Brigade d'élite 75 T2 : Résister ou succomber
Chapitre 15
Romain
Nous confions enfin les derniers trafiquants identifiés à la police locale. Nous avons bataillé des heures sur le terrain pour les arrêter. Nous avons dû explorer les caves de trois immeubles les unes après les autres. Je n’ai jamais vu ça. Que de violence ! Que de misères également !
Au moment où nous allons repartir, plusieurs jeunes que nous venons d’arrêter se mettent à crier.
— J’espère que les rédacteurs du blog ont vu comment vous nous avez traités. La célèbre brigade d’élite 75 ne respecte rien. Célèbre pour ses manquements à la loi alors qu’elle nous reproche de ne pas respecter cette même loi.
Un autre commence à surenchérir.
— Oui, vous n’êtes que des salopards qui ne respectent pas la loi. Vous nous avez traînés par les cheveux, vous nous avez tabassés.
— J’espère qu’ils vont dénoncer votre comportement de criminels.
Je serre les poings et je commence à m’avancer en même temps qu’Adrien. La porte du van sécurisé mis à notre disposition s’ouvre. Nous nous retournons d’un bloc en entendant la voix fluette d’Amandine.
— Il est temps de rentrer. Nous avons un vol qui nous attend.
C’est sa façon de nous dire de ne pas riposter. Je ne peux pas m’empêcher d’admirer son sang-froid et sa détermination. Elle n’a pas hésité à ouvrir la porte alors qu’Adrien lui avait scrupuleusement interdit. D’ailleurs, il se dirige à grands pas vers le van. Il monte et il commence à grogner avant d’éclater de rire. Nous lui emboîtons le pas et ne pouvons nous retenir de rire également. Il y a vraiment que la belle avocate pour inventer un truc pareil.
— Il me semblait pourtant t’avoir demandé de ne pas descendre du van.
— Je ne suis pas descendue du van et je te signale que personne n’a vu mon visage grâce à cette belle cagoule noire.
Comment voulez-vous que nous gardions notre sérieux après cette bataille acharnée de plus de cinq heures ? Nous avons besoin de relâcher nos nerfs soumis à rude épreuve. L’adrénaline coule encore dans nos veines et nous a permis de nous en sortir face à ces trafiquants complètement barges.
— Ne crois pas que tu vas t’en sortir aussi facilement ! Tu m’as encore désobéi.
Toujours cagoulée, elle secoue la tête pour lui répondre non. Elle le défie même en l’affirmant haut et fort.
— Non, je ne suis absolument pas d’accord avec toi. Tu m’avais dit de ne pas sortir du van. Je t’ai écouté. Techniquement, je n’ai pas mis les pieds en dehors du van.
Comment vous dire ? Voir la femme de notre pote faire tourner le lieutenant Adrien Laval en bourrique est plus qu’hilarant.
N’aurais-tu pas envie que la belle Laura Roscoff te fasse tourner en bourrique de la même façon ?
Je n’ai pas envie qu’elle me fasse tourner en bourrique. J’ai envie qu’elle me chevauche comme l’amazone indomptable qu’elle est.
Je vois mon meilleur ami se diriger vers sa nana, lui ôter sa cagoule avant de la serrer dans ses bras. Il devient si romantique, une véritable guimauve quand il n’est plus sur le terrain. Il l’embrasse doucement et Clément lance une boutade.
— Bientôt ils vont oublier que nous sommes dans le van et balancer toutes leurs fringues. Les gars, nous allons assister à un porno en direct.
Adrien se détache d’Amandine et pivote à la vitesse de l’éclair vers Clément. Il va très vite le remettre à sa place.
— Ne crois pas une seule seconde que tu vas apercevoir le corps de rêve de ma femme. Trouve-toi une autre occupation et tournez-vous pendant que j’embrasse Amandine.
— Je vous jure qu’ils vont demander un van avec chambre dans pas longtemps. Autorisé si on peut y ramener des gonzesses une fois de temps en temps pour décompresser après des missions aussi merdiques que celle-ci.
Cette fois-ci, c’est Nico qui vient de se manifester.
— N’y pensez même pas ! Vous êtes vraiment une bande d’obsédés.
— Nous avons appris avec le meilleur.
Nous venons tous de répliquer en même temps. C’est bon de rire pour décompresser un peu.
Ne préférais-tu pas t’enfoncer dans la chatte accueillante de Laura pour évacuer la pression ?
Laura… Comment va-t-elle ? A-t-elle regardé l’article sur le blog ? Est-ce qu’elle soupçonne que j’en sais plus sur son identité que je lui ai dit ? Aurais-je dû me taire ?
J’ai envie de lui envoyer un message pour savoir comment elle va, mais je ne peux pas. Nous avons tous repris nos places et même si ce n’est pas notre van, les habitudes sont tenaces. Nous sommes tous installés à la même place que dans le van de la BE 75. Je suis maintenant à côté d’Adrien.
— Tu sembles soucieux, mon pote.
— Je suis juste fatigué après cette mission très énergivore.
— Ou aurais-tu des difficultés avec l’armée de l’air ? Si tu comprends ce que je veux dire.
Un sourire se dessine sur mon visage. Mon amitié avec Adrien est indestructible. Malgré son amour pour Amandine, il garde mon secret et ne m’a pas trahi. Je lui décoche un clin d’œil et me confie doucement.
— Ma relation avec l’armée de l’air est haute en couleur.
— Dois-je dire à ma femme qu’un de mes frères d’armes n’a pas respecté ses consignes ?
Je fronce les sourcils et plonge mon regard dans le sien après avoir vérifié qu’Amandine discute à bâtons rompus avec Clément.
— Non, pas la peine. Nous savons rester discrets. Par contre, tu pourrais me rendre un petit service.
Il me scrute avec surprise et m’invite à poursuivre d’un geste.
— Si tu pouvais garder ta femme avec toi le matin, cela éviterait qu’elle risque de me surprendre à poil dans la chambre de sa copine.
Au moment où je prononce cette phrase, je le regrette immédiatement. Je sais qu’il va dégoupiller et que tous les yeux se tourneront vers nous. Pas loupé !
— Quoi ? Qu’est-ce que tu viens de dire ?
Et voilà ! Les quatre autres membres de la brigade et Amandine nous observent. Je grogne entre mes dents.
— Merci pour la discrétion ! Ne t’inquiète pas, je me suis planqué et elle n’a rien vu.
— Qu’est-ce que vous nous cachez tous les deux ?
— Romain m’expliquait juste qu’il a failli se faire surprendre par une copine de la fille avec qui il était en pleine action.
— Et alors ? Il aurait juste demandé à la deuxième nana de les rejoindre.
La tête d’Adrien vaut le détour. Il a récolté ce qu’il a semé, il n’avait qu’à se taire. Il est préférable de changer de sujet avant qu’il ne s’énerve et ne divulgue mon secret par inadvertance. Je ne surenchéris pas et je garde le silence.
Je ferme les yeux et je laisse mes pensées dériver. J’ai vraiment envie de voir Laura et de me perdre dans son corps chaud. J’attrape mon portable dans mon sac à dos et lui envoie un message.
Romain : [Rejoins-moi dans quelques heures à la brigade. Je connais un coin obscur pour une baise rapide et intense. Je te fais signe dès que je suis de retour à Paris.]
Mon message peut paraître cavalier. Il le serait pour n’importe quelle femme sauf une militaire habituée aux missions dangereuses et aux ébats intenses entre deux missions.
Laura : [J’espère que tu tiendras ta promesse, cow-boy. Fais-moi vibrer ! En attendant, je vais rêver de ta queue. Sauras-tu faire mieux que mon rêve ?]
Romain : [Ta chatte se souviendra de mon passage. Rêve autant que tu veux ! Tu seras déjà trempée pour moi, Athéna.]
Laura : [J’ai hâte, cow-boy. Repose-toi pour être performant. Silence radio maintenant.]
Je souris. Elle a le même vocabulaire que moi. Je ferme les yeux et me laisse aller. Je vais pouvoir évacuer la pression de cette mission cauchemardesque à mon retour à la brigade. Et ça vaut de l’or !
***
Je relis le message que j’ai envoyé à Laura dès que nous avons rejoint nos chambres. Je peux me permettre de perdre une heure de sommeil. J’ai dormi comme un bébé dans l’avion pour récupérer en sachant que la belle Athéna me rejoindrait. Et mon pote est certainement en train d’honorer sa chérie dans la chambre de la demoiselle. La direction continue de leur octroyer deux chambres.
Romain : [Rejoins-moi à l’entrée du garage comme la dernière fois. Dans vingt minutes.]
J’ouvre la porte de ma chambre doucement et je descends en mode commando dans le silence le plus absolu. Si je rencontre un de mes coéquipiers, je prétexterai une envie soudaine de prendre l’air.
J’arrive enfin dans le garage et me dirige vers la porte. Je passe mon badge sur le lecteur pour l’ouvrir et observe les environs. Je vois tout à coup une silhouette noire arriver vers moi à pas feutrés. Telle une sentinelle, je ne l’ai absolument pas entendue. Je l’attrape par la main et la pousse à l’intérieur.
J’ai terriblement envie d’écraser mes lèvres sur les siennes, mais ce n’est pas l’endroit. Nous ne pouvons pas risquer de nous faire surprendre. Je chuchote.
— Encore un petit peu de patience, Athéna. Je t’emmène dans un endroit où nous ne risquons pas d’être surpris.
J’attrape sa main et nous marchons discrètement vers le fond du garage. Je bifurque pour que nous nous retrouvions dans un coin où personne ne vient jamais. À l’abri derrière les voitures, dans l’obscurité la plus complète, je me tourne vers elle et je la plaque contre mon corps pour l’embrasser.
Notre baiser s’enflamme très rapidement, nos dents s’entrechoquent et nos langues tourbillonnent l’une dans l’autre. Cette femme me fait un effet de malade.
— On dirait que je t’ai manqué, cow-boy.
Elle pose sa main sur mon entrejambe qui est déjà prête pour elle. Ma queue se dresse fièrement sous mon jogging. Je pose mes lèvres de nouveau sur les siennes tandis qu’elle passe sa main sous l’élastique de mon pantalon de sport. Je la sens sourire contre ma bouche quand elle comprend que je ne porte rien dessous. Elle empoigne mon membre et le fait déjà coulisser entre ses doigts.
Elle semble parfaitement maîtriser la situation de la baisse rapide. Je ne peux pas savoir combien de fois elle l’a pratiquée après des missions. Seul compte le ici et maintenant. Elle fait monter la pression dans ma queue qui a besoin de se décharger. Je sors le préservatif dans ma poche, déchire l’étui et recule pour enrouler le plastique sur mon membre. Je remets l’étui avec précaution dans ma poche pour ne laisser traîner aucun indice.
Je la fais pivoter entre mes bras, embrasse son cou, sa nuque avant de me baisser et de remonter sa jupe sur ses hanches. Je souris quand je comprends qu’elle est nue dessous.
— Tu n’es qu’une coquine. Tu voulais être prête pour moi, Athéna. Pose tes mains sur la carrosserie. Je vais m’enfoncer très vite et te baiser si fort que ton ventre va exploser. Ne crie surtout pas !
— Je me refroidis avec tes discours. Prends-moi sauvagement, cow-boy !
Punaise, elle va me faire éjaculer avant même d’entrer en elle ! Je lui caresse la croupe et me positionne derrière elle. Je place ma queue à l’entrée de sa chatte avant de pousser d’un coup de rein surpuissant. Je m’enfonce en elle jusqu’à la garde. Son corps est déjà prêt pour moi.
— Bordel, tu n’as pensé qu’à ça depuis mon texto ! Tu es trempée et je glisse sans difficulté.
— Arrête de parler et pilonne-moi ! Hors de question que je ne connaisse pas un orgasme fulgurant !
Ses mains sur la voiture, mes doigts agrippés à ses hanches, je débute une série de va-et-vient très intense. Nos peaux claquent l’une contre l’autre et je me retiens de grogner comme un animal. Cette gonzesse est vraiment trop bonne. Elle est un cran au-dessus de tout ce que j’ai connu.
— Donne-moi ton T-shirt !
D’une main, je l’enlève et lui tends. Elle mord dedans pendant que je la pilonne à une vitesse dingue. Il ne nous faut pas longtemps pour atteindre l’orgasme. Mon T-shirt étouffe ses cris de plaisir et sa chatte serre mon membre. J’explose en elle en retenant mes râles de plaisir. Encore un va-et-vient et je m’immobilise au plus profond d’elle.
Qu’est-ce que j’aimerais me déverser en elle sans la barrière de plastique ! Je me fige. C’est la première fois que ce genre d’idées traverse mon esprit.
Je lui embrasse la nuque, le cou avant de tourner sa tête pour saisir ses lèvres. Je ne résiste pas à la tentation et mes doigts filent jusqu’à son clitoris rendu très sensible par son orgasme. Je commence à caresser son bouton et elle ondule des hanches contre ma queue.
Bordel ! Elle va me tuer. Je sens ses gémissements dans ma bouche et j’accentue mes caresses. Il ne lui faut pas longtemps pour décoller de nouveau. J’aime la sensation de recevoir son plaisir sur mes doigts. Je l’embrasse encore plus fort en me disant que la prochaine fois, je la suce jusqu’à me rassasier de la dernière goutte de son suc si féminin.
Je me détache d’elle à regret et redescends sa jupe puis remonte mon pantalon.
— Je voudrais éterniser ce moment, mais…
Elle finit ma phrase et je comprends à quel point elle connaît les subtilités de mon métier.
— Il est temps que tu ailles prendre du repos. À très vite, cow-boy, pour une nuit de plaisir.
Je la raccompagne jusqu’à la porte, l’embrasse passionnément une dernière fois avant d’ouvrir le battant et de la regarder disparaître dans la nuit. Je repars vers les escaliers avant de me tourner vers le coin sombre où je viens de connaître un immense plaisir.
— Qu’est-ce que tu fais là, mon pote ?
Je pivote et me retrouve nez à nez avec Adrien. Punaise, il n’a pas mieux à faire que de me courir après ! Je décide de noyer le poisson.
— Et toi, tu ne devrais pas être dans le lit chaud d’Amandine ou mieux dans son corps ?
— Tu sais que je n’aime pas parler de ce sujet avec toi.
— Et pourquoi pas ? Nous avons toujours partagé nos histoires de cul.
— Avec Amandine, c’est différent. C’est ma femme. Arrête de détourner la conversation ! Victor m’a expliqué que ton badge a servi pour ouvrir la porte. Tu devrais te reposer.
— Bien, papa ! J’y vais de ce pas.
Je commence à m’éloigner avant qu’il ne me rattrape et pose une main sur mon avant-bras.
— As-tu des difficultés à dormir après notre intervention de cette nuit ? Tu dois me le dire, tu le sais.
Il vaut mieux que je coupe court à la conversation ou il va me prendre la tête.
— Pour tout avouer, j’évacuais la pression de la même façon que toi.
Il devrait comprendre le sous-entendu son problème. Vous devez être surpris que je lui en parle alors qu’il est strictement interdit de ramener des civils au sein de la brigade. Disons qu’avec ce qui s’est passé pour Amandine, il n’est plus trop crédible pour faire respecter cette règle. Il lève les yeux et un sourire se dessine sur son visage.
— Est-ce que je viens de manquer une militaire ?
— Je dirais que oui et je n’ai pas la chance de l’avoir dans mon lit toute la nuit. Si c’était le cas, je ne serais pas en train de papoter dans le garage avec mon pote.
— OK, message reçu cinq sur cinq ! Je retourne me coucher avec ma chérie pendant que tu astiques ta queue.
J’éclate de rire. Pas besoin de l’astiquer après m’être enfoncé dans la chatte si étroite de mon Athéna ! À très vite, ma belle. Nous avons encore de nombreuses positions à découvrir.
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