Les Jours meilleurs (Fiction) (French Edition)
Chapitre 2
Kitty rentra chez elle à vélo par des ruelles détournées et désertes, ce qui lui donna l’impression d’être un rat se carapatant dans les égouts. Elle était épuisée. L’euphorie ressentie en voyant son amie s’était peu à peu dissipée, laissant place à un sentiment d’impuissance à l’idée de ce qui les attendait toutes les deux.
Kitty avait commencé à travailler un an auparavant pour Trente minutes, l’émission de télévision qui l’avait fait connaître avant de la briser. Elle battait des records d’audience avec ses cinq cent mille spectateurs, ce qui était plutôt impressionnant pour l’Irlande, qui ne comptait que cinq millions d’habitants, mais pas suffisant pour faire de Kitty la nouvelle Oprah Winfrey. Et maintenant, à cause de son reportage désastreux, elle venait de se faire virer par la chaîne de télévision et était accusée de diffamation en prime. Tout ça s’était déroulé quatre mois plus tôt, en janvier, mais le procès, qui s’ouvrait dans moins de vingt-quatre heures, faisait la une des journaux. Son visage, son erreur et son nom étaient maintenant sur les lèvres de bien plus de cinq cent mille personnes.
Elle savait que le public l’oublierait rapidement mais que son intégrité professionnelle, en revanche, s’en ressentirait longtemps : elle avait déjà été détruite. Et si Etcetera, le magazine fondé et dirigé par Constance, ne l’avait pas renvoyée, c’était seulement grâce au soutien de Constance. Celle-ci était bien la seule à l’épauler en ce moment, et même si Bob était le rédacteur en chef et un ami, Kitty n’était pas certaine qu’il la garde une fois que Constance ne serait plus là pour faire pression sur lui. Elle redoutait le jour où celle qui lui avait tout appris ne ferait plus partie de sa vie. Constance l’avait guidée depuis le début, l’avait conseillée et lui avait permis de trouver sa voie et d’assumer ses choix, ce qui signifiait que Kitty lui devait ses succès, mais aussi que son nom était estampillé sur tous ses ratages, ce qui lui sautait soudain aux yeux.
Son portable vibra de nouveau dans sa poche, et elle l’ignora comme elle l’avait fait depuis le matin. Des journalistes l’appelaient depuis que des nouvelles du procès avaient filtré, et des gens qu’elle considérait jusque-là comme des amis la harcelaient pour obtenir une déclaration. Ils avaient tous opté pour des stratégies différentes. Certains lui demandaient franchement si elle avait quelque chose à dire, d’autres essayaient de l’amadouer : « Tu sais ce que c’est, Kitty, on a une pression de malade. Mon chef sait qu’on est amis, et il veut que je lui rapporte quelque chose. » D’autres l’avaient invitée à dîner, à boire un verre, à l’anniversaire de mariage de leurs parents, aux quatre-vingt-cinq ans de leur grand-père sans faire allusion au scandale. Elle avait refusé de parler à quiconque, mais elle apprenait beaucoup de choses et la liste des noms de ceux à qui elle enverrait une carte de vœux à Noël se réduisait à vue d’œil. Le seul qui ne lui avait pas encore téléphoné, c’était son ami Steve. Ils avaient fait leurs études de journalisme ensemble et étaient restés proches. Son seul désir était de devenir journaliste sportif, mais il n’avait pas encore dépassé le stade des ragots sur les joueurs de foot dans les magazines people. C’était lui qui lui avait suggéré de postuler à Etcetera. Il avait découvert ce journal dans la salle d’attente du médecin consulté pour obtenir la pilule du lendemain après leur seule nuit passée ensemble, et au terme de laquelle ils avaient décidé d’un commun accord qu’il valait mieux rester amis.
Elle pensait à lui quand son téléphone sonna, et son sixième sens la poussa à s’arrêter pour décrocher. C’était lui. Elle hésita à répondre. Elle se méfiait. La catastrophe avait réduit à peu de chose la liste de gens en qui elle pouvait avoir confiance. Elle décrocha.
— Pas de commentaire, aboya-t-elle.
— Pardon ?
— J’ai dit, pas de commentaire. Tu peux expliquer à ton chef que tu ne m’as pas eue au téléphone ou qu’on est fâchés, et d’ailleurs c’est ce qui va se produire. Je n’arrive pas à croire que tu aies le culot de m’appeler et d’utiliser notre amitié à des fins professionnelles.
— T’as fumé du crack ?
— Quoi ? Non. Attends, ça fait partie de l’histoire ? Parce que s’ils prétendent que je suis une junkie, ils peuvent aller…
— Kitty. La ferme. Je vais dire à mon chef que toi, Kitty Logan, dont il n’a d’ailleurs jamais entendu parler, n’a aucun commentaire à faire sur la nouvelle collection de Victoria Beckham, parce que c’est la seule chose dont j’ai le droit de parler en ce moment. Non, maintenant que j’y pense, il y a aussi le match de foot gaélique qui opposera bientôt Carlow à Monaghan, match déterminant parce que Carlow n’a pas joué une finale du All-Ireland depuis 1936 et Monaghan depuis 1930, mais tout le monde s’en fout. Ça n’intéresse personne au journal. Non. Tout ce qui nous importe, c’est de savoir si la nouvelle collec’ de Vicky déchire ou délire, si elle in ou out, ou deux autres adjectifs de ce genre, si possible qui riment entre eux, et que je suis supposé inventer, sauf que j’en suis incapable.
Il interrompit sa diatribe et Kitty ne put s’empêcher de rire. Elle n’en avait pas eu souvent l’occasion au cours de la dernière semaine.
— Ravi de voir que tu trouves ça drôle.
— Je croyais que tu avais enfin le droit d’écrire sur le football.
— Elle a épousé David Beckham, dont apparemment ça suffit à la faire entrer dans cette catégorie. Bon, j’ai besoin d’aide pour mon article, mais ce n’est pas pour ça que je t’appelle. Je voulais juste vérifier que tu n’étais pas en train de pourrir dans ton appart.
— C’est justement ce que j’étais en train de faire, mais je suis sortie rendre visite à Constance. Et maintenant je rentre pour reprendre là où j’en étais.
— Bien. À tout de suite. Je suis devant ta porte. Oh, et, Kitty, ajouta Steve sur un ton plus sérieux, apporte de l’eau de Javel et une brosse métallique.
Kitty sentit son estomac se nouer.
Lorsqu’elle parvint en haut des marches, son vélo sous le bras, Kitty lut : « Connasse de journaleuse » tagué à la bombe sur sa porte. Elle habitait un studio à Fairview, un quartier de Dublin si près du centre qu’elle pouvait s’y rendre à bicyclette, voire parfois à pied. Et comme l’appartement était situé au-dessus d’un pressing, le loyer était abordable.
— Tu devrais peut-être déménager, suggéra Steve alors qu’ils frottaient la porte, agenouillés.
— Pas question. Je n’ai pas les moyens d’habiter ailleurs, à moins que tu ne connaisses un appart’ libre au-dessus d’un pressing.
— C’est une obligation ?
— Quand j’ouvre mes fenêtres, de jour comme de nuit, je suis submergée par des produits chimiques répondant au doux nom de perchloroéthylène, qu’on appelle aussi tétrachloroéthylène, PCE ou plus communément « perchlo ». Tu en as déjà entendu parler ?
Steve secoua la tête et pulvérisa davantage d’eau de Javel sur la porte.
— On l’utilise pour le nettoyage à sec et le dégraissage des métaux. Il est considéré comme cancérigène par Organisation mondiale de la santé. Des tests ont prouvé qu’une exposition de huit heures ou moins à sept cent mille microgrammes par mètre cube d’air cause les symptômes suivants : vertiges, somnolence, migraines, étourdissement et perte d’équilibre. Ça part mal, ce rouge, pas vrai ?
— Occupe-toi du vert, je m’occupe du rouge.
Ils échangèrent leurs places.
— Une exposition à trois cent cinquante mille microgrammes pendant quatre heures affecte les nerfs du système visuel, poursuivit Kitty tout en plongeant son éponge dans le seau plein d’eau. On retrouve des traces de cette substance pendant des années dans le sang et l’urine des employés de pressing. Le perchlo peut traverser les sols, les plafonds et les murs, et une étude pratiquée sur quatorze individus en bonne santé habitant à côté d’un pressing a démontré que leurs réponses à de simples tests psychologiques étaient moins bonnes que des gens non exposés.
— Tout s’explique, alors. J’en déduis que tu as rédigé un article sur le perchlo.
— Non. J’ai fait des recherches, puis j’ai dit au proprio que j’allais publier mes résultats et les balancer aux autres locataires et aux employés du pressing. Du coup, il a accepté de me faire une ristourne de cent euros sur le loyer.
Steve leva les yeux sur elle, sidéré.
— Il aurait pu te virer et trouver une autre locataire.
— Je lui ai dit que je balancerais l’info au locataire suivant et à tous ceux qu’il trouverait. Il a paniqué.
Il secoua la tête.
— Tu es…
— Maligne ?
— Une connasse de journaleuse, répondit-il. On devrait arrêter de nettoyer : ce graffiti dit la vérité.
Il continuait à la dévisager comme s’il ne la reconnaissait pas.
— Hé ! Ce sont eux qui utilisent du perchlo, pas moi.
— Déménage.
— Je n’en ai pas les moyens.
— Kitty, tu ne peux pas menacer les gens comme ça. Tu n’as pas le droit d’utiliser ton job pour obtenir ce que tu veux. C’est de l’intimidation.
— Rhôôô.
Elle leva les yeux au ciel et balança l’éponge dans le seau, agacée. Elle ouvrit la porte de son appartement et s’installa à la table de la cuisine, où elle attendit que Steve la rejoigne. Elle mordit dans l’un des cupcakes qu’elle avait rapportés de l’hôpital. Son ami referma la porte derrière lui mais ne s’assit pas.
— Tu as quelque chose sur le cœur, Steve ?
— Je suis passé vérifier que tu allais bien à cause du procès qui s’ouvre demain, mais plus tu parles et moins j’arrive à me sentir concerné par ce qui t’arrive.
Le gâteau se transforma soudain en caillou dans sa bouche. Elle déglutit rapidement. Et il finit par cracher le morceau.
— Tu as accusé un prof d’EPS bien sous tous rapports, marié, père de famille, d’avoir commis des abus sexuels sur deux de ses élèves et d’en avoir mis une enceinte. À la télévision. Devant le pays tout entier. Et tu t’es trompée.
Elle le regarda, les yeux brûlants. Elle était blessée par ses paroles, et même si elle savait qu’elle avait eu tort et qu’elle avait commis une grave erreur, elle ne pensait pas mériter qu’on s’adresse à elle comme ça.
— Je sais tout ça, je sais ce que j’ai fait, répliqua-t-elle avec une assurance qu’elle était loin de ressentir.
— Et tu regrettes ?
— Bien sûr que je regrette, putain ! explosa-t-elle. Ma carrière est foutue. Plus personne ne voudra m’embaucher. Je ne sais pas combien je vais coûter à la chaîne s’il gagne, et je suis certaine qu’il va gagner. Je suis foutue.
Kitty devinait, perturbée, que son ami peinait à garder son calme habituel.
— Tu vois, c’est exactement ça qui me tracasse, Kitty.
— Quoi ?
— Le ton avec lequel tu t’exprimes. Tu es tellement… désinvolte.
— Désinvolte ? Je panique complètement, Steve !
— Tu paniques pour toi. Pour « Katherine Logan, journaliste télé », dit-il en mimant les guillemets avec les mains.
— Pas que pour ça, répondit-elle avec difficulté. Je me fais beaucoup de souci pour mon emploi à Etcetera aussi. Il y a beaucoup en jeu.
Il eut un petit rire sans joie.
— C’est exactement ce que je viens de dire. Depuis le début, je n’entends parler que de ton nom, de ta réputation et de ta carrière. Tu ramènes tout à toi. Quand je t’entends raconter comment tu as menacé ton proprio de faire un article, ça ne me plaît pas. Tu ne me plais pas. (Il cessa de faire les cent pas pour la regarder bien en face.) Et ça fait au moins un an que ça me travaille.
— Un an ? Ah, je vois, quelqu’un a manifestement des problèmes dont il a refusé de parler, rétorqua-t-elle, stupéfaite. J’ai commis une erreur professionnelle. Quant à l’histoire de l’appart’, je ne vois pas où est le problème : je n’ai fait de mal à personne ! Attends, c’est pas toi qui as fait semblant de trouver un poil pubien dans la dernière bouchée de ton hamburger pour pouvoir en avoir un autre gratis ? Et tu as tellement embarrassé le patron devant les autres clients que tu ne lui as pas laissé le choix.
— J’avais dix-huit ans, répondit-il sur un ton égal. Tu en as trente-deux.
— Trente-trois. Tu as oublié de me souhaiter mon anniversaire, fit-elle remarquer puérilement. Je suis comme ça : je vois des histoires partout.
— Des histoires qui te permettent d’utiliser les gens.
— Steve !
— Avant, c’étaient de bonnes histoires, Kitty. Des histoires positives. Des histoires qui n’avaient pas pour but de piéger les gens.
— Je suis désolée. J’ignorais que ton article sur le défilé de Victoria Beckham allait changer la face du monde, répliqua-t-elle, cruelle.
— Ce que je veux dire, c’est qu’avant je prenais plaisir à les lire et à en entendre parler. Maintenant, tu n’es plus que…
— Que quoi ?
Les larmes lui montèrent aux yeux.
— Ça n’a pas d’importance.
— Non, vas-y, s’il te plaît, dis-moi ce que je suis, parce que je l’ai seulement entendu sur toutes les radios du pays, lu sur tous les sites Internet et sur ma propre porte depuis une semaine, que j’aimerais vraiment savoir ce que mon meilleur ami pense de moi. Ce serait la cerise sur le gâteau ! hurla-t-elle.
Il soupira et détourna les yeux.
Le silence s’éternisa.
— Comment je suis supposée régler ça, Steve ? finit-elle par demander. Comment faire pour que toi et le reste du monde cessiez de me haïr ?
— Est-ce que tu lui as parlé ?
— À Colin Maguire ? Pas question. Le procès est sur le point de débuter. Si je l’approche, je vais avoir des ennuis. On a présenté nos excuses dans Trente minutes, quand on a su qu’il n’était pas le père. On a donné la priorité à cette info.
— Et tu crois que ça suffit ?
Elle haussa les épaules.
— Kitty, si tu m’avais fait ce que tu lui as fait, je ne me serais pas contenté de taguer ta porte. J’aurais eu envie de te tuer, affirma-t-il sur un ton sévère.
Kitty écarquilla les yeux.
— Steve, ne me dis pas des choses pareilles.
— C’est ce que tu refuses de comprendre. Il ne s’agit pas de ta carrière. Ni de ta réputation. Tout ça n’a rien à voir avec toi. Ça le concerne, lui.
— Je ne sais pas quoi faire, répondit-elle en se tordant nerveusement les mains. Peut-être que si je pouvais expliquer ce qui s’est passé… Les deux femmes étaient tellement crédibles, Steve. Leurs histoires concordaient, les dates, les horaires, tout avait l’air béton. Crois-moi, j’ai fait des tonnes de recoupements et de recherches. Je ne l’ai pas balancé comme ça. J’ai travaillé dessus pendant six mois. Le producteur et le rédac’ chef m’ont soutenue, je ne suis pas la seule dans cette galère. Et ça n’avait rien à voir avec lui. Tu as vu le reportage ? C’était sur les pédophiles et les délinquants sexuels qui occupent des jobs dans les écoles ou qui sont en contact direct avec les enfants alors qu’ils ont été condamnés pour abus sexuel.
— Sauf lui. Il était totalement innocent.
— D’accord ! Sauf lui, concéda-t-elle, en colère. Tout le reste était parfaitement juste ! Et personne n’a rien trouvé d’autre à remettre en question !
— Parce que c’est ton boulot de dire des trucs justes. On ne va pas te féliciter pour ça.
— N’importe quel autre journaliste en aurait fait autant, mais c’est tombé sur moi.
— Il y a une raison à ça. Ces femmes t’ont piégée. Tu couvrais des histoires nazes et elles ont su que tu sauterais sur le scoop pour avoir ton heure de gloire.
— Je ne cherchais pas à avoir mon heure de gloire.
— Vraiment ? Tout ce que je sais, c’est que je ne t’avais jamais vue aussi excitée que le jour où tu as été embauchée pour cette émission. Et tu faisais un reportage sur le thé, Kitty. Si Constance t’avait demandé de rédiger un papier sur le thé, tu l’aurais envoyée bouler. La télévision t’a fait prendre la grosse tête.
Elle essaya de protester, mais en vain. Il avait raison. Trente minutes se déroulait en deux parties : un reportage d’investigation – celui sur lequel tout le monde voulait bosser –, suivi de quelques infos de moindre envergure, plus locales et pas très fracassantes. Pour son premier reportage, on lui avait demandé de chercher pourquoi les gens privilégiaient telle ou telle marque de thé. Elle s’était rendue plusieurs fois dans des usines de fabrication de thé, avait fait des enquêtes de terrain dans les supermarchés et assisté à des thés pour finir par se rendre compte que la plupart des gens buvaient le même thé que leurs parents. C’était une histoire de transmission. Son reportage durait quatre minutes et cinquante secondes et Kitty était persuadée d’avoir réalisé une œuvre d’art. Quatre mois plus tard, quand elle avait reçu la lettre des deux femmes qui mettaient en cause Colin Maguire, elle les avait crues sans réserve et avait travaillé à leurs côtés pour bâtir une accusation contre lui. Elle s’était perdue dans le drame, l’excitation et l’atmosphère des studios de télévision, dans l’opportunité de laisser derrière elle les articles sans intérêt pour percer enfin, et, dans sa quête de la vérité, elle avait proféré un mensonge, un mensonge dangereux qui avait ruiné la vie d’un homme.
Steve regardait autour de lui.
— Quoi, maintenant ? demanda-t-elle, épuisée.
— Où est Glen ?
— Au boulot.
— Il prend sa machine à café avec lui quand il va travailler ?
Elle pivota vers le plan de travail, perplexe, mais fut interrompue par son téléphone.
— C’est ma mère. Merde.
— Tu lui as parlé récemment ?
Kitty déglutit en secouant la tête.
— Réponds, ordonna-t-il.
Il ne partirait pas tant qu’elle n’aurait pas décroché.
Elle s’exécuta avec un « allô » théâtral, et Steve quitta l’appartement.
— Katherine, c’est toi ?
— Oui.
— Oh, Katherine… (Sa mère éclata en sanglots.) Katherine, tu n’as pas idée…
Elle parvenait à peine à articuler.
— Maman, qu’est-ce qui se passe ? demanda Kitty en se levant, paniquée. C’est papa ? Tout le monde va bien ?
— Oh, Katherine, dit Mme Logan à travers ses larmes. Je n’en peux plus. On est tellement gênés. Comment as-tu pu faire une chose pareille ? Comment tu as pu faire ça à ce pauvre homme ?
Kitty se rassit et se prépara à la curée. C’est alors qu’elle remarqua que l’écran plasma de Glen avait disparu, lui aussi ; en y regardant de plus près, ses vêtements n’étaient plus dans l’armoire non plus.
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