Brigade d'élite 75 T2 : Résister ou succomber
Chapitre 5
Romain
Nous attendons l’invitée d’honneur qui a exigé de se refaire une beauté avant de commencer la soirée. Je pense surtout qu’elle voulait s’éclipser pour échapper aux questions d’Amandine. À force de nous côtoyer, notre belle avocate est devenue encore plus inflexible lors de ses interrogatoires.
Et là, elle a décidé de passer au crible sa meilleure amie. Laura ne manque pas d’humour, je dois le concéder. Qui aurait eu l’idée farfelue d’inventer l’histoire de ce chasseur polonais qui voulait viser le derrière de la gazelle ? Un beau derrière si vous voulez mon avis.
Depuis vingt minutes, nous attendons la princesse Laura qui se fait vraiment désirer. J’espère que le résultat en vaudra la chandelle. Nico en a marre d’attendre et n’hésite pas à aller cogner à la porte de la salle de bain.
— Dépêche-toi, on a soif. Tu peux même venir à poil si tu veux.
— Pas touche à ma meilleure amie ! Combien de fois vais-je devoir vous le répéter pour que ça rentre dans vos têtes de moineaux ?
Oh, ma petite Amandine, tu peux le répéter aussi souvent que tu le souhaites ! Je ne t’écouterai pas. J’ai déjà laissé passer ma chance la première fois que nous avons rencontré Laura. Je ne commettrai pas la même erreur une seconde fois. Je compte mettre cette beauté dans mon lit et en profiter un peu. Ma queue frétille rien qu’à l’idée de s’enfoncer jusqu’à la garde dans la chatte indomptable de cette rebelle.
— À quoi penses-tu, mon pote ? Tu es bien silencieux et tes yeux ne quittent pas le couloir. Tu fais ce que tu veux avec Laura, mais je ne veux pas de problème avec ma femme. Tu restes discret et tu te comportes comme un gentleman.
Je me tourne vers mon meilleur ami et je lui souris.
— Je serai le même gentleman que tu es avec Amandine. Qu’est-ce que tu deviens rabat-joie depuis que tu es casé !
Je ne résiste pas à l’envie de le provoquer un peu.
— Bientôt, tu vas aller jouer au bridge le dimanche.
— J’ai bien mieux à faire le dimanche. Tes oreilles sont trop chastes pour que je t’en dise plus.
— Espèce de vantard !
L’arrivée de Laura dans le salon me coupe littéralement la parole. Je ne peux pas détacher mes yeux de cette déesse rebelle. Une déesse grecque de la guerre, une Athéna.
Bordel, je la veux. Je veux cette Athéna. Elle a enfilé une robe courte qui met en valeur ses longues jambes. J’adore les robes courtes, je fantasme dès qu’une femme porte une robe courte. Elle porte également des compensés dont les talons sont vertigineux. Je me demande même comment elle arrive à ne pas se fouler une cheville avec de telles plateformes.
Je remonte lentement le long de son corps. Cette robe joue avec ses courbes et les met en valeur. Oh, ces hanches auxquelles on a envie de s’accrocher ! Et ces seins si parfaits qu’on a juste envie d’attraper à pleine main ! Et…
— Si Amandine te surprend en train de mater sa copine, tu vas vraiment passer un mauvais quart d’heure.
— Hein ? Quoi ?
— C’est bien ce que je dis. Tu es dans la merde si Amandine s’en rend compte. Sois plus discret en matant Laura. Ma belle va te sauter à la gorge.
— Je compte sur toi pour me protéger. Tu ne la laisseras pas me grimper dessus.
— Tu peux être certain que je ne laisserai pas ma gonzesse te sauter dessus.
— Aurais-tu peur qu’elle s’aperçoive qu’elle n’a pas misé sur le bon cheval ?
Je sais qu’il va disjoncter et qu’il ne laissera pas passer ma boutade. On ne touche pas au sex-appeal d’Adrien Laval, surtout quand il s’agit de sa petite Amandine.
— N’importe quoi ! Tu ne peux pas te mesurer à moi, Romain Mitchell. Reste dans ta cour et tout se passera bien pour toi.
— Je suis persuadé que Laura Roscoff est dans ma cour. Je passe à l’attaque ce soir.
Tout en si l’affirmant haut et fort à mon pote, je ne peux m’empêcher d’observer la demoiselle à la dérobée. Elle est hyper canon, hyper bandande. Savoir qu’elle risque sa vie à tout moment la rend encore plus mystérieuse. J’aime le mystère et je percerai les secrets de Laura.
— Je vais te faciliter la tâche en occupant Amandine. Elle ne se mettra pas en travers de ta route.
Je souris à mon meilleur ami. Même si Amandine se trouve sur mon chemin, je saurai la contourner. Rien ne m’empêchera d’atteindre ma cible. Ce soir, ma cible, c’est la belle militaire qui revient d’Afghanistan.
Nous nous approchons des tables dans le salon où Amandine a disposé une quantité pharaonique de nourriture. C’est un véritable cordon bleu et elle adore nous gâter. Clément la prend par la taille et lui murmure à l’oreille :
— Si tu te lasses un jour de ton Adrien, ma proposition de mariage tient toujours. N’oublie pas ce que je t’ai dit !
Une nouvelle fois, notre lieutenant préféré s’interpose et saisit Amandine par la taille pour l’attirer contre lui. Qu’est-ce qu’il peut être jaloux et possessif !
— Bah les pattes, Clément ! Elle t’a déjà dit que tu ne l’intéressais pas. Accepte ta défaite et sois beau joueur.
Je profite de ce qu’ils sont tous occupés pour m’approcher de Laura. Elle grignote un petit toast du bout des lèvres. Des lèvres que j’ai envie de saisir pour un baiser explosif. Des lèvres que j’ai envie de voir sur ma queue pour une pipe.
Ma queue danse la macarena dans mon boxer rien qu’à l’idée de sentir ses lèvres pulpeuses l’engloutir et l’humidifier. Mon membre durcit en s’imaginant se retrouver au fin fond de sa gorge.
Punaise ! Il faut que j’arrive à l’emmener loin de cet endroit. Elle a attaché ses cheveux en queue de cheval et je me vois bien agripper sa chevelure pendant qu’elle me sucerait.
— Tu sembles loin de cette pièce, Romain.
— Si seulement tu savais. Loin de cette pièce avec toi dans le rôle principal.
Elle s’approche de moi et je peux presque sentir la pointe de ses seins percuter mon torse musclé. Sa voix se fait caressante et sa tonalité est si basse que je dois tendre l’oreille.
— Dis-moi à quoi tu rêves, vilain garçon. Est-ce que je te chevauche de manière indomptable ?
Putain ! Mon sang bout dans mes veines tandis qu’elle effleure mon torse de ses doigts fins. Elle enfonce son index dans mon plexus solaire en plongeant ses yeux noisette dans les miens. Si tu veux jouer, Athéna, nous allons jouer.
— Non, j’imaginais que ma queue était profondément enfoncée dans ta bouche pendant que je tenais ta queue de cheval dans mon poing fermé.
On ne peut pas me reprocher d’avoir pris des détours.
– Intéressant. Est-ce que je sortais les dents ou pas ?
Bordel ! Je pensais la mettre mal à l’aise, mais non, elle rentre dans mon jeu. Pourquoi ne pas pousser le jeu plus loin ?
— Non, car tu aurais trop peur que je t’enlève ta friandise avant de l’avoir entièrement dégustée. Tu adores ta friandise.
Elle renverse sa tête en arrière puis se mord la lèvre inférieure avant de pousser un léger soupir. Un soupir qui se répercute directement dans mon cerveau du bas. Le petit jeu devient dangereux et si excitant.
— Tu as raison, j’adore sucer ma friandise. Tantôt doucement tantôt avec avidité. Et n’oublions pas mes mains qui ne cessent de malaxer tes testicules.
Un coup de chaud fait vibrer mes couilles. Comme j’aimerais sentir ses doigts dessus et sa bouche sur ma queue ! Elle va me faire jouir dans mon boxer comme un puceau sans même me toucher. Je dois reprendre le pouvoir.
— Tu n’en as jamais senti de si grosse dans ta gorge et tu es trempée. Tu mouilles pour te préparer à la sentir au plus profond de ta chatte.
Les autres membres de la BE 75 pourraient interrompre ou pire entendre notre conversation. Le danger d’être entendus nous galvanise. Nous aimons vivre dangereusement tous les deux. Et pas seulement dans notre vie professionnelle !
— Et toi, tu es prêt de jouir avec ma langue qui tourbillonne sur ta queue lustrée par ma salive.
Ses doigts descendent de mon torse vers mon ventre puis hésitent à poursuivre leur chemin. J’ai tellement envie de les sentir sur mon membre dur. Laura ne peut ignorer mon érection visible sous mon jean. Elle déglutit en s’en rendant compte.
— J’ai besoin de prendre l’air à l’extérieur de la résidence. Me rejoindrais-tu sur le toit-terrasse ? Il n’y a jamais personne, car il est en travaux.
Je ne savais même pas qu’il y avait un toit-terrasse sur ce bâtiment. Je me contente de hocher la tête et la regarde disparaître vers l’entrée. Elle prend garde à ce que sa meilleure amie ne la surprenne pas.
J’attends cinq minutes avant de me faufiler vers l’extérieur. Les cinq minutes les plus longues de la soirée. M’attend-elle vraiment sur le toit-terrasse ou joue-t-elle un jeu dangereux avec moi ?
Il n’y a qu’une seule façon de savoir. Arrête de tergiverser et grimpe ces foutus escaliers ! Tu as peut-être rendez-vous avec la pipe de ta vie.
Dis de cette façon, il n’y a aucune raison d’hésiter. Au moment où je me mets en mouvement, Nico vient se planter à côté de moi et me barre le passage. Oh, non ! La malchance s’invite dans l’équation et Laura risque de repartir avant mon arrivée. Je dois me débarrasser de mon frère d’armes le plus rapidement possible.
— Ça manque cruellement de nanas ici. Je pensais qu’Amandine aurait invité toutes ses copines et collègues. Je vous aime bien, les gars, mais j’ai un besoin urgent d’évacuer les tensions après notre garde.
Je rigole et le regarde droit dans les yeux.
— Il me semblait pourtant que tu avais évacué hier soir. N’es-tu pas reparti avec deux nanas pour le prix d’une ?
— Si, si, je te le confirme. Disons simplement qu’elles n’étaient pas très endurantes et qu’elles ont joui assez vite. Elles m’ont mis à la porte de leur colocation à peine une heure après mon arrivée, car elles voulaient se coucher tôt.
— Tu perds la main, Nico, si tu te fais virer au bout d’une heure seulement. Tes performances laissent à désirer.
— Tu n’y es pas du tout. Je suis malheureusement tombé sur des couche-tôt qui n’ont besoin que d’un orgasme pour se sentir bien. Elles fermaient les cuisses pendant le cunni pour ne pas partir trop loin. Si j’avais eu des foulards, j’aurais attaché leurs chevilles au lit.
Vous devez être étonnés de nous entendre parler aussi librement de sexe. Pour nous, ce n’est qu’un passe-temps, un moyen de lâcher prise après la violence de nos interventions. Toutes ces aventures ne sont pas importantes, nous les partageons donc entre nous. Nous aurions dû nous douter qu’Adrien avait trouvé chaussure à son pied quand il ne partageait plus ses prouesses avec nous.
En parlant d’aventure, de prouesses, n’oublie pas qu’une amazone indomptable nous attend sur le toit-terrasse. Tu papotes, tu papotes et tu vas passer à côté d’une expérience qui va s’avérer inoubliable. Invente un bobard et cours la rejoindre avant qu’elle ne mette les voiles. Ou pire qu’un autre profite de la pipe qu’elle t’a promise !
Hors de question ! Ce soir, sa bouche m’appartient et je ne compte pas passer à côté de cette opportunité en or.
— Excuse-moi, Nico. Comme tu le dis, ça manque cruellement d’action dans cet appartement. Je descends passer un coup de fil pour voir si un de mes anciens plans cul est disponible dans quelques heures. À plus tard !
Il se marre en me regardant partir et je le vois sortir son portable. Mon bobard a dû lui donner des idées et il pianote comme un fou au moment où je referme la porte de l’appartement. Je me dépêche de grimper jusqu’au palier suivant au cas où un de mes frères d’armes ait l’idée saugrenue de me rejoindre. Il me cherchera en bas et non sur le toit-terrasse.
Arrête de lambiner ou Laura sera repartie ! Je ne te connaissais pas cette allure d’escargot. Si tu continues de cette manière, c’est ta queue qui va rester recroquevillée dans ton boxer tel un escargot. Hop, hop, hop ! Un peu de cardio pour monter les derniers étages. T’es un flic méga entraîné alors fonce.
J’arrive devant la porte qui mène au toit-terrasse et je vois un immense panneau sens interdit. Je baisse la poignée de la porte et elle ne s’ouvre pas. Comment Laura est-elle entrée ? S’est-elle jouée de moi ? Je regarde autour de moi pour vérifier si un trousseau de clés se trouve à proximité et je ne vois rien.
Je reste immobile comme un con devant cette maudite porte qui ne veut pas s’ouvrir et qui m’empêche d’accéder à mon paradis du soir. C’est bon, il est préférable que je tourne les talons. La sulfureuse Athéna s’est foutue de ma gueule et se cache peut-être même quelque part pour rire à mes dépens. Je frappe un grand coup dans la porte et tourne les talons.
J’entends alors la porte s’ouvrir en grinçant des gonds. Je pivote et je la vois apparaître dans l’embrasure avec un sourire éclatant qui illumine son visage.
— On m’avait toujours dit que les policiers n’osaient pas faire des entorses à la loi. Est-ce le sens interdit qui t’a fait reculer ? Comme quoi, les militaires seront toujours moins frileux.
Je lui retourne son sourire et m’avance vers elle. Je franchis la porte et la laisse se refermer derrière nous.
— Je devrais te menotter pour ne pas avoir respecté la loi.
— Tu n’en feras rien ou tu ne pourras pas sentir mes doigts sur tes couilles. N’es-tu pas venu pour connaître ce privilège ?
Purée, j’adore qu’elle utilise un langage cru. D’habitude, les nanas ont toujours froid aux yeux et gardent un langage fleuri.
— Comment as-tu déverrouillé cette porte ? Il n’y a pas de clé.
— J’ai plus d’un tour dans mon sac. Si je t’en parle, je devrai te faire taire à tout jamais et ce serait vraiment dommage.
Elle m’excite vraiment. Je lui attrape la main et décide de faire le tour du toit pour vérifier que nous sommes seuls.
— Pas la peine, monsieur le flic. La militaire en moi a déjà sécurisé le terrain. Je t’ai dit que nous avions toujours une longueur d’avance. La question maintenant est de savoir si tu vas rattraper ton retard ou si tu continues de lambiner.
Elle me cherche, elle me trouve. Je la plaque contre le mur et saisis ses lèvres pour un baiser volcanique. Le baiser que je rêve de lui donner depuis notre rencontre. Quand je prends possession de sa bouche, je comprends ma connerie. Je n’aurais jamais dû reculer devant les menaces d’Amandine. J’aurais déjà dû tenter ma chance avec la sculpturale Athéna alias Laura.
Personne ne me fera reculer cette fois-ci. Je serai au plus profond de cette déesse d’ici peu de temps.
OceanofPDF.com