Correspondance - Tome V

Gustave Flaubert · Chapitre 17 sur 50

Pages du PDF

Correspondance - Tome V

À Jules TROUBAT .................................................................. 33

Mais tu ne cherches plus que la phrase bien faite, c’est quelque chose, – quelque chose seulement – ce n’est pas tout l’art, ce n’en est pas même la moitié, c’est le quart tout au plus, et, quand les trois autres quarts sont beaux, on se passe de celui qui ne l’est pas.

J’espère que tu n’iras pas chercher le paysage avant le beau temps ; ici, nous avons été assez épargnés ; mais depuis trois jours c’est le déluge, et cela me rend malade, je n’aurais pas pu aller à Paris.

Ta nièce va mieux, Dieu en soit loué !

Je t’aime et je t’embrasse de toute mon âme.

G. SAND.

 

Dis donc à M. Zola de m’envoyer son livre. Je le lirai certainement avec grand intérêt.

 

À Jules TROUBAT

[Paris,] vendredi, 2 heures [10 mars 1876].

Mon cher Ami,

Je viens d’apprendre par hasard la mort de la pauvre Mme Colet. Cette nouvelle m’émeut de toutes façons. Vous devez me comprendre.

J’aurais besoin de vous voir . Je ne risque pas le long voyage du Montparnasse, ignorant vos habitudes.

Tout à vous.

 

– 33 –