L'effondrement (du monde) n'aura (probablement) pas lieu
Pollution
sixième jour, c’est-à-dire six et encore un de plus le septième jour, c’est-à-dire sept. Mais le huitième jour il ne m’en restera plus que deux en tout et pour tout. Dans ce cas de figure, la chute est vio-lente. Ma consommation de chocolats devra passer du jour au lendemain de sept à deux. Et plus rien le jour suivant. C’est ce que l’on appelle une chute en falaise de Sénèque 1, une chute abrupte. Qui se produira si les investissements et la technologie nous conduisent à augmenter trop longtemps la production de pétrole. Ou l’exploitation des métaux nécessaires à la transition énergétique. À partir de 2050, du jour au lendemain pour ainsi dire, nous serions brusquement à court. La produc-tion industrielle et alimentaire cesserait aussitôt.
En revanche, si le stock de ressources s’avère plus important, l’effondrement ne serait plus seulement causé par la raréfaction des matières premières, mais aussi par la pollution.
Pollution
La pollution cause directement et exclusivement deux problèmes majeurs : un problème de santé publique et celui du réchauffement climatique.
1. Ugo Bardi a ainsi baptisé cet effet en raison de la maxime du philosophe romain selon laquelle le chemin vers la richesse est long, mais la chute vers la misère est rapide. Cf. Ugo Bardi, The Seneca Effect: Why Growth Is Slow but Collapse Is Rapid, Springer, 2017.
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