Aurora

David Koepp · Chapitre 8 sur 38

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Aurora

5. Stolp Island, Aurora

 

 

La fin du monde ? Rusty avait un peu de mal à y croire. Mais une grande pagaille, ça, c’était sûr ; si on allait vers la panne générale, il devait se préparer. Comme toujours, son principal problème était le fric. Il avait bien appelé Aubrey pour essayer de savoir combien elle avait sous la main, mais évidemment, cette garce n’avait pas répondu.

Donc, il devait passer au plan B. Il possédait en tout et pour tout les cinq cents dollars que lui avait donnés la mère Krauthafer, pour la réparation du toit de son garage, endommagé par une tempête, et ils allaient vite fondre. Une misère. Ou plutôt une mise de fonds à transformer en capital plus confortable via un plan sans risque. Et si ça ne marchait pas, il pourrait toujours se rabattre sur la première solution, à savoir emmerder son ex. En général elle finissait par craquer et lui filer du fric.

Rusty prit son pick-up, direction La Bonne Étoile, dès que les effets des excès de la veille se furent dissipés. Il ne partait pas dans l’idée de claquer les cinq cents dollars. Il n’était pas de ces flambeurs compulsifs qui ne peuvent s’empêcher de tout miser d’un coup, non, non, loin de là. En plus, il avait des idées très précises pour la petite fête qu’il voulait faire avec une partie des gains. Non, quatre cents c’était plus raisonnable. Il jouerait la couleur, mettrait quatre cents divisés sur trois coups de roulette et laisserait les jetons en jeu durant trois coups d’affilée. Si tout allait bien il raflerait trois mille deux cents, de quoi tenir jusqu’à la fin de ce prétendu « black-out ». Ça faisait du bien de prendre des mesures préventives, d’assurer.

Sauf que, comme d’habitude, il butait sur l’éternelle question binaire : fallait-il miser sur le rouge ou le noir ?

Le noir était de mauvais augure. Franchement, c’était chercher les ennuis. Le noir était la couleur de la nuit, de la mort, de l’obscurité et de l’échec. D’un autre côté, il bossait au noir et aimait le café noir ; on disait bien « Black is beautiful », et le film Black Panther était super. C’était de la superstition. C’était pour ça que dans un deuxième temps, il portait son choix sur le rouge. Mais il pensait alors « rouge sang », « rouge de honte », « ligne rouge », etc. Sans parler de la « Marée rouge », un genre de pollution océanique, d’après ce qu’il savait. Et il y avait aussi une équipe de foot quelque part dans le Sud qui s’appelait « Red Tide ».

Mais ce jour-là, ce n’était pas pareil. Pas le temps de tergiverser.

Rusty se gara à deux pas de l’entrée du casino, dans une impasse où il risquait moins d’écoper d’une contravention pour non-respect du contrôle antipollution : il ne l’avait pas passé et l’autocollant sur son pare-brise en témoignait. La Bonne Étoile était encore plus bondée que d’habitude ; la communauté des joueurs avait dû se dire que la direction attendrait la coupure de courant effective pour fermer les portes (à double tour). Et encore… Il y avait même une chance pour que les jeux d’argent continuent. En cas de panne, La Bonne Étoile était du genre à allumer ses groupes électrogènes et poster des vigiles armés. Il y avait trop d’argent à rafler.

Il y avait effectivement du monde ; beaucoup de clients jouaient leurs derniers coups. Mais les grands écrans télé disposés un peu partout ne diffusaient que des événements sportifs. À moins d’être déjà au courant en arrivant, on ne pouvait pas se douter que dix mille milliards de tonnes de masse coronale chargée à bloc fonçaient sur la Terre à neuf millions de kilomètres-heure.

Aussitôt entré, Rusty vit Espinoza, une bête d’un mètre quatre-vingt-dix, venir vers lui dans l’allée centrale. Profitant de ce qu’il ne l’avait pas encore vu, il obliqua promptement vers une rangée de machines à sous. Espinoza bossait pour Zielinski, un sale petit Polack à qui Rusty devait plus de dix mille dollars et qui en exigeait cinq cents par semaine sans faute. Or, il y avait presque un mois qu’il ne remboursait plus, même à titre d’avance. Zielinski n’avait pas l’envergure de ce qu’on appelait pudiquement l’Organisation ou l’Outfit de Chicago ; pour commencer, il n’était pas italien. Alors il surcompensait ce handicap sur l’échelle du standing mafieux en se comportant en sale con revanchard. Autrement dit, mieux valait ne pas l’énerver.

Espinoza tenait par le coude un Hispano malchanceux à l’air abattu qu’il escortait fermement vers la sortie. Rusty n’eut pas de chance non plus (comme d’habitude) : le sbire de Zielinski ne tarda pas à le repérer entre deux bandits manchots.

« Et la politesse, Rusty ? » lança-t-il.

Celui-ci fit volte-face et, feignant la surprise, répondit d’un ton enjoué : « Tiens, salut, ça va ? Je ne t’avais pas vu. »

L’autre ne se fatigua pas à le contredire. « Tu es garé dans l’impasse comme d’habitude ? »

Rusty se rembrunit et réfléchit à toute allure. Ils avaient peut-être décidé de lui confisquer son pick-up. Si oui, c’était la cata. Comment faire pour ramasser le fric dont il avait besoin, sans véhicule ? Il hésita entre plusieurs manières de le dire, mais Espinoza ne lui en laissa pas le temps.

« File-moi les clés, faut que je te l’emprunte.

— Pour aller où ? s’enquit Rusty en lançant un rapide coup d’œil à l’Hispano pour qui les choses venaient de mal tourner.

— Nulle part. Zielinski veut juste expliquer quelques petites choses à notre ami ici présent. Prête-lui ta bagnole dix minutes. »

Rusty chercha à nouveau le regard de l’Hispanique, mais ce dernier l’évitait obstinément. Il sortit ses clés de sa poche, envisagea de dire qu’il reverserait mille dollars à Zielinski sur ses gains (théoriques) de la journée, puis se ravisa, sur une impulsion. Tant qu’on ne lui demandait rien…

« Pas plus, OK ? répondit-il en tendant les clés à Espinoza. Je ne reste pas longtemps. Je suis juste venu jouer un petit coup en vitesse.

— Parfait, ça suffira. » L’homme de main partit vers la sortie en entraînant son captif. En les regardant s’éloigner, Rusty croisa enfin son regard. C’est ton tour, vieux. Pas le mien.

Il longea sans s’arrêter les tables de poker. Pas le temps de s’asseoir à sa table habituelle de Texas Hold’em à cinq ou dix dollars. Aujourd’hui, frappe chirurgicale : trois coups de roulette et basta. Il repéra une table avec peu de joueurs. Il préférait, persuadé que la chance ne déteignait pas sur les voisins, mais que la malchance était contagieuse comme une maladie mortelle. Il jeta son dévolu sur une table où officiait une croupière sexy – autre prérequis –, pas par superstition cette fois, mais parce qu’il préférait les jolies femmes aux vieux grincheux, tout simplement. Il attendit qu’elle lance la roue puis la bille, puis sortit ses quatre cents dollars en billets poisseux, les plia dans le sens de la longueur avec un petit claquement sec et les posa sur le noir d’un geste plein d’assurance.

« Quatre cents qui jouent », annonça la croupière dont – surprise ! – la voix était encore plus jolie que les yeux bruns. Elle le regarda en souriant. « Bonne chance », ajouta-t-elle. En plus, il lui plaisait ! Si ça se trouvait, il allait gagner et, en plus, ramener chez lui une copine de black-out. Ces dernières années, il fallait avouer que les femmes ne le regardaient plus comme avant. Parfois, il se disait qu’il aurait mieux valu être moche dès le départ que de perdre cet atout en route. Cela dit, elles aimaient toutes les gagnants, et il était parti pour gagner, il le sentait.

La roue ralentit, la bille rebondit sur le bord métallique des nombres encaissés dans leurs baguettes en acier, atterrit brièvement sur le 19 rouge puis, comme pour fuir cette case à coup sûr perdante, fit un dernier bond et s’immobilisa avec satisfaction sur le 26 noir, cette fois-ci pour de bon.

« Noir gagne. »

Un peu qu’il gagne, ma belle, songea Rusty, qui s’étonnait de rester aussi calme face à sa bonne fortune. Même pas un petit coup au cœur, nul geste victorieux… rien. Vu qu’il était sûr de gagner, le résultat lui faisait autant d’effet qu’une observation clinique. Intéressant, ça. Peut-être une nouvelle tendance qui s’amorçait.

La croupière posa sur ses quatre cents dollars quatre plaques noires qui émirent un agréable cliquetis et ramassa les mises perdantes. Rusty contempla le tapis vert où attendaient ses huit cents dollars. La fille lança la roue, ramassa la bille et le regarda d’un air interrogateur. Rusty hocha la tête. Rien ne va plus.

« Tout sur le noir », dit-elle avant de rassembler sa pile de plaques. Cette fois, Rusty tenta une autre tactique. Au lieu de se concentrer sur la bille pour l’inciter, par sa seule force mentale, à s’arrêter sur une case noire, il tourna le dos à la table et se posta face à la salle. Il faisait cela depuis qu’il était petit devant tous les matchs de foot, et très souvent ça marchait. S’il voulait qu’un joueur marque, il fermait les yeux ou tournait la tête et hop, but. Un jour, il était allé à la cuisine alors que le score était en faveur de l’autre équipe, et quand il était revenu la sienne avait égalisé. Conclusion : dans ces cas-là, il fallait systématiquement aller à la cuisine. Il y avait bien un dicton pour la bouilloire (« Attends debout, jamais l’eau ne bout »), alors pourquoi pas la roulette ? Suffisait de se détourner, et c’était la couleur choisie qui sortait. En tout cas, on ne risquait rien à essayer. Il inspira profondément et se redressa pendant que la mignonne croupière lançait la bille dans la roue qui tournait en répétant « Faites vos jeux ».

Brusquement, une idée lui vint. Il s’assombrit. Il n’avait jamais pensé à ça.

Il valait peut-être mieux s’arrêter en route.

Si cette fois le noir sortait, ce dont il avait la quasi-certitude, il prendrait ses mille six cents dollars et s’en tiendrait là. Il fallait arrêter après deux tours au lieu de trois, pour une fois. Oui, c’était décidé. Il allait faire ça.

Sauf qu’il aurait dû miser sur le rouge.

Cette seconde idée surgit inopinément et se déposa dans son esprit comme une flammèche éjectée d’un feu. Tout son corps se contracta. Il mourait d’envie de se retourner et de changer sa mise en conséquence. Il n’était pas trop tard. La bille ne ralentissait pas encore, il l’entendait tourner. Oui, il était encore temps. C’était le rouge qui allait sortir, il en était sûr maintenant ; évidemment que ce serait le rouge, comme « un jour à marquer au fer rouge » ou « dérouler le tapis rouge »…

Et merde ! Il voulut se retourner, mais se retint. Non. Ça, c’était le Rusty d’avant, ce crétin superstitieux qui partait battu. Pas question de le laisser prendre le dessus. Le nouveau Rusty avait un plan et il allait le mettre à exécution. La mise resterait sur le noir, et lui, il garderait son calme. Il chassa ces pensées indésirables, ferma les yeux et écouta le casino ronronner et cliqueter autour de lui. Il aimait le bruit des jetons, des pièces qui dégringolaient dans les machines, des glaçons qui s’entrechoquaient dans les verres et, par-dessus tout, le bruit de la bille qui roulait, imprévisible, au bord de la piste de la roulette, de plus en plus lentement, avant de descendre de la rampe par petits bonds de haricot sauteur et de s’immobiliser enfin, sans aucun doute possible, sur…

« Double zéro. Vert gagne. »

Rusty se retourna, désarçonné.

Vert ?

La solution du problème « rouge ou noir » était « vert » ? Incrédule, il regarda la roue. La bille vacillait dans la case double zéro, cette maudite invention américaine dite de la seconde case verte.

Déjà ce laideron de croupière ramassait ses plaques, les posait sur sa pile et les enfournait sans remords dans la fente de la table. Elle n’eut pas un regard pour Rusty, pas un mot de compassion. Ce qui était sûr, c’est qu’elle ne serait pas sa copine de black-out.

Rusty grimaça en retrouvant la lumière du jour et regagna son pick-up, l’air sinistre. Comme d’habitude, l’univers lui avait joué un tour cruel, sadique même, en l’appâtant avec une bonne fortune inattendue pour mieux lui fondre dessus comme un rapace, l’enserrer, l’emporter dans les airs et le tailler en pièces histoire de lui rappeler la constante déveine qui l’accablait depuis une éternité.

En bifurquant dans l’allée, il vit Espinoza appuyé contre son pare-chocs arrière ; à travers le verre teinté, on distinguait deux autres personnes dans la cabine. Zielinski était assis côté passager, avec son ridicule borsalino – une de ses nombreuses affectations. Malgré l’épaisseur de la vitre, on entendait les cris étouffés de l’Hispano.

Rusty s’immobilisa et tourna un regard interrogateur vers Espinoza même si, en réalité, il préférait ne pas savoir. Ce dernier, qui portait à présent un gant en cuir à la main droite, se borna à hausser les épaules. Le malaise s’installa. Tous deux contemplaient alternativement les murs de l’impasse, le sol, le ciel – tout sauf l’avant du pick-up de Rusty et ce qui s’y passait.

« Va faire un tour, proposa Espinoza presque gentiment. C’est déjà assez pénible que je sois obligé de rester. Moi non plus j’aime pas ça, tu le sais.

— Ça va durer encore longtemps ?

— Je te laisserai les clés sur un pneu. »

Mais Rusty n’avait pas envie d’aller faire un tour. Il voulait récupérer son putain de camion et aller récupérer du cash, de la bouffe et de la flotte, il ne savait encore ni où ni comment, et il n’allait tout de même pas y aller à pied, non ? « Je peux attendre un peu. » La voix de la raison.

Espinoza regarda le soleil déclinant en plissant les yeux. « Tu crois que c’est vrai ce qu’ils racontent ? L’électricité, tout ça ?

— Bah, fit Rusty en secouant la tête, sceptique.

— Pourtant, tout le monde le dit.

— Ouais, enfin, ils disent des tas de trucs. Faut bien faire de l’audience.

— Mouais. J’suis pas sûr, quand même. J’sens qu’y va s’passer des trucs pas cool, en vrai. Zielinski veut que tout le monde paie ses dettes si le courant doit être coupé », ajouta-t-il avec un geste vers la cabine du pick-up.

Une série de sanglots assourdis leur parvint des sièges avant, comme si le type s’étouffait, pleurait, ou les deux. Désormais agité, Espinoza reprit : « Sérieux, va faire un tour, j’te dis. C’est pas le moment que Zielinski te voie.

— Je pourrais peut-être lui parler, au contraire. Si ça part en vrille, y a moyen de faire des affaires. Tu vois ce que je veux dire ? Je pourrais donner un coup de main.

— C’est pas un coup de main qu’il veut. Écoute, j’ai pas envie de devoir m’en prendre à toi, vu qu’on s’connaît depuis un bail. Mais tu sais ce que tu lui dois. Alors règle le problème, OK ?

— C’est en haut de ma liste, juré.

— Ouais, mais faudrait t’en occuper plus vite que ça. Sinon il va te tomber dessus. Tu piges ? »

Soudain, la portière s’ouvrit côté passager, livrant passage à un homme en chemise blanche impeccablement repassée. Le genre trapu, râblé. On sentait que si on lui balançait un coup de poing dans le ventre, on aurait plus mal que lui. Balèze, mais Rusty savait qu’il ne fallait pas le juger que sur son physique. Mentalement aussi il était costaud. C’était le portrait de Khrouchtchev. Il avait peut-être vu des actualités télévisées d’époque. D’où le feutre sur la tête et les chemises amidonnées. Tout d’abord il ne repéra pas Rusty, tout occupé qu’il était à s’essuyer les mains avec un foulard en contournant le pick-up.

Aussitôt, Espinoza passa à l’action. Il l’arrêta avant qu’il ait fait tout le tour et lui prit des mains une petite pince maculée de rouge. Zielinski lui dit quelque chose à voix basse, puis prit l’air mécontent en apercevant Rusty.

« Salut Zel’, ça va ? lança ce dernier.

— J’ai laissé quelque chose pour toi là-dedans. »

Rusty articula sans comprendre : « Ah, OK. Eh ben merci, alors. »

Zielinski marmonna de nouveau quelques mots à l’intention d’Espinoza, qui alla ouvrir la portière côté conducteur et sortir l’Hispano de la cabine. Il y avait une certaine douceur dans ses gestes, mesurés comme ceux d’un croque-mort, même si les cadavres n’ont plus besoin de précautions. Il soutint l’homme qui gémissait de douleur. Il avait la joue enflée et une espèce de tresse de chair sanguinolente descendait en ligne droite le long de son cou jusqu’au devant de sa chemise. Il tourna la tête vers Rusty, l’œil gauche pratiquement fermé par l’œdème et le droit suppliant qu’on l’aide. Mais il resta muet.

Espinoza l’escorta jusqu’à l’entrée de l’impasse. Rusty les suivit du regard. Un tintement attira son attention. Zielinski lui tendait ses clés de voiture.

« À très bientôt, Rusty. »

Ce dernier les prit, pressé de s’en aller. « Ça marche. Fais gaffe à toi, hein, avec tout ce qui se passe. »

Il tourna les talons, se hâta d’aller s’asseoir au volant et claqua la portière. Il lança un coup d’œil dans le rétroviseur, mais Zielinski avait déjà disparu au coin de l’impasse. Il inséra la clé dans le contact, puis se figea. Il y avait quelque chose sur le tableau de bord, au milieu de son champ de vision.

Une molaire, probablement celle du fond à en juger par ses trois racines. Il comprenait maintenant ce qu’il avait vu pendre sous le visage de l’Hispano. Du tissu conjonctif arraché à la plus grosse. Les deux autres ligaments alvéolaires étaient étalés sur le tableau de bord de chaque côté de la dent, juste au-dessus du volant. Rusty poussa un long soupir et s’accorda un moment pour récupérer.

Comment en était-il arrivé là ? Dire qu’à une époque il avait tout pour lui… Un boulot correct, des muscles, une belle gueule qui rendait les femmes dingos, une maison, un gamin. L’alcool et la coke, ça se payait vraiment cher. Il avait tout perdu, tout. Il n’était plus qu’un chien battu apeuré.

Pire encore, un chien qui avait des dettes.

Il démarra, ouvrit la vitre et repêcha par terre une vieille serviette en papier de chez Starbucks. Il s’en servit pour récupérer la dent et la jeter dans l’impasse. Il l’entendit rebondir sur le pavé. Donc, maintenant Zielinski s’en prenait aux dents. Dieu sait à quoi il s’attaquerait ensuite. Or, dix mille dollars de dettes, c’était beaucoup.

En sortant de l’impasse, il se pencha en avant pour regarder le ciel en se demandant si et quand on verrait arriver le phénomène dont parlaient les médias.

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