Au cœur du désir - La reconquête d’un amour

Jules Bennett · Chapitre 25 sur 38

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Au cœur du désir - La reconquête d’un amour

Chapitre 6

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Pourquoi avait-il fallu qu’elle avoue à Rick qu’elle l’aimait ? Pendant des années, elle avait laissé croire à tout le monde qu’elle avait bien voulu l’épouser par convenance personnelle.

Cela avait donné d’elle l’image d’une femme froide et calculatrice, mais tant pis : elle préférait que les gens croient cela plutôt que de révéler à toute la ville que l’homme qu’elle aimait ne l’aimait pas en retour. Qu’il se fichait même de l’avoir quittée le jour de leur mariage et de lui avoir brisé le cœur.

Rick lui avait dit qu’il ne voulait pas se marier, elle devait en convenir ; mais elle ne l’aurait jamais cru capable de lui faire subir une telle humiliation. Le souvenir en était encore cuisant. Elle était restée seule un long moment dans l’église désertée. Puis, lorsqu’elle avait enfin accepté de voir la réalité en face, elle était rentrée chez elle, était montée dans sa chambre et avait défait un à un les boutons de sa jolie robe. Elle avait hésité à la jeter au feu avant de décider de la conserver pour garder en mémoire à quel point l’amour pouvait être cruel.

Elle avait aimé Rick de tout son cœur, de toute son âme. Et avait cru que son rêve allait devenir réalité. Elle se revit confier à son journal intime son bonheur de devenir bientôt Madame Rick Tyler.

Elle avait fait un dessin de la maison entourée d’un joli jardin qu’ils auraient un jour. Sa représentation du bonheur ultime. Elle avait même trouvé les noms de leurs futurs enfants. La vie qu’elle se préparait à vivre avec l’homme qu’elle aimait serait tellement plus belle que celle qu’elle menait avant de le rencontrer !

Tout cela, Rick n’en aurait jamais rien su si, pour une fois, elle avait réussi à tenir sa langue.

Car Rick était bien la dernière personne au monde à qui elle avait envie de confier son secret. Maintenant, lorsqu’il la regarderait, elle lui inspirerait de la pitié, et non plus le respect qu’il lui avait témoigné jusque-là. Cette idée la révulsait.

Elle pédala plus fort, ignorant ses muscles douloureux et la sueur qui lui mouillait le front. À force de s’épuiser physiquement, peut-être finirait-elle par oublier l’air ébahi de Rick qui la hantait depuis la veille.

Elle fit demi-tour, décidant qu’il était temps de rentrer chez elle. Le soleil, qui pointait à peine à l’horizon quand elle était partie, était à présent plus haut dans le ciel. La fatigue se fit vraiment sentir alors qu’elle descendait en roue libre jusqu’à son garage. Les jambes flageolantes, elle monta à l’étage prendre une longue douche, cherchant à effacer avec l’eau les souvenirs pénibles de la veille.

Une fois séchée, elle enfila une robe légère, imprimée de fleurs, et des sandales à lanières blanches. Elle s’assit ensuite à sa coiffeuse et se peigna soigneusement avant d’accrocher à ses oreilles ses pendants préférés, ceux en cristal. Elle appliqua ensuite du mascara sur ses cils pourtant déjà bien fournis puis une touche de rouge sur ses lèvres.

Elle faisait toujours très attention à son apparence mais, ce matin-là, elle fit un effort supplémentaire.

Elle aurait préféré passer la journée toute seule mais c’était impossible. Elle avait promis à Bobby de l’aider à arranger sa chambre et ce n’était pas parce qu’elle s’était bêtement trahie qu’elle devait renoncer à tenir parole. Avec la mère dont il avait hérité, cet enfant avait besoin que des gens de confiance gravitent autour de lui. Alors elle allait ravaler sa fierté et affronter le regard de Rick sans ciller. Le ridicule n’avait jamais tué personne, sans quoi elle serait déjà morte. Et puis, elle avait connu pire.

Comme à son habitude, elle déjeuna d’un œuf à la coque et d’un bol de céréales puis alla mettre son ordinateur en marche. Elle s’était laissé une semaine pour surmonter le choc que son père lui avait fait subir ; il était donc temps de laisser cette trahison derrière elle et de passer à autre chose.

Pour commencer, elle allait mettre son CV à jour et l’envoyer à des chasseurs de têtes. Ce n’était pas parce qu’elle avait épargné une somme d’argent rondelette qu’elle devait puiser dans ses économies en se tournant les pouces.

Elle n’était pas inquiète. Elle trouverait facilement un nouvel emploi. Car si elle avait fait toute sa carrière professionnelle à la Shields Manufacturing, commencer au bas de l’échelle lui avait permis d’avoir plusieurs cordes à son arc.

Il y avait des années de cela, Rick lui avait conseillé de tenter sa chance ailleurs afin, lui avait-il dit, « d’explorer d’autres horizons ». Mais elle l’avait traité de dingue. Elle trouvait déloyal — et impensable — de laisser tomber son père.

Pour ce que sa loyauté lui avait valu en retour ! Quelle idiote elle avait été !

Elle imprima la première mise à jour qu’elle venait d’effectuer et posa la feuille sur son bureau. Elle reviendrait dessus plus tard, à tête reposée. En tout cas, une chose était sûre : elle allait quitter Sweet Briar. Aucune perspective d’avenir ne l’attendait ici. Sa réputation de femme arrogante et présomptueuse n’était plus à faire. Elle la précéderait même partout où elle se présenterait.

Elle irait donc s’installer dans un autre État, là où personne ne la connaîtrait et où elle pourrait envisager un nouveau départ en terrain neutre. Un endroit où son mariage raté appartiendrait vraiment au passé.

La sonnette retentit, la tirant brusquement des pensées profondes dans lesquelles elle était plongée.

— Tu es prête, Charlotte ? demanda Bobby aussitôt qu’elle lui eut ouvert la porte.

— Oui, nous pouvons y aller, répondit-elle en prenant ses clés.

Le petit garçon marchait devant, écrasant au passage quelques fleurs tant il était excité. Il fut un temps où cela aurait agacé Charlotte mais aujourd’hui elle s’en fichait. À quoi servait d’avoir une pelouse et des buissons de fleurs parfaitement entretenus, finalement ?

— Tous mes meubles sont au milieu de la pièce, annonça Bobby alors qu’ils entraient chez lui. J’ai dit à papa de rien toucher.

— Vraiment ? Comment l’a-t-il pris ?

— Il a rigolé. Je suis sûr que c’est parce que je lui ai dit que c’était toi qui étais responsable de la décoration de ma chambre.

Ou peut-être parce qu’il pensait qu’elle se servait de son fils pour tenter un nouveau rapprochement. Elle réprima le gloussement sarcastique qui lui montait à la gorge. C’était bien la dernière chose au monde qu’elle souhaitait ! C’était Rick qui était venu empiéter sur son territoire, pas elle. Enfin, si tout se passait bien, elle ne traînerait plus longtemps dans cette ville.

— Ce n’est pas moi qui suis responsable de la décoration de ta chambre, s’empressa-t-elle de corriger.

— Et moi, je ne veux pas que ce soit papa, rétorqua Bobby en se renfrognant.

— Je n’ai pas dit ça non plus.

— Qui va s’en occuper, alors ?

— Toi. C’est ta chambre. Moi, je veux juste t’aider, te donner quelques conseils ou suggestions. Mais la décision finale t’appartiendra.

— C’est vrai ?

— Oui.

— Tu vas vraiment m’aider ? Parce que je ne voudrais pas me tromper ou faire quelque chose de stupide.

— Je vais t’aider, je te l’ai dit. Quant à faire quelque chose de stupide, ne t’inquiète pas pour ça.

Visiblement rassuré, l’enfant ouvrit la porte de sa chambre, encombrée de cartons de déménagement et de meubles placés n’importe comment dans la pièce. Charlotte remarqua tout de suite le lit qui disparaissait presque sous un édredon épais et un monceau d’oreillers.

La tâche n’allait pas être simple.

Bobby fixa sur elle un regard empli d’espoir.

— Par quoi on commence ?

— Par ouvrir la fenêtre. Si toutefois on peut y accéder au milieu de ce bazar.

— J’y vais.

Il sinua entre les cartons, se frayant habilement un passage jusqu’à la fenêtre qu’il ouvrit en grand.

— Et maintenant ? s’enquit-il, fier de lui.

— Où est ton père ?

— Juste derrière toi.

La voix de Rick la fit sursauter.

— Je ne t’avais pas vu, dit-elle bêtement.

Il lui décocha un sourire renversant qu’elle aurait mieux vu sur un pirate que sur un honnête père de famille, médecin de surcroît.

— Je suis à ton service. Qu’est-ce que je peux faire ?

— Nous aider à bouger ces cartons et ces meubles, par exemple.

— On n’a pas besoin de lui, rétorqua Bobby qui, dans sa hâte à venir se ranger à son côté, renversa la boîte en plastique qui contenait une pile de jeux vidéo. On peut le faire tout seuls, ajouta-t-il en lui adressant un sourire qui se voulait sans doute de connivence.

Le sourire de Rick se figea sur ses lèvres. Charlotte aurait pu se réjouir de ce camouflet que Bobby venait d’infliger à son père mais, au lieu de cela, elle fut triste pour lui. Le petit garçon meurtrissait son père sans même avoir la moindre conscience du mal qu’il lui faisait.

— Parle pour toi, Hercule, déclara-t-elle. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais je ne suis pas habillée pour jouer les déménageurs. Je n’ai pas non plus la force de ton père. Non. Je crois que je vais plutôt prendre place sur ce trône que je vois là et donner mes directives à mes deux valets. Pour commencer, je vous prierais de bien vouloir vous incliner devant moi.

Bobby, un instant décontenancé, se prit très vite au jeu.

— D’accord, Madame la reine, acquiesça-t-il en esquissant une courbette maladroite.

— Très bien, approuva-t-elle avant de porter son regard sur Rick qui, lui, affichait un visage impassible.

— À votre tour, manant, lui intima-t-elle d’une voix impérieuse.

Contre toute attente, il lui sourit de nouveau puis exécuta une révérence parfaite avant de lui prendre la main et de la baiser.

Le contact de ses lèvres sur sa peau la fit délicieusement frissonner.

— Je suis votre fidèle serviteur, Votre Altesse. Vos désirs sont des ordres.

Il jouait son rôle si parfaitement qu’elle sentit ses joues s’empourprer. Pour se donner une contenance, elle lissa sa robe puis s’assit sur une pile de cartons.

— Alors, qu’est-ce qu’on fait ? demanda de nouveau Bobby qui montrait les signes visibles d’une profonde impatience.

— Je pense que le mieux est de commencer par ranger tes vêtements. Ainsi, nous y verrons plus clair. Ta console de jeux, tu penses la garder ici, dans ta chambre, ou tu comptes l’installer ailleurs ?

— Ici, répondit vivement Bobby.

— Dans le salon, rétorqua Rick tout aussi vivement.

— Très bien, vous verrez cela plus tard tous les deux, trancha-t-elle.

— C’est tout vu, dit Rick d’un ton ferme. La console ira dans le salon, comme avant.

Bobby manifesta sa colère en croisant les bras haut sur le torse, comme le font les enfants de cet âge. Décidément, ce moment qui devait être joyeux tournait à la confrontation virile.

— J’aime beaucoup jouer, moi aussi, déclara-t-elle, résolue à jouer les conciliatrices. Il se peut que je m’invite de temps en temps à venir jouer avec toi. Il me semble alors que ce serait plus pratique que ta console soit en bas, pour que je puisse m’installer sur le canapé.

— Ici, on pourrait s’asseoir sur mon lit, insista Bobby.

Charlotte éclata de rire.

— Désolé, mon chou, mais je ne crois pas que ton père apprécierait que tu fasses monter des filles dans ta chambre.

— Tu n’es pas une fille. Enfin… Pas comme l’entend papa.

— Crois-moi, Bobby, nous serons mieux en bas, rétorqua-t-elle en essayant d’imaginer à quel genre de filles Bobby faisait allusion.

Et elle ? Comment Rick la percevait-il ? Comme une pauvre femme affligée d’une telle carence affective qu’elle serait prête à tout pour la combler ?

— De toute façon, je ferai monter que des garçons. Enfin, si un jour j’ai des copains parce que, depuis qu’on est ici, j’ai vu que des vieux.

— Des vieux comme moi, tu veux dire ?

Bobby acquiesça d’un hochement de tête.

— Et le maire aussi. Je suis sûr qu’il n’y a pas d’enfants de mon âge dans ce trou perdu.

— Détrompe-toi. Il y en a plein. Tu les trouveras au foyer culturel. Ton père pourrait t’y amener et, tu verras, tu te feras plein de copains en un clin d’œil.

Bobby inspira profondément, faisant pressentir à Charlotte une nouvelle tirade à laquelle elle coupa court.

— Revenons un peu à nos moutons. et si nous mettions cette commode près de la penderie ?

— D’accord.

Sans attendre son père, Bobby fonça sur le meuble contre lequel il s’arc-bouta pour le faire bouger. En vain.

— Il me semble que ce serait mieux à deux, pointa-t-elle. Cependant, une reine ne s’abaisse pas à ce genre de choses.

Saisissant la balle au bond, Rick s’approcha de son fils.

— Je ne pourrai pas bouger ce meuble tout seul moi non plus, assura-t-il. Mais, à deux, je pense que nous allons y arriver.

Charlotte fut émue de la manière douce avec laquelle il offrait son aide à son fils tout en ménageant son ego de jeune coq. Il s’arc-bouta à son tour et poussa un léger grognement, imité de près par Bobby. C’est ensemble que le père et le fils poussèrent le meuble jusqu’à l’emplacement qu’elle avait choisi.

Bobby se redressa, le souffle court mais un sourire victorieux aux lèvres.

— Et maintenant ? s’enquit Rick.

Elle pointa du doigt le bureau et la chaise qui allait avec. Une fois ces deux meubles en place, ils s’attaquèrent aux cartons qui renfermaient les vêtements.

— Commencez par mettre les polos à manches longues sur des cintres, ordonna-t-elle. Ensuite, je les rangerai par couleur.

— Tu vas vraiment faire ça ? s’étonna Rick.

— Pourquoi on ne les met pas directement dans ma commode ?

— Laissez-moi m’occuper de ça à ma façon, trancha-t-elle. Pendant ce temps, videz le reste.

Au premier coup d’œil, elle comprit que Bobby avait fourré ses vêtements à la va-vite dans les cartons, sans doute pressé de se débarrasser de cette corvée. En soupirant, elle commença à plier les sous-vêtements qu’elle divisa en trois piles distinctes : une pour les caleçons, une autre pour les maillots de corps et la dernière pour les chaussettes.

— Où veux-tu que je range tout ceci ? s’enquit-elle.

Bobby la regarda d’un air médusé avant d’interroger son père du regard.

— Je n’en sais rien, répondit-il finalement. Où tu veux.

Elle organisa donc les vêtements selon une logique bien définie, qui lui était personnelle.

Tandis qu’elle s’affairait, elle vit Bobby coincer entre son épaule et son menton une pile chancelante de jeux vidéo qu’il emporta dans le salon, là où son père avait exigé qu’ils soient.

Si elle était satisfaite de voir le jeune garçon obéir à son père sans plus discuter, elle l’était moins de se retrouver en tête à tête avec Rick. L’idée lui vint de saisir l’opportunité de le rassurer sur un point : elle ne l’aimait plus. Mais elle y renonça, jugeant le moment mal choisi.

— Merci pour ton aide, dit-il. Compte tenu du différend qui nous oppose, je n’imaginais même pas que tu puisses remettre un pied dans cette maison.

Elle prit le temps de ranger dans un tiroir de la commode la pile de sous-vêtements qu’elle tenait à la main puis elle retourna vers lui, les bras croisés sur la poitrine.

— Si c’est ce que tu penses, pourquoi cherches-tu sans cesse à me voir ?

Sa franchise parut le déstabiliser mais il se reprit très vite.

— Pour être honnête, avant ce que tu m’as avoué hier soir, je n’imaginais pas à quel point je t’avais blessée. Bien sûr, je savais que tu étais en colère, mais j’ignorais que je t’avais brisé le cœur. J’ai honte d’admettre qu’il ne m’a jamais traversé l’esprit que tu pouvais être amoureuse de moi.

Comment l’aurait-il pu puisqu’il ne l’aimait pas ? Elle leva une main devant elle, paume ouverte, pour mettre un terme à la discussion.

— Je te l’ai déjà dit, je ne veux pas que nous ressassions le passé. Cependant, je tiens à ce que tu saches que de l’eau a coulé sous les ponts. Je ne t’aime plus.

Elle lui présentait la chose de manière désinvolte, bien décidée à ne pas lui laisser deviner qu’elle avait mis des années à faire le deuil de sa belle histoire d’amour et qu’elle en portait encore les stigmates.

— Je m’en veux tellement d’avoir été aveugle à ce point ! insista-t-il.

— N’en parlons plus. Je voudrais que tu saches une deuxième chose : je ne tiens pas à ce que nous soyons amis. Étant voisins, nous serons amenés à nous croiser souvent mais notre relation se limitera à des discussions de courtoisie.

Incrédule, elle le vit secouer la tête en signe de dénégation.

— Non.

— Comment cela, non ? Tu ne peux pas me forcer à être ton amie.

— Ce que tu demandes n’est pas possible, lâcha-t-il fermement.

Il marqua une pause pour fixer le plafond, semblant chercher l’inspiration sur l’ampoule nue qui pendait.

— Bobby et toi vous entendez bien, reprit-il. Il était un peu à la dérive depuis le départ de sa mère. Mais il va mieux depuis que tu es entrée dans sa vie. Tu es la première personne à l’avoir touché. J’ai bien compris que tu me détestes, mais Bobby a besoin de toi.

Choquée par une telle arrogance, elle rétorqua vertement :

— Bobby est adorable mais c’est ton problème, pas le mien. Alors ne compte pas sur moi pour t’aider à le résoudre.

— Tu ne m’aimes pas ?

La petite voix navrée de Bobby fit pivoter Charlotte sur elle-même. Elle ne se sentait pas le cœur de décevoir cet enfant que la vie avait déjà assez malmené.

— Si, Bobby. Je t’aime même beaucoup. C’est ton père qui me tape sur les nerfs.

Visiblement soulagé, il poussa un profond soupir.

— Moi aussi, il me tape sur les nerfs, dit-il dans un large sourire. Mais il n’est pas souvent à la maison alors on sera tranquilles.

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