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Chapitre 32
Neila tira les cartes quand ils s’amarrèrent en périphérie de Northampton, là où le canal se divisait vers la rivière Nene.
Cavalier de coupe, dix de coupe, le Mat (inversé), neuf d’épée, la Papesse, trois de coupe, sept de bâton, la Maison Dieu, le Pendu (inversé).
Elle se concentra longtemps sur les cartes, s’aperçut qu’elle ignorait ce qu’elles signifiaient, qu’elle ne trouvait aucun réconfort dans leur disposition. D’habitude, quelles que soient celles qu’elle tirait, il y avait toujours quelque chose qui donnait un but, une direction à sa vie. Aujourd’hui, son esprit semblait gelé, piégé, fixé sur ces images sans signification. Pour la première fois de sa vie, elle en tira neuf autres.
Quatre de coupe, Tempérance, le Chariot, le Monde, six de bâton, l’Étoile (inversée), quatre d’épée, six d’épée, le Pendu (inversé).
Un garde de l’université se présenta devant le bateau dix minutes plus tard. Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous faites là ? Je travaille à l’école de commerce. Il y a une école de commerce près de la gare, nous devons garder l’œil ouvert car il s’agit d’un espace protégé pour nos étudiants ; nous avons promis à nos étudiants qu’ils seraient en sécurité ici…
Non.
Nos étudiants ne traversent pas le canal.
Ils ne vont pas à – vous voulez rire, mademoiselle, vous êtes – non, bien sûr que non ils ne vont pas à… nous avons abandonné le campus nord il y a deux ans parce que nous ne pouvions pas garantir la sécurité de
Quatre-vingt-sept pour cent de satisfaction, puisque vous posez la question, quatre-vingt-quatorze pour cent dans la section arts. Nous avons perdu beaucoup de professeurs, cela dit, quand le nouveau système est entré en vigueur. Ils disaient que les critères signifiaient qu’ils devaient être gentils avec leurs étudiants, au lieu de les pousser à apprendre. Ils disaient que moins ils donnaient de devoirs, meilleure était leur évaluation générale. Meilleure était leur évaluation générale, plus ils pouvaient gagner d’argent. Il faut bien manger.
Des biscuits au gingembre ? Sans rire ? Eh bien puisque vous le proposez enfin ne le dites à personne c’est juste
oh merci ils sont excellents dites donc ils sont vraiment
écoutez ça ne me dérange pas que vous restiez mais le type qui fait les nuits il va être parce que c’est un espace protégé c’est un lieu sécurisé donc
juste pour vous prévenir.
Et n’allez pas de l’autre côté.
Ils éloignèrent le bateau des parois vitrées étincelantes de l’école de commerce, des hommes en noir qui patrouillaient sur le pourtour. Au point d’amarrage, ils découvrirent la péniche vue quelques nuits plus tôt, une vieille femme debout avec un chalumeau pointé sur l’arrivée d’air, jurant dans sa barbe.
Neila alla l’aider, souriante, rebonjour, et fit vrombir le moteur pendant que la femme crachait du feu dans l’arrivée d’air, et après un certain temps le moteur crachota à pleine puissance, bourdonnant de vie, et la femme dit merci mille fois mais il commence à faire sombre
voulez-vous prendre un thé
et Neila dit merci mais non, non, ça ira, j’ai…
Et s’interrompit avant d’avouer l’existence de Theo, qui remplissait la bouilloire dans le Hector.
Le soir, une heure à peine après le coucher du soleil, retentit un bruit semblable à un hurlement de loups.
Il émanait des ténèbres à gauche du canal et il remplit le ciel au-dessus des rues où l’éclairage avait été coupé.
Du sang entre leurs dents, les mentons dressés vers la lune invisible les enfants levaient la tête et hurlaient
hurlaient
hurlaient !
Et dans les ténèbres les autres répondirent et crièrent leurs ténèbres vers le ciel, le son répercuté sur l’eau, cri du chasseur, du prédateur qui boit les jus encore chauds d’un cœur encore battant
aouuuuuuuuuuuuuh !!!
Côté école de commerce, les gardes enfermaient leurs étudiants à l’intérieur et leur disaient d’attendre que les bus arrivent, sécurisés avec des plaques de métal contre les vitres réfléchissantes, un conducteur qui gardait toujours un pistolet électrique logé entre le frein à main et le levier de vitesse
aouuuuuuuuuuuuuh !!!
Neila ne dormit pas, et Theo non plus.
À 1 heure du matin ils se rencontrèrent devant l’évier de la cuisine alors qu’ils venaient chercher un peu d’eau.
Theo dit :
— Il y a une reine du hachoir. Il paraît que c’était l’une des premières, la plus ancienne – la première femme qu’ils ont condamnée à faire des steaks hachés au hachoir. La moitié de la viande qu’ils utilisent sera jetée de toute façon, mais ce n’est pas grave. Le gouvernement subventionne les sociétés qui dirigent la prison, pour s’assurer qu’elles fassent des profits afin qu’elles puissent continuer à jouer leur rôle de réhabilitatrices efficaces, il paraît que c’est mieux comme ça, que ça coûte moins cher sur le long terme, alors les sociétés ne s’inquiètent pas si elles gâchent des produits. Il y a des montagnes de viande hachée au fond de la cour, les mouches sont tellement nombreuses qu’on dirait une créature vivante. Mon père est mort au hachoir, mais les contrats stipulent que le gouvernement ne peut pas les poursuivre pour négligence, et de toute façon pourquoi est-ce qu’ils le feraient ? Rien qu’un type du hachoir. Rien qu’un type de plus.
Des petits corps passaient à toute allure devant la fenêtre, des petites silhouettes couraient le long du canal.
Ils s’assirent ensemble, près des braises orangées de la cuisinière, pendant que les voix s’élevaient autour de la ville, hurlant dans le noir.
— La reine dit que c’est bien de crier. Bien de rager. Si tu n’extériorises pas tout ça alors c’est que tu n’es pas honnête avec toi-même. Tu fais juste semblant que tout va bien. Que ce… cette merde, ce rien du tout, ce nulle part que tu vis, ce rêve que tu as avalé tout rond quand tu étais petit parce que les rêves n’étaient pas faits pour les gens comme toi… tu fais semblant que ce n’est pas grave. Tu vis ta vie comme un gris, un des zéros qui vont mourir seuls en suppliant la Compagnie de leur jeter des restes, parce que tu n’as pas eu le cran de te regarder en face et de dire oui. Oui. C’est dégueulasse. Et non. Non. Ce n’est pas ma faute. On m’a infligé ça. Le monde… m’a infligé ça. Accepte-le, dit-elle, et tu as vu la vérité du hachoir, et la seule chose qui soit juste est de hurler, de rager, de brûler, et la vérité des flammes. Et quand tu as fait cela, alors tu pourras te retrouver, et retrouver cet espace calme à l’intérieur qui te permettra de prendre le contrôle. C’est le credo de la reine. C’est ce qu’elle leur a dit, c’est pour ça qu’ils ont ces prières…
Bénies soient ses mains bénie soit l’eau sous ses doigts bénis soient ceux qui flamboient bénis soient ceux qui attendent dans l’ombre…
Neila se réchauffa les mains devant la cuisinière et murmura :
— Ce ne sont que des hurlements. C’est tout ce qu’ils font. Ça ne change rien.
Ils restèrent un petit moment assis en silence.
Theo déclara :
— Dors, et je vais veiller, et dans une heure je dormirai, et tu veilleras.
Et Neila hocha la tête et s’allongea sur le canapé sans ajouter un mot, et remonta les couvertures qui couvraient Theo au-dessus de sa tête, et ne remarqua pas qu’elles portaient son odeur, et dormit pendant une heure, et se réveilla revigorée, et ils échangèrent et juste après 4 heures du matin…
… des petites mains tap tap tapotant contre le flanc de son bateau tap tap tap pas très fort juste un tambourinement de chair tap tap tap paume contre acier, une dizaine, deux dizaines, trois, les enfants partirent en courant
trois ans à peine pour le plus jeune, porté par sa grande sœur ils courent sur le trottoir dans leurs chaussures en lambeaux et leurs loques qui claquent, ils ne hurlent plus maintenant mais passent en tapinois dans le noir
Le giflement de leurs mains contre le bateau réveilla Theo, un sursaut électrique, et il resserra la couverture contre lui et il eut l’air d’un homme qui cherche une arme, mais Neila secoua la tête et chuchota :
— C’est juste les enfants. Juste les enfants. Ils vont partir. Ils vont partir.
Et les enfants partirent, mais avant de s’en aller
Un coup dans la nuit !
Quelque chose de métallique !
Quelqu’un tomba
un couinement de voix et
un autre coup, creux sur l’eau, et plus dérangeant peut-être une ondulation contre le bateau, un léger roulis, qu’est-ce qui a pu troubler la surface du canal à ce point
mais cela aussi finit par passer.
Et Theo dormit, et Neila attendit, aux aguets, jusqu’à ce que ce soit à nouveau son tour de dormir.
Ils se levèrent à l’aube et trouvèrent une fillette, morte, la tête dans l’eau. La glace fine avait craqué là où elle était tombée, puis avait commencé à se reformer autour d’elle, la maintenant en place. Elle portait des bottes en caoutchouc bleues et une énorme doudoune rouge. Ses cheveux étaient noirs, deux couettes maintenues par des barrettes ornées de libellules en plastique. Le sang provenant de la plaie sur son crâne s’était fait piéger dans la glace, et conservait sa brillance cramoisie. Neila contempla le cadavre et crut qu’elle allait se mettre à pleurer. Theo fixa le corps et pensa : sans doute dans les 120 000 £, 130 000 £ à la rigueur, selon la façon dont elle était morte, plus les frais d’enquête bien sûr ce genre de choses peut vite partir en vrille si on ne prend pas garde aux conséquences fiscales de…
Et il s’arrêta.
Et l’espace d’un instant il crut voir Lucy dans la glace.
Eut la nausée, et se méprisa ainsi que tout ce qu’il était devenu.
Les serrures des portes de la péniche amarrée devant la leur étaient brisées. Des plantes en pot sur le toit avaient été fracassées, et vomissaient leur terreau noir et riche sur les flancs et le chemin de halage. Quelqu’un avait coupé l’amarre reliée à un des bollards, mais avait raté la seconde ou ne s’en était pas soucié ; le cul du bateau dérivait donc, loin de l’enfant dans l’eau.
Neila se rendit à la proue, toqua avec hésitation sur la porte en métal entrouverte, appela la vieille dame par son nom, poussa la porte, jeta un coup d’œil à l’intérieur.
La femme était assise dans la demi-pénombre, ses traits illuminés par l’aube montante qui perçait à travers les hublots.
Il y avait remarquablement peu de sang sur son visage ou sur ses mains. Remarquablement peu sur le couteau de cuisine qu’elle serrait encore devant elle. Neila regarda, se demanda s’il était possible que le sang ne soit pas réel, décida qu’il l’était.
Elle prononça une nouvelle fois le nom de la femme – Marta, Marta, est-ce que vous… ?
La femme ne bougea pas.
— Marta, c’est Neila. Marta, est-ce que vous… est-ce que vous êtes blessée ? Est-ce qu’ils…
La femme ne leva pas la tête, et ramena le couteau contre elle.
Theo jeta un coup d’œil par-dessus l’épaule de Neila.
Vit la vieille femme.
Vit le sang.
Détourna les yeux.
Vers le ciel et l’eau, vers la ville et l’école de commerce derrière eux, qui repartait de plus belle à pleine puissance, vers la fillette qui flottait dans l’eau tête en bas.
Il entra dans la cabine.
S’avança lentement vers la femme.
S’accroupit devant elle.
Posa sa main sur les siennes, enfermant les doigts qui tenaient le couteau.
Ses yeux dérivèrent vers son visage, et ses doigts se resserrèrent sur le manche.
— Bénies soient les mères, chuchota-t-il. Bénis soient les enfants. Bénie soit l’aube le jour de la libération. Bénie soit la brume qui s’élève près de la rivière.
Elle baissa à nouveau les yeux, les lèvres pendant sur une mâchoire aux os craquants.
Theo prit le couteau sans un mot, le posa sur le plan de travail.
Des bâtonnets d’encens entièrement consumés plantés dans un porte-encens en céramique bleue sur la table repliée. Un roman d’amour à moitié terminé sur une famille dans le sud de la France gisait sur le canapé. La bouilloire sur la cuisinière avait chauffé jusqu’à évaporation totale, laissant une balafre de vapeur sur le plafond.
La femme regardait dans le vide pendant que Theo lui tenait les mains.
Il attendit
attendit
attendit
comme toutes choses attendaient
que la femme cligne au moins des yeux, le regarde en face, sente sa peau contre la sienne et dise :
— Ils sont montés sur mon bateau.
Theo hocha la tête, lui pressa les mains, lâcha, s’en alla.
Neila appela la police.
Theo dit :
— Je ne peux pas rester là… si la police vient…
Elle répondit :
— Il y a de l’eau à Nether Heyford. Je te trouverai, je promets que je te trouverai…
À la grande surprise de Neila, la police vint.
Marta bénéficiait d’une couverture sécurité complète. Il s’avéra qu’elle était riche, avait choisi de vivre sur le canal avec les économies engrangées du temps où elle était gestionnaire d’espace sur des cargos. Elle avait vendu sa maison, sa résidence secondaire dans la Communauté des Cotswolds, la plupart des ses quatre-vingt-dix paires de chaussures, la collection de vins de son ex-mari, et à présent elle naviguait sur les canaux pour des raisons que nul ne connaissait. Parce qu’elle aimait ça, peut-être ?
Et dans la nuit les enfants étaient venus et ils étaient entrés dans son bateau et elle avait paniqué elle avait simplement paniqué et…
Ils utilisèrent de longs crochets pour repêcher la fillette. Il fallut deux hommes puissants pour la hisser sur la terre ferme, des flots d’eau glacée s’écoulant de ses bottes.
— Tout va bien, madame, dit un des flics pendant qu’ils menottaient la vieille femme et l’emmenaient. La gamine que vous avez dézinguée, elle faisait partie des enfants. Tout le monde sait que vous aurez une remise pour ce genre de trucs.
Marta se mit alors à pleurer en silence, alors qu’elle n’avait pas pleuré jusqu’ici.
Quand la police fut partie
Theo ne revint pas.
La péniche de Marta dérivait, la proue de travers, et après un certain temps Neila comprit que personne ne viendrait la récupérer, alors elle monta à bord, se faufila dans le passage étroit vers l’arrière, jeta une corde sur la berge.
Amarrée.
Elle jeta un œil à la porte enfoncée, la serrure fracassée, ne vit aucun moyen de réparer facilement les dégâts, songea à en acheter une nouvelle pour le retour de Marta.
Ne trouva aucun moyen de mettre son projet à exécution, ne savait pas si…
Entra à l’intérieur.
Fit un peu de nettoyage.
Redressa un cadre en miettes, Marta et un enfant, un fils peut-être ?
Balaya le verre, le jeta.
Nettoya la cuisinière, fit le lit, rangea des tasses dans le placard, remit tout en ordre, ne voulut pas faire plus, se sentit indiscrète, sentit que ce qu’elle faisait n’était même pas un tant soit peu suffisant.
Pour finir, elle mit un mot sur la fenêtre.
« PROBLÈMES DE MOTEUR – EN ATTENTE DE RÉPARATIONS. »
Le mot ne ferait pas gagner beaucoup de temps à Marta avant que son permis d’amarrage arrive à expiration, mais peut-être que quelqu’un viendrait et aiderait à sauver le bateau avant que les pillards l’éventrent et le dépouillent.
Au coucher du soleil, Theo n’était toujours pas là.
Neila dormit mal.
Il n’y eut pas de hurlement dans la nuit.
Les rues étaient silencieuses, mis à part une voix, qui se fit entendre peu de temps après minuit, un enfant chantant dans le noir, quelque part de l’autre côté de l’eau.
What shall we do with a drunken sailor, early in
the morning ?
Hey ho and up she rises,
Hey ho and up she rises,
Hey ho and 2…
Tout aussi brusquement qu’elle avait commencé à chanter, la voix se tut, et ne s’éleva plus.
— Cut his throat with a rusty cleaver, chanta Neila à mi-voix en
éteignant les lumières. Cut his throat with a rusty cleaver 3…
Au bord de l’eau
au nord
l’homme appelé Theo croit entendre chanter au loin mais il ne parvient pas à distinguer les paroles.
— Bénis soient ceux qui marchent, chuchote-t-il tout en progressant, la tête baissée, les mains enfoncées, dans la nuit. Bénis soient ceux qui se souviennent et craignent…
Dans les maisons où vivent les enfants
l’école incendiée et les parents n’avaient nulle part où aller il n’y a que
la lune
la nuit
le hurlement face au ciel
Une fillette est morte et les enfants restent muets dans les recoins des pièces bondées.
Au poste de police, Marta dit :
— Je refuse de payer une indemnité. Je refuse de payer. Je refuse de payer l’indemnité. Je dois payer d’une autre manière.
Et les flics secouent la tête, incrédules, et l’un d’eux lui apporte une tasse de thé et s’assoit près d’elle et chuchote :
— Faut pas aller au hachoir, ma p’tite dame. Pas à votre âge. Vous tiendrez pas un an, c’est le travail vous voyez, c’est juste le travail, par ici il faut faire des Cornish pasties et j’aime bien les pasties vraiment super chouette mais la graisse vous savez la graisse ? Vous mordez dedans et la graisse elle vous brûle comme – vous ne voulez pas vous faire brûler. C’était rien qu’une gamine que vous avez tuée. Rien qu’une gamine. Elle allait rien devenir du tout, vous êtes pas obligée de – c’était rien qu’une gamine. Payez l’indemnité. Ils vont vous faire une remise en plus !
Et dans le bureau au-dessus des cellules :
— Comment ça, deux types d’empreintes ?
— Deux sur le couteau, et pour le second là il y a une…
Sur la table devant le responsable, un couteau de cuisine, le sang sec, de la poussière blanche sur la poignée là où la main d’un autre homme a gentiment retiré l’arme des doigts d’une vieille femme.
Ils n’auraient pas pris la peine de chercher des empreintes du tout si la petite vieille n’avait pas aussi bizarrement insisté pour qu’on la punisse.
À Londres, un téléphone sonne.
— Monsieur Markse ? Nous avons trouvé des empreintes et vous ne devinerez jamais qui…
Les nuages frôlent la lune au passage.
Sur le chemin de halage Theo s’arrête brusquement, tout net, et voit un héron. Il se tient sur une patte là où une saillie crée une marche d’eau peu profonde, il attend de frapper avec sa serre levée, et ne bouge pas, ne tourne pas la tête.
Il le contemple pendant un très, très long moment
puis il lève une jambe
et fait le héron.
Pendant un petit moment.
2. Paroles tirées du chant de marins populaire What shall we do with a drunken sailor, dont la traduction littérale est :
Que ferons-nous d’un marin ivre ?
Hey ho et elle se lève
Hey ho et elle se lève
Hey ho et… (N.D.T.)
3. Paroles tirées d’une variation sur le chant de marins cité précédemment, What shall we do with a drunken whaler, dont la traduction littérale est : Tranchez-lui la gorge avec un fendoir rouillé (N.D.T.)
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