Brigade d'élite 75 T2 : Résister ou succomber

Chloé Loukas · Chapitre 14 sur 37

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Brigade d'élite 75 T2 : Résister ou succomber

Chapitre 12

 

Laura

 

Amandine : [Rejoins-nous directement au Blue Night. Nous revenons juste de mission. Les gars sont chauds patate et ont besoin de décompresser.]

J’adore ma meilleure amie, mais elle me casse une nouvelle fois mes projets. Mon cow-boy est-il chaud patate aussi ?

Laura : [Ne sont-ils jamais fatigués ? N’ont-ils pas envie de se reposer un peu ?]

Je sais que j’envoie un coup d’épée dans l’eau, j’aurais simplement préféré retrouver Romain à mon appartement ou au sien. Je voulais que nous soyons tous les deux pour profiter enfin d’une nuit à deux. Pour nous éclater et nous découvrir ! Moi aussi, j’ai besoin d’oublier l’Afghanistan et d’autres missions difficiles. Je réfléchis trop en ce moment et ce n’est pas bon pour moi.

Amandine : [Tu rigoles. Ils n’ont qu’une envie et je ne te ferai pas un dessin. En plus, ils sont énervés, car les rédacteurs du blog annoncent des nouvelles explosives pour demain.]

Je me souviens qu’ils m’ont vaguement parlé de ce problème la dernière fois que je suis venue en permission. N’ont-ils pas arrêté ce rédacteur qui les descend à longueur de temps ?

Laura : [Je pensais que ce blog était hors d’état de nuire !]

C’est vrai, que font-ils ? Ce sont pourtant des enquêteurs confirmés.

Amandine : [Par pitié, ne leur sors pas un truc pareil si tu tiens à ta vie. Ils sont ingérables dès qu’il s’agit de ce ramassis de conneries sur Internet.]

Je peux les comprendre. Je réagirais de la même façon si mon unité était attaquée sans raison.

Romain : [Vu les rires à peine masqués d’Amandine, vous parlez de nous.]

Est-ce qu’il a mis un mouchard dans mon téléphone ? Je pourrais peut-être l’énerver un peu.

Laura : [Elle me parlait du blog…]

Je n’en dis pas plus pour jauger de sa réaction. Si j’en crois les déclarations de ma meilleure amie, elle devrait être explosive. Cinq, quatre, trois… Même pas le temps de finir…

Romain : [Ne me parle pas de ce blog de malheur !]

Continuons de le titiller un petit peu ! Voyons voir jusqu’où je peux aller pour que le cow-boy dégaine.

Laura : [Incroyable que de super flics comme vous soient tenus en échec ! Auriez-vous besoin de militaires à la rescousse ?]

Je sais que je vais grave l’énerver et je ne sais pas pour quelle raison, mais j’adore.

Romain : [Je te préviens que tu vas te prendre une fessée au milieu de la boîte de nuit. Imagine ton cul dénudé sur mes genoux pendant que tout le monde regardera.]

J’ai chaud en m’imaginant le derrière exposé sur ses genoux dans un lieu public. Je vous rassure, je n’ai pas envie de me prendre une fessée devant tout le monde. L’idée de la fessée, elle, me plaît beaucoup.

Amandine : [T’es toujours là ? Tu ne me réponds plus…]

Laura : [Il faudra d’abord que tu m’attrapes pour me filer une roustre en public. Je ne crains pas grand-chose.]

Amandine : [Je n’y crois pas. Tu es en train de draguer par téléphone pendant que tu réponds à mes textos. Tu pourrais au moins faire attention de ne pas te tromper de destinataire.]

Oups… La connaissant, elle doit bougonner avec les gars autour d’elle et Romain va connaître ma réponse sans que j’aie besoin de faire un copier-coller à partir du presse papier.

Romain : [Alors, comme ça, tu penses que je ne serais pas capable de t’attraper pour te filer une roustre en public. Est-ce un défi, Athéna ? Je suis prêt à le relever.]

Et voilà ! Il est temps de reprendre la main en ne se trompant pas de nom pour l’expédition.

Laura : [Soit je mets la culotte de grand-mère impossible à enlever soit je ne mets rien…]

Romain : [Même si tu enfiles une culotte de grand-mère, je parviendrai à la dynamiser. Ta chatte m’appartient pour la nuit.]

Et voilà, je suis de nouveau trempée. Le cow-boy sait comment m’exciter par de simples mots.

Laura : [Je me prépare pour vous rejoindre.]

Par sécurité, j’envoie le même message à ma meilleure amie et à mon amant pour ma période d’immobilisation.

Je file dans ma chambre pour choisir ma tenue pour la soirée. Ce soir, adieu le treillis militaire, bonjour la tenue de femme fatale. Pour une fois que je peux m’habiller !

Me voilà en train de sortir toutes mes fringues, d’essayer une quantité astronomique de jupes, de robes, de hauts pour essayer de trouver la tenue parfaite. J’ai enfin trouvé. Robe courte de soirée, bas résille, porte-jarretelles et une étole pour couvrir mes épaules.

Maintenant, on passe à la coiffure. Comment est-ce que je coiffe mes cheveux longs ? Chignon ? Queue de cheval ? Lâchés ? Et si j’utilisais la perruque rousse que j’ai achetée pour un rendez-vous qui n’a pas eu lieu ?

Je me précipite dans ma commode pour la chercher, j’attache mes cheveux avant de les recouvrir. Je me regarde dans le miroir et je me trouve très glamour. Juste un maquillage à rajouter qui sublimera ma bouche. Je sors mon gloss rouge vif et en applique une couche généreuse.

Un nouveau regard dans le miroir et j’adore l’inconnue pas si inconnue qui me fait face. J’attrape une pochette et je pars retrouver ma meilleure amie en boîte.

Arrête de te mentir ! Ce n’est pas pour Amandine que tu as mis trois plombes à te préparer.

Oh, tu m’agaces ! Je suis en retard et je dois me dépêcher. Tel d’Artagnan, je cours, je vole. Est-ce que c’était d’Artagnan d’ailleurs ? La littérature classique et moi, cela fait cinq.

On s’en fout ! Grouille-toi, il y a un cow-boy qui t’attend pour te bouffer la chatte.

Je me gare, j’entre dans la boîte de nuit et je vois des groupes de gonzesses qui se pressent dans un coin. Pas besoin d’être voyante pour savoir que les six mecs se trouvent à cet endroit ! Je me dirige vers le bar et commande un cocktail avant de m’asseoir sur un des tabourets. Je n’ai pas envie de me comporter comme une groupie en essayant d’aller les rejoindre.

Romain : [As-tu besoin d’aide pour t’habiller, Athéna ?]

Je sirote mon cocktail tranquillement avant de lui répondre.

Laura : [Impossible de passer la nuée de pintades qui vous entourent ! Je te laisse profiter de ces volatiles peu farouches et je pars à la chasse de mon côté.]

Ma réponse devrait le titiller et faire rugir le lion qui se cache en lui. Je vais même le provoquer un peu plus.

Laura : [Le barman est super mignon et mon décolleté lui plaît.]

Mon portable ne réagit pas. Pas une seule vibration !

Laura : [Je crois que je vais enjamber le bar pour aller le retrouver. Il est chaud pour dégainer.]

Est-ce que je l’ai vexé ? Aucune réaction ! Aucune ! Jusqu’à ce que je vois la nuée de pintades s’écarter et un mec en surgir. OMG ! Il ne s’est pas rasé depuis notre dernière rencontre. La fine barbe s’est étoffée et il est à tomber. Je reste la bouche ouverte à l’observer avancer jusqu’au bar.

Je me détourne juste à temps pour qu’il ne s’en rende pas compte et me cherche. Il ne va pas me reconnaître tout de suite. J’adore jouer avec cet homme, ce mâle en puissance. Mon portable vibre et je me retiens de le regarder pour ne pas lui donner d’indication sur ma place. Je mange une olive et scrute les hommes au bar. L’un d’eux me sourit et se rapproche.

— Une si belle femme ne devrait pas être seule au bar. Je vous offre un verre, mademoiselle ?

Je l’observe et il me semble bien fade. Je m’apprête à lui répondre quand je sens une main chaude se poser au creux de mes reins. Je sais que c’est lui avant même de voir son visage.

— Désolé, mec, elle n’est pas disponible. Cette amazone indomptable m’attend.

Comment a-t-il fait pour me repérer aussi vite alors que je n’ai pas donné d’indice ?

— Surprise, Athéna ? Tu as une ravissante marque dans ton dos qui dépasse de ta robe.

Merde ! J’ai oublié mon pansement. Quelle idiote ! J’ai laissé une partie de mon cerveau en Afghanistan.

— Tu vas partir vers les toilettes puis tu tourneras à droite avant d’y arriver.

Je pivote et le regarde sans bouger.

— Allez, je te promets que tu ne le regretteras pas.

Bouge ! Ne réfléchis pas et bouge !

Je laisse glisser ma main sur son torse jusqu’à sa ceinture tout en plantant mes yeux dans les siens. Puis je me lève et suis ses instructions. Depuis quand est-ce que je suis les instructions d’un mec ? Depuis que je suis brûlante de désir.

J’avance doucement jusqu’à l’endroit qu’il m’a indiqué. Un endroit complètement isolé dans cette boîte de nuit. Un corps se plaque soudain dans mon dos et une main caresse ma nuque. Un souffle chaud me donne la chair de poule.

— J’ai envie de t’embrasser, mais je ne sais pas si je pourrai m’arrêter. Je rêve de cet instant depuis quatre jours.

Je cherche à me retourner, il m’en empêche.

— Non, ne te retourne pas. Écoute-moi. Que dirais-tu de nous éclipser ? Ils n’ont pas besoin de nous et on pourra inventer un bobard.

Je ferme les yeux et je me laisse aller contre son torse. Je n’ai plus envie de rejoindre ma meilleure amie, je n’ai pas envie de me trouver dans cet endroit. J’ondule des hanches pour titiller sa partie primitive. Il réagit instantanément et m’attrape par les hanches pour me rapprocher encore plus de lui.

— Dis-moi que tu me suivras. Je pars chez moi et j’espère que tu vas me suivre, Athéna.

Pour toute réponse, je hoche la tête. Il me dit de le retrouver dehors d’ici cinq minutes. Nous ne pouvons pas partir en même temps au cas où un des membres de la BE 75 arrive. Même si j’ai peu de doute ! Ils n’ont certainement pas envie de quitter ce nid rempli de nanas prêtes à écarter les cuisses. Et Amandine ne quittera certainement pas son mec des yeux.

Cinq minutes plus tard, je me dirige sans encombre vers la porte d’entrée. Je rejoins ma voiture et je vois que Romain m’attend sur sa moto. Je lui fais signe que je le suis et il démarre. Je ne quitte pas son corps des yeux et me réjouis de la nuit qui m’attend. Il me montre un emplacement de parking à notre arrivée puis vient me chercher. Il ouvre la portière et m’attire dans ses bras.

— J’ai envie de t’embrasser, j’ai envie de t’arracher tes vêtements donc nous allons attendre d’être derrière la porte close de mon appartement.

Chacune de ces paroles me titille un peu plus. Il sait quoi dire pour me faire fondre. Il attrape ma main et commence à courir. Lui comme moi ne pouvons plus attendre. Il sort son trousseau de clés et ouvre la porte de la résidence avant de me pousser vers la porte du fond qu’il déverrouille.

Dès que nous sommes dans la pièce, il claque la porte et me plaque contre le mur. Ses mains et sa bouche ne perdent pas de temps et sont sur moi. Il m’embrasse avec voracité tandis que ses doigts détachent déjà la fermeture éclair de ma robe. Très rapidement, nous sommes hors d’haleine.

— Athéna, j’attends ce moment depuis quatre jours. Je n’ai pensé qu’à ça en dehors de mes interventions.

— Cow-boy, je te promets que tout dépassera tes rêves.

Je le débarrasse de son T-shirt. Il s’agenouille devant moi et fait glisser ma robe lentement. Il déglutit avec difficulté quand il s’aperçoit que je ne porte pas de soutien-gorge. La descente de mon vêtement continue et il grogne en découvrant le string, le porte-jarretelles et les bas.

— Tu es si belle, Laura. Exactement ce que j’aime chez une femme !

Je ne vous explique pas ce que je ressens de voir cet homme magnifique à mes pieds. Il attrape une de mes jambes et la caresse doucement en remontant vers la lisière de mon bas. Il détache le porte-jarretelles et enlève mon bas avec délicatesse tout en embrassant chaque carré de peau qu’il dénude. Il recommence la même opération avec l’autre jambe et je me transforme en torche vivante qui attend l’accomplissement.

— Te souviens-tu de ce que nous nous sommes promis ?

Ma gorge devient sèche. Je n’arrive même plus à avaler ma salive. J’ancre mes yeux aux siens et je murmure d’une voix à peine audible.

— Parles-tu du 69 ?

— Tu as lu dans mes pensées. Je t’emmène dans ma chambre.

Il se relève, pose sa main sur ma joue avant que ses lèvres prennent possession des miennes. Il me soulève et tout en embrassant, il me conduit vers son lit où il me dépose avec précaution. Nous continuons de nous dévorer, de nous caresser avant qu’il ne m’invite à me positionner sur lui.

Mes cuisses de chaque côté de son visage, nue, je me sens terriblement exposée. Pour me donner une contenance, je pose mes doigts à la base de son sexe. Puis très lentement, j’avance ma bouche vers sa queue fièrement dressée devant moi.

Je donne un premier coup de langue et je comprends immédiatement qu’il calque ses gestes sur les miens. Je ferme les yeux et je savoure sa langue sur ma chatte. Je sens son deuxième coup de langue en même temps que je pose mes lèvres sur son membre dur.

Mes gestes sont lents pour le moment, mais je deviens folle de désir à mesure qu’il joue avec mes petites lèvres. Je commence à le sucer et aussitôt il m’imite. Je gémis de plaisir avec son sexe dans ma bouche.

Je le pompe avec avidité tandis que mon bassin commence à bouger en cadence au-dessus de son visage. Sa langue me torture avec délice et je suis bouillante de l’intérieur. Je ne vais pas tenir longtemps à ce rythme-là. Pourtant, je n’arrive pas à ralentir. Ce mec va me tuer.

L’orgasme me percute au moment où je m’y attends le moins et je crie mon plaisir, mon visage au-dessus de sa queue tandis que mes doigts font des va-et-vient sur son membre. Sa langue continue de me donner du plaisir jusqu’à ce que je me calme doucement. Je me sens flottée au moment où il me bascule légèrement sur le côté.

— Tu sens bon, tu es si appétissante. Je vais m’enfoncer dans ta chatte et te faire gémir de plaisir de nouveau.

Il veut se lever, je le plaque sur le matelas de ma main. J’attrape un des préservatifs sur sa table de chevet, le déchire avec mes dents et le déroule sur sa queue pendant qu’il m’observe. J’aime son regard sur moi.

— Je vais te montrer ce qu’est une amazone indomptable.

Je me positionne au-dessus de lui, il me saisit les seins et les palpe avec force. Il fait rouler les pointes entre ses doigts au moment où sa queue disparaît dans ma chatte. Un tsunami parcourt mon bas-ventre quand il m’a totalement remplie.

— Es-tu prêt pour une chevauchée fantastique, cow-boy ?

— Athéna, mets-moi à terre !

Je me déchaîne sur lui sans préambule supplémentaire. Nous sommes tous les deux chaud bouillants et avides de sensations fortes. Il soulève son bassin pour que je m’enfonce encore plus loin. Non, je m’empale encore plus loin.

C’est prodigieux, c’est intense et je ne peux m’empêcher de crier mon désir.

— Crie, hurle, je veux entendre à quel point ma queue te donne du plaisir.

Il me fait presque basculer, je continue d’avancer et de reculer sur son membre à un rythme soutenu.

Il s’empare de mes hanches et me maintient avec force sur lui pendant qu’il remue son bassin à son tour. Une boule de feu se forme dans mon ventre et explose avant même que je réussisse à la maîtriser.

— Oui, Athéna, donne-moi ton plaisir et prends tout ce que je t’offre.

À son tour, il grogne en me pilonnant avec force. Il s’immobilise au plus profond de moi et je regarde cet homme magnifique qui se donne entièrement à moi. Je ne résiste pas à l’envie de m’allonger sur lui et de l’embrasser avec passion. Nos langues dansent alors que nous avons du mal à reprendre nos souffles. Je me détache pour reprendre de l’air.

— Doucement, soldat ! Nous avons toute la nuit devant nous. Ne perds pas déjà ta voix.

Pour la première fois depuis longtemps, je me réjouis de passer une nuit entière avec un mec. Pas pour dormir, mais pour expérimenter un plaisir si intense qu’il va me bouleverser jusqu’aux orteils.

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