Correspondance - Tome II

Gustave Flaubert · Chapitre 28 sur 50

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Correspondance - Tome II

À Louise Colet .................................................................. 62

À LOUISE COLET

[Croisset,] dimanche, 2 h[eures].

[22 février 1852.]

Bouilhet est là qui pioche ton œuvre, nous allons t’écrire nos remarques et corrections qui vont probablement nous occuper jusqu’à 6 heures. – Merci de ton offre d’article pour La Presse. Ce ne sera pas probablement de refus. Mais at-tends-moi, pour en causer. – Es-tu sûre d’ailleurs que l’article soit admis ? Je t’irai sans doute voir dans une quin-zaine. J’ai encore 8 à 10 pages à faire, et à en recaler quelques autres avant d’être arrivé à un temps d’arrêt. Après quoi je me donnerai cinq à six jours de vacances. – J’ai assez travaillé cette semaine. J’ai bon espoir, pour le moment du moins, quoiqu’il me prenne quelquefois des lassitudes où je suis anéanti. J’ai à peine la force de me tenir sur mon fau-teuil dans ces moments-là. – N’importe, je voudrais bien que mon roman fût fini et te le lire. Ce sera diamétralement l’antipode de Saint Antoine, mais je crois que le style en sera d’un art plus profond.

Je n’entends point parler de Du Camp. Au reste c’est un sujet qui m’afflige et te saurai gré de ne plus m’en ouvrir la bouche.

Pourquoi m’envoies-tu des autographes de d’Arpentigny ? Ils n’ont rien de curieux. Je cherche à savoir quel est le sens de ces présents. – Je plains d’avance les chaudes-pisses et véroles que ce pauvre petit Simon va re-cueillir dans ses courses nocturnes. –

 

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