Briar Université T3 The play

Elle Kennedy · Chapitre 27 sur 44

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27 - Hunter

27

 

Hunter

 

Lorsque je sors de la salle de bains, Demi et Conor sont toujours sur le canapé, mais Matt et Andrea sont partis. Je ne suis pas ravi de voir Conor aussi près de Demi. Elle est pratiquement assise sur ses genoux, bon sang.

Néanmoins, je ne peux rien dire, parce que j’ai été on ne peut plus clair la semaine dernière. Je lui ai dit que je voulais seulement être ami avec elle. Donc je serais un enfoiré de l’empêcher de flirter avec mon coéquipier. Et je serais un énorme enfoiré si j’empêchais un de mes coéquipiers de choper.

C’est la règle numéro cinq mille du manuel du capitaine : La bite de ton coéquipier passe d’abord.

Ils ont beau se draguer ouvertement, ils ne me demandent pas de partir. Et comme je suis un enfoiré, je ne pars pas, alors que je suis clairement la cinquième roue du carrosse.

Conor chuchote quelque chose dans l’oreille de Demi qui la fait glousser.

– De quoi vous parlez, là-bas ? je grogne.

– De rien. Tu me passes la bouteille ? demande Conor.

Je regarde Demi. Ses joues sont rouges, mais je ne sais pas si c’est parce qu’elle a trop bu.

– C’est pour moi, précise Conor, suivant mon regard.

Je me penche et lui donne la bouteille. Il boit une gorgée au goulot et me la repasse, et j’en fais de même. Peut-être que c’est ce qu’il faut que je fasse, que je me saoule. Parce qu’il est inévitable que Demi finisse avec quelqu’un ce soir, et si ce n’est pas avec Conor, alors je suis prêt à manger mon chapeau. Enfin, ma casquette. Pourquoi pas, d’ailleurs ? Malgré sa réputation d’homme à femmes, je n’ai jamais entendu une femme se plaindre qu’il l’avait utilisée ni dire qu’elle n’avait pas passé un bon moment.

– Alors comme ça, vous vous êtes embrassés, dit Conor en me regardant dans les yeux. C’était comment ?

Incroyable.

– C’était pas mal, je réponds.

L’expression outrée de Demi me fait sourire.

– Juste pas mal ? Va te faire foutre, vieux moine ! J’embrasse mieux que pas mal. J’embrasse excellemment bien, même, ajoute-t-elle en me défiant du regard.

– C’est vrai qu’elle embrasse très bien, j’admets.

Elle sourit jusqu’aux oreilles.

– Au point que tu veuilles recommencer ? propose-t-elle.

– Non.

Conor ricane.

– Putain mec, tu es dure pour l’ego des femmes !

– Crois-moi, son ego va parfaitement bien.

– C’est vrai, confirme Demi. J’ai confiance dans le fait que je suis une personne géniale.

– Ah ouais ?

Conor passe son bras dans son dos tandis que son autre main caresse lentement sa cuisse nue.

Elle a beau avoir les manches longues, la robe de Demi est tellement courte que c’est presque indécent. Je ne me souviens pas qu’elle ait été habillée comme ça pendant le match. À quel moment s’est-elle changée ?

J’ai du mal à respirer. Je ne suis pas assez saoul pour endurer ça. Et j’en ai la confirmation lorsque la main de Conor remonte sur sa taille, effleurant le sein de Demi avant de caresser sa gorge.

– Tu viens de toucher mon sein ? murmure-t-elle d’une voix rauque.

– Non, répond-il en souriant de toutes ses dents.

– Tu as touché mon sein.

– Ouais, mais à peine.

– C’est la même chose, non, Hunter ?

Je ne réponds pas. Je ne suis plus capable de parler. Je repense à notre baiser dans la boîte de nuit, à Boston, et à combien je rêvais d’empoigner ses seins pour titiller ses tétons. Mais on était en public, et je ne l’ai pas fait. De toute façon, je ne pourrais pas le faire, même en privé.

Peut-être que je peux tirer satisfaction de voir Conor le faire à ma place ?

Toutefois, mon coéquipier ne s’occupe plus des seins de Demi. Il baisse la tête, et elle pousse un petit cri de surprise.

Je me crispe en voyant ses cheveux blonds enfouis dans son cou. De son côté, Demi fait l’inverse et semble fondre contre lui. Son corps se moule à celui de Conor, et elle penche même la tête pour lui faciliter l’accès.

J’étouffe. Je suis rongé par la jalousie et mon cœur pulse dans mes oreilles. Mais je suis excité, aussi. Je devrais partir tout de suite pour m’éviter une telle torture.

Mais mon cul reste scotché au canapé.

Conor lève la tête et je vois combien il est excité.

– J’ai envie de t’embrasser, chuchote-t-il à Demi.

Je serre mes genoux dans mes mains pour éviter de fermer les poings.

Conor me regarde brièvement avant de me faire un clin d’œil, puis il approche sa bouche de celle de Demi.

Enfoiré !

Elle ne le repousse pas, ouvrant la bouche, et retiens un juron lorsque je le vois plonger sa langue dans sa bouche.

Je serre les dents et trouve enfin ma voix.

– Je vous laisse…

– Reste, dit aussitôt Demi, rompant le baiser pour poser sa main sur ma cuisse.

Merde. Il n’y a plus la moindre molécule d’oxygène dans cette pièce. Je suffoque.

– Non, je gronde d’une voix rauque. J’ai l’impression que vous avez besoin d’être tranquilles.

Conor lèche sa lèvre inférieure.

– Quand tu étais aux toilettes, j’ai raconté à Demi que tu m’avais surpris en train de me faire sucer. Elle a dit qu’elle n’a jamais entendu quoi que ce soit d’aussi excitant.

Je regarde Demi qui esquisse un sourire séducteur.

– Canon, confirme-t-elle. Pourquoi tu ne t’es pas joint à eux ?

– C’est ce que j’ai dit ! s’exclame Conor en plongeant de nouveau sa tête dans le cou de Demi, la faisant gémir.

Lorsqu’il relève la tête, il me regarde en haussant un sourcil, comme pour me dire qu’il est partant si je le suis aussi.

Je ne sais pas ce que je ressens. Je sais que je suis dur comme fer et que je ne devrais pas l’être. Je sais que Demi passe sa main dans les cheveux de Conor et attire sa tête vers elle.

Je sais que quand je vois leurs langues se toucher, j’ai envie d’arracher celle de mon coéquipier et de la nouer autour de mon cou, comme un trophée.

Et c’est là que je craque. La jalousie qui bout dans mes veines prend le dessus et je pousse un grognement, me levant d’un bond, saisissant la main de Demi pour l’attirer à mes côtés.

– Non. Non, non, non, non, non.

– Qu’est-ce que tu fais ? s’exclame-t-elle.

Conor se contente de rire.

– On s’en va ! je gronde alors que mon pouls et ma respiration accélèrent.

– Mais…

Je la fais taire en grognant de nouveau.

– Tu veux un mec de consolation ? Je vais te consoler. Allons-y.

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