Brigade d'élite 75 T2 : Résister ou succomber
Chapitre 9
Laura
J’ai hâte de le voir nu. Je m’en délecte d’avance. Je ne peux pas détacher mes yeux de son corps au fur et à mesure qu’il se débarrasse de ses vêtements. J’avale ma salive avec beaucoup de difficulté quand il est enfin dans le plus simple appareil. J’ai déjà vu des hommes musclés totalement nus, mais aucun ne possédait sa beauté quasi animale.
Il me fait penser à un guépard prêt à sauter sur sa proie. Je suis sa proie et il ne me veut que du bien. Je m’approche de lui et je noue mes mains autour de sa nuque. Je réduis la distance entre nos deux visages et je murmure ma bouche contre la sienne :
— Si tu savais à quel point je suis impatiente de sentir ta queue enfouie dans ma chatte. Je la serrerai si fort que tu demanderas grâce.
Il éclate de rire et claque un baiser sur ma bouche.
— C’est toi qui me supplieras de te délivrer. Prépare-toi à avoir des courbatures pendant plusieurs jours.
Je détache mes mains de son cou puis les laisse glisser le long de son dos pour arriver jusqu’à ses fesses que je caresse. Je sens la force de ses muscles.
— Tu oublies que tu parles à une militaire, monsieur le flic. C’est toi qui ne tiendras pas la distance.
— Verdict dans quelques heures, mon Athéna.
Pourquoi m’appelle-t-il son Athéna ? J’adore qu’il m’ait trouvé ce diminutif si rapidement. Que signifie-t-il dans son esprit ?
Il pose ses lèvres sur les miennes et m’embrasse avec volupté. Son baiser est… Comment qualifier un baiser de ce calibre ? Son baiser est passionné, avide et je n’ai plus envie de penser. Je veux juste ressentir.
Sa main descend jusqu’à mon intimité. Ses doigts s’immiscent entre les plis rendus si sensibles par mon précédent orgasme. L’animal va me faire sortir de mon corps de nouveau.
Je ne peux pas m’empêcher d’écarter les cuisses pour sentir ses doigts plus profondément. Je gémis de plaisir quand il me récompense en insérant un doigt en moi.
— Coucou, ma Laura. Est-ce que tu dors encore ?
La voix de ma meilleure amie parvient avec horreur à mes oreilles. Elle possède ma clé s’occuper de mes affaires pendant mes absences. Jamais elle ne l’utilise quand je suis là. Son timing ne pouvait pas être plus pourri.
Je me détache des lèvres de Romain et le regarde d’un air désolé.
— Ne me dis pas que tu as changé d’avis par pitié !
Il cherche à reprendre possession de mes lèvres. Il ne semble pas avoir entendu l’intrusion de mon amie.
— Nous ne sommes plus seuls. Amandine vient d’arriver.
Il a enfin compris. Je vois un éclat d’incompréhension traverser les yeux noirs.
— Elle a tes clés ?
Je hoche la tête en me demandant comment il va pouvoir sortir sans qu’elle s’en rende compte. Nous n’avons que quelques secondes devant nous. Il n’arrivera jamais à loger sous mon lit. Je ne vois qu’une seule solution.
— Tu vas devoir te cacher dans la penderie.
— Quoi ?
— Amandine ne peut pas te trouver ici ou nous allons en entendre parler pendant des lustres. Je ne vois pas d’autre solution que la penderie. Tu ne peux pas aller sur le balcon à poil. Vite.
Pendant qu’il s’éloigne vers le placard, je pousse ses fringues sous le lit avant d’aller fermer la porte de la penderie. Je passe ma nuisette au moment où j’entends des pas se rapprocher. Je prends un shorty et pense à celui qui est resté dans la cuisine.
— Laura, c’est moi. Est-ce que tu es présentable ?
C’est un petit peu tard pour t’en préoccuper, je ne peux m’empêcher de le penser.
— C’est bon, je te rejoins.
Elle pousse le battant. Heureusement que j’ai dit à Romain de se planquer ! Je l’imagine à poil entre mes robes et je ne peux m’empêcher de sourire.
— Ah, tu as retrouvé le sourire ! Cette bonne nuit de sommeil t’a fait du bien.
Ou peut-être est-ce l’orgasme que m’a donné mon flic sexy qui m’a fait du bien !
— D’habitude tu n’utilises jamais ta clé quand je suis là.
— Je savais que tu étais seule. J’ai toujours peur de te trouver les cuisses écartées.
— J’aurais pu être avec un beau mâle. Et si tu m’avais cassé mon coup ?
C’est on ne peut plus vrai, mais elle ne le sait pas. Et avec le meilleur ami de son mec !
— Aucun risque ! Ce sont les garçons qui t’ont raccompagnée hier soir et ils savent que tu es intouchable.
J’en rirais presque si ce n’était pas aussi grotesque. L’un d’entre eux au moins ne la craint pas.
— Arrête avec ces conneries ! Et toi, pourquoi t’es-tu précipitée chez moi alors que tu as ton mec pour toi toute seule ? Est-ce que la lune de miel avec ton Adrien est déjà terminée ? S’est-il mal comporté avec toi ? Faut-il que je lui fasse la peau au lieutenant de la BE 75 ?
— N’importe quoi ! Il grognait que je sois partie pour te rejoindre. D’ailleurs il voulait essayer de nouvelles positions.
— Arrête, je me lève juste et tu veux déjà me balancer tes prouesses acrobatiques. Allons au moins prendre un café.
Je veux l’éloigner de la chambre. Elle ne sait pas que Romain est présent. Je dois éviter qu’elle me confie des détails intimes qu’il pourrait entendre. Je ne veux pas briser sa confiance et notre amitié.
— Je ne sais pas ce que tu as depuis ton retour. D’habitude tu es la première à vouloir entendre les histoires de cul.
— Oui, mais devant un café. Viens dans la cuisine. Ma voisine m’a apporté des croissants tout à l’heure. Il était trop tôt, je suis retournée au lit.
À mon grand soulagement, elle accepte enfin de s’éloigner de ma chambre. J’adore ma meilleure amie, mais franchement, j’aurais préféré ne pas la voir ce matin. Je vais être frustrée toute la journée. Je ne sais pas ce qui l’a prise de débarquer chez moi de si bonne heure.
— Vraiment, cette expérience en Pologne t’a changée. Tu es différente depuis ton retour. Te recoucher après que ta voisine t’ait déposé des viennoiseries ? Je ne te reconnais pas. Seul un beau gosse aurait pu te détourner des sucreries.
Danger ! Danger ! Elle me connaît tellement bien qu’elle est capable d’anticiper mes réactions. Elle va finir par deviner que je n’étais pas seule. Je dois trouver une parade et très vite. Laura, fais appel à ton imagination ! Maintenant et pas dans six mois !
— Amandine, tu exagères un petit peu. Tu sembles oublier que j’ai eu droit à une anesthésie générale pour ôter la balle de mon épaule.
— Oh, je suis désolée, ma bichette ! J’oubliais que tu reviens de blessures.
Et encore, elle ne sait pas tout. Elle n’a aucune idée que je reviens de l’enfer en fait. J’aurais pu y laisser ma peau dans cet Afghanistan de malheur. Non, ce n’est pas l’Afghanistan de malheur. C’est un pays merveilleux qui est simplement tombé entre de mauvaises mains. Je ferme les yeux et je respire lentement pour dissiper l’angoisse qui monte en moi. Cette angoisse qui me reprend chaque fois que je pense à ce qui s’est passé. J’aurais pu tomber aux mains des rebelles et ne plus jamais revoir ma famille et mes amis.
Mue par un instinct que je ne contrôle pas, je m’approche de ma meilleure amie et je la serre dans mes bras comme pour me prouver que je suis bien rentrée et que je vais bien.
— Oh, ma Laura ! Tu es revenue avec nous. Tu as dû avoir peur quand tu as reçu cette balle. Je vais si bien m’occuper de toi que tu oublieras ce passage. J’ai eu si peur de te perdre.
Les larmes commencent à glisser sur les joues d’Amandine. Je la serre encore plus fort avant de me détacher d’elle.
— Je te demande pardon. Pardon de t’avoir inquiétée. Pardon de t’avoir envoyé un message aussi alarmiste, mais je voulais que tu saches à quel point je t’aime. Mon métier est difficile, Amandine.
— Ne dis pas ça ! Moi aussi, je t’aime et je ne m’en remettrais jamais s’il t’arrivait quelque chose. Alors je t’en conjure, tu n’as pas le droit de mourir. Tu m’entends, Laura, tu n’as pas le droit de mourir.
Je suis si émue de l’entendre. Je dois dédramatiser la situation où nous allons nous transformer en fontaine toutes les deux. Je me mets bien droite et je fais le signe du garde-à-vous.
— Message reçu cinq sur cinq, soldat Marty !
— Arrête de faire l’imbécile ! Tu es vraiment impossible.
— Allez, mangeons les croissants et les pains au chocolat avec un thé. Rassure-moi, Amandine. Tu ne vas pas débarquer tous les matins dans mon appartement.
Elle éclate de rire et me regarde en secouant la tête.
— Je pense que mon sexy lieutenant ne serait pas d’accord. Il a failli me clouer au matelas plusieurs fois de suite ce matin, mais ma volonté était inébranlable.
Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’Adrien Laval perd déjà la main. Pourquoi n’a-t-il pas réussi à la garder au chaud sous la couette ?
— Je vais me foutre de lui quand je vais le voir. Ta libido est déjà endormie pour que tu préfères venir voir ta meilleure amie que de copuler avec ton mec.
— Tu exagères, Laura ! Sais-tu la volonté qu’il m’a fallu pour résister au corps de rêve de mon mec ? Tout cela pour toi !
Je n’en demandais pas tant, moi. À cause d’elle, je n’ai toujours pas la queue de Romain Mitchell au plus profond de ma chatte. Je mords dans un pain au chocolat pour tromper ma frustration.
— Sois sympa avec cette pauvre viennoiserie. Elle ne t’a rien fait. Vu ta réaction, j’ai l’impression de t’avoir interrompue en pleine action.
Danger imminent ! Crash imminent ! Non, on va éviter de parler de crash après ce qui est arrivé à mon joli coco.
— Tu aurais pu, oui ! Imagine si un des garçons ou même les deux étaient restés avec moi hier soir. Tu nous aurais chopés en pleine action.
— Je t’interdis de toucher à l’un d’entre eux. Ils sont plus fragiles qu’ils n’y paraissent et ils ne survivraient pas à l’ouragan Laura Roscoff.
— En clair, tu ne t’inquiètes pas pour moi, mais pour eux.
— Comment pourraient-ils ne pas tomber amoureux de toi ? Tu es une personne extraordinaire. Mais, toi comme moi savons que tu ne veux pas t’attacher un homme. Je les aime tous et je ne veux pas les ramasser à la petite cuillère.
— Je ne sais pas si je dois le prendre pour un compliment ou pas.
Elle me regarde et me sourit.
— Tu es une femme incroyable qui ne laisse personne l’approcher. À part moi ! Et pourtant, je ne connais pas tes plus grandes blessures. Un jour, j’espère que tu auras suffisamment confiance et que tu te confieras à moi.
— Amandine, ce n’est pas une question de confiance. Tu es la personne en qui j’ai le plus confiance avec mon frère et tu le sais. Je t’aime comme si tu étais ma sœur.
Elle se lève et se précipite vers moi pour me prendre dans ses bras. Nous nous faisons un méga câlin. J’adore ces moments que je partage avec elle.
— Je pars m’habiller et nous passons la journée ensemble. Enfin, jusqu’à ce que j’aille voir le psy de l’armée.
— OK, je t’attends.
J’aperçois mon shorty et le pousse discrètement plus loin du bout du pied. Je pars en vitesse dans ma chambre et ferme la porte. Je m’approche de la penderie et tire le battant. J’y trouve un Romain toujours aussi nu.
— Je n’osais pas bouger. Il y a tellement de fringues là-dedans qu’un simple mouvement pourrait tout faire tomber.
— Si tu savais à quel point j’ai envie de te sauter dessus ! Il faudra simplement attendre notre prochaine rencontre.
— Tu viens de dire que tu passes la journée avec Amandine et je commence une nouvelle garde ce soir.
— Je vais mourir de frustration si je dois attendre quatre longues journées et quatre longues nuits.
— Tu pourrais venir me rendre visite à la brigade. Il faudra juste que tu absorbes tout le plaisir que je vais te procurer sans bruit.
— As-tu vraiment le droit de me faire rentrer à la brigade ?
— Tu connais des secrets défense alors je ne prends pas beaucoup de risque avec toi. Et je suis incapable d’attendre quatre jours pour plonger ma queue dans ta chatte. Nous avons assez attendu.
Je ne résiste pas à l’envie de l’embrasser à pleine bouche. Notre baiser s’intensifie et nous embarque dans un monde de frustration. Nous nous détachons l’un de l’autre et je ne peux m’empêcher de caresser son membre fièrement dressé vers moi.
— Garde tes bonnes résolutions pour moi jusqu’à nos retrouvailles.
— J’ai hâte. Surveille ton portable. Je t’enverrai un texto dès que la voie sera libre.
Je hoche la tête et j’attrape quelques vêtements. Je l’embrasse de nouveau avant de lui tendre le double de mes clés.
— Tu pourras partir dès notre départ. Je récupérai mes clés ce soir. À très vite, cow-boy.
— Si seulement je pouvais accélérer le temps pour plonger en toi, Athéna !
Je sais que mon excitation ne descendra pas jusqu’à notre prochaine rencontre. J’ai déjà hâte d’être dans son lit et de le chevaucher telle une amazone indomptable. À très vite, mon flic si sexy !
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