Poésies choisies de André Chénier
Chapitre XXIV
Les éloges railleurs fondent sur le satyre,
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Qui pleure, et des chiens même, en fuyant vers le bois, Évite comme il peut les dents et les abois.
XXIV
De nuit, la nymphe errante à travers le bois sombre Aperçoit le satyre; et, le fuyant dans l'ombre, De loin, d'un cri perfide, elle va l'appelant. Le pied-de-chèvre accourt, sur sa trace volant, 5
Et dans une eau stagnante, à ses pas opposée, Tombe, et sa plainte amère excite leur risée.
XXV
L'impur et fier époux que la chèvre désire
Baisse le front, se dresse et cherche le satyre. Le satyre, averti de cette inimitié,
Affermit sur le sol la corne de son pié;
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Et leurs obliques fronts, lancés tous deux ensemble, 5 Se choquent; l'air frémit, le bois s'agite et tremble.