Brigade d'élite 75 T2 : Résister ou succomber

Chloé Loukas · Chapitre 34 sur 37

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Brigade d'élite 75 T2 : Résister ou succomber

Chapitre 32

 

Laura

 

Nous avons été appelés en renfort par nos collègues qui ont essuyé de nombreux tirs de factions rebelles. Une équipe était même encerclée et risquait d’être capturée. J’étais aux commandes d’un nouveau joli coco pour participer à l’extraction musclée.

Notre unité spéciale est intervenue aussi bien dans les airs que par la terre. Il fallait agir vite et ne pas trembler. Mes réflexes sont affûtés et j’ai pu embarquer les militaires menacés pendant que l’unité au sol repoussait les rebelles. Quelle délivrance quand je suis remontée dans les airs en les emportant !

Je reste bien entendu cagoulée pendant toute la durée de l’intervention. Les autres unités ne doivent pas connaître les visages et les noms de ceux et celles qui composent les unités spéciales. Je les ai déposés à leur camp de base, j’ai apprécié les remerciements avant de repartir vers ma base.

Une journée classique au sein de mon unité ! Quel plaisir d’être aux commandes de mon joli coco ! Je devrais peut-être lui chercher un petit nom pour lui prouver mon affection.

On s’en fout de ton affection pour une carlingue en ferraille. Quand vas-tu te décider à faire une vidéo coquine avec notre sexy flic ?

Purée ! J’ai failli louper mon virage. Cette folle me rend imprudente avec ses conneries. Une vidéo coquine, n’as-tu rien de mieux à inventer ?

Il faut bien te stimuler. Tu ne m’avais pas habituée à si peu d’activités sexuelles. Bientôt, tu vas vivre comme une nonne !

Il ne faut pas exagérer non plus ! OK, depuis mon retour dans l’unité, je n’ai pas cherché une seule fois à draguer ou à coucher avec un de mes collègues.

Trois semaines sans sexe ! Tu ne m’as pas vraiment habitué à si peu d’acrobaties !

À t’entendre, on dirait que je suis une nympho incapable de se passer de sexe. Je me repose. En attendant, ferme-la pour que je me concentre. L’atterrissage est imminent et doit s’effectuer au millimètre. Je ne dispose pas d’une piste aérienne ici, mais d’un espace on ne peut plus réduit.

Je me sens si heureuse quand je pose l’hélicoptère. Piloter m’avait tellement manqué. C’est mon métier, c’est ma passion absolue. Quand je suis dans les airs, je me sens si libre, si vivante. Tiens, il y a longtemps que je n’ai pas chanté ma petite ritournelle qui me prouve que je m’en suis sortie.

When I hear you breathe

(Quand je t’entends respirer)

I get wings to fly

(J’ai des ailes pour voler)

I feel that I'm alive

(Je sens que je suis vivante)

I am alive

(Je suis vivante)

Mon joli coco ne respire pas, mais son moteur m’envoie des signaux qui m’apaisent. Je suis sereine depuis mon retour dans mon unité.

À qui veux-tu faire croire ce mensonge ? À moi ou à toi ? Si tu étais si bien, tu n’aurais pas eu besoin d’appeler Romain pendant plus d’une heure pour t’apaiser à ton retour de mission. Il te manque et tu ne veux pas te l’avouer. Tu crèves d’envie d’entendre sa voix, tu crèves d’envie de le voir et surtout, tu crèves d’envie qu’il s’enfonce en toi. C’est l’unique raison pour laquelle tu ne dragues pas à droite ou à gauche. C’est lui que tu veux !

Tu te trompes. Ce n’est pas lui que je veux ! C’est sa queue que je désire au plus profond de ma chatte. Ce n’est pas la même chose. Je suis accro à son sexe, mais j’arriverai à m’en passer. Je ne dépendrai jamais d’une autre personne.

J’éteins toutes les commandes et je descends. L’agitation et la tension qui règnent sur le camp me saisissent immédiatement à la gorge. Que se passe-t-il ? Y aurait-il eu des blessés à terre après mon départ ?

Je hâte le pas et je croise Jérôme qui déborde de colère. Il me scrute avant d’exploser.

— Ces maudits auteurs de blog ont encore frappé. Ils viennent de publier un ramassis de saloperies sur notre opération.

— L’opération de sauvetage des otages ?

Mon ami est supérieur me regarde et hoche la tête.

— Oui, ils ont réussi à obtenir des données on ne peut plus confidentielles. Viens dans mon bureau.

Je le suis au pas de course. Il est si énervé que je n’ai même pas le temps d’aller me changer et de prendre une douche. Nous nous asseyons et il tourne son ordinateur vers moi. Ce que je lis me glace le sang. Je me retiens de le lire à haute voix pour ne pas décupler la rage de Jérôme.

L’armée française a une nouvelle fois frappé dans un pays doté de sa propre souveraineté. Oui, les militaires ne respectent pas le principe le plus élémentaire de la souveraineté nationale.

Je serre les poings à m’en faire péter les jointures. Comment peuvent-ils écrire de telles abominations ? Nous respectons les souverainetés nationales. Nous intervenons souvent en collaboration avec les armées des pays concernés. Ils font appel à nous quand ils n’arrivent pas à lutter contre les factions rebelles. Nous sommes ici en support.

Imaginez-vous qu’ils ont tué des civils pour aller sauver des espions qui avaient été capturés. Ils ont mené une véritable opération commando destinée à libérer deux dangereux criminels. Des criminels dont les civils s’occupaient. Eux qui n’ont pas grand-chose les nourrissaient alors qu’ils étaient venus pour les exterminer.

C’est plus que je ne peux en supporter ! Comment peuvent-ils parler de ces deux touristes qui ont malheureusement été capturés et traités comme des animaux ? Je n’oublie pas que la jeune femme sera marquée à vie. Elle a été violée, torturée pendant des mois, jour après jour.

— Je n’ai pas besoin d’en lire plus. Ce sont des êtres abjects qu’il faut absolument mettre hors d’état de nuire.

— Je suis absolument d’accord avec toi. C’est de nouveau notre unité qui est visée. Je souhaite que tu retournes à Paris le plus rapidement possible pour collaborer avec la BE 75 pendant quelques jours. Il semblerait que leur analyste ait fait des progrès.

— Je viens juste de revenir parmi vous.

Je sais qu’il n’est pas opportun de dialoguer un ordre, mais il s’agit de Jérôme et il ne m’en tiendra pas rigueur. Il comprendra mes réticences.

— Laura, je te promets que tu ne resteras que quelques jours à Paris. Tu pars dès aujourd’hui promis, tu reviens dans une semaine maximum.

Chouette, on va pouvoir revoir Romain ! Tu n’as pas intérêt de refuser.

Loin de moi l’idée de refuser une telle opportunité de revoir mon cow-boy ! De toute façon, on ne discute pas un ordre dans l’armée.

— OK, je me prépare et je te tiendrai au courant H24.

Rassure-moi, tu ne vas tout de même pas l’informer que tu t’envoies en l’air avec un des membres de la BE 75.

Ma liaison avec Romain ne regarde que lui et moi. Il est temps d’aller me préparer et j’avoue que je suis impatiente de le retrouver. Un peu trop pour un plan cul qui ne devait être qu’éphémère !

 

***

 

Il est plus de 2 h du matin quand j’arrive à Paris. Personne ne sait que je suis une militaire, je suis habillé en civil. Je me dirige vers un taxi et lui donne l’adresse de Romain. Si mes calculs sont exacts, il sera de nouveau de garde demain. Alors, autant profiter de cette nuit !

Dans le taxi, je fais un petit raccord maquillage. J’inspecte rapidement ma tenue et je suis satisfaite. Un jean slim, une tunique avec un col en V et des chaussures compensées. Je me sens très féminine pour aller le rejoindre.

Ne t’inquiète pas. Il n’en aura absolument rien à foutre de ta tenue. Tu vas très vite te retrouver nue dans son lit.

J’espère que je ne connais pas une erreur d’aller le retrouver sans l’avertir. Et si une autre femme lui tenait compagnie ? Je me retrouverai comme une conne avec mes illusions devant sa porte.

Arrête de raconter des conneries ! Il attend ton retour avec impatience et il ne sait même pas que tu as atterri à Paris. Demande au chauffeur de taxi de se manier l’oignon.

Le chauffeur me dépose enfin devant la résidence sécurisée de Romain. Je le paie, je prends ma valise et je ne lui demande même pas de m’attendre. Je prends le risque de me retrouver sans véhicule si je dois repartir vers mon appartement. Je suis peut-être un peu maso de penser qu’il m’a attendue tout ce temps.

Et s’il n’était pas là ? Et si je me trompais sur toute la ligne ? Il n’y a qu’un seul moyen de le savoir. Je m’arme de tout mon courage et je m’avance pour appuyer sur la sonnette de l’interphone.

Je ris toute seule. J’ai plus peur d’appuyer sur cette sonnerie d’interphone que d’aller me battre contre des factions rebelles. Je suis vraiment un cas désespéré.

J’appuie sur le bouton correspondant au numéro de Romain et j’attends. Pas de réponse. Peut-être est-il absent, peut-être dort-il. J’appuie une seconde fois et j’attends. Il ne semble pas présent à son domicile. Je m’apprête à tourner les talons quand j’entends son timbre ensommeillé me répondre.

— Oui, qui est-ce ?

— Romain, c’est moi, Athéna.

J’ai volontairement utilisé le surnom qu’il me donne si souvent, ce surnom que j’adore. Il ne répond rien, j’entends juste le déclic de la porte qui s’ouvre. Je la tire et je m’avance dans les escaliers avec ma valise. Je les monte, je l’aperçois en train de les descendre. Il ouvre les bras, je me jette contre lui en laissant choir mes affaires.

Nos lèvres se soudent immédiatement et il me soulève pour me transporter. J’enroule mes jambes autour de son bassin et il se dépêche de regagner son appartement. Il ouvre la porte avant de la claquer avec son pied. Je me souviens soudain que j’ai laissé tomber ma valise quand je me suis précipitée dans ses bras. Je me détache de ses lèvres et je murmure :

— Ma valise, j’ai laissé tomber ma valise.

— Mets-toi à l’aise pendant que je vais la chercher.

Je hoche la tête et il disparaît rapidement. Je me dirige vers la chambre avant de me raviser et de passer par l’étape salle de bain. Une petite douche me fera le plus grand bien. Je commence à me déshabiller et à régler l’eau quand j’entends le battant claquer. Il part vers la chambre avant de venir me rejoindre dans la salle de bain. J’éteins l’eau.

— Je viens de faire un long voyage, j’aimerais relaxer mes muscles un peu.

— Tu es si belle, Athéna. J’ai eu tellement peur, Laura, quand tu ne répondais pas à mon texto.

— Je suis désolée, mon portable n’avait plus de charge. Je n’ai pu le rallumer qu’en arrivant à Paris et je me suis dit que j’allais te faire la surprise.

— Une merveilleuse surprise !

On pourrait peut-être arrêter les discours et passer aux choses sérieuses maintenant !

— Que dirais-tu de m’héberger pendant mon séjour ?

Que va-t-il me répondre ? Ai-je été trop loin en lui posant cette question un peu absurde en sachant que mon appartement se situe à vingt minutes à vol d’oiseau ?

— Avec plaisir, mon amazone indomptable. Ton appartement est bien trop loin et tu as besoin de décompresser un maximum. J’ai eu chaud en pensant à toi dans mon lit. Une douche me permettrait de me rafraichir.

— On pourrait la partager alors pour éviter de réveiller les voisins en faisant trop de bruit.

— Je m’en fiche de mes voisins. Je compte faire tellement de bruit qu’ils auront tous envie de nous imiter. Même les plus anciens se souviendront des orgasmes de leur jeunesse !

OMG ! J’étais déjà trempée et là, je suis une fontaine qui attend qu’on vienne s’occuper d’elle. Je m’approche de Romain et passe une main sur ses tablettes de chocolat si parfaites. J’ai envie de les croquer. Je déboutonne son jean et le fais glisser le long de ses jambes. Je me relève, nous sommes nus l’un en face de l’autre. Tels deux affamés, nous nous embrassons. Nos langues s’enroulent et dansent à la fois une rumba et un rock.

Il me pousse dans la douche à l’italienne et m’appuie contre la paroi. Il allume l’eau et règle la température sur tiède. Je m’en fous, je bous complètement à l’intérieur de mon corps. Je me fais l’effet d’un volcan qui va entrer en éruption d’ici peu de temps. Dès qu’il va s’enfoncer profondément en moi ! Je le veux au plus profond de ma chatte maintenant.

— Romain, je te désire en moi. Ne me fais pas attendre !

— Je suis incapable d’attendre, Athéna. Je te désire comme je n’ai jamais désiré une autre femme. J’ai peur de ce désir et en même temps, j’en suis totalement accro. Tu deviens ma drogue, Laura.

Son aveu me bouleverse plus qu’il ne le devrait. Ma bouche s’écrase sur la sienne tandis qu’il me plaque contre la paroi en soulevant mes fesses. Son membre dur comme de l’acier vient mordre mon clitoris et je pousse un long gémissement en nouant mes cuisses autour de sa taille et mes bras autour de sa nuque.

Il se détache de mes lèvres et appuie son front contre le mien. Tout en me regardant dans les yeux, il guide sa queue à l’entrée de ma fente puis pousse avec une lenteur exagérée. Je le sens me remplir et je manque de défaillir. Mes yeux se voilent de désir tandis que les siens deviennent deux cratères noirs.

Quand il est au plus profond de moi, il pousse un long râle qui m’excite encore plus. Si c’est possible ! Il commence à se mouvoir lentement en moi et m’offre un plaisir démesuré. Il n’a pas encore fait rugir le tigre qui sommeille en lui. Il accélère ses va-et-vient et me transperce de son membre dur.

Je gémis de plus en plus fort à chaque poussée. J’ai besoin de plus. J’ai besoin qu’il me pilonne, qu’il soit sauvage et que sa queue transperce ma chatte trempée pour lui. Je fais glisser mes mains jusqu’à ses fesses et je les pousse vers moi pour lui faire comprendre que je souhaite qu’il monte en cadence d’un coup.

Il comprend et il se déchaîne. Ses va-et-vient deviennent si intenses que je pousse de très longs gémissements de plaisir. Je le serre si fort entre mes cuisses qu’il peut à peine reculer. Ses muscles se tendent tandis qu’il cherche les angles pour m’offrir un plaisir démentiel.

La boule de feu monte en moi et tout à coup, elle explose en un milliard d’étincelles. Mon orgasme parcourt l’intégralité de mon corps et je sens mes orteils se recroqueviller sous la violence du plaisir.

— ROMAIN…

Je viens de hurler le prénom de mon amant qui me pilonne à un rythme d’enfer pour me faire monter encore plus haut. Je le regarde et je vois des étoiles dans ses yeux au moment où il se fige au plus profond de moi.

— LAURA, OH, LAURA !

Mon prénom meurt plusieurs fois sur ses lèvres avant qu’il ne vienne m’embrasser avec fougue quand nous avons repris nos souffles. Il me porte ensuite jusqu’à son lit et m’y allonge avant de me recouvrir de son corps. Nous commençons à nous caresser paresseusement pour faire monter de nouveau le désir.

Nous avons toute la nuit pour rattraper le temps perdu. Une nuit de retrouvailles intense après la nuit d’adieu mémorable.

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