Le Sirénien (French Edition)

Capucine Sergent · Chapitre 32 sur 32

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Le Sirénien (French Edition)

Chapitre 32

 

L’air était tiède et la plage silencieuse. J’ôtai mes chaussures pour marcher dans le sable. L’océan calme et endormi tenait le ciel par la main. La sérénité s’imprima dans chaque cellule de mon corps.

Je devinais plus que je ne voyais la silhouette d’Eridan au large. Une fois la serviette déroulée à mes pieds, je m’assis dans le sable et m’emmitouflai dans la couverture. Eridan approchait. Il utilisa le courant pour se propulser et venir s’échouer à mes côtés.

Le vent balaya mes cheveux et Eridan replaça une mèche derrière mon oreille.

— Tu les gardes détachés depuis ce jour, murmura-t-il.

Il faisait allusion à notre première soirée en ville.

— J’avais l’impression que tu les préférais ainsi.

— C’est le cas.

— Tu n’as pas froid ?

Sa peau humide était exposée.

— Pas vraiment, me sourit-il, mais si c’est une invitation à me joindre à toi, j’accepte volontiers.

J’écartai un bras et fis glisser la couverture sur ses épaules. Il attrapa l’autre pan et m’attira contre lui avec assurance.

Je l’attendais depuis longtemps, et pourtant, il me surprit presque par son baiser. Ses lèvres fraîches et salées se posèrent sur les miennes, à la fois douces et impérieuses. Comme s’il avait retenu toute la tension accumulée ces derniers jours. 

— T’embrasser m’a terriblement manqué, avoua-t-il.

Malgré la chaleur de son corps, je tressaillis. Ses lèvres prirent à nouveau possession des miennes, son étreinte passionnée me fit basculer sur le dos, mais j’étais ailleurs. Plus tôt, j’avais dit que Tangaroa n’avait pas été notre plus grand obstacle, et il ne l’était pas.

Eridan mit un terme aux baisers et je me redressai. Mes yeux s’égarèrent là où les vagues silencieuses venaient s’échouer.

— Je ne peux pas m’empêcher de penser à ce que tu m’as dit ce jour-là.

Eridan ne demanda pas à quel jour je faisais allusion.

— Quel avenir pouvons-nous avoir toi et moi ?

Il entoura mon visage de ses mains palmées et je détachai mon regard de l’océan pour me tourner vers lui.

— Je t’aime, Carly.

Ses mots traversèrent mon corps, mon cœur, mon âme. Je rêvais que l’amour puisse nous suffire.

— Ça ne change rien à qui nous sommes, à nos différences. Nous pouvons choisir de ne pas les voir, mais celles-ci nous rattraperont toujours.

Eridan fronça les sourcils. 

— Pourquoi parles-tu comme ça maintenant ?

— J’essaie de voir le point de vue que tu as soulevé.

— Je t’ai dit que je cherchais avant tout à te garder en sécurité.

— Tu voudrais me faire croire qu’il n’y avait rien de vrai ?

Il resta un moment silencieux.

— Je vais te répondre sincèrement, Carly. Je vois que tu doutes, comme c’était le cas au début, et que tu posais des limites dans l’espoir de ne pas développer de sentiments. J’ai contourné et repoussé ces limites, j’ai plongé dans ces sentiments que tu fuyais, et que moi-même je ne connaissais pas. Tu m’as ouvert à un nouveau monde, et pour ça je t’en serai toujours reconnaissant même si tout devait s’arrêter demain.

Ma lèvre inférieure trembla. Eridan la caressa de son pouce.

— Je ne suis pas raisonnable, je ne pense pas avec ma tête. Surtout depuis que tu m’as fait découvrir les pouvoirs du cœur. Désormais, le mien bat pour toi, peu importe que ce soit logique ou non. Maintenant, tu n’as qu’un mot à dire et je sortirai de ta vie, si c’est ce que tu souhaites. Par contre, ne me demande pas si je suis capable de renoncer à toi, la réponse est non. Je n’envisage plus ma vie sans toi. Je viendrai te rendre visite ici, tu seras la bienvenue à la cité de corail. Je veux t’offrir plus que n’importe quel humain.

J’étais sans voix. 

— Je t’aime aussi. Aucun humain ne crée ces sentiments en moi, aucun humain ne m’attire, ne me fait rire, ne me regarde comme tu me regardes. Seulement, j’ai peur que le fossé entre nous soit trop grand, car la nature même nous a faits différents… Et puis, nous sommes en automne, l’eau sera bientôt trop froide pour que je vienne me baigner.

Eridan ne répondit pas tout de suite. Je devinai qu’il cherchait la réponse.

— L’eau ne sera jamais assez froide pour m’empêcher de te voir. Mais l’océan est grand, nous pourrions nous rencontrer ailleurs.

— Où ?

Que ce soit l’île du sud ou du nord, l’hiver restait l’hiver en Nouvelle-Zélande.

— Chez ton père, par exemple.

Je n’y avais même pas pensé.

— Comment tu es au courant ?

— Je l’ai su par Jared. Et je suis prêt à faire le trajet lorsque tu lui rendras visite.

— Nager jusqu’à Hawaii ?

Il me répondit par un sourire.

C’était la solution la plus belle et la plus merveilleuse qu’il pouvait me proposer, un lieu où la température serait idéale.

Nos lèvres se rencontrèrent dans un même élan. J’avais tenté de l’oublier, je n’avais pas réussi. Mes mains glissèrent sur son torse et s’enroulèrent dans son dos. Cette fois, je l’attirai contre moi, et il s’allongea dans le sable au-dessus de moi.

Ses mains caressaient désormais mes cuisses, soulevant ma robe, à la découverte de ma peau. Quelque chose au fond de moi montait et je n’étais pas certaine de pouvoir le réprimer. Le désir avait toujours été là, entre nous. Palpable. Vibrant. Mon étreinte se resserra, nos langues se mêlèrent.

Eridan leva son regard fiévreux vers moi.

— Il y a quelque chose que tu as dit et qui me dérange un peu, avoua-t-il.

— Quoi donc ?

— Tu penses vraiment que la nature nous a faits si différents ?

Il me tenait par la taille tandis que de son autre main, il remontait à présent entre mes cuisses. Je fermai à demi les yeux et me mordis la lèvre.

— Je ne sais pas, admis-je.

Sa main palmée redescendit avec volupté.

— Tu en as envie ?

J’acquiesçai lentement. Sur l’îlot, nous avions tous les deux été sur le point de céder à nos instincts les plus primaires. Jusqu’à ce qu’Eridan soit contraint de regagner l’eau.

Ce soir-là était différent. 

— Prenons notre temps, proposa-t-il. 

Un frisson d’excitation et d’inconnu me parcourut. Ses doigts palmés charmèrent des parties de ma peau qu’il n’avait encore jamais explorée. D’un frôlement, il dégagea mes bretelles, puis défit les trois boutons au creux de mes seins. Ma robe glissa sur mes hanches et il acheva de me l’ôter complètement, comme s’il avait fait ça toute sa vie. 

— Tu as l’air surprise, remarqua-t-il.

— Je ne pensais pas que tu trouverais seul la manière de me l’enlever, taquinai-je.

— Tu oublies que je suis observateur. Je t’ai vue plus d’une fois te déshabiller avant d’entrer dans l’eau.

Devais-je en rire ou m’en offusquer ? Mes pensées m’échappèrent au moment où il caressa ma poitrine dénudée. Sa bouche s’aimanta à ma peau, flirta avec les courbes de mes seins, taquina mes tétons.

Mon corps se cambra contre son torse et s’embrasa de l’intérieur lorsqu’il continua son exploration le long de mon ventre. Des baisers humides se perdirent autour de mon nombril. Ses mains s’invitèrent entre mes cuisses et le vêtement qui me restait fut de trop. Je soulevai les hanches, tirai d’un côté de ma culotte pendant qu’il en faisait de même, pour me retrouver complètement nue, offerte, sous son regard intense.

— Comme j’aime tes jambes, murmura-t-il avec extase en les écartant un peu.

La notion d’interdit était en train de revenir, mais elle avait une saveur nouvelle. Grisante.

La tête d’Eridan se perdit entre mes cuisses alors que la mienne basculait en arrière. Il me goûtait, me dégustait, jouait avec le contour de mes hanches et de mes genoux. Il enroula ma jambe gauche par-dessus son épaule, me pressant contre lui. Un délice irrésistible monta en moi, me précipita dans un gouffre abyssal.

Eridan se redressa. Je l’attirai à hauteur de mon visage, un peu déboussolée par le plaisir qu’il m’avait offert.

Ma main se posa sur ses pectoraux, s’arrêta au niveau de son nombril.

— Tu m’avais expliqué que tout était à l’intérieur, dis-je.

— Oui.

Il guida ma main vers ses écailles. Par pudeur, je fermai les yeux ; ses écailles bougèrent, s’écartèrent sur son membre dur et enflé.

Ma main s’immobilisa et j’ouvris les yeux pour me perdre dans sa contemplation. C’était… différent.

— Carly ?

Je rencontrai son regard océan.

— Dis-moi à quoi tu penses. Si tu as toujours envie ou si…

Pour toute réponse, je le caressai, déclenchant chez lui un soupir ensorcelé.

— Oui, j’ai toujours envie. Je me demande juste comment.

La dernière fois, ses écailles avaient égratigné ma peau. Eridan tira la couverture entre mes cuisses et se positionna au-dessus de moi. Les muscles de ses bras étaient contractés, en appui pour ne pas m’écraser.

— Je ne suis pas très à l’aise en dehors de l’eau, avoua-t-il avec une expression troublée.

— On a dit qu’on prendrait notre temps, le rassurai-je. 

Il m’embrassa et l’espace entre nos deux corps candides s’amenuisa avec d’infimes précautions. Yeux dans les yeux, nous guettions les réactions l’un de l’autre. Fossé, barrières, raison, tout disparut. L’univers s’ouvrait pour rendre l’impossible possible. L’infini bleu de l’océan et du ciel s’étendait au-dessus de nos têtes, nous souriant avec complicité.

Je resserrai les jambes autour de sa taille, nous unissant plus loin encore. Corps, cœurs et âmes s’accordaient. Eridan posa ses coudes de part et d’autre de mon corps, s’inclina pour sceller nos lèvres. Une seconde qui se transforma en éternité. La position se révéla inconfortable et, avec un regret, Eridan s’écarta.

— Allonge-toi sur le dos, lui dis-je.

— Sur le dos ?

— Oui.

Son corps et sa nageoire étaient entièrement secs à présent. Nous inversâmes les positions et je replaçai la couverture entre mes cuisses. Le monde bascula une seconde fois dans cette nouvelle étreinte. Surprenante. D’une aisance familière. Hanches contre nageoire, nos corps découvraient un nouveau langage dont chaque mot créait des étincelles. L’euphorie nous gagna. La moiteur générée par notre cadence avait créé un abîme incandescent dans lequel nous nous consumions. Insondable. Insaisissable. Le moment nous appartenait autant qu’il nous échappait.

Nos sens se fondirent l’un dans l’autre une ultime fois.

Eridan murmura mon prénom tout bas, ses mains palmées se détendant dans mon dos. Nous restâmes enlacés ainsi, essoufflés, comme deux naufragés vulnérables sur une plage déserte.

Un sourire délicieux gagna mes lèvres. 

— Tout va bien ? demandai-je. 

Il rit dans mes cheveux.

— Oui et toi ?

— C’était mieux encore que ce que je pouvais imaginer, mieux encore qu’avec un humain.

Sa main caressa mes cheveux. Mon sourire était contagieux.

— Pour moi aussi. Peut-être que les sentiments y sont pour quelque chose.

— J’en suis convaincue. 

L’enchantement de ce moment perdura jusqu’à ce que mes yeux se ferment. Le monde des rêves m’ouvrit ses bras et je me laissai couler dans un cocon de bien-être.

Je crus m’endormir, mais lorsqu’Eridan bougea, il faisait toujours nuit. La couverture enroulée autour de moi conservait encore son odeur et sa chaleur. 

— Carly !

— Hmm…

— Viens vite, maintenant.

Eridan m’embrassa dans le cou, l’air surexcité. Il manipula l’eau jusqu’à sa nageoire, s’apprêtant à regagner l’océan, ce qui acheva de me réveiller. Un frisson me parcourut malgré la couverture sur mes épaules.

— Viens, insista Eridan. Il ne faut pas que tu manques ça.

Par réflexe, je jetai un regard sur la plage alentour. Nous étions toujours seuls, au milieu de la nuit, le reste du monde semblait s’être mis d’accord pour nous accorder cet instant.

Entièrement nue, je m’immergeai dans l’eau froide, et mon corps se réveilla comme si des milliers de petites aiguilles s’enfonçaient sous ma peau.

Réprimant un frisson, je me mis à nager en espérant me réchauffer un peu. Eridan attrapa ma main, la guida autour de ses épaules et prit la direction du large, gardant la tête à la surface.

— Tu les vois ? me souffla-t-il.

— Quoi donc ?

Je regrettai déjà la plage. L’océan, aussi noir que le ciel, nous engloutissait dans son immensité.

Au loin, des points phosphorescents clignotaient. Je crus qu’il s’agissait du reflet des étoiles dans la mer, et je m’apprêtais à poser la question à Eridan lorsqu’il resserra mes bras autour de ses épaules.

— Tu peux rester en apnée ?

— Oui.

Je pris une inspiration, Eridan plongea. La nuit nous avala toute entière et le froid me coupa le souffle. Une minute s’écoula avant qu’Eridan ne nous ramène à la surface.

— Et maintenant ? demanda-t-il.

Devant nous, les étoiles – qui ne venaient pas du ciel – continuaient de clignoter. Des formes blanches et lumineuses, presque spectrales, se mouvaient en direction du Sud.

— Ce sont…

— …des méduses bioluminescentes, termina Eridan. Les beautés des profondeurs.

On aurait pu les prendre pour des lanternes. Leur ombrelle se déployait avec grâce et lenteur, leurs longs bras ondoyaient d’une blancheur chassant momentanément l’obscurité de la nuit. Un spectacle d’une beauté vulnérable et fragile.

— C’est magnifique, soufflai-je.

Eridan glissa ses bras autour de ma taille pour m’amener devant lui.

— Tu pleures ?

Des larmes d’émotion coulaient sans que je ne m’en rende compte.

— L’océan est tellement beau, murmurai-je. J’aurais voulu naître ici.

Son regard se fit tendre.

— Je suis reconnaissant que tu sois humaine. Si tu avais été une sirène, notre temps aurait été trop court, je n’aurais pas pu t’aimer comme tu le mérites.

Nos lèvres humides se joignirent, mes jambes se resserrèrent autour de sa taille et mon pouls s’accéléra. Un peu plus tôt sur la plage, c’était moi qui avais mené la danse pendant l’amour. Mais à présent, j’étais dans l’univers d’Eridan.

— Tu as encore envie, murmurai-je.

Pour toute réponse, il me serra plus fort.

— Est-ce que tu es bien ?

L’intérieur de mes cuisses était collé contre ses écailles lisses, lubrifiées sous l’eau.

— Oui.

— J’aimerais essayer, chuchota-t-il à mon oreille. Je sais que tu y es réticente, alors je ne t’oblige à rien si tu ne veux pas.

Je glissai mes mains dans ses cheveux, attirant son visage dans mon cou, où il y déposa des milliers de baisers.

— Je te fais confiance.

Mon cœur battait un peu trop vite.

— Sous l’eau ?

— Théoriquement, je peux tenir près de trois minutes en apnée, dis-je fièrement.

Il me sourit.

— Pourquoi ai-je l’impression que ce n’est pas assez long pour ce que j’envisage ? Si jamais il y a le moindre problème…

— …je tirerai sur mon oreille.

Mes poumons se gonflèrent d’oxygène, puis lorsque j’eus bloqué ma respiration, Eridan m’attira sous l’eau. Le silence et l’apesanteur nous happèrent. Mes cheveux flottèrent autour de moi. Enlacée dans ses bras, j’accueillis de nouvelles sensations dans ce ballet hypnotique. Il se mit à tournoyer avec effervescence.

Vide, plein. Haut, bas. Lumière, obscurité. Tous les contrastes de la vie se rejoignaient.

Mon cœur était inondé d’amour.

Lorsque Eridan me pénétra, la surprise me fit expirer l’air de mes poumons. Sa bouche se plaqua contre la mienne et l’oxygène y entra de nouveau. Sa nageoire me berçait d’un rythme lent et sensuel, qui s’accéléra peu à peu. Malgré ce que j’avais dit un peu plus tôt, je ne m’étais jamais sentie aussi proche d’une enfant de l’océan. Je continuai de prendre l’air qu’il me donnait, et d’expirer par intermittence. Vulnérable, libre, possédée. Je n’avais plus peur.

Eridan se contracta plus fort contre moi, sa bouche pressée passionnément contre la mienne. Beau et intense. Ses ondulations étaient les miennes. 

J’articulai un « je t’aime » contre ses lèvres. Son corps vibra de plaisir contre le mien, puis sa nageoire ralentit et ralentit… pour se détendre complètement.

Il me ramena à la surface. J’inspirai une grande bouffée d’air et écartai les cheveux qui me tombaient devant les yeux.

— Carly…

J’attendis la suite, mais il semblait à court de mots. Et surtout, il guettait avec appréhension ma réaction. Je caressai sa joue.

— On recommence quand tu veux.

Il me dédia un sourire éblouissant de bonheur.

— Ne me dis pas ça, je serais capable de recommencer maintenant.

Je me mis à rire.

— On recommence quand tu veux à partir de demain.

— Et les jours suivants ?

— Les jours suivants aussi, de chaque mois, de chaque année que nous passerons ensemble, conclus-je.

 

FIN

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À propos de l’autrice

 

D’origine bordelaise, Capucine Sergent a voyagé entre la France, l’Angleterre et l’Italie pendant ses études. Elle travaille aujourd’hui en tant que traductrice.

Grande rêveuse et artiste dans l’âme, elle s’intéresse (et a pratiqué !) les arts martiaux, la danse, le théâtre et le piano.

Surtout ne vous fiez pas aux apparences, elle est ceinture noire de Kung Fu !

Elle est publiée depuis 2019 chez Au Loup Éditions pour une série contemporaine, En scène. Lauréate du concours Emergences organisé par la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse pour sa nouvelle « Brune d’écorce et de peau ».

Vous pouvez la retrouver sur Wattpad, où elle partage ses écrits.

 

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Autres publications

 

Série jeunesse contemporaine :

En scène, Tome 1, Au Loup Éditions, (2019)

En scène, Tome 2, Au Loup Éditions, (2021)

En scène, Tome 3, Au Loup Éditions, (2022)

 

Roman contemporain-fantastique :

L’art est long, la vie est courte (2022)

 

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