Au cœur du désir - La reconquête d’un amour
Chapitre 15
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À bien y repenser, tout cela était écœurant : les poignées de mains, le discours, et ce maudit trophée brillant, avec le nom de Hayes gravé sur la plaque dorée.
Hayes était au volant, reconduisant Alexa chez elle. Il était presque minuit d’après l’horloge du tableau de bord. Alexa avait laissé ses escarpins sur le plancher de sa voiture de sport. Il avait choisi ce véhicule plutôt que son pick-up, surtout pour le confort d’Alexa, car lui se moquait bien de ce que les autres auraient pu penser de lui.
Elle n’avait pas dit un mot depuis leur départ. C’était comme si elle avait deviné qu’il avait besoin de calme, de se perdre dans ses pensées. Voilà ce qui lui plaisait tant chez Alexa : elle savait toujours ce dont il avait besoin.
— Sept de mes meilleurs amis ont été tués ce jour-là.
Il s’engouffra dans la rue menant à sa maison. Il s’était mis à parler sans réfléchir, mais maintenant qu’il s’était lancé, il ne voulait plus s’arrêter.
— Nous avions été appelés pour sauver trois femmes et dix-huit filles prises en otages dans une école. Nous avions un plan solide, mais rien n’est infaillible.
Alexa posa la main sur la sienne. Un silence s’installa, mais ce geste de compassion était éloquent. Oh ! non… Elle lui faisait perdre la tête. Il savait pourtant que plus il passait de temps avec elle, plus il serait susceptible de la désirer.
— Je vais t’épargner les détails, mais il y a eu une embuscade, ajouta-t-il, essayant en vain de bloquer les images qui défilaient telles un film d’horreur dans son esprit.
— On a pu sauver les femmes et les filles, j’ai été épargné, mais…
— Je ne te dirai jamais de ravaler ta culpabilité du survivant, Hayes, dit-elle d’une voix douce qui remplit soudain l’habitacle exigu. C’est dans la nature humaine de se poser la question « et si… ». Je suis passée par là, tu sais. C’est toujours avec moi. Je me demande ce qui se serait passé si on avait été au courant de la pathologie de mon mari. Aurions-nous pu empêcher sa mort ? Mais je ne dois pas rester dans cet état d’esprit, surtout à cause de Mason. Il mérite d’avoir sa maman à cent pour cent.
— Mason a de la chance, déclara Hayes. Je suis sûr qu’il saura combien il est aimé.
Alexa soupira.
— C’est mon espoir. Mais tu t’en sors remarquablement bien, toi aussi. Je ne t’ai senti nerveux que deux ou trois fois ce soir, parmi tous ces gens.
Il entrelaça leurs doigts.
— Je me suis dit que tu t’en apercevrais…
— Je te connais, répondit-elle simplement.
N’était-ce pas la vérité ? Ils s’étaient rencontrés peu de temps auparavant, mais elle avait compris ses espoirs, ses craintes, comment les gérer… Il n’avait pas voulu se montrer vulnérable, mais Alexa ne lui avait jamais donné l’impression qu’il l’était. Auprès d’elle, il se sentait… humain. Comme si tout ce qu’il traversait était normal, et qu’il allait s’en sortir.
— Je me suis imaginé tes sous-vêtements.
Son rire le réchauffa, et soudain il se sentit léger, bien, tout simplement. Il ne pensait pas être capable d’éprouver de nouveau cette sensation après son retour au pays, mais depuis sa rencontre avec Alexa, il avait découvert qu’il restait peut-être un peu d’espoir en ce bas monde.
— Je l’ai deviné quand tu me regardais depuis l’autre extrémité de la pièce, admit-elle. Je savais exactement à quoi tu pensais.
— Tant mieux. Parce que je suis sur le point de te montrer exactement ce qui me traversait l’esprit à ce moment-là.
À peine eut-il garé la voiture sur le parking qu’il se tourna vers elle, prit son visage entre ses mains, et posa sa bouche sur la sienne.
Enfin ! Il ne l’avait pas embrassée de la soirée, n’avait pas pu la toucher autant qu’il l’aurait voulu. Il s’était comporté en vrai gentleman.
Mais assez de bonnes manières !
Le souffle court, il saisit la fermeture Éclair au dos de sa robe.
— Comment as-tu réussi à rentrer là-dedans ? grommela-t-il contre ses lèvres.
Alexa éclata de rire, ses yeux étincelant.
— Fermeture Éclair sur le côté… Mais on ferait mieux de rentrer avant que mes voisins nous surprennent à nous embrasser comme des ados.
— Les lumières de tes voisins sont éteintes.
— Je ne prends pas le risque, répondit Alexa en ouvrant la portière.
Sans un mot de plus, Hayes la suivit à l’intérieur de la maison. À peine eurent-ils franchi la porte qu’il la plaqua contre le mur.
— Tu as trois secondes pour défaire cette fermeture Éclair latérale, autrement je vais arracher ta robe…
Elle rejeta la tête en arrière dans un rire suave.
— Je te rappelle que tu l’as payée…
— Le meilleur investissement que j’aie jamais fait.
La robe se détacha et découvrit ses seins. Aussitôt Hayes fut sur elle. Il était à cran, et toute cette soirée l’avait mis à l’agonie. Ses courbes sous cette robe rouge, la façon dont ses cheveux tombaient en cascade sur ses épaules, l’éclat de son rire à travers la vaste salle de réception, leurs regards qui se croisaient… Il savait qu’elle pensait la même chose que lui. Elle voulait la même chose que lui.
Et à la voir se déshabiller sous ses yeux avec cet air lascif, il se sentait soudain à l’étroit dans son pantalon d’uniforme. En quelques gestes, il se débarrassa de ses vêtements encombrants pour pouvoir enfin être peau à peau avec elle. Ils n’avaient toujours pas allumé, mais il n’en avait pas besoin. Il n’y avait pas un grain de beauté sur le corps d’Alexa qu’il ne connaissait pas déjà.
Il la souleva contre la porte, capturant de nouveau sa bouche. Elle referma les jambes autour de sa taille, et il ne perdit pas un instant pour unir enfin leurs corps. La douceur viendrait plus tard, beaucoup plus tard. À cet instant précis, il devait se libérer de ce désir qu’elle avait attisé tout au long de la soirée.
Enfonçant les doigts dans ses épaules, elle cambra son corps sublime contre le sien. Hayes glissa une main le long de sa taille, puis sur la courbe de sa hanche, avant de l’étreindre encore, avec passion. Elle pressa les talons contre ses fesses, et il comprit qu’elle était au bord de l’extase.
S’arrachant à leur baiser, il se décala juste assez pour apercevoir son visage. La faible lueur de la lumière du porche filtrait à travers la fenêtre, juste assez pour qu’il puisse apprécier pleinement l’expression de plaisir sur son visage.
— Regarde-moi, ordonna-t-il en la serrant un peu plus contre lui.
Ces grands yeux noirs plongèrent aussitôt dans les siens et la seconde d’après, elle cria son nom… Exactement ce qu’il attendait. La voir s’abandonner entre ses bras en sachant que c’était lui qui lui faisait perdre tout contrôle. Il n’attendait que cela. Elle ondula des hanches une dernière fois, et il ne lui en fallut pas plus pour la rejoindre.
Le corps de Hayes fut secoué d’un violent spasme et, les jambes en coton, il dut s’agripper au chambranle pour ne pas lâcher brusquement Alexa.
Du bout des doigts, elle caressa son dos, ses bras, murmurant quelque chose en espagnol alors qu’il se remettait des derniers soubresauts du plaisir. Posant le front contre le sien, il inspira une bouffée de son parfum de jasmin sucré… Ce même parfum qui l’avait torturé tout au long de la soirée.
— Tu as assez d’énergie pour aller jusqu’à la chambre ? demanda-t-elle.
— Si ce n’est pas trop loin, dit Hayes en riant. Sinon, on pourrait dormir par terre.
— Laisse-moi descendre, lui dit-elle en s’écartant doucement de lui. Ton genou doit te faire mal.
Il recula d’un pas sans rien dire.
— Je vois bien que ça te fait mal, assura-t-elle. Tu m’as tenue à bout de bras trop longtemps. Il est temps d’aller au lit et de te reposer.
À peine eut-elle fini sa phrase que Hayes la hissa sur son épaule.
— Lâche-moi ! cria-t-elle en lui tapant dans le dos. Hayes, ta jambe va lâcher et on va tous les deux se casser la figure !
— Bien sûr, grogna-t-il. Je me reposerai quand on y sera. Mieux encore, tu pourras me faire un massage. Maintenant, dis-moi où est ta chambre.
— Dernière porte à droite.
Il plaqua les paumes contre ses fesses, ce qui lui valut un nouvel éclat de rire. Bon sang, ce rire rendait la vie tellement belle, tellement parfaite… Ce bonheur pourrait-il être à lui ? Alexa avait perdu son mari et n’avait jamais prétendu chercher à se caser de nouveau. Pas plus que Hayes. Mais la seule idée de la laisser partir, l’idée qu’un autre homme pose seulement une main sur elle le faisait bouillonner d’une rage folle.
Elle n’avait pas non plus mentionné vouloir ni même avoir besoin d’un homme pour jouer le rôle de père auprès de son fils. Peut-être que ce n’était pas du tout ce qu’elle envisageait. C’était une chose de s’impliquer dans une liaison, c’en était une autre de fonder une famille.
Les yeux de Hayes s’étaient habitués à l’obscurité et la petite veilleuse qui brillait dans la chambre de Mason de l’autre côté du couloir éclairait suffisamment pour lui permettre de discerner la forme de son lit. Il déposa Alexa et lui sauta tout de suite dessus.
— J’accepte volontiers que tu me masses dans un instant, lui dit-il en recouvrant son corps du sien. Mais d’abord, je vais te montrer à quel point je te suis reconnaissant d’être venue avec moi ce soir.
* * *
Alexa s’étira paresseusement et sourit alors que son corps protestait. Elle était fourbue, mais de la façon la plus exquise qui soit… Le soleil brillait à travers les stores de sa chambre et un bras musclé reposait sur son ventre. Comment ne pas se réveiller le sourire aux lèvres après une nuit comme celle qu’elle venait de vivre ?
Heureusement qu’elle avait laissé Mason dormir chez Sadie. Celle-ci était tellement heureuse de savoir qu’Alexa avait un rendez-vous galant qu’elle lui avait spontanément proposé de garder Mason toute la nuit.
Hayes remua dans le lit en gémissant, et sa jambe vint glisser sur la sienne. À son contact, Alexa ne put réprimer un frisson. Oh ! tous ces petits détails qu’elle avait oubliés… Hayes avait beau être le premier homme dans ce lit depuis Scott, les choses lui paraissaient très naturelles.
C’est ainsi qu’elle comprit que le moment était venu de lui avouer qui était son mari.
Elle posa la paume sur le bras de Hayes, remontant lentement jusqu’à son épaule. Ne le quittant pas des yeux, elle le regarda ouvrir doucement ses paupières. Il l’attira un peu plus contre lui.
— Arrête ça, espèce de tentatrice ! marmonna-t-il.
Alexa ne put s’empêcher de rire.
— Tu as bien dormi.
— Je continuerais à dormir si tu ne me pelotais pas…
Alexa lui mordilla le menton.
— Je te signale que je me suis réveillée avec ton bras sur mon ventre, et que tu as ensuite enroulé ta jambe autour de moi. Tu ne rêves que d’une chose : qu’on te touche !
Hayes caressa sa hanche nue, s’arrêtant au creux de sa taille. Le corps d’Alexa réagit instantanément, et il se mit à la chatouiller.
— Hayes, cria-t-elle. Arrête tout de suite !
Un téléphone sonna quelque part dans la maison. Elle ne reconnut pas la mélodie, ce devait donc être celui de Hayes. Elle lui donna un coup de poing dans les bras alors qu’il continuait à la chatouiller. En riposte, il la plaqua contre les draps pendant qu’elle continuait à se tortiller pour tenter d’éviter cette exquise torture.
— Ton portable, balbutia-t-elle, à bout de souffle. Il est… Arrête, il sonne !
Hayes la fixa, tout sourire. Elle ne l’avait jamais vu aussi radieux auparavant. Il la dévisageait avec un véritable sourire, un sourire sincère. Le cœur d’Alexa s’affola.
— Qu’est-ce que c’est que ce regard ? demanda-t-il en posant les mains de chaque côté de sa tête. Tu riais aux éclats, et tu as soudain l’air au bord des larmes…
Le portable se tut dans l’autre pièce, et un silence s’installa entre eux.
— Ça fait longtemps que je n’ai pas été aussi heureuse, murmura-t-elle en prenant son visage entre ses mains pour le regarder dans les yeux. Je ne pensais pas ressentir ça de nouveau un jour, mais tu m’as fait quelque chose… Je ne m’y attendais pas.
— Je…
Son portable se remit à sonner. Poussant un lourd soupir, il se leva pour sortir de la chambre. Il n’avait fait que deux pas quand il se figea. Ses épaules se crispèrent et Alexa suivit alors son regard.
Son sang se glaça aussitôt. Comment diable avait-elle pu oublier cette photo ? La photo de son mariage avec Scott était posée depuis si longtemps sur sa commode… Elle n’avait pas été capable de la ranger après sa mort. Alors elle l’avait gardée.
Le portable continua à sonner. Seule sa mélodie venait briser la tension entre eux. Hayes se dirigea lentement vers le cadre en argent et le prit dans une main. Alexa s’assit dans le lit, remontant la couette sous ses bras.
— Tu comptais m’en parler un jour ? demanda-t-il d’une voix tranchante.
Alexa ferma les yeux, incapable d’affronter l’expression de son visage quand il se retourna. Oh ! comme elle se sentait lâche…
— Je ne le savais pas au début, bredouilla-t-elle. Quand j’ai compris, je pensais qu’on ne se reverrait plus. Alors je n’ai rien dit…
Comme il gardait le silence, Alexa risqua un coup d’œil vers lui, mais le regretta très vite. Hayes se tenait au bout de son lit, la photographie dans une main, et la scrutait comme s’il n’avait pas passé la nuit avec elle, comme si tout jusque-là n’avait été qu’un mensonge.
— Et quelle est ton excuse pour toutes les fois où tu m’as revu depuis ? interrogea-t-il.
— Je n’ai pas d’excuse, murmura-t-elle en tripotant la couette. J’allais te le dire, mais je ne savais pas comment. Quand tu as mentionné son nom pour la première fois, j’étais sous le choc. J’étais persuadée que notre liaison ne serait qu’une passade, alors je me suis dit que je garderais tout ça pour moi, histoire de ne pas rendre les choses gênantes entre nous. En plus, parler de Scott avec toi me semblait malsain, ça me donnait l’impression d’être prête à tourner la page, or je n’étais pas sûre de l’être.
La mâchoire de Hayes se crispa. Le téléphone s’arrêta de sonner un moment, avant de recommencer de plus belle quelques secondes plus tard.
— Puis quand tu as débarqué chez moi et qu’on est, euh… retombés dans les bras l’un de l’autre, eh bien, je ne savais pas comment réagir. Je ne m’attendais pas à te revoir, et j’avais peur qu’en te révélant ma véritable identité, tu te sentes trahi. Ce n’était pas le bon moment, Hayes…
Elle voulait qu’il la regarde dans les yeux, pour pouvoir scruter son regard, avoir un aperçu de ce qu’il pensait, ce qu’il ressentait.
— Je ne voulais plus que tu souffres, chuchota-t-elle. Je tiens à toi, Hayes. Tu dois le savoir.
Hayes proféra un juron, puis posa la photo au bout du lit. Il la regarda fixement un moment avant de passer une main dans ses cheveux en désordre.
Il se retourna alors et, sans un regard pour Alexa, quitta la chambre au pas de course. Alexa sortit du lit et enfila rapidement un T-shirt et une culotte. Alors qu’elle longeait le couloir, elle vit Hayes caler son téléphone entre son oreille et son épaule pour enfiler tant bien que mal son pantalon.
— Je serai là-bas dans cinq minutes.
Rangeant le téléphone dans sa poche, il s’empara de sa veste puis de ses chaussures sans les mettre.
— Mon père a eu une attaque, lui lança-t-il sans la regarder dans les yeux.
Alexa s’avança vers lui.
— Je prends le volant…
— Non, lâcha-t-il d’un ton sans équivoque en lui lançant un regard noir. Ton vœu est exaucé : on n’a plus besoin de se voir et tu n’auras plus à t’inquiéter de me révéler d’autres vérités que tu auras commodément oubliées.
À cet instant, son cœur se brisa. En morceaux.
— Hayes…
Il se précipita vers la porte, puis sortit. La porte se referma doucement, mais son petit claquement résonna dans toute la maison.
Abattue, Alexa fixa la porte. Il était parti. C’est elle qui avait fait ça. S’il n’avait pas vu cette photo, si elle lui avait parlé dès qu’elle avait compris qu’il était le meilleur ami de Scott, elle serait probablement avec Hayes maintenant.
Qui allait le soutenir ? À quel point son père était-il mal en point ? Alexa savait combien sa famille comptait pour lui, et la santé de son père était si fragile…
Comment allait-il gérer la situation ? Il avait déjà vécu tant de tragédies… Alexa pria pour qu’il ne perde pas son père.
Elle revint devant la porte de la chambre pour observer le lit en désordre, et surtout la photographie d’elle et de Scott le jour de leur mariage.
Hayes avait beau lui avoir affirmé qu’il ne voulait plus la revoir, elle devait s’expliquer. Non pas qu’elle ait beaucoup d’arguments à avancer, mais elle devait aller le voir. Elle ne pouvait pas le laisser croire qu’elle l’avait délibérément trahi. En plus, elle voulait prendre des nouvelles de son père.
Ce soir, elle irait lui rendre visite en priant pour ne pas avoir gâché la chance qu’on lui avait offerte. Combien de fois recevait-on une nouvelle chance d’aimer et d’être aimé ? Elle avait déjà eu tellement peur, trop peur pour envisager de rouvrir son cœur… Mais plus maintenant. Hayes lui avait donné une telle leçon de courage, de force.
Et dire qu’elle s’inquiétait de faire entrer un homme dans la vie de Mason ! Il n’existait pas meilleur homme pour remplir le rôle de père auprès de son petit garçon que Hayes. Il avait peut-être peur, mais elle n’allait pas le laisser se défiler ; elle n’allait pas le laisser croire une seconde qu’elle l’avait délibérément fait souffrir.
Elle allait lui montrer qu’elle l’aimait, qu’ils étaient faits l’un pour l’autre… qu’ils formaient une famille.
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