Brigade d'élite 75 T2 : Résister ou succomber
Chapitre 10
Romain
Amandine arrive alors que notre garde est commencé depuis plus d’une heure. Elle a ramené quelques paquets avec elle et nous sourit. Clément se précipite vers elle pour lui offrir un big hug comme il le dit si bien. Aussitôt mon meilleur ami grogne.
— Arrête de peloter ma femme ! Sous prétexte de faire ton big hug, tu la serres dans tes bras d’un peu trop près.
— Et revoilà notre lieutenant jaloux ! Si j’avais voulu l’attirer dans mon lit, ce serait fait depuis longtemps.
Il est fou ! Il va énerver Adrien et on va tous en payer les pots cassés. Il va nous envoyer sur le parcours du combattant pour au moins dix tours. Nico doit penser la même chose que moi, car il montre à Clément de se la fermer. Trop tard !
— Es-tu en train de dire qu’Amandine t’aurait choisi à ma place si tu avais insisté ?
Il vaut mieux que j’intervienne ou ces deux coqs vont se bouffer la crête.
Et dire que toi, tu aurais pu t’enfoncer dans la chatte de Laura ! Te voilà réduit à jouer le rôle d’arbitre. Quelle dégringolade !
Ne t’inquiète pas, nous allons très vite remédier à ce contretemps.
— Clément ne sous-entend rien du tout, Adrien. Il s’amuse avec toi et tu tombes dans le panneau à chaque fois.
— C’est vrai, mec ! T’es vraiment devenu susceptible depuis que t’es amoureux. On ne peut même plus rigoler sans que tu le prennes au premier degré.
— Il y a deux choses dans la vie avec lesquels on ne rigole pas. La BE 75 et ma femme.
— Je croyais que c’était avec ta queue qu’on ne rigolait pas. Et puis, je te signale que je suis le seul à avoir fait une demande en mariage à Amandine.
Mon meilleur ami fronce les sourcils pendant que ce clown de Clément continue d’enfoncer le clou. Il adore faire dégoupiller Adrien dès qu’il en a l’occasion.
— Oui, je me rappelle très bien ce moment et je me souviens que tu avais porté ma chérie pour finir le parcours du combattant. Je crois qu’il est temps de mettre ma menace à exécution. Tous les cinq sur le parcours du combattant et vous ferez vingt tours d’entraînement.
Qu’est-ce que je vous avais dit ! Clément fait l’imbécile et nous allons tous en payer le prix. Je n’ai absolument pas l’intention de disparaître pendant vingt tours pour que mon pote puisse emmener Amandine dans son bureau et faire ce que je n’ai pas pu faire avec Laura. Il est temps de se rebeller.
— Hors de question que je m’entraîne comme un dératé à cause des conneries de mon coéquipier pendant que le chef en profitera pour…
— Remettre des papiers à jour dans mon bureau.
Nous éclatons tous les cinq de rire. Enfin, tous les six, car Amandine se joint très rapidement à nous sous les yeux outrés de son chéri. Elle hausse les épaules en le regardant.
— Bah, tu n’es pas vraiment discret dans tes approches. Ils ne sont pas nés de la dernière pluie, ce sont des enquêteurs spécialisés. Quel dommage ! Tu ne pourras pas voir tous les ravissants froufrous que Laura et moi avons achetés. Ils vont se sentir bien seuls dans le fond du sac.
Adrien prend sa tête de chien battu pour tenter de faire changer Amandine d’avis. Je ferme les yeux pour contrôler la vague de désir qui me saisit en imaginant Laura dans une boutique de sous-vêtements. A-t-elle acheté des tissus transparents ou en dentelle pour me tourmenter ?
J’aimerais tellement pouvoir la déshabiller, la goûter de nouveau avant de m’enfoncer jusqu’à la garde dans sa chatte si étroite et accueillante. Ses parois étaient brûlantes quand j’ai enfoncé mes doigts dans son vagin.
— Est-ce que tout va bien, Romain ? Tu as des gouttes de sueur qui se forment sur ton front. As-tu de la fièvre ?
— Non, quand Amandine a parlé de petits sous-vêtements en dentelle, j’ai visualisé ma prochaine conquête avec des bouts de tissus riquiqui sur le corps. Je n’hésiterai pas à les déchirer.
— Pourquoi tant de violence envers des sous-vêtements en dentelle ? Ça coûte la peau des fesses.
— On est trop impatient de vous les enlever.
— Jérémy, je ne comprends pas. Vous aimez voir les femmes avec de la dentelle, mais vous n’hésitez pas à tout déchirer. Où est la logique ?
— Ne cherche pas à comprendre les contradictions des hommes ! Oui, on aime vous voir avec des sous-vêtements sexy, mais au bout d’un moment, il faut vous en débarrasser dans la seconde. Et, c’est hyper érotique d’arracher la lingerie.
— Très coûteux également.
Cette conversation ne fait qu’amplifier mon désir pour la belle Athéna. Je dégaine mon portable et lui envoie un message.
Romain : [As-tu acheté de la lingerie sexy ? J’ai hâte de la voir sur toi.]
La réponse arrive dans la seconde. Je souris. Attend-elle mon texto lui demandant de me rejoindre comme un drogué attend sa prochaine dose ? Se languit-elle de ma langue sur sa peau, sur sa chatte ?
Laura : [Sexy et transparente. À moins que je n’en porte pas de nouveau !]
Romain : [Portes-en. J’ai hâte de te l’arracher avec les dents ou même de la déchirer avant de m’enfoncer en toi.]
Laura : [Impatient, cow-boy ?]
Romain : [Autant que toi, Athéna ! Rejoins-moi dans une heure.]
Je ne peux plus attendre, je dois la posséder ou je ne vais penser qu’à ça pendant toute ma garde.
Quel cruel dilemme ! Y penser pendant toute ta garde ou t’enfoncer jusqu’à la garde ? Que c’est dur, la vie de Romain Mitchell ! Oh, pardon je ne voulais pas faire de jeux de mots ! C’est la vie qui est dure, pas ta queue !
— Oh, mon Rominet, tu as dû rencontrer une nana qui t’a retourné le cerveau. Tu es tout rouge.
Je lève les yeux vers Clément et lui décoche un regard noir. Sérieux, mon Rominet ?
— Arrête de raconter des conneries !
— Vous allez vraiment finir par les faire, ces vingt tours de parcours du combattant.
Alerte rouge ! Hors de question que je me retrouve à courir comme un dératé alors que je peux retrouver Laura dans un coin sombre de la brigade ! Il faut que je m’éloigne au plus vite de la zone de danger.
— Excusez-moi, les gars. Je pars me reposer dans ma chambre jusqu’à la prochaine intervention.
— T’as raison, vas astiquer ta trique pour la faire passer.
Je ne sais pas comment Amandine peut supporter notre langage si familier. Je l’observe et me rends compte que ses yeux sont plongés dans ceux d’Adrien. Je ne suis même pas convaincu qu’elle ait entendu nos derniers échanges. Je m’éloigne vers ma chambre en réfléchissant à l’endroit où je vais pouvoir mener Laura dans quarante minutes.
Je réfléchis tout en marchant avant de sourire. Je sais exactement où nous allons pouvoir nous retrouver. L’infirmerie est déserte à cette heure. Nous n’avons pas de personnel soignant affecté à la brigade et l’infirmerie ne sert vraiment qu’en cas d’extrême urgence.
Je reviens sur mes pas et j’entends mes coéquipiers discuter avec Amandine dans la cuisine commune. J’en profite pour me faufiler dans le local où nous gardons les clés. Puis, mon sésame en poche, je disparais doucement vers le garage. Je n’ai plus qu’à attendre Laura qui ne devrait plus tarder.
Romain : [Surtout, ne viens pas jusqu’au garage en voiture. Nous devons rester les plus prudents possibles.]
Laura : [Tu parles à une militaire sur-entraînée et non à une pouffe rencontrée dans une soirée.]
Pan dans ta face ! Elle va t’en faire baver, la militaire.
Je n’en attendais pas moins de mon Athéna. Une déesse de la guerre qui va chercher à me mettre à genoux. Je lui souhaite bon courage. On ne me met pas si facilement à terre.
Laura : [Je ne sais pas si tu es en position. Moi, je le suis déjà.]
Romain : [Pourtant, il ne me semble pas que tu sois en dessous de moi.]
Laura : [Je suis planquée devant le garage. Pour ton information, c’est toi qui seras en dessous de moi.]
Punaise, elle va avoir ma peau ! Elle doit être d’une beauté phénoménale en amazone avec ma queue profondément enfoncée en elle.
J’ouvre la porte du garage et lui fais signe de venir très rapidement. Une alarme silencieuse se déclenche si la porte n’est pas fermée au bout de deux minutes. Je compte mentalement dans ma tête tout en remarquant qu’elle court très vite. En moins d’une minute, elle a passé la porte et je l’ai refermée.
Je la pousse derrière une voiture et j’attrape ses lèvres pour un baiser brûlant. Nos dents s’entrechoquent sous la puissance de notre baiser. Je détache mes lèvres et la prends par la main.
— J’espère que tu as trouvé un endroit plus glamour que l’arrière d’une voiture banalisée.
— Ne t’inquiète pas et suis-moi. J’ai l’intention de jouer au docteur avec toi.
Elle glousse doucement tandis que nous marchons rapidement vers la porte de service. Je lui fais signe que nous devons longer les murs pour ne pas être surpris. Elle rit de nouveau.
— Cow-boy, tu parles à une experte. Je ne me suis jamais fait gauler dans les locaux militaires. Je ne vais pas commencer aujourd’hui. Avance.
Je ne sais pas si j’aime qu’elle sous-entende qu’elle a déjà grugé pour s’envoyer en l’air dans le secret le plus strict. Je lui tiens fermement la main et nous poursuivons notre route sans encombre jusqu’à l’infirmerie. Je déverrouille puis pousse le cadenas dès que le battant se referme sur elle.
Je me jette littéralement sur Laura. Je ne veux pas perdre une seule seconde. Il est plus que temps que je plonge dans son écrin volcanique. Je la débarrasse de ses vêtements sans attendre tandis que ses doigts ôtent les miens. Je ne suis pas le seul à être pressé. Nous nous caressons tout en nous embrassant. Elle décale sa bouche vers mon oreille et chuchote :
— Tu as eu droit à une pipe phénoménale et tu m’as offert un cuni de malade. Passons à l’étape supérieure avant d’être interrompus.
Je pense qu’elle a déjà joué cette danse plus d’une fois. Je la fais reculer jusqu’au lit et l’y allonge. Je recouvre mon corps du sien et je sens un léger sourire se dessiner sur ses lèvres.
— Crois-tu vraiment que je vais te laisser prendre le dessus ?
— La prochaine fois, Athéna, tu seras au-dessus.
Je passe ma main entre ses cuisses pour vérifier son état d’excitation et je souris en la découvrant trempée. Pas besoin de stimulation supplémentaire !
Je déroule le préservatif sur ma queue avant de la positionner à l’entrée de sa chatte. Elle entoure mes hanches de ses cuisses et m’incite à m’enfoncer en elle. Je ne compte pas la décevoir et je donne un coup de reins surpuissant tout en la regardant droit dans les yeux.
Elle se cambre tandis que je me retire avant de m’enfoncer de nouveau jusqu’à la garde. J’ai le souffle coupé tant sa chatte me serre. Punaise ! Il faut vraiment que je fasse attention, que je me contrôle ou je risque d’éjaculer comme un ado à son premier rendez-vous.
Je m’empare de ses lèvres et l’embrasse doucement tout en commençant à me mouvoir avec lenteur en elle. J’ai l’impression de m’enfoncer dans un volcan à chaque poussée. Elle est brûlante de désir, je suis très réceptif à sa lave et je risque l’orgasme à chaque entrée en elle.
Ses mains filent jusqu’à mes fesses et elle les pousse avec force pour que je la pénètre complètement. Elle va me pousser à bout et je ne vais pas réussir à me contenir. J’attrape ses poignées et les place au-dessus de sa tête en les maintenant avec mes mains.
— Allez, cow-boy, montre-moi ce que si tu as sous le capot !
Ses cuisses me serrent plus fort et je peux à peine sortir d’elle. Elle est si musclée.
— Tu me rends fou, Laura. Si tu continues, notre étreinte ne va pas durer longtemps.
— On s’en fout ! Je veux du sauvage, Romain. Et par-dessus tout, je ne risquerai pas de louper l’orgasme ce soir.
— Pourquoi ai-je la nette impression que tu n’es pas à ton coup d’essai ?
— À la base, les sirènes peuvent sonner à tout moment…
— Comme ici !
— Je sais alors ne perds pas de temps inutile. On prendra notre temps quand tu ne seras pas de garde. Il faut choisir son moment. Et là, je veux que tu me fasses décoller du matelas.
Cette déesse de la guerre va me mettre à genoux. Elle a raison sur un point. Ce serait dommage de ne pas connaître l’orgasme si la sirène venait à retentir.
— On opte donc pour un coup rapide ?
— Rapide et très intense. Fais-moi voir les étoiles, Romain…
— Accroche-toi, Laura. Ça va déménager.
Je lâche ses poignets pour empoigner le dessous de ses jambes. J’ouvre grand ses cuisses pendant que je la pilonne comme un fou. Nous sommes bientôt hors d’haleine et je la vois mordre dans le drap pour étouffer ses gémissements de plaisir. Je la pilonne encore plus fort et des gouttes de sueur se forment sur mon front.
— Oh, putain, cow-boy !
Elle mord plus fort dans le drap et son corps est parcouru de soubresauts. Son orgasme déclenche le mien. Sa chatte brûlante me serre avec force. Je me tends au-dessus de son corps et je commence à grogner. Aussitôt, sa main vient recouvrir ma bouche pour étouffer mes râles de plaisir. Elle n’en est pas à son coup d’essai, c’est clair.
Je me déverse dans le préservatif avant de m’effondrer sur son corps. Je suis couvert de sueur. Je n’ai qu’une envie. Recommencer en prenant mon temps de la déguster de la tête aux pieds. Elle a certainement la même idée en tête.
— Romain, c’était très intense. On prendra notre temps la prochaine fois. Nous devons nous rhabiller au cas où.
Je ne peux m’empêcher de formuler la question qui continue de me trotter dans la tête.
— Tu sembles vraiment habituée à ces pratiques clandestines…
Cela ressemble plus à une affirmation qu’à une question d’ailleurs.
— En opération, tu prends le plaisir où tu peux, quand tu peux et surtout le plus rapidement possible sans te faire surprendre.
Elle s’est déjà mise debout pour se rhabiller. Je l’imite et elle m’adresse un sourire. Je ne peux m’empêcher de m’approcher d’elle et de l’embrasser avec volupté. Elle répond à mon baiser avant de se détacher pour finir de s’habiller.
— Que dirais-tu de se retrouver à ma prochaine permanence pour une nuit plus intense ?
— On peut même se retrouver pour plusieurs nuits plus intenses.
— Me proposerais-tu d’être une partenaire de jeux ?
Elle hoche la tête avant de me scruter.
— Je préférerais qu’Amandine ne soit pas au courant de notre petit arrangement sexuel. Donc, évite d’en parler à Adrien.
— Ne t’inquiète pas, je n’ai pas l’intention de lui en parler. Mais, toi, résisteras-tu à l’envie d’en parler à ta meilleure amie ? Il me semble que vous vous dites tout.
Elle éclate de rire et soutient mon regard.
— Je n’ai pas vraiment envie qu’elle me dise encore une fois que je ne dois pas te toucher. De toute façon, c’est trop tard ! C’est déjà fait.
Je me penche et je murmure à son oreille :
— Es-tu heureuse d’avoir désobéi à ta meilleure amie ?
— Je lui ai rendu la monnaie de sa pièce. Elle m’a désobéi quand je lui avais dit de ne pas se contenter d’un seul mâle à la BE 75.
Je manque de m’étouffer en l’entendant affirmer haut et fort qu’Amandine aurait dû tester un deuxième flic de la brigade. Et même un troisième…
— Ne le dis jamais devant Adrien si tu tiens à garder la vie.
— Je sais, ne t’inquiète pas, je ne suis pas folle. Ce serait idiot de perdre la vie alors que nous avons tant de choses à explorer tous les deux.
Je la fais de nouveau basculer sur le lit et recouvre son corps du mien. Pourquoi ne pas combler cette Athéna une seconde fois ? Je l’embrasse avec volupté tout en parcourant ses courbes affriolantes du bout de mes doigts.
Je sens bientôt les siens sur ma queue déjà en érection. Je pousse un grognement de plaisir avant d’en pousser un de dépit quand j’entends la sirène retentir. Nous partons immédiatement en intervention et je ne peux pas consommer une deuxième fois cette chair si appétissante. Je me redresse.
— Je dois partir, Laura.
— Au plaisir de te revoir, cow-boy. Ne t’inquiète pas, je me débrouillerai pour repartir sans être repérée.
J’hésite une seconde avant de lui donner le code d’accès de la journée pour la porte de garage afin qu’elle puisse sortir. De toute façon, il sera renouvelé dans une heure. Je claque un dernier baiser sur sa bouche avant de partir sans faire de bruit.
À très bientôt, Athéna !
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