tu ne sois pas en moi. (Elle glissa son bras entre eux et s’empara de son membre érigé.) Tu es une arme fatale à toi tout seul. En avez-vous seulement conscience, Marshal ?
Il poussa un petit cri narquois et l’enserra par la taille.
— Je parie qu’il n’y a pas une seule femme sur terre qui ait jamais su te résister. Je ne suis qu’une conquête parmi des milliers d’autres, ajouta-t-elle.
— Tu peux parler, toi, la mangeuse d’hommes.
Darcy saisit sa verge des deux mains, la caressa de bas en haut tout en le contemplant et son cœur battit à tout rompre. Son sexe était d’une longueur impressionnante, parcouru d’un réseau de veines. Un instrument de plaisir à l’aspect brutal, à l’identique du désir qui animait Jared. C’était un homme à la fois élégant et brusque, à la sensualité débridée. Et ce contraste la fascinait.
— Tu ne crois pas si bien dire, murmura-t-elle.
Elle recula d’un pas et s’assit sur le siège aménagé dans la cabine, ce qui amena son visage à la hauteur de l’objet de sa convoitise. Des papillons lui agitèrent le bas du ventre. Elle s’humecta les lèvres, surprise de se sentir aussi excitée.
— Qu’est-ce que tu fais ? Tu ne vas pas me sucer ?
Elle arqua les sourcils et voulut l’attirer vers elle mais il bloqua son geste.
— Bon sang, Darcy ! Il y a une minute à peine, tu pleurais comme une madeleine. Si je suis nu, c’est parce que je n’ai pas de vêtements de rechange et que pour venir te réconforter, il fallait que je te rejoigne sous la douche.
Darcy ne put réprimer un sourire. Il avait l’air vraiment offensé. Leur relation avait beau être sexuelle à la base, elle ne se limitait pas à ça. Jared aspirait à bien plus. Ce qu’elle appréciait. En fait, elle trouvait cela merveilleux. Parce qu’elle aussi voulait passer à l’étape supérieure.
Elle désigna son sexe.
— Il est prêt à jouer.
— Je n’ai pas cessé de bander depuis que je te connais. Depuis l’instant où j’ai posé les yeux sur toi.
— Si je suis responsable de ce problème, permets-moi de le régler.
— Ce n’est pas un souci et je ne veux pas que tu le gères, rétorqua-t-il sèchement. Je veux prendre soin de toi.
— C’est inutile. Je vais bien.
Darcy soutint son regard sans ciller. La brûlure dans sa poitrine ne s’estomperait jamais complètement, elle le savait, mais elle la trouvait déjà un peu plus supportable que le matin même. C’était un miracle qu’elle se soit atténuée ne serait-ce qu’un peu. Darcy avait vécu avec cette douleur sur le cœur pendant si longtemps qu’elle avait cru que jamais elle ne diminuerait. Seigneur… comme ça avait été agréable d’avoir une épaule sur laquelle se reposer au cimetière et de pouvoir donner libre cours à son chagrin !
— Tu voulais soulager ma peine et tu l’as fait. Je me sens déjà mieux.
— Tu mens, s’écria-t-il. Je ne suis qu’un putain d’égoïste. Je l’ai fait pour moi, pour me sentir mieux moi. C’était insupportable de te voir aussi triste. Si je te regarde me tailler une pipe, je vais culpabiliser encore plus. Non… Je ne suis pas un enfoiré.
— Je t’ai donné l’impression d’être le genre de femme à sucer un homme contre mon gré ?
Il arbora un air encore plus menaçant.
— Tu as un sexe magnifique, Jared, poursuivit-elle en baissant les yeux. Un chef-d’œuvre de la nature. On te l’a déjà dit ?
— Tu as l’esprit confus.
— Au contraire. Et je suis très fière de moi. J’ai réussi à obtenir les droits exclusifs sur ce superbe corps, et je compte bien les exercer sur-le-champ.
Jared enroula la main autour de son sexe et se mit à se caresser.
— Il faut que j’aille travailler.
— Arrête de rechigner et laisse-moi faire, protesta-t-elle.
Il s’avança vers elle et prit son visage au creux de ses mains.
— Est-ce que ça va vraiment, Darcy ? Tu n’es pas trop retournée ?
Elle lui saisit les poignets.
— À mon avis, c’est toi le plus perturbé d’entre nous. J’ai eu trois ans pour me faire à l’idée de sa mort. C’est toi qui viens d’être pris de court par une affaire non classée.
— Et par une divine créature, dit-il en lui effleurant la joue. Mon métier comporte de nombreux risques professionnels, mais toi je ne t’avais pas vue venir.
— Approche-toi un peu plus et je te promets que tu seras largement compensé.
Il passa un pouce sur ses lèvres entrouvertes.
— C’est déjà le cas.
Lorsqu’elle voulut s’emparer à nouveau de son membre, il ne chercha pas à l’en empêcher. Il posa la paume sur la paroi au-dessus de sa tête et tourna le robinet de l’autre main pour diminuer la température de l’eau. Le jet coulait abondamment sur le côté droit de son corps, ruisselant le long de son torse musclé et de ses tablettes de chocolat. Darcy commença par là, retraçant les contours de ses abdominaux avec sa langue tout en caressant doucement son pénis.
Jared pressa sa main contre le mur ; le souffle haletant, il pencha sa tête au-dessus d’elle. Sa peau s’échauffait sous ses caresses et son désir impérieux se déchaîna subitement, gagnant Darcy. Un appétit vorace la saisit, faisant tomber ses défenses une à une. En sa présence, elle était comme une chienne en chaleur, et elle aimait ça, ainsi que le sentiment de liberté qu’il lui transmettait.
La jeune femme contracta sa main autour de son sexe, ce qui le fit tressaillir. Elle frotta une joue puis l’autre contre sa verge avant de s’aventurer plus bas pour effleurer des lèvres ses testicules. Son membre se durcit au creux de sa paume.
— Putain, souffla-t-il.
Elle referma ses lèvres sur l’un d’eux, l’aspira doucement et le lécha.
Jared vacilla. Ses jambes se mirent à trembler, ses poumons se gonflèrent.
— Tu ne perds rien pour attendre, Darcy. Arrête de me torturer et prends-moi dans ta bouche. Suce ma queue avec ta délicieuse petite bouche.
Elle se mit à le masturber en poussant un gémissement. Elle avait envie de le manger tout cru, tout entier.
Il plaça une main derrière sa tête et ses doigts se crispèrent convulsivement dans ses boucles mouillées.
— Enroule tes lèvres autour de moi, Darcy. Oui… comme ça.
Elle posa la bouche sur son gland engorgé et ferma les yeux pour mieux le goûter. Sa langue était comme un morceau de satin sur son membre aussi dur que du granit. Elle la glissa sur son frein délicat et observa sa réaction. Il poussa un léger grognement, son corps se raidit, et il serra les dents.
— C’est tellement bon… Seigneur, c’est parfait. Tu es parfaite.
Elle aspira son gland et un petit cri franchit ses lèvres lorsque quelques gouttelettes de son nectar coulèrent dans sa bouche. Les caresses de sa langue se firent plus avides. Elle se mit à le flatter de plus belle tandis qu’il engouffrait son autre main dans sa chevelure. Il remua le bassin d’avant en arrière tout en lui maintenant la tête immobile. Il la prit de cette manière, choisissant la profondeur de la pénétration et la cadence de ses va-et-vient, ses hanches se balançant à un tempo effréné, son ventre se crispant et se détendant tandis que son sexe allait et venait entre ses lèvres.
Darcy leva le visage et croisa son regard. Le soutint. Jared l’emplissait, dégoulinant de sueur et d’eau, les muscles bandés. Mais malgré l’aspect bestial de leurs ébats, c’était beaucoup plus intime que cela. Darcy contrôlait le désir de son amant.
Elle le suça encore et ses joues se creusèrent. À cette vue, Jared laissa échapper un râle. Son membre gonfla encore et elle ne songea plus qu’à l’accueillir en elle. Sa féminité se mit à palpiter.
— Oui, comme ça ma chérie… tu vas me faire jouir très fort.
Darcy émit une plainte et se tortilla, excitée par un acte qui ne lui avait jamais fait autant d’effet. Il se cramponna à sa chevelure, les traits tirés par le plaisir.
— Putain, oui… tu me fais jouir.
Elle redoubla d’attention, l’aspirant et le léchant comme une possédée. Stimulant son pénis dans toute sa longueur avec ses lèvres et ses mains. L’encourageant à déverser sa semence dans sa bouche. Jared gémit, le corps secoué de spasmes violents. Il libéra son sperme chaud sur sa langue, son bassin manœuvrant d’avant en arrière pour enfoncer sa verge jusqu’au fond de sa gorge.
Quand il eut fini, il tenta de la repousser, les mains tremblantes. Mais elle continua de l’aspirer, désireuse de le goûter jusqu’au bout. Elle recueillit l’ultime goutte de son plaisir dans un gémissement de triomphe.
Alors il la força à se lever et la poussa contre la paroi froide. Sa main s’aventura entre ses jambes et il introduisit deux doigts en elle. Il s’empara de sa bouche et glissa sa langue dans l’orifice qui portait le goût de son orgasme. Un grognement de plaisir lui échappa, résonnant contre les lèvres de Darcy.
Il lui saisit la jambe, la crocheta par-dessus la sienne et souleva son pied pour le placer sur le siège de douche. Darcy perdit l’équilibre et s’ouvrit complètement à lui. Il se mit à frotter sa chair palpitante. Ses doigts experts titillèrent le point sensible pendant qu’il capturait avec sa bouche ses halètements de plaisir.
Il se plaqua contre Darcy, qui se cramponna à ses épaules et enfonça les ongles dans sa peau.
— Jared…
— Bon sang, tu es tellement sexy, grommela-t-il, ôtant les doigts de sa féminité pour les approcher de son anus. Tu me fais bander tellement fort. Je n’ai jamais été aussi excité. J’ai l’impression que je vais mourir si je ne te touche pas. Si je ne te goûte pas. Si je ne te fais pas hurler mon prénom.
Elle gémit tandis qu’il enfouissait un doigt entre ses fesses, l’ôtait avant de l’y replonger en y ajoutant un deuxième. Darcy ondulait, en proie à un plaisir frénétique, le cœur battant à tout rompre.
Il l’observa de son regard bleu embrasé, enfonça ses doigts à fond, et les retira.
— Il n’y a que toi, Darcy. Tu es la seule à me faire cet effet. J’ai envie de me fondre en toi.
— Oui, haleta-t-elle.
Les caresses de ses doigts lui firent perdre la tête. Ils allaient et venaient dans son postérieur à un rythme soutenu. D’instinct, elle remuait les hanches pour l’inviter à s’ancrer en elle. Plus loin, plus fort. Ils avaient beau être collés l’un contre l’autre, elle voulait encore plus de contact.
— Oh, je vais être en toi, ma chérie, lui susurra-t-il au creux de l’oreille d’une voix sombre et essoufflée. Je vais te remplir de sperme chaud et épais pendant que je te prendrai par-derrière aussi fort que tu pourras le supporter. Tu me transformes en animal, Darcy. Tu me donnes envie d’inventer de nouvelles manières de baiser juste pour pouvoir te posséder entièrement.
Il glissa son pouce dans sa féminité, lui arrachant un cri ; elle était douloureusement proche de l’orgasme. Même l’eau froide du robinet ne suffisait plus à faire retomber la fièvre qui s’était emparée d’elle.
Il recueillit son sein dans son autre main et le pressa avec une tendresse contrastant avec la férocité de ses pénétrations. Elle plaça les mains sur sa nuque et écrasa ses lèvres sur les siennes comme si elle allait le dévorer, aspirant sa langue. L’extase la frappa avec la puissance d’un ouragan et elle laissa échapper un long couinement. Il prononça son prénom d’une voix ahanante tandis que son anus convulsait autour de ses doigts. Darcy tremblait tellement qu’elle se crut sur le point de voler en éclats.
Jared la serra dans ses bras et, ensemble, ils s’affaissèrent sur le siège. Il l’assit sur ses genoux et enlaça son corps parcouru de délicieux frissons.
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