Brigade d'élite 75 T2 : Résister ou succomber
Chapitre 24
Laura
Un nouvel article vient d’arriver sur le blog et les premiers mots me glacent le sang. Incrédule, je relis ce que Victor a affiché en grand sur l’écran de la salle de commandement.
Nous vous avions promis de nouvelles révélations sur les agissements de l’armée française sur des territoires que les politiques disent ennemis. Regardez bien ces nouvelles images que nous nous sommes procurées. Elles ont été filmées par des drones qui étaient cachés en Afghanistan.
J’ai vraiment un mauvais pressentiment à mesure que la suite commence à s’afficher. Je lève la tête et je croise le regard de Romain. Je distingue la même inquiétude dans ses beaux yeux. Il me sourit tristement comme s’il craignait la suite.
Souvenez-vous de ce militaire qui s’était caché pour tirer sur des rebelles… Nous savons maintenant qu’il s’agissait d’une femme. Une femme qui a tiré sur des innocents, une femme qui s’est comportée comme une chienne.
J’avale difficilement ma salive en découvrant ces mots. Ma gorge se serre.
Sur les photos, nous avons reconstitué la scène en les superposant. Cette femme s’est lâchement enfuie quand les villageois ont reçu du soutien. On la voit rejoindre un hélicoptère et d’autres militaires font feu pour la protéger.
— C’est vraiment incroyable qu’ils aient accès à toutes ces données.
Je n’ose même pas regarder Amandine. Je lui mens depuis tant d’années et elle n’a jamais été aussi proche d’avoir la vérité sous les yeux. Même si elle ne comprend pas cette réalité !
Observez comme les sauveteurs ont réussi à la toucher. Elle a reçu une balle dans son épaule gauche. Dommage qu’il ne l’est pas tuée après ce qu’elle a fait subir à ces pauvres gens ! Ses amis ont réussi à la sauver et elle a pu repartir avec une balle dans l’épaule. Elle se souviendra toute sa vie de l’Afghanistan. Nous la retrouverons, cette militaire qui a abattu des innocents.
— C’est incroyable, Laura ! Cette militaire a été touchée exactement au même endroit que toi et pratiquement en même temps. L’épaule gauche était votre point faible.
Au moment où ma meilleure amie prononce cette phrase, je me rends compte que mon mensonge a du plomb dans l’aile. Elle ne devrait pas tarder à faire le rapprochement. Je vois d’ailleurs Adrien froncer les sourcils et me regarder fixement. Les rouages se mettent en place dans son cerveau d’enquêteur.
— C’est vraiment étrange !
Amandine commence à se poser de sérieuses questions elle aussi. Elle me scrute avant de pivoter vers son compagnon. Comprend-elle ses doutes ? Elle se retourne de nouveau et pointe son doigt vers moi.
— Laura, j’ai trouvé bizarre que les journaux ne parlent pas de ton accident pour l’OTAN. Tu n’étais pas en mission pour l’OTAN, tu n’étais pas au-dessus d’un pays ami. Tu étais en Afghanistan.
Cette affirmation sonne comme une accusation. Elle vient de découvrir la vérité. Je ne réponds pas. Que puis-je lui dire ? Elle s’avance vers moi et s’arrête à quelques centimètres. Les gars ne bougent pas d’un centimètre. Ils doivent sentir l’extrême tension.
— Réponds-moi ! Qui es-tu ?
— Je suis Laura, je suis ta meilleure amie et tu me connais.
— Non, je ne te connais plus. Ma Laura ne m’aurait jamais menti et toi, tu ne m’as jamais dit la vérité. Qui es-tu ?
— Je suis Laura Roscoff, lieutenant dans l’armée française.
— Arrête de me servir des salades ! Je te jure que tu vas me dire la vérité. Qui es-tu ?
Et puis merde ! Je n’en ai rien à foutre des ordres. Je les ai toujours combattus quand il s’agissait d’avoir des relations sexuelles au sein de l’unité. Ma meilleure amie a de toute façon pratiquement deviné alors pourquoi continuer à me taire ?
— Je suis membre d’une unité spéciale de l’armée française qui intervient en milieu très hostile. Je ne peux pas t’en dire plus, je t’en ai déjà trop dit. Je vous en ai déjà trop dit. Je suis tenue au secret.
— Tu me mens depuis que tu es entrée dans l’armée. Notre relation n’est qu’un tissu de mensonges.
Amandine est furieuse et oublie l’endroit où nous nous trouvons. Je ne peux pas la laisser remettre notre amitié en question.
— Tu n’as pas le droit de…
— J’ai tous les droits, tu m’entends ! Qu’est-ce que tu me caches d’autre ?
Je ne pense pas que ce soit le moment de lui parler de ma relation avec Romain. Je secoue la tête.
— Je ne te cache rien d’autre. J’étais tenue au secret professionnel. Ça n’a rien à voir avec notre amitié.
— Je suis tellement déçue de ton comportement, Laura. Quand on veut, on peut. Tu n’as pas eu confiance en moi. Notre amitié ne représente pas autant pour toi que pour moi.
Je ne peux pas la laisser dire ça. OK, elle est en colère et je peux le comprendre, mais elle n’a pas le droit de remettre en question ce que je ressens pour elle.
— Amandine, c’était un ordre militaire. Ma famille n’est pas au courant non plus. Cela ne change rien à notre amitié profonde.
— Tu te trompes, cela change tout. J’ai besoin de temps. Laisse-moi tranquille !
Sous mes yeux incrédules, elle sort en courant de la pièce. Je me retiens d’exploser en sanglots. Adrien s’approche de moi et pose une main sur mon avant-bras.
— Sois patiente ! Il faut qu’elle absorbe l’information. Elle reviendra très vite vers toi.
— Je ne fais que suivre les ordres qu’on me donne depuis des années.
— Elle comprendra quand elle ne sera plus sous le coup de l’émotion. Laisse-lui du temps.
Je hoche la tête et regarde l’écran. Il faut mettre ces rédacteurs hors d’état de nuire avant qu’ils ne fassent plus de dégâts.
***
Depuis deux jours, je refuse de voir quiconque. Je suis cloîtrée chez moi et je n’ouvre la porte à personne. La seule que je veux voir, c’est Amandine. J’attends désespérément l’appel de ma meilleure amie ou sa visite. Elle est tellement têtue qu’elle ne veut pas comprendre que je n’avais pas le droit de divulguer mes activités militaires.
J’ai peut-être perdu ma meilleure amie à cause de l’armée. J’ai toujours cloisonné ma vie professionnelle et ma vie privée. Elle ne veut pas le comprendre et reste fâchée. Que puis-je faire pour qu’elle me pardonne et accepte de me parler ?
Des coups violents sont frappés à ma porte et une voix tonne.
— Ouvre-moi, Laura ! Tu ne peux pas rester enfermée comme une pestiférée. Ouvre-moi immédiatement ou je fais le boxon.
— Laisse-moi tranquille ! Je ne veux voir personne.
Romain continue de taper dans ma porte.
— Très bien, Laura ! Tu ne veux pas m’ouvrir alors je vais défoncer ta porte. Je dirai que j’avais peur pour ta santé mentale.
— Tu n’as pas intérêt de défoncer ma porte, Romain ou je te jure que je te colle une raclée. Fous-moi la paix !
Ouvre-lui immédiatement ! On a besoin de sexe pour nous remonter le moral.
— Non ! Je compte jusqu’à dix et si tu n’as pas ouvert, j’enfonce la porte. Un, deux, trois…
Il va tout défoncer. Je le connais, c’est une question d’honneur pour lui.
— C’est bon, j’arrive. Je vais ouvrir cette fichue porte.
Je me dirige vers le battant et l’ouvre. Romain entre et le claque derrière lui. Je ne suis pas vraiment belle à voir, mais je m’en fiche. J’ai les yeux bouffis, les cheveux emmêlés et j’ai mangé tous les gâteaux au chocolat que j’ai trouvés dans mes placards.
— Oh, je vois que tu as enchaîné la nourriture saine et que tu as zappé l’étape douche et salle de bains.
— Si mon apparence te dérange, tu peux repartir.
— Vous êtes de grandes têtues. Amandine est dans le même état que toi. Je vais utiliser la même technique qu’Adrien.
De quoi parle-t-il ? Je le vois s’approcher de moi, se baisser et m’attraper sous les fesses. Il me bascule sur son épaule et se dirige vers la salle de bains. Je commence à bouger dans tous les sens et à lui taper sur les fesses.
— Laisse-moi descendre ! Laisse-moi descendre ou je te mets hors d’état de nuire dès que j’en ai la possibilité.
— Je n’ai pas peur de toi, Athéna. Maintenant, on va prendre la douche et ensuite, je t’emmène loin de Paris.
— Je ne veux pas partir.
— Ce n’était pas une question.
Il me repose par terre et me déshabille. Mes vêtements atterrissent dans la panière à linge et j’avoue avoir honte de mon apparence. Il me pousse dans la douche à l’italienne et allume l’eau pendant qu’il enlève son T-shirt et son jean. Je l’attire vers moi avant qu’il n’ait eu le temps d’ôter son boxer.
— Arrête, il est trempé et nous partons dans quelques minutes.
— Tu m’as cherchée, tu m’as trouvée. Tu n’auras pas besoin de porter de boxer. Ce sera plus simple pour te faire une pipe.
Deux minutes avec lui et je pense déjà au sexe pour évacuer mes tensions. Jusqu’à ce que je me rappelle qu’Amandine me déteste ! J’éclate en sanglots.
— Elle me déteste. Elle ne me pardonnera jamais. Elle va me haïr quand elle va découvrir pour toi et moi.
Il me prend dans ses bras, m’embrasse avant de commencer à me laver les cheveux. Il masse mon cuir chevelu et je trouve ce geste si délicat, si intime. Notre relation ne cesse d’évoluer. Je n’ai pas envie qu’elle s’arrête, je souhaite en profiter le plus longtemps possible.
Enlève-lui son boxer et profite de son corps de rêve ! Arrête de pleurer sur l’attitude puérile de ta copine !
— Est-ce que tu te sens un peu mieux ?
— La douche fait du bien. Je me sens si triste par rapport à la réaction d’Amandine. Elle refuse tout contact et ne veut pas comprendre que je n’avais pas le choix. Tu dis qu’elle est dans le même état alors pourquoi ne m’appelle-t-elle pas ?
— Vous êtes parfois très compliquées, vous les femmes. Les mecs ont tendance à se mettre une beigne avant de discuter alors que vous, vous hurlez avant de disparaître et de pleurer comme des madeleines.
— Merci d’être venu. Merci de ne pas m’avoir laissée seule jusqu’à la prochaine garde.
— Nous allons partir quelques jours, Athéna. J’ai réservé un gîte pour deux nuits. Il est temps de partir, nous avons de la route.
— Même pas un petit encas avant de partir ?
Il a bien compris que je ne parle pas d’un encas de nourriture, mais de sexe. Il m’embrasse le bout du nez avant de secouer la tête.
— Non, pas maintenant ! Je t’ai déjà dit que la frustration est excellente pour la libido. On se sèche puis on part après avoir fait un bagage léger.
— Suis-je autorisée à emporter des vêtements ? Ou vais-je passer les deux prochains jours nue ?
— Nue dans la chambre et habillée à l’extérieur.
Je me serre contre lui et lui offre un baiser passionné. Je commence à le caresser, il emprisonne mes mains dans les siennes et me rend mon baiser. Avant de se détacher de moi et de murmurer :
— Frustration…
Il sort de la douche et me tend une serviette. Impossible de le faire changer d’avis ! Je me sèche, m’habille d’un jean, d’un cache-cœur et d’une veste avant de mettre quelques affaires dans un sac à dos.
Cinq minutes plus tard, je suis accrochée à lui sur sa moto et nous filons à vive allure pour quitter Paris. Dès que nous sommes arrivés en rase campagne, Romain met les gaz et accélère. J’ai l’impression de ressentir un petit peu de l’adrénaline que je ressens aux manettes de mes jolis cocos. Cet homme ne cesse de m’étonner.
Il continue de pousser sur sa machine et je me serre contre lui. Nous ne faisons plus qu’un sur sa bécane et j’adore cette impression. Je suis presque déçue quand nous arrivons à destination. Nous descendons de moto et j’ai une sensation étrange en retrouvant le plancher des vaches. J’enlève mon casque et je lui saute dans les bras.
— J’ai adoré cette balade en moto. J’ai adoré l’impression de liberté qui me manque tant depuis que je ne peux plus voler.
— Je te comprends. J’adore pousser ma moto sur les routes de campagne. La vitesse est grisante et fait du bien. Allons découvrir notre chambre pour deux jours.
Le plus naturellement du monde, il attrape ma main et nous nous dirigeons vers l’entrée du gîte. Il tape un code pour avoir accès à l’intérieur. Nous déposons nos affaires dans l’entrée, enlevons casques, blousons, chaussures et il me saisit par les hanches pour me soulever. J’enroule mes cuisses autour de son bassin et je lui murmure :
— Je suis trop frustrée, cow-boy. Il est temps de me faire voir le paradis.
— Il ne faut pas faire attendre une amazone indomptable.
Je l’embrasse dans le cou tandis qu’il nous transporte vers la chambre. Il me jette sur le lit et recouvre mon corps du sien.
— Un lit avec des barreaux. J’ai une idée parfaite pour t’emmener au septième ciel.
Il s’installe à califourchon sur moi, enlève mon foulard et attache mes poignets aux barreaux. L’excitation me gagne tandis qu’il se rallonge sur moi.
— Tu es à ma merci, Athéna. Je vais enfoncer ma queue profondément en toi et te faire jouir si fort que tu verras des étoiles.
Ma peau se couvre de chair de poule et j’ai hâte de le sentir en moi. Il commence à me déshabiller et mon T-shirt vient rejoindre mes poignets. Mon jean, mon tanga ainsi que l’intégralité de ses vêtements finissent sur le sol. J’admire cet homme à la plastique de rêve. J’ai envie de croquer ses tablettes de chocolat. J’ai envie de le pomper jusqu’à la dernière goutte. Il me rend addict à son corps. Je deviens une putain de toxico du corps de Romain Mitchell.
Je le vois s’agenouiller entre mes cuisses et je l’observe me donner de petits coups de langue. Mes orteils se recroquevillent à mesure qu’il accélère les mouvements de sa langue. Ce mec est un orfèvre des cunni, il ne lui faut pas longtemps à chaque fois pour me faire décoller.
Ses épaules bloquent mes cuisses. Je ne peux pas refermer mes jambes au moment où la pression s’accentue. Il alterne les coups de langue sur mon clitoris et ma fente humide. Il suce, il aspire, il joue avec mon bouton de chair de plus en plus sensible. La pression monte, une boule de feu irradie mon bas-ventre. Je me cambre dans tous les sens tant le plaisir est intense.
J’aimerais pouvoir caresser ses cheveux, mes mains sont solidement attachées. Je suis à sa merci et j’aime un peu trop cette sensation. Il continue de me lécher avant de tracer un sillon avec sa langue jusqu’à ma fente trempée. Il plonge sa langue à l’intérieur et je sens ses pouces titiller mon anus.
Bordel ! Je suis en train de perdre complètement pied. Oui, je perds pied. L’orgasme me traverse pendant qu’il continue de me lécher à toute vitesse. Il veut me donner un maximum de plaisir.
— Romain, Romain, tu me rends folle.
Je redescends doucement de mon nuage quand je le vois recouvrir sa queue d’un préservatif.
— As-tu décidé de me faire mourir de plaisir ?
— C’est le but de cette escapade, Athéna.
Il se positionne de nouveau à travers mes cuisses et donne un coup de reins pour s’enfoncer en moi. Je pousse un long cri de plaisir quand il s’immobilise au plus profond de moi.
— De quoi as-tu envie, amazone indomptable ?
— Je veux que tu te déchaînes. Je veux que tu sois fougueux. Donne-moi tout ce que tu as et bien plus.
Il ne se fait pas prier et il me pilonne comme un fou. J’ai envie que cette étreinte soit torride. Je veux jouir le plus vite possible avant des ébats plus tendres. J’ai besoin d’oublier ma tristesse.
Il doit le sentir, car il se déchaîne. J’admire le spectacle de Romain en plein effort pour me procurer un maximum de sensations. Ma chatte me brûle tant il entre et sort rapidement. Ma respiration est de plus en plus saccadée, les gémissements de plaisir s’échappent de ma gorge. Il ne me faut pas longtemps pour me retrouver de nouveau au septième ciel. Je crie son prénom comme une litanie.
— Romain, Romain, Romain.
— Moi aussi, Laura, moi aussi.
J’ouvre les yeux au maximum pour le regarder jouir. Il est si beau quand il s’abandonne au plaisir. Il s’effondre sur moi et tend les mains pour me détacher les poignets. Quelle merveilleuse expérience !
Et nous avons enchaîné les expériences pendant toute cette escapade loin de Paris. Je suis presque triste quand il me dépose devant mon appartement. Nous montons les escaliers en nous tenant par la taille. Nous riions et nous embrassons en arrivant sur mon palier.
— Bonjour, Laura et bonjour, Romain. Je vois que tu me caches encore des choses.
Amandine se tient devant ma porte et ses yeux lancent des éclairs.
— J’étais si triste de notre dispute, mais je vois que ce n’était pas ton cas. Je vais repartir.
Cette fois-ci, je ne la laisserai pas repartir bouder avant de lui avoir parlé.
— Hors de question que tu repartes ! Nous sommes adultes et il est temps de grandir.
Je me tourne vers Romain et dépose un léger baiser sur ses lèvres. Je n’ai pas à me cacher devant Amandine.
— Nous nous verrons bientôt.
Il hoche la tête avant de repartir. J’ouvre la porte et je fais signe à ma meilleure amie d’entrer.
— Combien de choses me caches-tu encore ?
— Tu sais tout, Amandine et je suis désolée de ne pas t’en avoir parlé plus tôt.
— Adrien m’a expliqué que tu ne pouvais rien dire pour tes missions. Soit, je l’accepte. Difficilement, mais je l’accepte. Pourquoi ne m’as-tu rien dit pour Romain ?
— Qui a décrété que je ne devais pas toucher aux mecs de la BE 75 ? Je ne savais même pas si c’était sérieux, lui et moi.
— Et, maintenant, est-ce que tu sais si c’est sérieux ?
— Je ne sais pas. Je sais simplement que j’aime passer du temps avec lui.
Elle me regarde bizarrement avant de sauter sur place. Elle se précipite vers moi et me serre dans ses bras.
— Impossible de rester fâchée contre toi ! Maintenant, tu me racontes tout sans oublier le moindre détail. Je veux tout savoir.
Non, je ne dirai pas tout. Je ne peux pas trahir mon cow-boy. Je vais juste lui dire ce que ses oreilles chastes peuvent entendre. Je suis heureuse de pouvoir enfin lui en parler.
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