Au cœur du désir - La reconquête d’un amour
Chapitre 13
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— Tu étais sûr que je viendrais…
Hayes pénétra dans l’écurie près de sa maison puis se retourna vers Alexa.
— J’ai demandé aux garçons d’écurie de préparer les chevaux. Si tu n’étais pas venue, ils auraient juste attendu pour rien.
Il avait sans doute tort de ramener Alexa ici, mais cela lui paraissait si naturel… Elle y était à sa place. Non pas qu’il envisageât une relation à long terme, ni même toute forme d’engagement, mais bon sang, il se trouvait à un stade de sa vie où s’il trouvait quelqu’un qui lui faisait éprouver du bonheur, il allait s’y accrocher des deux mains… quitte à en subir les conséquences plus tard.
Il était même prêt à nouer des liens avec l’enfant d’Alexa.
Pour l’heure, il allait simplement faire une balade à cheval avec elle et Mason. Le petit bonhomme était tellement adorable que lorsqu’il lui avait tendu la main tout à l’heure, Hayes n’avait pas hésité à la lui prendre. Les enfants étaient si innocents, si aimants. C’était une des choses qu’il avait rapidement apprises à son retour au pays. Ses nièces et son neveu l’avaient apaisé, c’étaient souvent eux qui lui avaient permis de ne pas complètement sombrer. Alors, avoir Mason ici avec Alexa… Certes, la situation avait quelque chose d’un peu trop intime — ils avaient l’air d’une famille —, mais il n’avait pas menti en disant à Alexa qu’elle lui avait manqué.
Et il détestait cette vulnérabilité qu’elle avait fait apparaître chez lui, mais plus encore le fait qu’elle en avait été témoin.
— Je ne suis toujours pas à l’aise avec les chevaux, avoua Alexa. Alors, on devrait peut-être juste placer Mason sur la selle et le laisser caresser le cheval ?
Hayes ouvrit un box.
— Non, dit-il en secouant la tête. Il peut monter avec moi sur Doc et toi, tu prendras Jumper. On restera tout près de toi pour que tu te sentes à l’aise.
Il jeta une épaisse couverture sur le dos de Jumper et attrapa une selle accrochée au mur. Le silence d’Alexa le poussa à risquer un regard de son côté. Elle se mordait les lèvres tout en s’accrochant à son fils encore endormi. Manifestement, ce petit avait le sommeil lourd.
Hayes l’avait tenu dans ses bras pendant qu’Alexa se changeait tout à l’heure. Ça ne le dérangeait pas de lorgner son minishort et son débardeur, même si son jean et son T-shirt auraient été plus adaptés pour monter à cheval.
— Je l’accrocherai à moi, lui promit-il. On ira au pas, et ça va bien se passer.
Hochant la tête, elle lissa les cheveux noirs de Mason sur son front. Le petit garçon lui ressemblait comme deux gouttes d’eau avec sa peau mate et ses cheveux très bruns. Même ses yeux étaient sombres comme la nuit. Surtout, son amour pour son fils apparaissait tellement évident. Hayes savait qu’elle ferait tout pour le protéger. Lui aussi cultivait un lien très fort avec sa famille, alors il imaginait très bien à quel point Mason comptait pour Alexa. Ils étaient tout l’un pour l’autre…
— Je veux te parler de quelque chose.
Elle se tourna vers lui d’un air intrigué. Mason remua dans ses bras et elle lui tapota le dos.
— De quoi s’agit-il ?
Après avoir fixé la selle, Hayes se frotta la nuque.
— Il y a ce truc auquel je dois me rendre dans quelques semaines, et j’ai besoin d’une cavalière…
Pourquoi avait-il soudain l’impression d’être l’idiot du lycée qui invitait la reine du bal de fin d’année à sortir avec lui ? Probablement parce qu’il n’avait jamais invité la reine du bal. Cependant, il ne se sentait soudain plus sûr de rien du tout.
Enfin si, il était certain qu’il détestait l’épreuve à laquelle il avait été confronté et la cérémonie à venir. Tout cela était absurde, inutile, et il avait l’impression d’être la personne qui méritait le moins d’être honorée.
— J’ai reçu un appel du gouverneur il y a deux semaines.
— Quoi ? fit Alexa en s’avançant, les yeux écarquillés. Le gouverneur t’a contacté ? Juste comme ça ?
Il haussa les épaules et libéra Jumper de son box.
— Il se trouve simplement que ses services veulent organiser un dîner pour honorer mon service à la nation, et mon sacrifice. Ça ne sert absolument à rien, mais c’est dans deux semaines et j’aimerais que tu m’accompagnes.
Mason continua à remuer avant de se redresser en bâillant. Il jeta un coup d’œil autour de lui, aperçut Jumper et se mit aussitôt à battre des mains.
— Je dirais qu’il est prêt pour sa première promenade, déclara Hayes en levant les rênes pour les accrocher à l’extérieur de la stalle avant de passer à celle de Doc. Donne-moi une seconde pour préparer mon cheval, et je t’aiderai à monter le tien.
— Je n’ai pas besoin d’aide, rétorqua-t-elle. Mais si tu me parlais un peu plus du gouverneur ? Explique-moi pourquoi je devrais être ta cavalière.
À gestes rapides, il découvrit Doc et lui installa sa selle.
— Il n’y a pas grand-chose à raconter : disons que je viendrai te chercher dans deux semaines à 18 heures. J’imagine que je serai en uniforme, donc il te faudra probablement une robe de soirée.
— Mais je ne…
— Tu n’as pas de robe de soirée ? l’interrompit-il en se tournant vers elle. J’ai déjà fait appel à quelques connaissances et je peux t’en faire livrer. Garde celles qui te plairont, je te fais confiance.
Tout en parlant, Hayes sortit Doc de l’écurie, accrochant ses rênes à l’extérieur. Il tapota le cou de l’étalon, avant d’aplanir sa crinière ébouriffée.
— Excuse-moi, mais tu vas trop vite, dit-elle.
Poussant un soupir, il se tourna vers elle.
— Écoute, je n’ai aucune envie d’y aller. Cette récompense est absurde, et la dernière chose dont j’aie besoin, c’est de reconnaissance. Ce que j’ai pu faire à l’étranger, tous mes camarades l’ont fait aussi. Il se trouve juste que j’ai survécu, par hasard. Je n’ai pas envie d’aller faire des mondanités et de le célébrer, mais je ne veux surtout pas y aller seul, parce que…
Le visage soudain adouci, Alexa lui prit la main.
— Parce que tu n’aimes pas sortir de chez toi ?
La honte et la culpabilité l’envahirent.
— Alors, tu m’accompagneras ?
Un silence s’installa.
Mason tendit les mains vers Jumper, et Hayes prit doucement le petit garçon des bras d’Alexa.
— Voilà, juste ici, dit-il à Mason en posant ses petits doigts sur la partie velue du museau de Jumper. Tout doux, tout doux…
Il préférait se concentrer sur les chevaux, sur l’initiation de Mason aux joies de l’équitation. Il y avait quelque chose de tellement magique à monter à dos de cheval et à se laisser embarquer. Oubliés les soucis, le monde, les problèmes… Une fois dans les grands espaces, on avait l’esprit libéré de tous ces fardeaux… Ou presque.
Tout comme il s’était senti libéré quand Alexa avait partagé son lit. Elle avait beau être catégorique quant au fait qu’ils ne recommenceraient pas, il était tout aussi déterminé sur le fait qu’elle finirait par revenir. Comment avait-il pu renoncer à quelque chose d’aussi parfait ? À quelque chose qui l’avait apaisé comme rien d’autre au cours des derniers mois ?
Qu’elle le veuille ou non, Alexa était exactement ce dont il avait besoin, ce qu’il désirait, maintenant. Et plutôt vendre son âme au diable que la laisser lui échapper : car il savait très bien qu’elle aussi ressentait quelque chose pour lui.
— J’irai avec toi, finit-elle par répondre. Mais je m’achèterai ma propre robe.
— Je m’en suis déjà occupé, dit-il en lui prenant la main pour la conduire à Jumper. Tes vêtements seront livrés mercredi soir.
Elle posa sa main libre sur la selle.
— Tu es présomptueux, marmonna-t-elle, lèvres pincées.
— C’est vrai, admit-il. Mais j’aurai une cavalière sublime.
Pouffant de rire, elle leva les yeux au ciel et monta le cheval. Bon sang, on aurait dit qu’elle avait fait ça toute sa vie… et qu’elle pourrait le faire tous les jours.
Mais il devait chasser cette idée de son esprit. Pebblebrook, c’était chez lui. Du moins, cette partie-là du ranch. Et il ne cherchait pas une femme pour combler le vide laissé dans sa vie par sa fiancée. Encore moins un enfant.
Il ne cherchait rien de plus que ce qu’Alexa avait à offrir : des nuits torrides et de l’apaisement.
Oh ! oui, il avait besoin d’elle.
* * *
Alexa avait beau s’être promis de contrôler ses sentiments, elle ne tarda pas à être confrontée à la réalité. Depuis que Hayes lui avait montré à quel point il était parfait avec son fils, et qu’il avait mis de côté sa timidité en l’invitant à ce dîner mondain, Alexa tombait un peu plus…
Non. Elle n’arrivait même pas se formuler les choses à elle-même. Il n’y avait pas de place pour autre chose que de l’amitié entre eux. Certes, ils avaient couché ensemble et maintenant il restait cette complicité, mais peu importait. Toute autre chose serait vouée à l’échec… et, disons-le franchement, à un véritable chagrin d’amour. Pour elle, comme pour lui.
En voyant Hayes traverser les champs avec son fils, elle n’avait pu qu’être un peu plus sous le charme.
Une fois de retour chez lui, il s’assura que les chevaux avaient assez de nourriture et d’eau. Alexa, elle, alla s’asseoir sur le bord du porche à l’arrière de la maison et regarda Mason se promener en ramassant des herbes au hasard. Le pneu balançoire, au loin, pendait sous une grosse branche.
Alexa ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil par la fenêtre de la cuisine. Elle mourait d’envie de savoir où en étaient les travaux après leurs démolitions. Connaissant Hayes, il avait dû sacrément avancer…
Un gros pick-up noir remonta lentement le long de l’allée, et Alexa se leva pour récupérer Mason. Elle resta sur le porche et reconnut Annabelle qui descendait du véhicule. Alexa n’avait pas envie d’être vue ici : cela ne ferait qu’alimenter les ragots. Sa famille entière savait déjà qu’elle y avait passé tout le week-end pendant la tempête. Et voici qu’elle revenait, cette fois avec son fils…
Annabelle sauta du pick-up, ses cheveux blonds tournoyant autour de ses épaules. Tout sourire, elle fit un grand signe de la main à Alexa, qui s’empressa de la saluer à son tour, le cœur tambourinant dans sa poitrine. Comment allait-elle expliquer son retour au ranch ? Ce n’était pas comme si elle et Hayes étaient… Quoi ? En couple ? Non et non ! Ils ne couchaient même plus ensemble.
Ils étaient amis, point final. D’ailleurs, leur relation pouvait-elle même être qualifiée d’amitié ? Elle lui cachait un secret énorme, et il avait des problèmes personnels à régler… Alexa n’était pas prête à voir un homme entrer dans la vie de son fils, et Hayes ne cherchait pas une famille dans l’immédiat. Ils n’avaient pas d’avenir ensemble, si ce n’est de finir par se briser le cœur.
Heureusement, Hayes sortit enfin des écuries et traversa la cour pour rejoindre Annabelle. Alexa ne se sentait vraiment pas d’entretenir une conversation embarrassante.
— Qu’est-ce que tu fais ici ? demanda Hayes, le sourire aux lèvres en donnant l’accolade à sa belle-sœur. Où sont les filles ?
— En fait, Colt est à la maison avec elles parce qu’il a passé la nuit aux écuries.
— Qu’est-ce qui ne va pas ? demanda Hayes. On m’a envoyé quelques chevaux mais personne ne m’a parlé du moindre souci…
Alexa descendit du porche et laissa Mason jouer sur la pelouse. Elle s’efforçait de ne pas donner l’impression qu’elle écoutait, mais il était difficile de ne pas tout entendre.
Annabelle agita une main en s’approchant de la portière côté passager.
— Oh ! tu sais comment il est. Depuis que le vétérinaire lui a dit que le poulain avait besoin de soins supplémentaires, il le veille comme un père inquiet. Donc je me suis levée à l’aube ce matin parce que je n’arrivais pas à dormir sans lui, et je t’ai préparé des petits beignets et du pain aux herbes.
Alexa eut l’eau à la bouche… même si elle avait déjà pris deux kilos rien qu’en écoutant cette conversation. Les glucides ne lui réussissaient pas.
Annabelle mettait à profit son talent de pâtissière, notamment pour le B&B. Les deux allaient de pair… C’était du moins ce que supposait Alexa. Ce n’était pas comme si elle avait vraiment profité de son séjour au B&B…
En revanche, à la place, elle avait pleinement profité de ce que le plus mystérieux des frères Elliott avait à offrir.
— Heureusement que je t’ai apporté de généreuses portions, étant donné que tu as de la compagnie, dit Annabelle en sortant les victuailles du camion, que Hayes s’empressa de lui prendre des mains. Je peux même t’en apporter d’autres un peu plus tard.
— Non, merci, elle ne reste pas.
Alexa sentit ses épaules se raidir. Certes, elle n’avait pas prévu de rester, mais il avait vite fait de le préciser. C’était très probablement pour le mieux, Alexa avait été catégorique quant au fait qu’elle ne passerait qu’un moment au ranch.
Sauf que maintenant qu’elle était là, elle n’avait pas envie de partir. Elle adorait regarder Mason s’amuser dans la cour. Elle avait adoré le voir sur le dos de Doc, et se blottir contre Hayes… Mais tout cela, ce n’était pas leur vie, et Hayes lui avait clairement indiqué qu’il n’en voulait pas.
Et pourtant… elle s’imaginait bien ici, au ranch. Peu importait combien elle avait lutté quand ils étaient ensemble, elle réalisait à présent qu’elle s’imaginait bien avec lui — enfin, à condition qu’il n’y ait pas de secret entre eux…
Et voilà qu’elle allait se rendre à un dîner officiel avec lui, pour lequel il avait réussi à lui commander des robes… Connaissait-il seulement sa taille ? Savait-il qu’une coupe trop ajustée ne ferait qu’accentuer ses rondeurs ?
Alexa se frotta le front et sourit en voyant Mason courir, puis tomber. Il se releva avant de repartir en courant, cette fois directement vers Hayes.
Alexa bondit pour se précipiter vers Mason, mais sans perdre une seconde, Hayes le souleva d’un bras, tout en jonglant avec les pâtisseries de l’autre.
— Mason, viens avec moi, dit Alexa en approchant d’eux. On s’apprêtait à y aller de toute façon.
Hayes se tourna vers elle, en s’accrochant à Mason. Plutôt que lui rendre son fils, il lui tendit le pain et les friandises.
— Apporte ça dans la cuisine. Je sais que tu meurs d’envie de voir les travaux que j’y ai faits.
Alexa plissa les yeux, ce à quoi il répondit par un simple haussement de sourcil. Mais ce n’était pas le moment de se faire remarquer, alors que sa belle-sœur se trouvait à quelques mètres de là, témoin de toute la scène.
Prenant les pâtisseries, Alexa se tourna vers Annabelle.
— Merci. Ces douceurs sentent délicieusement bon.
— J’espère que vous resterez assez longtemps pour les apprécier.
Que pouvait-elle répondre, sans s’incriminer elle-même ? Alexa se tourna et se dirigea vers la maison. Hayes savait exactement comment piquer sa curiosité… de plus d’une façon. Car elle voulait voir ce qu’il avait fait dans la cuisine. Ensuite, elle et Mason rentreraient chez eux. Plus longtemps elle resterait, plus il serait difficile de partir.
À la seconde où elle entra, elle fut bouche bée. Il n’avait pas seulement vidé la pièce, il avait fait tomber la cloison menant à la salle à manger. Un carrelage sombre avait été posé, et au beau milieu se trouvait une vieille table de ferme qui pouvait facilement accueillir une vingtaine de personnes. Il n’y avait ni chaises, ni bancs et les armoires n’étaient pas installées, mais il y avait une table.
Comme elle le lui avait suggéré.
Oh. Comment était-elle censée réagir ? Comment garder son sang-froid, alors que tout ce que faisait Hayes la bouleversait ?
La porte de derrière s’ouvrit en grinçant. Alexa posa les pâtisseries sur la table avant de se retourner. Hayes ferma la porte d’une seule main tout en maintenant Mason contre lui.
— Qu’en dis-tu ?
Submergée par l’émotion, elle sentit sa gorge se nouer.
— Je… J’adore.
Cette fois, c’en était trop. Cette table, la balançoire, les chevaux… L’homme qui se tenait dans l’embrasure de cette porte, avec son fils dans les bras… Si elle restait, elle n’arriverait plus jamais à s’en aller. Or ce n’était tout simplement pas une option.
— Je dois y aller, Hayes…
Elle traversa la pièce, prit Mason de ses bras, mais il lui barra le chemin, l’empêchant de sortir.
— Pourquoi tu cours, comme ça ?
Les yeux rivés sur la balançoire pneu du jardin, Alexa tapota le dos de Mason et le serra fort contre elle.
— Parce que je ne peux pas faire ça… Tu n’as pas besoin de moi pour guérir, Hayes. Tu as l’air de bien t’en sortir.
— Ce n’est pas vrai, murmura-t-il. Je te veux ici.
Elle le dévisagea, soutenant son regard.
— Mais pour combien de temps ?
Sa mâchoire se crispa alors qu’un lourd silence s’installait entre eux. Il lorgna allègrement sa bouche, mais Alexa ne pouvait pas le laisser l’embrasser. Car elle désirait tellement plus qu’un simple baiser…
Elle tenait à commencer à se projeter dans l’avenir, à aller de l’avant, mais aucun homme ne l’avait jamais troublée comme Hayes.
Pourtant, son fils devait rester sa priorité. Mason avait besoin de stabilité. Et puis, Alexa s’inquiétait de ce qui arriverait si Hayes décidait que la vie de famille, ce n’était pas pour lui. Bien sûr, il était proche de sa propre famille, mais avoir un enfant à charge, c’était tout autre chose. Il avait déjà tant de problèmes à régler…
Sans parler du fait qu’elle ne lui avait pas révélé l’identité de Scott, persuadée qu’elle était qu’ils ne se reverraient plus. Or à présent qu’ils se voyaient, ce secret planait entre eux. Si elle lui avait tout dit dès l’instant où elle avait compris qui il était, il aurait peut-être fait preuve de compréhension, mais il s’était à présent écoulé trop de temps… En apprenant une telle nouvelle, il se sentirait trahi par son silence.
Les obstacles entre elle et l’homme qu’elle désirait étaient juste trop nombreux. Tout semblait lui dire que Hayes était le seul homme qu’elle ne pourrait pas avoir.
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