Correspondance - Tome V

Gustave Flaubert · Chapitre 29 sur 50

Pages du PDF

Correspondance - Tome V

À Anatole France ........................................................... 51

À ANATOLE FRANCE

[Paris, 10 mai 1876.]

Mon cher confrère,

Je vous remercie bien de vos Noces corinthiennes. Elles me plaisent extrêmement. C’est de l’André Chénier rajeuni, modernisé. Et cela est bien à vous. J’admire comment vous avez pu vous approprier une idée où le grand Goethe avait laissé sa trace.

Bien que l’art des vers ne soit pas le mien je suis sûr que les vôtres sont bons. La Pia entr’autres est un bijou exquis.

J’irais vous voir si j’étais sûr de ne point faire une course vaine.

Mille remerciements

et une cordiale poignée de main

de votre tout dévoué.

 

Mercredi 10 mai.

 

À LÉONIE BRAINNE

[Paris, 13 mai 1876.]

Chère belle,

J’ai vu hier au soir Tourgueneff.

Il se réjouit à l’idée de dîner chez vous samedi prochain, d’aujourd’hui en huit.

– 51 –