Briar Université T3 The play

Elle Kennedy · Chapitre 28 sur 44

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28 - Demi

28

Demi

 

Je ne me souviens pas d’être arrivée chez Hunter. Pas parce que je suis trop saoule pour savoir où je suis, mais parce que je suis tellement excitée que je n’arrive pas à réfléchir.

Faire céder Hunter a été étonnamment simple, même si je dois avouer que j’ai eu un peu peur d’avoir été trop loin. C’était agréable, d’embrasser Conor, mais rien n’est comparable à ce que je ressens lorsqu’on arrive dans la chambre d’Hunter et que je vois son regard de braise.

Il ferme la porte d’un coup de pied et tourne la clé. Il avance vers moi tel un prédateur et s’arrête lorsque nous sommes à quelques centimètres.

– Tu es sûre que c’est ce que tu veux ? demande-t-il d’une voix grave.

– Oui. Et toi ?

Il soupire.

– Hélas, oui, répond-il.

– Tu es sérieux ? L’idée de coucher avec moi et affreuse à ce point…

Il me fait taire par un baiser et j’oublie pourquoi je râlais.Je suis obsédée par ses baisers brûlants et passionnés. Il sait mettre juste ce qu’il faut de langue pour que ça m’excite et me fasse gémir.

Pendant que sa langue caresse la mienne, ses grandes mains descendent sur mes fesses et effleurent ma peau à l’endroit où s’arrête la robe de Brenna.

– Cette robe est beaucoup trop courte, siffle-t-il dans mon oreille avant de passer ses mains sous la jupe pour empoigner mes fesses.

– C’est mal ? je demande, à bout de souffle.

– Ça l’est quand Conor Edwards pose sa main sur ta cuisse.

– Tu es jaloux ?

– Oui, déclare-t-il.

Son regard s’embrase, il saisit la robe pour la passer par-dessus ma tête. Il la jette de côté et fait un pas en arrière pour admirer mon string et mon soutien-gorge.

– Enlève ton soutif, dit-il. Montre-moi tes seins.

Mes doigts tremblent en ouvrant mon soutien-gorge. Je suis seins nus devant lui et mon cœur bat la chamade.

Il me regarde un moment, puis il se lèche les lèvres et se rapproche, posant ses larges paumes sur mes seins, et je gémis lorsque ses pouces titillent mes tétons.

– Tes seins sont parfaits, Demi.

Je ne peux pas répondre. Je suis trop occupée à regarder son visage pendant qu’il joue avec mes seins. Chacune de ses caresses fait battre mon cœur plus vite, et je suis sûre qu’il le sent sous ses doigts. Je suis à deux doigts de me plaindre lorsqu’il arrête, mais c’est seulement pour baisser mon string sur mes jambes. Je suis entièrement nue, à présent, et Hunter est encore habillé.

Il se contente de me regarder sans rien faire, et mon sexe se contracte lorsque son regard s’embrase.

– Fais quelque chose, je chuchote.

– Je ne devrais pas, grogne-t-il.

Mais il enlève quand même son tee-shirt et le jette par terre.

Son torse nu me nargue, il est encore plus beau que je ne le pensais. Sa peau est dorée, quelques poils sont parsemés entre ses pectoraux carrés, ses abdos sculptés font ressortir sa taille fine, et une petite ligne de poils disparaît dans son jean. Je me surprends à vouloir suivre cette ligne pour voir où elle me mène.

J’ai envie d’embrasser son torse et de promener ma langue sur toutes les bosses et tous les creux. Mais j’ai trop peur de bouger. J’ai peur de rompre le charme et qu’il change d’avis.

Sans un mot, Hunter défait sa ceinture puis son jean et les laisse tomber par terre. Il baisse ensuite son boxer blanc et sa verge épaisse et dure remonte sur son ventre.

– Waouh. Elle se cachait là-dessous depuis tout ce temps ? je demande en me léchant les babines.

– Ben ouais, tu sais, en général les pénis sont attachés au corps des hommes, ricane-t-il.

Je n’arrive pas à la quitter des yeux. Elle est beaucoup plus grosse que celle de Nico.

Hunter avance d’un pas, puis d’un autre. Nos corps ne se touchent pas tout à fait, mais son sexe effleure mon ventre, laissant une petite traînée humide sur ma peau.

– Je viens de réaliser quelque chose, dit-il d’un air gêné.

– Quoi ?

– Je vais jouir dès que tu vas me toucher.

– Tu exagères, je réponds en étudiant son regard.

– Pas du tout, crois-moi. Je n’ai été avec personne depuis avril.

J’esquisse un sourire en coin.

– Donc tu dis que je ne vais pas m’amuser ?

– C’est pas du tout ce que je dis, gronde-t-il en me soulevant dans ses bras.

J’encercle sa taille avec mes jambes et son cou avec mes bras. Il m’embrasse avidement et avance vers le lit pour m’y déposer délicatement. Je cligne des yeux et, soudain, ses mains se baladent sur tout mon corps. Lorsque l’une s’arrête sur mon sexe, je frissonne de la tête aux pieds.

– Putain, gémit Hunter contre mon cou.

Est-ce qu’il existe un plus beau son qu’un homme qui gémit ? Sa voix rauque est tellement excitante, et je ne peux pas m’empêcher de le comparer à Nico qui était si silencieux que parfois, lorsqu’il faisait nuit noire, j’avais l’impression d’être seule dans le lit.

Or, Hunter est loin d’être silencieux. Il chuchote combien il me trouve sexy, il gémit chaque fois qu’il caresse mon sexe trempé et il siffle quand il y plonge deux doigts. Il est hyper-expressif et j’adore ça. J’adore son regard désespéré lorsqu’il se relève sur ses coudes pour me regarder.

– Tu es tellement belle, dit-il en se baissant de nouveau pour prendre mon téton dans la bouche et le sucer.

– C’est agréable, je murmure en frissonnant.

– C’est le but, répond-il avant de redoubler d’efforts sur mes seins.

C’est si bon que c’en est presque ridicule, et je n’ai jamais autant mouillé de ma vie. Lorsqu’il descend sur le lit pour positionner sa tête entre mes cuisses, je suis à deux doigts de m’excuser. Je suis sûre que j’ai taché sa couette. C’est hyper-gênant, mais ça ne semble pas déranger Hunter.

Il caresse mon clitoris en me regardant derrière ses longs cils épais.

– Je ne me relèverai pas tant que tu n’auras pas joui, dit-il. Je vais lécher chaque millimètre de ton sexe et je veux faire ça bien, donc il faut que tu me dises ce que t’aimes, ajoute-t-il en souriant.

– Je t’ai déjà dit, je réponds d’un ton gêné, les cunnis ne sont pas…

Il embrasse mon sexe et mon bassin se soulève.

– Ça, je m’écrie. J’aime ça.

Il m’embrasse encore plusieurs fois, puis sa langue sort et je vois des étoiles lorsqu’il titille mon clitoris avec.

– Commence doucement, je chuchote.

Je me prépare à être déçue, car c’est souvent le moment où les mouvements de la langue sont trop rapides et trop abrupts, et lorsque je me mets à gigoter, c’est parce que je rêve que ça cesse.

Mais les coups de langue d’Hunter sont infiniment doux et lents. Il m’embrasse, me titille, m’explore. Ses mains caressent mes cuisses avec une délicatesse surprenante, puis il les glisse sous mes fesses. Il me soulève un peu pour me rapprocher de sa bouche et Oh mon Dieu, je crois que j’aime les cunnis. Finalement, ce n’était pas moi, le problème.

– Tu es tellement bonne, je pourrais faire ça pendant des heures, grogne-t-il.

Il accélère ses coups de langue et je recule mon bassin.

– Tu n’aimes pas ? murmure-t-il.

– Pas encore, je marmonne. C’est trop tôt pour accélérer.

Il ralentit donc, chuchotant contre mon sexe.

– C’est compris. Et si je suçais ça, un peu ? demande-t-il en frottant mon clitoris avec son pouce. Je crois que ce serait vraiment, vraiment bon, bébé. T’en penses quoi ?

– Je ne sais pas… Pourquoi tu n’essaies pas ?

Il prend mon clito entre ses lèvres et le suce légèrement, et je découvre que c’est la meilleure sensation sur terre. Il répète alors son enchaînement, plaquant sa langue contre mon sexe pour l’embrasser, puis suçant mon clito jusqu’à ce que je soulève mon bassin en gémissant.

– Hmmm, glousse-t-il. C’est comme ça que je dois faire, alors.

– Faire quoi ?

– Te faire jouir. Je commence lentement et délicatement, et quand tu n’en peux plus, je suce ton clito, dit-il en soulevant la tête pour me sourire. Je t’ai comprise.

J’ai envie de répondre que ce n’est pas si difficile, mais je sais qu’au contraire, mon corps n’est pas simple.

Hunter fredonne, satisfait, puis il reprend et je plonge mes mains dans ses cheveux. Je ne fais pas partie des femmes qui peuvent jouir en trois secondes. J’ai besoin de beaucoup de temps, mais il ne se plaint pas. Au contraire, il semble de plus en plus excité. Et quand il glisse deux doigts et que mon sexe se contracte, il pousse un grognement haut et fort.

Je regarde son corps étendu devant moi, ses cuisses musclées, ses fesses fermes. Un mouvement attire mon attention et je me rends compte qu’il a sa verge dans sa main. Mais il ne se masturbe pas, il la serre, comme pour essayer de ne pas jouir. Une vague de plaisir déferle en moi lorsque je comprends combien il est excité de me lécher, et les allers-retours de mon bassin accélèrent.

– Oh, putain, bébé, oui. Je veux te sentir jouir sur ma langue. Vas-y.

– Ton doigt, je gronde d’une voix rauque.

Il plonge de nouveau un doigt en moi en suçant mon clitoris et mon orgasme surgit aussitôt. C’est la première fois que je jouis avec quelqu’un d’autre que Nico, c’est à la fois effrayant et excitant, et j’empoigne les cheveux d’Hunter en tressautant de plaisir.

Lorsque je me calme et que je ne bouge plus, il m’embrasse une dernière fois et lève la tête.

– Putain, c’était méga-excitant.

Il remonte sur moi en déposant des baisers sur tout mon corps, et il enfouit son visage dans mon cou.

Je sens son sexe épais et brûlant contre ma hanche. Je tends le bras pour l’empoigner et le cri agonisant que pousse Hunter me fait rire.

– Il va bien falloir que tu me laisses la toucher tôt ou tard, je remarque.

– Je sais. C’est juste que j’ai honte de ce qui va se passer.

– Tu peux le faire, je réponds. Je crois en toi.

Il éclate de rire. Il roule sur moi et je me demande s’il va me pénétrer sans capote. Mais non, il se met à genoux et se penche sur moi pour prendre un préservatif dans son tiroir.

Lorsque je vois le petit carré scintillant, je réalise qu’on n’a pas eu « la conversation » avant de nous déshabiller.

– Euh… Je sais que c’est gênant, mais… je n’ai pas à craindre de maladies, de ton côté, si ?

– Je suis clean à cent pour cent. Je me fais souvent dépister pour le sport. Je peux te montrer mes derniers résultats, mais ils datent d’un mois, maintenant.

– On devrait se faire dépister ensemble, je propose. D’ailleurs, je…

Je m’arrête brusquement, horrifiée.

– J’aurais dû me faire dépister dès que j’ai su que Nico me trompait ! Putain, Hunter ! Il couchait avec d’autres meufs ! Et si c’est moi qui ai une MST ?

– Eh bien, on ne peut rien y faire maintenant, répond-il en riant, parce que je viens de passer trente minutes entre tes cuisses. Mais on va utiliser une capote, et si on veut remettre le couvert, on ira se faire dépister ensemble.

– Youpiii ! Le dépistage de couple !

Il éclate de rire. Je suis contente qu’il ait trouvé ça amusant et qu’il n’ait pas relevé le mot « couple ». C’était une façon de parler, de toute façon. Je sais qu’on n’est pas un couple.

Hunter empoigne la base de sa verge et déroule le préservatif dessus.

– Bravo, tu vois, tu n’as pas éjaculé ! je me moque.

– Mouais, ben tu sais, parler de MST, ça aide à calmer le jeu, en général.

– Tu veux dire que tu n’es plus d’humeur ?

Il vérifie que la capote est bien mise, puis il désigne son érection.

– J’ai l’air de plus être d’humeur ?

Je glousse joyeusement.

– Je dis juste que peut-être que maintenant, je vais pouvoir tenir un peu plus longtemps.

– Tant mieux. Maintenant pénètre-moi, bon sang.

Il s’allonge sur moi et m’embrasse langoureusement. Je suis encore trempée et plus que prête lorsqu’il glisse lentement en moi. Lorsqu’il est entièrement enfoui, Hunter pousse une série de jurons désespérés.

– Putain, c’est tellement bon…

Il se retire et avance de nouveau le bassin.

– Putain, putain, putain, putain… Pourquoi le sexe est aussi bon ? gronde-t-il.

– Le sexe en général, ou le sexe avec moi ?

Apparemment, même pendant que je fais l’amour, j’ai besoin qu’on me fasse des compliments.

– Le sexe avec toi, grogne-t-il.

– Alors, ce ne serait pas aussi bon avec quelqu’un d’autre ?

Il secoue la tête et ses cheveux chatouillent ma joue.

– Je crois que ça n’a jamais été aussi bon.

Je suis sûre que ce sont ses huit mois d’abstinence qui parlent, mais j’aime penser que je n’y suis pas pour rien, non plus.

Hunter commence alors à bouger, et je soulève les fesses pour accompagner ses allers-retours. On s’embrasse de façon désespérée en poussant des gémissements torturés, et c’est juste incroyable. Je ne pense pas jouir de nouveau, mais j’ai déjà eu un orgasme, et maintenant je peux regarder Hunter atteindre le nirvana à son tour.

Il fronce les sourcils et se mord la lèvre en jurant. Son regard est noir de désir et il me fait l’amour plus longtemps que je m’y attendais. Je réalise alors que son torse tremble et que ses traits sont tirés parce qu’il fait tout pour ne pas perdre le contrôle. Je promène donc mes ongles dans son dos et contracte mon sexe sur le sien.

– Lâche-toi, je dis.

– T’es sûre ? gémit-il.

– Oui. Rien n’est plus excitant que de te regarder. Vas-y.

Son regard s’embrase et il accélère ses va-et-vient. Il met un ultime coup de bassin et je sens son orgasme parcourir ses veines. Lorsqu’il me regarde de nouveau, il semble fatigué et satisfait et encore plus sexy que d’habitude.

– C’était bon, je marmonne.

– Tellement bon, acquiesce-t-il.

Il baisse de nouveau la tête et dépose des baisers au coin de ma bouche, puis sur mon menton, puis dans mon cou.

– Je suis désolée de t’avoir fait rompre ton vœu de célibat, je chuchote en le serrant contre moi.

– Pas moi.

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