Briar Université T3 The play
29 - Hunter
29
Hunter
– Salut, Matt est là ? je demande à Conor lorsqu’il m’ouvre la porte, l’après-midi suivant.
Il est treize heures trente et Demi est partie de chez moi il y a une demi-heure. Et j’ai désespérément besoin de conseils.
– Non, il a passé la nuit chez Andrea et il n’est pas encore rentré. Les autres sont encore au pieu. J’allais faire un peu de muscu ; viens, tu n’as qu’à m’assurer.
– Ok, pourquoi pas ? je réponds en enlevant mon manteau et mes chaussures.
– Tu as passé une bonne nuit ? demande Conor avec un sourire lourd de sous-entendus.
J’ai envie de répondre que c’était la plus belle nuit de ma vie. C’était magnifique, splendide, incroyable, merveilleux… Il n’y a pas assez d’adjectifs pour exprimer à quel point c’était une belle nuit. C’était de loin le meilleur sexe de ma vie, en tout cas.
Quand je me suis réveillé ce matin et que j’ai vu Demi nue dans mon lit, si mignonne, si irrésistible, je n’ai pas pu me retenir de lui sauter dessus. Je l’ai fait jouir avec ma bouche, et elle m’a fait une branlette qui m’a retourné le cerveau. Quand j’ai éjaculé dans sa main, elle m’a fait un clin d’œil et s’est léché un doigt, et j’étais à deux doigts de jouir de nouveau.
Cette fille est… incroyable. Merveilleuse. Magnifique. Bon, il n’y a toujours pas suffisamment d’adjectifs pour la décrire. Elle est hyper-sexy et tout m’attire chez elle. Toutefois, j’ai beau avoir envie de remettre le couvert avec elle, je m’en veux. J’étais venu en parler à Matt, mais je vais devoir me contenter de Conor.
On descend dans le sous-sol, où les mecs ont bricolé une petite salle de sport. Il n’y a pas grand-chose ; un tapis de course, un banc d’abdos, un rameur et quelques haltères. Conor enlève son tee-shirt et pousse un grognement en se frappant le ventre.
– Est-ce que j’ai un bide à bière ? Je me sens ballonné.
– Tu cherches des compliments ? je demande. Parce que tes abdos sont plus fermes que le cul d’un gymnaste, je marmonne en l’aidant à prendre les haltères.
Je hausse un sourcil lorsque je vois le poids qu’il soulève.
– Cinquante kilos ? Mauviette.
– J’ai la gueule de bois, grogne-t-il. Je commence doucement.
– Comment tu peux avoir la gueule de bois ? C’est moi qui ai bu tout ton whiskey.
– J’ai ouvert une autre bouteille après ton départ, répond-il en souriant. J’ai veillé jusqu’à trois heures du mat avec une jolie rousse.
– Mouais, je suis sûr que vous n’avez fait que boire.
– Ben non, on a baisé, quelle question !
Je lève les yeux au ciel en ricanant.
Je ne suis pas surpris qu’il ait chopé une autre meuf juste après avoir embrassé la mienne. Et je sais qu’il ne l’a pas fait pour soigner son ego, Conor n’a aucun problème d’estime de soi. S’il s’est tapé une meuf, c’est parce qu’il était excité après avoir embrassé Demi, pas parce qu’il avait besoin de flatter son ego après que Demi est rentrée avec moi.
– Et toi, capitaine ? demande-t-il ?
– Moi quoi ? je réponds, faisant mine de ne pas comprendre.
– Tu ne m’as pas dit si tu avais passé une bonne nuit. Je suis le seul à avoir baisé ?
Il s’allonge sur le banc et tend les mains pour que j’y pose l’haltère.
Comme je ne réponds pas, il éclate de rire.
– Mec, ce n’est pas une question piège !
– Ok, oui, j’ai baisé.
– Je suis choqué. Je ne l’ai vraiment pas vu venir…
– Roh, la ferme, je soupire.
– Pourquoi tu es si lugubre ? Tu as éjaculé trop vite à cause des huit mois de chasteté ? Ou c’était juste nul, de façon générale ? Ça m’étonne, parce qu’elle avait l’air hyper-fun…
Il soulève l’haltère et tous les muscles de ses bras se bandent.
– Si, si, elle est fun. Et le sexe était génial.
– Alors, pourquoi tu fais cette tête ?
– Parce que je n’ai pas tenu ma promesse, je réponds.
– On s’en fout !
– Mais je voulais m’y tenir, j’explique d’un ton agacé. Tu n’étais pas là, l’an dernier. C’est parce que je faisais trop la fête qu’on n’a pas battu Harvard.
Conor lève les yeux au ciel.
– Si tu penses vraiment ça, c’est que tu es plus con que je ne le pensais. Il n’y avait pas que toi dans l’équipe.
– Non, mais notre capitaine s’est fait exclure, aussi. Nate et moi étions les meilleurs de l’équipe.
– Ça arrive, mec. Certaines équipes perdent leurs deux, trois, quatre ou cinq meilleurs joueurs à cause de blessures. C’est juste pas de chance.
– Ouais, je suppose, je réponds sans être convaincu. Je voulais simplement être un bon capitaine, cette année.
– Mec, tu es un bon capitaine ! Regarde les conneries que tu tolères. Bucky et Jesse voulaient un cochon, et tu as accepté de passer pour un débile auprès du coach en lui demandant si on pouvait en avoir un. Ne sois pas aussi dur avec toi-même.
– Tu dis ça parce que tu n’es dur avec personne. Tu es un surfeur dans l’âme, toute ta vie est cool et détendue.
Il éclate de rire, ce qui perturbe sa respiration. Il gonfle ses poumons et reprend ses exercices. Quand il a fini sa série, je pose la barre et lui laisse le temps de retrouver son souffle.
– J’ai juste peur de gâcher nos chances, j’admets. J’ai peur qu’on se mette à perdre tous nos matchs, maintenant.
– Mec, il faut vraiment que tu te détendes ! dit Conor d’un air sérieux. Écoute, Demi est cool. Elle me plaît.
Je le fusille du regard, ce qui le fait rire de nouveau.
– Elle ne me plaît pas dans ce sens. Enfin, si tu n’étais pas là, je lui sauterais dessus, c’est certain. Mais premièrement, tu es là, et deuxièmement, je ne cherche pas quelque chose de sérieux.
– J’étais là hier soir, aussi, je rétorque.
– Tu crois vraiment que je draguerais ta nana ?
– Ben, c’est ce que tu faisais.
– Ouais, pour te faire réagir, espèce d’abruti !
– Comment ça ?
– Je ne comptais pas aller jusqu’au bout. Et elle non plus, ricane Conor en s’allongeant de nouveau sur le banc. Je suis surpris que tu aies mis autant de temps à réagir, d’ailleurs. On s’était dit qu’on flirterait un peu et rien de plus. Je pensais pas devoir fourrer ma langue dans sa bouche pour que tu captes enfin le message.
– Vous aviez prévu ça ?
Je suis outré. En même temps, je suis aussi… ému ? Ouais, ça me touche, c’est vrai. Je suppose qu’après ce qui s’est passé avec Summer et Fitz, je suis soulagé de savoir que Conor ne me ferait pas ça.
– Demi est vraiment cool, dit Conor. On ne rencontre pas des meufs comme elle tous les jours, donc, écoute-moi quand je te dis de faire gaffe. Si tu ne fais rien pour la garder, tu vas la perdre. Elle trouvera un mec en un rien de temps, et tu te sentiras con de l’avoir laissée partir.
*
* *
Je tiens à peu près six heures avant de céder et d’écrire un message à Demi.
MOI : On se voit ce soir ?
Je suis soulagé qu’elle réponde immédiatement.
ELLE : Tu viens chez moi ?
MOI : J’arrive dans 20 min.
Je dois faire un effort surhumain pour ne pas enfreindre toutes les règles du Code de la route en me rendant chez Demi. Je me force à respecter la limite de vitesse et je trépigne d’impatience quand j’arrive enfin à la maison Theta. La présidente, Josie, n’est pas surprise de me voir et me fait entrer.
Lorsque je passe la porte de la chambre de Demi, je la trouve sur le lit devant une montagne de devoirs. Son matelas est recouvert de dossiers, de notes, de classeurs et de surligneurs.
– Tu as braqué un magasin de fournitures scolaires ?
– Je révise pour mon devoir de bio, râle-t-elle en levant la tête vers moi. Je déteste les sciences, Hunter. Je déteste.
– Je suis navré, je réponds sincèrement.
Elle est clairement stressée, et c’est tout le contraire de l’enthousiasme qu’elle avait pour notre projet de psycho.
– Je pense m’en sortir en bio et en maths, mais je redoute le partiel de chimie organique. L’exam est la veille des vacances de Noël et je suis loin d’être prête. Il me faudrait encore mille heures de révision pour être sûre d’avoir une bonne note.
– Tu vas t’en sortir brillamment, je réponds. Je crois en toi.
Et je crois en sa capacité de travail. J’ai vu combien elle s’est investie en psycho, et je sais qu’elle travaille aussi dur pour tous ses cours.
– Tu es sûre que tu as le temps de me voir ? je demande.
Je suis debout au pied de son lit, parce que je n’ai pas la place de m’y asseoir.
– Je n’aurais pas dû venir, si ?
– Si tu pars, je te tue, répond-elle.
Je ne suis pas sûr qu’elle plaisante, c’est le problème lorsqu’on a le béguin pour une fille qui est passionnée par les histoires de meurtres.
Elle se lève et rassemble ses affaires, empilant les livres sur son petit bureau, puis les classeurs, puis ses notes. Elle range le tout de façon très méthodique et je trouve son organisation super-chou, comme tout chez elle, d’ailleurs.
Lorsque le lit est enfin libre, elle le regarde avant de se tourner vers moi en rougissant légèrement.
– Je pense à toi depuis que j’ai ouvert les yeux ce matin, admet-elle timidement.
– J’espère bien, je rétorque d’un ton suffisant. Quand tu as ouvert les yeux, j’avais la tête entre tes jambes.
– Hmmm, c’est vrai. Je voulais dire que je pense à toi depuis que je suis rentrée chez moi. Est-ce que… tu as pensé à moi, toi ?
– Mon Dieu, oui, je réponds sans hésiter.
Son visage s’illumine.
– C’est vrai ?
– Oh que oui !
– Ah. Ok. C’est bien. Je ne savais pas si tu voulais que ça reste un coup d’un soir.
Je plonge mon regard dans le sien.
– Je ne crois pas qu’une fois suffise, Demi.
– Moi non plus, acquiesce-t-elle.
L’instant d’après, on se jette l’un sur l’autre et on s’embrasse avec une passion féroce. J’en ai le vertige. J’adore embrasser cette fille. J’adore la ferveur de sa langue et la chaleur de ses lèvres. J’adore sa façon de gémir quand je l’attire contre moi.
Je romps le baiser pour me lécher les lèvres.
– Tu as mangé une sucette à la cerise ? Ou à la fraise ?
– Des oursons à la cerise, confirme-t-elle. Mais… je préférerais largement sucer autre chose…
Elle sourit jusqu’aux oreilles et me pousse sur le lit pour me déshabiller. Une seconde plus tard, je suis à poil, allongé sur le dos, et Demi descend le long de mon corps en y déposant une série de baisers qui me font frissonner. Ma verge se raidit et se dresse, et quand elle enroule ses doigts sur sa base, une perle de liquide se forme en son sommet.
Demi m’adresse un sourire machiavélique et tire la langue pour la lécher.
Je pousse un grognement si fort et si torturé que je m’attends presque à ce que ses colocs débarquent pour demander si tout va bien.
– J’adore les bruits que tu fais, au lit. C’est hyper-sexy, dit Demi.
– C’est parce que tout ce que tu me fais est hyper-sexy, je réponds.
Je la regarde baisser de nouveau la tête pour lécher ma verge sur toute sa longueur et sucer mon gland. Je ferme bientôt les yeux pour mieux savourer les sensations divines qu’elle me procure, ses coups de langue, ses lèvres charnues et mouillées. Elle procède lentement, avec précaution, comme pour découvrir ce que j’aime.
– J’aime quand c’est plus ferme, je dis d’une voix rauque pour l’aider.
Je tends le bras pour saisir son poignet et le serre fort pour lui montrer.
– Ah bon ? Comme ça ? dit-elle, surprise. Ça ne fait pas mal ?
– Ça ne fait pas mal, au contraire.
Elle imite mon geste sur ma verge et je frémis de plaisir.
– Et si je casse ton pénis ?
J’éclate de rire.
– Tu ne le casseras pas, promis.
Demi me branle fermement et suce de nouveau mon gland et c’est la plus belle sensation sur terre. J’empoigne ses cheveux et commence à soulever mon bassin. C’est beaucoup trop bon.
– J’ai besoin d’être en toi, je gronde alors que mes testicules se gorgent de sang.
Elle se redresse et rampe jusqu’à la table de nuit, et je ne peux pas résister à la tentation lorsque je vois son petit cul en l’air. Je me mets à genoux derrière elle et passe ma main entre ses jambes. Elle est trempée et quand je plonge un doigt en elle, les parois de son sexe se contractent.
Elle gémit et recule contre ma main, donc j’ajoute un second doigt et la masturbe lentement.
– Mon Dieu, c’est tellement bon !
Je continue encore quelques secondes, jusqu’à ce que je n’en puisse plus.
– Capote ! je gronde.
Demi me la donne et je la déroule aussitôt, m’arrêtant un instant pour admirer son cul parfait. Il me supplie presque de…
– Ah ! s’exclame-t-elle lorsque ma main claque sa chair ferme.
– Désolé, je réponds en caressant sa fesse. Mais tu ne sais pas à quel point ton cul est giflable.
– Recommence.
– Tu aimes les fessées ? je demande en souriant.
– Peut-être ? répond-elle en remuant son derrière.
Je la fesse de nouveau et elle gémit de plaisir.
– Mon Dieu… Recommence, mais fais-le quand tu es en moi, ordonne-t-elle.
Cette meuf est incroyable.
Je suis dur comme fer lorsque je place mon gland à l’entrée de son sexe. Je la pénètre et lui mets une nouvelle fessée, et Demi gémit assez fort pour réveiller les morts.
Mon cœur bat la chamade tandis que je commence mes va-et-vient. J’empoigne ses fesses et lui mets une claque chaque fois qu’elle me le demande. Je m’enfonce toujours plus loin en elle, plus vite, et nous gémissons à l’unisson tandis que nous nous précipitons vers la ligne d’arrivée.
Elle est encore à quatre pattes lorsqu’elle jouit, mais elle s’allonge bientôt sur le ventre en marmonnant joyeusement. Je m’étends sur elle et incline mon bassin pour la pénétrer moins profondément mais bien plus vite.
– Je jouis, je grogne lorsque mon orgasme me frappe, me coupant le souffle.
Je me laisse tomber sur elle et ne roule sur le côté que lorsqu’elle m’informe qu’elle n’arrive plus à respirer.
Je suis sans mots.
Je l’attire à moi et elle se blottit contre moi, posant son menton sur mon épaule.
Elle ne dit rien non plus. En même temps, il n’y a rien à dire. On sait tous les deux que c’était incroyable.
On sait tous les deux que c’est loin d’être la dernière fois.
Et ça nous convient parfaitement.
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