L'effondrement (du monde) n'aura (probablement) pas lieu

Phénomène global

publics ni d’assurances sociales financés par l’impôt. Effectivement, si la croissance s’effondre durablement, c’est tout l’ordre économique qui se délite. Mais la croissance ne fait pas que soutenir le monde, elle le sous-tend aussi. Car c’est elle qui lui donne un sens. Et c’est son mouvement qui le standardise. Sous les burgers, les jeans et les films d’action consommés dans le monde entier, il y a la croissance. Sous les smartphones et les réseaux sociaux qui ont conquis le monde, il y a la crois-sance. Sous la pop culture planétaire, il y a la crois-sance. Il y a donc bien une civilisation globale. Et elle est bien fondée sur la croissance économique.

En résumé : fin de la croissance = effondrement

de notre civilisation.

Ces définitions positives nous éclairent en néga-

tif sur ce que l’effondrement n’est pas. Première-ment, il n’est ni une récession ni une crise. Une récession est une baisse de la production qui peut être grave. Mais un effondrement sera proprement catastrophique. Il y a une différence de degré. Par ailleurs, on peut se remettre d’une crise qui est un choc ponctuel. Mais l’effondrement est une dégrin-golade pérenne, un aller sans retour. Il y a donc aussi une différence de nature.

 

• Phénomène global

 

Le caractère massif de l’effondrement interdit

qu’il ne s’agisse que d’un événement local. L’effon-drement de tel ou tel État en tel ou tel point du

 

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