Brigade d'élite 75 T2 : Résister ou succomber

Chloé Loukas · Chapitre 37 sur 37

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Brigade d'élite 75 T2 : Résister ou succomber

Épilogue

 

 

Laura

 

Une semaine plus tard

 

Pour la première fois de ma vie, je n’ai pas envie de retourner sur le front. Je ne veux pas retrouver mes collègues de travail, je souhaite rester avec Romain.

Je pousse un soupir. Nous avons eu si peu de temps depuis la découverte de nos sentiments. Je suis restée avec eux pendant quatre jours, soit le temps de leur garde. Puis, depuis trois jours, nous restons la plupart du temps dans l’appartement à nous découvrir et à nous aimer.

Je participe tout de même à la résolution de l’énigme du blog. Enfin, si on peut parler de résolution ! Nous n’avançons plus. Les scientifiques sont toujours en train d’examiner les preuves qu’ils ont récoltées dans l’entrepôt. Victor est persuadé qu’ils ont fait une erreur et qu’ils ont voulu effacer le plus de preuves possible en posant ces bombes. Il travaille d’arrache-pied pour trouver les indices dans les disques durs qui n’ont pas complètement cramé. C’est fou ce que ce mec peut abattre comme travail ! Je crois qu’il n’a pas du tout de vie privée.

On s’en fout de la vie privée de Victor ou de la résolution de l’énigme du blog. Va retrouver notre sexy flic pour profiter de lui avant ton départ.

Oui, ce matin, c’est la douche froide même si elle était prévisible. Je repars en mission, je ne sais pas dans combien de temps je reviendrai.

Je sors de la douche et je commence à m’habiller avec des gestes très lents. J’enfile une culotte en dentelle avec le soutien-gorge assorti.

— Je ne savais pas que tu portais des sous-vêtements aussi sexy pour aller au travail.

Romain se plaque contre mon dos et commence à me caresser. Il me fait pivoter entre ses bras et m’embrasse avec volupté. Comment vais-je survivre pendant de longues semaines sans ses baisers brûlants ? Nos langues dansent l’une contre l’autre avant que je recule.

— J’adorerais me perdre dans tes bras, mais nous n’avons pas le temps.

— Moi, je pense au contraire que nous avons le temps d’une étreinte d’au revoir. Il faut juste éviter de parler pour savoir si on a le temps ou pas.

Je l’observe et la décision est on ne peut plus rapide. Je m’en fous de louper mon avion. Il y en aura un autre ce soir ou demain. Je suis amoureuse pour la première fois de ma vie et j’entends m’envoyer en l’air encore une fois avec l’homme que j’aime.

Je pose une main sur son torse et je le pousse vers le lit. Il sourit quand il comprend mes intentions. Avant de le faire basculer sur le matelas, j’enlève son jean et son boxer d’un seul mouvement. Le voilà nu et je déglutis en voyant sa queue dressée pour moi.

Je m’avance et saisis ses lèvres pour un baiser passionné tout en empoignant son membre pour des va-et-vient de plus en plus rapides. Il dégrafe mon soutien-gorge et caresse mes seins avant de pincer les pointes érigées vers lui. Je me cambre et j’ai envie de le sentir le plus rapidement possible en moi.

Je le pousse sur le matelas, enlève mon tanga et monte à califourchon sur son bassin. J’ondule doucement des hanches et frotte mon clitoris contre sa queue. Je monte et je descends contre ce membre si dur qui déclenche des sensations de plaisir dans mon bouton de chair si sensible.

Romain pince de nouveau mes pointes et je lâche un cri animal. J’ai besoin de me remplir de lui. Je tiens son sexe à la base tandis que je m’empale sur lui. Je m’arrête uniquement quand je sens son sexe enfoncé en moi jusqu’à la garde.

— Oh, bordel, cow-boy ! C’est trop bon !

— Bouge, Athéna, bouge ! Donne-moi tout ce que tu as en toi avant ton départ.

J’ai envie de le sentir si fort en moi que je m’en souviendrai pendant tous les jours qui viennent.

Je me lève doucement pour que ma chatte monte sur sa queue avant de redescendre pour me remplir de lui. Mes mouvements sont lents, contrôlés jusqu’à ce qu’il donne un coup de bassin pour que j’accélère la cadence.

J’intensifie mes mouvements de va-et-vient pendant qu’il agrippe mes hanches et qu’il commence lui aussi à venir à ma rencontre. Nos peaux claquent l’une contre l’autre et je vous jure qu’une boule de feu est en train de me brûler de l’intérieur.

Mes gémissements deviennent de plus en plus bruyants à mesure que le plaisir s’intensifie et que je me rapproche de l’orgasme. J’aimerais faire durer ce moment pendant des heures. Je garde les yeux ouverts pour graver l’image de Romain qui s’abandonne.

— Oh, c’est trop bon ! Je ne vais pas tenir longtemps.

— Donne-moi tout ce que tu as, Athéna. Je veux entendre ce son encore et encore pendant ton absence.

Sa tendre demande me fait basculer. Je jouis si fort que mes orteils se recroquevillent. Je sens ma chatte le serrer et il s’envole à son tour. Je le regarde perdre pied en gémissant de plaisir. J’adore les râles de plaisir qui s’échappent de sa gorge. Je ne me lasse pas du spectacle.

Je le scrute et je redescends de mon nuage. Je me penche pour l’embrasser à pleine bouche. Nos dents s’entrechoquent sous l’intensité du baiser. Je l’embrasse goulûment comme si je voulais emporter sa bouche avec moi.

À regret, je me détache de lui et lui souris tristement.

— Il est temps que je parte. Tu vas me manquer, cow-boy. N’oublie pas que je t’aime.

— Tu vas me manquer aussi, Athéna. Notre vie sera faite d’au revoir et de retrouvailles. Je n’oublierai pas que tu m’aimes et toi, n’oublie pas que je t’aime plus que tout.

Les larmes me montent aux yeux et je dépose de doux baisers sur ses lèvres avant de me lever. Je m’habille doucement et lui caresse la joue.

— Je préfère te dire au revoir ici. J’ai peur de ne pas pouvoir partir si tu m’accompagnes à l’aéroport. Je t’appelle dès que je peux.

— Reviens-moi vite, mon amazone indomptable.

Je l’embrasse une dernière fois avant de passer la porte et de m’éclipser. J’ai déjà hâte de revenir.

 

***

 

Romain

 

Deux semaines plus tard

 

Si je ne me retenais pas, je sauterais dans les couloirs de la BE 75. Je viens de raccrocher avec Laura et je suis un homme heureux.

Apparemment, Martin s’est bien foutu de nous. Il a dit qu’il avait deviné nos sentiments avant nous. Un peu comme Adrien et Amandine ! Oui, ils avaient compris que j’étais accro à mon Athéna avant moi. Enfin, je savais que j’étais accro à elle. Je refusais simplement de reconnaître mes sentiments.

Ce n’est pas pour cette raison que je suis heureux ! L’armée a décidé qu’elle voulait être impliquée à part entière dans l’enquête sur le blog. D’un commun accord avec les responsables de la BE 75, ils n’ont pas voulu désigner un nouveau membre d’une unité spéciale pour nous seconder. C’est donc à Laura que revient la tâche de nous seconder une semaine par mois. Ils ne peuvent pas la retirer des combats plus longtemps.

Mais, une semaine par mois, c’est inespéré ! Nous pensions que nous serions séparés pendant de longs mois et en fait, elle va revenir toutes les trois semaines.

Peut-être qu’il faut faire traîner l’enquête sur le blog !

Ah, non ! Hors de question ! Nous devons mettre ces criminels hors d’état de nuire. Ils ne peuvent pas continuer à nous humilier et à se moquer de nous en toute impunité.

J’arrive dans la cuisine. Amandine éclate de rire en me voyant.

— Je ne sais pas ce que Laura t’a fait par téléphone, mais ton sourire parle pour toi.

— Et non, petite coquine, elle ne m’a rien fait par téléphone. Cette fois-ci au moins !

— Qu’est-ce qui te rend heureux à ce point alors ?

Je ménage le suspense en mimant des baguettes qui taperaient sur un tambour.

— Oh, qu’est-ce que tu es chiant depuis que tu es amoureux ! Dis-nous ce qui se passe sans chercher à ménager le suspense.

— Devinez qui va venir nous prêter main-forte toutes les trois semaines pendant une semaine.

— Ma Laura ! Je suis trop contente !

L’enthousiasme d’Amandine fait plaisir à voir. Elle va pouvoir passer du temps avec sa meilleure amie. Nous sommes interrompus par l’arrivée de Clément qui semble affolé. Il se plante devant la belle avocate et la regarde fixement.

— Amandine, j’espère que tu as eu des nouvelles d’Alexandra depuis ce matin.

— Non, aucune nouvelle. Ça lui arrive très souvent quand elle part en reportage.

— Je n’aime pas son silence. Nous avions convenu qu’elle devait m’appeler tous les matins et tous les soirs depuis qu’elle avait noté…

Il s’interrompt en plein milieu de sa phrase sans en révéler plus. Il y a certainement une bonne raison derrière son inquiétude.

— Qu’est-ce qui se passe, Clément ? Pourquoi es-tu aussi inquiet ? Qu’est-ce que vous nous cachez, Alexandra et toi ?

Adrien vient se placer près d’Amandine et regarde notre frère d’armes droit dans les yeux.

— Alexandra m’a fait jurer de garder le silence pour ne pas affoler sa sœur.

— Quoi, qu’est-ce qui se passe ? Là, tu m’affoles vraiment.

La voix d’Amandine monte dans les aigus et Adrien passe un bras autour de ses épaules.

— Depuis la parution de son article faisant l’éloge de la BE 75, Alexandra est sur ses gardes. Elle m’en a seulement parlé il y a trois jours. Elle avait l’impression d’être suivie, d’être épiée.

— Non, ce n’est pas possible. Ils ne peuvent pas s’en être pris à ma petite sœur. Je vous en prie, dites-le-moi.

— Adrien, j’ai peur qu’Alexandra ait été enlevée par les rédacteurs du blog en représailles de son article.

Au moment où il prononce cette phrase, Amandine s’évanouit dans les bras d’Adrien. Punaise, est-ce qu’ils ne nous laisseront jamais tranquilles ?

Nous allons devoir partir à la recherche de la brunette. Pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé !

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