Fugitive - Tome 2 (French Edition)
Chapitre 4
Se dégourdir les jambes.
Mali — Plateforme désert relais (PfDR) de Kidal.
C « est toujours comme ça au début. On découvre, on explore, on observe. C’est tellement différent de notre précédente mission que la première semaine se termine sans qu’on ne l’ait vue passer. D’ailleurs, le concept de semaine, ou de jour de la semaine, perd peu à peu de sa substance. Lundi, jeudi, ou samedi, quelle importance ? Janvier, mars ou octobre, idem. Il fait chaud toute l’année, la végétation est toujours au même stade, et la durée des jours ne varie pas beaucoup sous ces latitudes. On a donc vite fait de perdre ses repères.
Un détail qui ne me dépayse pas car presque comme sur un navire, c’est le ronronnement permanent qui se fait entendre, dû aux moteurs des clims et groupes électrogènes toujours en fonctionnement. C’est à se demander à quoi servent tous les panneaux solaires, au moins en journée.
Un des rituels chez les commandos veut que nous profitions des premiers jours pour arranger notre zone de vie. Chaque groupe ajoute sa marque, les suivants continuent. Les derniers héritent presque d’un palace.
Débrouillards de nature, capables de bricoler avec n’importe quoi, nous fouillons les recoins du camp pour récupérer des planches, des palettes, des barres, tout ce qui nous semble utile dans ce que les autres jettent. Notre barnum est désormais équipé d’un salon composé de trois canapés en bois. C’est un peu raide pour le cul, alors nous avons rajouté des duvets et matelas réformés.
Ce soir, la table basse en palettes accueille nos verres et nos pieds, ainsi qu’un agité dessus, Marc qui y fait le mariole.
— Marc ! Tu vas la péter avec tes conneries !
— C’est une table de commandos ! Indestructible ! réfute Olivier.
Lui, la grande tige, c’est l’infirmier du groupe. Ça ne le rend pas plus sage pour autant, bien au contraire puisqu’il saute à son tour dessus et se met à danser pour prouver sa solidité.
— Pète-toi un truc, on aura l’air malin en mission sans toi.
— On ne sait déjà pas s’il va survivre à ses coups de soleil, abonde Tonio. Quelle idée d’envoyer des rouquins dans le désert, franchement.
Contrairement aux apparences, nous ne sommes pas des ados attardés, ces moments font office de soupape de décompression. D’ailleurs, il suffit d’entendre le barouf venant du quartier des légionnaires juste à côté pour comprendre qu’ils ne sont pas plus sages que nous.
La deuxième semaine, le programme devient plus intensif. Malgré les conditions climatiques suffocantes, nous enchaînons les entraînements afin d’adapter nos organismes, améliorer nos techniques, tester le matériel et nos limites, mais surtout, renforcer la cohésion et notre efficacité.
Chaque soir, nous déterminons un trajet et nous nous faisons déposer le lendemain par hélicoptère, qui revient nous chercher plus loin. Nos corps ramassent au début, nous avons des auréoles sur nos vêtements et un goût de sel sur les lèvres en permanence, en plus du sable qui tapisse nos palais et nos fosses nasales. Équipés de pied en cap, nous portons environ quarante kilos, et bien souvent plus.
Mais en cette fin d’après-midi, si nous sommes tous assis dans un
Cougar[8], ce n’est pas pour se balader. Face à la porte latérale ouverte, le
gunner[9] est positionné derrière la mitrailleuse, avec son casque intégral noir à la Mad Max. À moins de cinquante mètres du sol et en rasant les reliefs, le paysage défile à plus de 260 km/h. Le vol tactique fait toujours son petit effet. Encore plus avec notre escorte tout près, un hélicoptère
d’attaque Tigre[10]. Pour l’ambiance, c’est bon, nous sommes dedans.
— Nous arrivons au point de dépose ! annonce le navigateur par radio.
L’appareil ralentit, nous passons en stationnaire et le gunner déroule la corde lisse, puis reprend son poste pour nous appuyer en cas de besoin. Je détache le mousqueton qui me relie au câble de sécurité et je me place sur le côté de la porte. Tonio est le premier à s’approcher, assis, les deux mains gantées sur la corde et les jambes dans le vide. Les autres se préparent.
— Top dépose !
Tape sur l’épaule de Tonio, il disparaît aussitôt. Le suivant arrive, attrape la corde et ça défile. Il ne reste plus que Marc et moi, je plonge le premier. Aussitôt les pieds au sol, je m’écarte pour ne pas le recevoir sur la tête. Les gars se sont déjà déployés, ils scannent toute la zone en position d’attente, genou au sol. Marc se poste à côté de moi et l’hélicoptère repart. L’assaut vertical est une manœuvre délicate, mais le gain de temps est indiscutable, sans compter que l’hélico est moins vulnérable en l’air.
Nous connaissons la mission par cœur, alors la mise en route se fait sans un mot. Laurent prend la tête de la colonne avec son GPS. Chacun a sa spécialité, lui, c’est le cartographe. C’est parti pour six kilomètres de marche afin de rejoindre notre point de surveillance.
La lumière du jour décline rapidement lorsque nous atteignons la colline visée. Étendus sur un kilomètre, deux cirques rocheux se font face, une plaine de sable au milieu, traversée du nord au sud par une piste.
Nous nous infiltrons par le sud-ouest, grimpons jusqu’au sommet, profitons des renfoncements naturels pour descendre en toute discrétion, puis nous répartir en binôme sur ce bout de versant.
Aux deux tiers de la pente, je me poste avec Marc derrière des blocs. Nous nous allongeons sur la roche noire qui exhale son haleine chaude sur nos corps. Un tour d’horizon avec les jumelles me confirme que nous sommes seuls, aucun mouvement perceptible sur les versants autour. Pas un bruit non plus, même le vent a décidé de faire une pause.
Ce point est désigné comme le théâtre de trafics en tous genres. Les groupes armés viennent se ravitailler avant de prendre la route du nord vers les zones refuges sur la frontière avec l’Algérie. C’est ce que nous a montré la caméra du drone et nous sommes ici pour en apprendre plus, notamment photographier individus et véhicules identifiables.
Nous patientons dans la nuit depuis près de trois heures, quand le calme est rompu par le bruit d’un moteur. Quelque chose de discret au départ, mais dans un environnement aphone, même une feuille qui tombe se ferait remarquer. Nous distinguons deux individus sur une moto qui remontent la piste devant nous, suivis rapidement par une seconde.
— Papier bulle partout, chuchote Marc.
Nous nous méfions des motos, souvent utilisées par les groupes armés parce qu’elles leur permettent des attaques aussi rapides que meurtrières. Mais si tous les motards ne sont pas des terroristes, quand la totalité des parties chromées sont occultées dans le but de supprimer les reflets du soleil visibles de très loin, ça en dit long sur le type de passagers.
En une heure, c’est un défilé de deux roues et de 4x4 qui se regroupent au nord de la vallée. Des sacs et des paquets s’échangent, de la nourriture, mais d’autres qui nous intéressent bien plus, comme des fusils, des munitions et des explosifs. Les armes sont glissées sous les longs vêtements pour les motards, ou chargées dans les coffres et recouverts par les provisions. Bienvenue au salon du terrorisme. Produits locaux et d’ailleurs, explosifs fermiers, grenades artisanales sans OGM, etc.
— Si on est en rade de munitions, on pourra venir recharger ici, s’amuse Marc.
— Ça donne une bonne idée de l’arsenal qui transite dans les villages alentour.
Les hommes palabrent et discutent, certains s’assoient par groupes, inconscients d’être surveillés. En opération, la nuit est notre amie. C’est même notre meilleure alliée puisque nous sommes équipés en vision nocturne, contrairement à nos ennemis. Ils le savent, mais également qu’il nous est impossible de les garder sous surveillance constante. Trop nombreux, trop bien fondus dans la population, sur un territoire immense qu’ils connaissent par cœur.
Sous le regard des étoiles, je balaye plus finement la zone avec des jumelles et je détecte du mouvement entre les rochers au-dessus du lieu de rassemblement. Une dizaine d’hommes ou plutôt une vingtaine maintenant.
— La vache ! Ils organisent une fête ?
— Souhaitons qu’ils n’aient pas prévu de feu d’artifice.
— Hey ! On en a deux en face de nous ! s’alarme Marc.
Je vérifie aussitôt et ravale un juron en découvrant deux formes humaines, couchées côte à côte sur une position plus élevée que la nôtre. Léger coup de stress. Qui augmente quand je remarque la posture familière de l’un d’eux. Jambes écartées et un bras replié dont la main vient se poser sur son épaule opposée. Un tireur couché avec arme sur bipied. Ça pue. Je donne un coup de coude à Marc pour qu’il confirme mes craintes. Il zoome dessus puis lâche les jumelles, contrarié.
— On a un sniper sous notre nez ! Mais comment on a pu le rater ?
— Parce que tu viens de le dire, c’est un duo de snipers. Ils sont isolés et immobiles comme des statues.
— C’est même à se demander s’ils respirent.
— Préviens les autres. Continuez la surveillance dans la vallée, moi je reste sur eux.
Autant ne pas épiloguer sur le fait qu’ils ont réussi à nous surprendre, donc arrivés avant nous. C’est typiquement le genre d’imprévu qui me fait grogner. Si le mec est bon, il va sérieusement nous compliquer la tâche. Quoique… à bien y regarder, ces deux-là m’ont l’air quand même très pros, au point d’instiller le doute dans mon esprit.
— Tu ne penses pas que ça pourrait être les tireurs des légionnaires ? Ceux prépositionnés pour notre exfiltration ?
— Possible, mais ils devraient être de l’autre côté pour surveiller les abords extérieurs. S’ils ont changé de position sans prévenir, ils sont stupides. C’est un truc à se tirer dessus !
— On doit s’en assurer et il n’y a qu’un moyen sans allumer la radio. Sors ta lampe infrarouge.
Marc la brandit et la pointe sous les tireurs. À l’œil nu, rien de détectable, mais à travers mes jumelles, j’aperçois le faisceau vert qui apparaît brièvement deux fois de suite. Nous allons être fixés. Un des nôtres répondra, alors qu’un ennemi ne verra rien du tout. Au pire, même s’il avait réussi à se procurer un système de vision nocturne, il ne saura pas qu’il faut renvoyer deux coups plus longs et espacés.
Quelques secondes plus tard, le verdict tombe. Des nôtres. Nous soufflons de concert, Marc range sa lampe.
— Sont vraiment cons de mettre un tireur sans prévenir. Tu pourras leur passer une avoinée.
— Avant de gueuler, on se renseignera. Ils ont sans doute un motif valable pour s’être déplacés.
Le danger désormais levé, nous reprenons notre surveillance. Deux heures plus tard, nous avons photographié tous les éléments souhaités et les hommes partent les uns après les autres. Inutile de rester plus longtemps, je l’annonce à mon équipe par radio :
— On remballe. On décroche dans dix minutes, dans l’ordre des binômes.
Nous mettons à profit ce délai pour inspecter notre planque et tout ramasser, du bout de papier qui nous aurait échappé, au sol piétiné que nous balayons pour effacer nos traces. Pas de signature qui puisse trahir notre venue. Les dix minutes sont écoulées, le premier binôme démarre, les autres suivent, chacun leur tour. Sans redescendre, nous longeons la colline vers la sortie sud et stoppons à une vingtaine de mètres avant la fin de la vallée. Dissimulés entre les roches, nous attendons maintenant que les légionnaires nous récupèrent à l’aube.
Un bout de ciel prend une teinte plus claire et la vallée s’est totalement vidée. Je suis en train d’avaler une barre énergétique quand David, le plus en hauteur, intervient par radio :
— Quatre VAB[11] en approche par le sud-est.
Nos taxis. Encore quelques minutes sans bouger, mais nous sommes prêts à décoller. Lorsque j’estime qu’ils sont assez proches, je donne le top :
— Au point B !
Nous nous extrayons de la colline aussi discrètement que possible, mais il fait jour et nous sommes désormais repérables. Nous fonçons droit devant.
Je ne quitte pas la ligne d’arrivée des yeux, la rupture entre la pierre noire et le sable orange, où s’immobilisent les quatre véhicules. Les portes arrière s’ouvrent, des soldats en descendent, puis se déploient autour de la colonne pendant que nous progressons en petite foulée. Avant de nous engager à découvert sur la piste où nous attendent les légionnaires, j’ordonne l’arrêt. Nous sommes encore en hauteur et les véhicules sont à trente mètres en contrebas.
— Clair ! annoncent tous les gars.
— En avant !
D’un seul mouvement, nous bondissons et courons droit devant. À mi-chemin, une détonation retentit. Ça siffle au-dessus de nos têtes, mais assez haut. Je me baisse vivement et regarde derrière pour vérifier qu’aucun de nous n’est touché. Non, tous sur leurs pieds, contrairement à un homme qui s’effondre sur le haut de la colline, un lance-roquette encore en main. Les lieux ne sont pas aussi déserts qu’ils le semblaient.
Les légionnaires réagissent aussitôt par des tirs de couverture pendant que nous fonçons droit sur eux. Pas de bonjour ni merci, nous verrons plus tard, quand nous serons à l’abri. Nous nous répartissons dans les trois premiers blindés.
— Arrosez-moi ça ! crie leur chef dans la radio.
À travers les portes, je repère un homme qui récupère le lance-roquette des mains du mort. Pas perturbé par les légionnaires qui lui tirent dessus, il l’épaule et nous vise. On va prendre une patate sur le blindé ! Je m’apprête à ordonner d’évacuer, quand, alors qu’il ajuste son tir, une deuxième détonation retentit. Un tir-tête. Il s’effondre à plat sur son collègue. Ce son sourd et puissant, je le connais bien, et pour le coup, je le trouve bien doux. C’est un PGM, celui du tireur d’élite posté en face de nous.
Les légionnaires grimpent à leur tour, ferment les portes arrière, les chefs d’équipe confirment être au complet et les véhicules s’ébranlent sur la piste dans un nuage de sable.
— Waouh ! Une sortie en fanfare, s’exclame Marc qui se marre.
— Après des heures sans bouger, c’est clair que ça réveille.
— Maître, nous devons récupérer les tireurs au pied de l’autre colline, m’informe un légionnaire.
— Bien sûr qu’on les récupère. Ils se sont grillés pour nous.
— On vous prévenait juste que nous allions faire un détour, reprend-il poliment avec un léger rictus.
Certes, on ne me demandait pas mon avis.
Nous arrivons au pied de la colline opposée en quelques minutes. Même manœuvre, les légionnaires descendent pour se déployer autour des véhicules. Plus loin, deux soldats bondissent des rochers et rejoignent le dernier blindé en courant. Ils sont aussi chargés que des mulets, n’ont pas un bout de peau visible et le long canon d’un PGM qui doit être encore chaud dépasse d’un des sacs à dos. Voilà nos anges gardiens. Aussitôt tout le monde remonte, les portes claquent et nous ne perdons pas une seconde pour quitter ce lieu ni touristique ni accueillant.
— Dis, on ne va peut-être pas râler sur la présence des tireurs, finalement, commente Marc avec un air malicieux.
— De toute évidence, ils avaient une bonne raison. C’est juste qu’ils auraient pu prévenir.
— Tu penses qu’ils avaient repéré les mecs depuis longtemps ?
— Fort probable. Ils ont dû les garder dans leur lunette tout du long, prêts à faire feu.
— On les avait au-dessus de la tête et, nous, tranquilles, on bouffait des barres de céréales. À mon avis, ils se sont bien marré les deux tireurs.
Le soleil tape déjà sur le blindage et comme s’il ne suffisait pas, je suis
assis à côté de la plaque du moteur[12] qui me chauffe tout le côté gauche. Je vais crever ! Je ne peux même pas ouvrir ma veste avec le gilet tactique rempli de barda par-dessus. Je tire sur mon cache-cou pour libérer au moins mon visage.
De retour au camp, Marc et moi rejoignons directement le PC pour un débriefing. Il se situe dans un bâtiment en dur, lui-même renforcé et protégé par un dédale en bastion wall. Nous traversons la salle principale qui fourmille de militaires derrière des écrans ou au téléphone, les murs sont recouverts de cartes diverses et d’informations. Au fond, le centre opérationnel qui dirige les missions. Les officiers présents recueillent nos éléments, à eux de les traiter et de les transmettre. Nous ne nous éternisons pas. Salut, bonne journée, on a cinquante kilos à perdre et besoin de nous aérer.
En rejoignant notre quartier, nous passons devant celui des légionnaires.
— Viens, on va les voir.
— Après la douche ? tente Marc.
Je fais comme si je ne l’avais pas entendu et je franchis leur porte. Nous dénichons un capitaine dans un coin.
— Vos hommes et vos tireurs ont assuré. Vous pourrez les féliciter de notre part.
— Je le ferai pour mes soldats, mais pas pour les tireurs, ce ne sont pas les miens.
— Ah ? Il y avait une autre unité engagée ?
À croire que c’était jour de soldes dans cette vallée, tout le monde s’y promenait.
— Non, pas vraiment. Vous avez été couverts par Émile et son spotter.
Jamais entendu parler de ce type, Marc non plus vu qu’il affiche le même air confus.
— Désolé, je ne sais pas qui est ce Émile.
— Un tireur longue distance détaché sur Barkhane. Il a accompli de belles prouesses en quelques mois. Nous l’avons eu en soutien sur des missions dans le sud de Gao et nous ne l’avons pas regretté.
— Un légionnaire ? questionne Marc.
— Il paraît, mais le gars n’est pas bavard ni très sociable. Vu comme il est bon, j’aurais tendance à dire qu’il ne peut que faire partie des nôtres, se rengorge-t-il.
— Donc, il vous suit, c’est ça ?
— Non plus. Il va et vient sur les bases en fonction des missions, c’est le COS qui le gère. Les tireurs longues distances sont souvent des satellites, comme chez vous. Il nous arrive de le réclamer en appui.
Effectivement, ce binôme a tout d’opérateurs des forces spéciales. Il est possible que je l’aie déjà croisé.
— Et on connaît juste son prénom ?
— Même pas, c’est son code, pas un prénom. On dit Émile pour aller plus vite, mais en fait, c’est « Et Mille ! ». C’est simple, quand il tire, il met toujours dans le mille et on est quelques-uns à pouvoir le confirmer.
— C’est comme ça qu’on construit les légendes, j’approuve en souriant.
— Vous constaterez lors de vos déplacements qu’il en est déjà une.
Nous le quittons et une fois suffisamment loin de ses oreilles, Marc revient sur le sujet :
— Je n’ai pas voulu reprendre le capitaine persuadé que cet Émile est dans ses rangs, mais s’il est aussi bon que ça, il est obligatoirement dans les nôtres.
— Tu as eu raison de ne pas le lui dire et je pense comme toi.
— Je parierais pour un binôme du commando Hubert. Discret et performant, c’est tout eux.
Nous en aurons vite le cœur net, car nous devrions rapidement le croiser s’il est dans les parages. De par sa fonction, il sera sur nos missions.
OceanofPDF.com