Brigade d'élite 75 T2 : Résister ou succomber
Chapitre 17
Romain
Il est plus de minuit et Laura m’a demandé de la rejoindre. Je frappe à sa porte et elle m’ouvre très rapidement. Sans même m’approcher d’elle, je la sens agitée et un peu triste même si elle essaie de le cacher.
— Est-ce que tout va bien, Laura ?
— Disons que la soirée a été riche en émotions. J’ai dû parler à mes parents et à mon frère de ma blessure et de tout ce qui va avec. Je ne voulais pas les inquiéter et pourtant, je l’ai fait.
J’ai l’intime conviction qu’elle leur a avoué la vérité. Peut-être est-il temps de lui faire comprendre que je la connais aussi ! Je peux détourner son attention en parlant du blog.
Et si tu déchargeais la pression avant d’entamer de grandes discussions philosophiques ?
Ce ne sont pas de grandes discussions philosophiques et Laura a besoin de se confier.
D’habitude, tu ne te préoccupes jamais des états d’âme de tes conquêtes. Pour toi, elles ne sont que des chattes dans lesquelles tu enfonces ta queue.
À t’entendre, je suis le mec le plus insensible du monde. Je n’oublie pas que Laura est la meilleure amie d’Amandine et qu’elle vient de vivre des événements traumatisants. Elle ne s’est pas cassé un ongle, elle a failli s’écraser en avion puis être capturée par des rebelles en pays ennemi. Elle mérite donc ma compassion.
— Leur as-tu parlé du blog ?
Elle me regarde de ses yeux perçants comme si elle cherchait à lire dans mes pensées. Elle se demande ce que je sais.
— Laura, pose-moi simplement la question qui te trotte dans la tête.
— Qui es-tu et que sais-tu exactement ?
Je souris. Les questions ne pouvaient pas être plus directes. Je sens l’esprit militaire.
— Athéna, il y a une chose que tu ignores sur mon passé professionnel. Avant d’être flic à la brigade d’élite 75, j’ai travaillé quelques années aux RG.
Je vois un éclair de panique qui passe dans ses yeux. C’est fou comme je commence à comprendre ses réactions même si elle tente de les cacher. Je lève les mains pour lui caresser le visage et l’apaiser.
— Mon ami d’enfance continue d’y travailler. Quand tu as envoyé le texto à Amandine sur ton possible crash, nous étions de garde. Elle était tellement paniquée que j’ai contacté Seb pour avoir des informations.
— N’est-il pas tenu au secret professionnel ?
— Il ne m’a rien dit, c’est moi qui ai deviné la teneur de certaines données.
— Je ne comprends pas.
— J’ai toujours une habilitation secret défense très haute en travaillant à la BE 75. Par exemple, je lui ai demandé si une mission de sauvetage était en cours. Il m’a juste répondu qu’il se passait quelque chose du côté de l’Afghanistan.
— Il n’avait pas droit de te répondre.
— Il ne m’a pas donné ton nom. Laura, arrêtons de jouer ! Je vais te dire ce que je crois et j’espère que tu auras la franchise de me dire si je me trompe ou non.
Pour toute réponse, elle hoche la tête. Je la sens tendue, anxieuse et sur la défensive. Elle me fait signe de m’asseoir sur le canapé. Je m’exécute et elle s’installe un peu plus loin de moi en me scrutant.
Pourquoi ne la prends-tu pas dans tes bras pour lui avouer ce que tu sais au creux de son oreille ? Tu pourrais titiller son lobe de l’extrémité de la langue et lui murmurer ton aveu du bout des lèvres.
Même si ton idée est tentante, Laura n’est clairement pas réceptive. Il est temps que je lui dévoile ce que j’ai appris.
— Tu étais en Afghanistan et tu cachais ta véritable mission à ta meilleure amie. Si tu ne lui dis pas la vérité, c’est que tu n’en as pas le droit.
— Même si ton argument se tient, je pourrais également avoir choisi de ne pas l’avertir pour ne pas l’inquiéter.
— Si tu veux ! De mes années aux RG, j’ai appris qu’il existe de nombreuses unités militaires secrètes qui interviennent dans des conditions extrêmes. Personne ne connaît leur existence. On les soupçonne juste d’exister. Leurs membres ne sont pas connus et comme la BE 75, ils sont cagoulés pendant les interventions.
— Rien ne dit que j’appartiens à une de ses unités militaires.
— Ton accident en Afghanistan n’a filtré nulle part. C’est la preuve que tu étais sur une mission secrète. Laura, je sais que tu es membre d’une unité militaire spéciale et que tu es tenue au secret absolu.
Elle ne réplique pas. Elle m’observe de ses beaux yeux et ne dit rien. Ses doigts tapotent sur ses cuisses, sa bouche reste désespérément fermée. Est-ce que j’ai eu tort de lui dire ce que je savais ? Ai-je compromis notre accord sexuel ? Dois-je plaider ma cause ou attendre sa réaction ?
Elle ne dit toujours rien et m’observe. Tout comme moi, elle est entraînée pour ne pas laisser filtrer ses émotions et pour lire celles de son interlocuteur. Nous allons pouvoir être deux à jouer à ce jeu-là.
Tout à coup, elle se lève et se jette sur moi. Sous l’impact, je suis projeté sur le dossier du canapé. Elle s’empare de mes lèvres et m’embrasse avec une ferveur redoublée. Je ne veux pas rompre notre baiser pour obtenir une réponse. Je lui rends avec la même ferveur jusqu’à ce que nous manquions d’oxygène.
Elle se relève, m’observe avant de s’installer à califourchon sur moi. Elle prend mon visage en coupe et dépose un timide baiser sur mes lèvres.
— Si je te dis la vérité, je devrais t’éliminer ensuite. Es-tu prêt à prendre le risque ?
— Je ne crains pas tes mains, Athéna. Elles sont faites pour me donner du plaisir et non pour me torturer.
Elle rapproche son visage de mon oreille et souffle doucement.
— Tu as deviné juste, mais tu dois garder mon secret.
— Je le fais depuis que j’ai appris que tu étais en Afghanistan. Je n’ai rien dit à personne. Pas même à Adrien malgré ses questions !
Elle plonge ses yeux dans les miens et je la laisse sonder mon âme. Je veux qu’elle lise ma sincérité dans mon regard. Je souhaite qu’elle comprenne que je ne trahirai jamais son secret. Ce n’est pas mon rôle !
— Je ne sais pas si je peux te croire. Pour le moment, tu gardes mon secret, car nous couchons ensemble. Dès que notre petit jeu s’arrêtera, rien ne t’empêchera de tout avouer.
Premièrement, je n’aime pas qu’elle parle de la fin de notre petit jeu. C’est moi qui dis stop et non l’inverse. Deuxièmement, je ne suis pas le genre de mec à revenir sur mes promesses. Je vais devoir lui faire comprendre et très vite.
— Laura, tu me vexes. Si je te donne ma parole de ne pas trahir ton secret, je ne le trahirai pas. Je n’ai qu’une parole !
Elle se passe la main dans les cheveux et continue de m’observer. Elle semble décidée à vouloir percer ce qui se cache dans ma tête.
Peut-être devrais-tu faire comprendre que tu as d’autres idées en tête pour cette nuit…
Je veux qu’elle ait confiance en moi et pas seulement pour le sexe ! Oui, je sais, c’est très bizarre venant de moi. Elle ne dit toujours pas un mot et laisse planer le suspense. Je sens la militaire hyper entraînée derrière son attitude. Elle ne me déstabilisera pas. Je suis également un flic méga entraîné.
— Es-tu conscient que je peux t’endormir en moins de temps qu’il faut pour dire ouf ?
Je souris. Elle veut jouer, nous allons jouer.
— Es-tu consciente que je peux t’immobiliser avec mon corps sans que tu puisses te relever ?
— Es-tu conscient que j’arrivais toujours à te faire basculer pour me retrouver au-dessus de toi ?
— Revoilà mon amazone indomptable !
Je préfère nettement ce discours, moi.
— Es-tu conscient que je pourrais utiliser le sexe pour te faire lâcher prise et passer mes mains autour de ton cou pour t’endormir ?
J’éclate de rire. Je caresse ses fesses tout en plongeant mes yeux dans les siens.
— Je prends le risque. Tu voudras connaître l’orgasme. Tu ne m’endormiras pas avant d’avoir atteint le septième ciel.
— Je te le concède, cow-boy.
Sa voix est devenue très sensuelle et elle ondule des hanches sur mes cuisses.
— Aurais-tu changé de tactique pour voir si je tiens le coup ?
— J’ai lu au plus profond de tes yeux que je peux te faire confiance.
Son aveu me désarme plus qu’il ne devrait. J’attrape sa tête en posant ma paume ouverte sur sa nuque. J’aime le contact de ses cheveux si fins sur ma peau.
— Tu as raison de me faire confiance, Athéna. Je ne divulguerai pas ton appartenance à une unité spéciale.
— C’est dur de mentir à Amandine jour après jour, année après année. Je ne sais pas si elle me pardonnerait si elle venait à le découvrir.
Je rapproche mes lèvres des siennes et y dépose un très léger baiser.
— Tu ne fais que suivre les ordres, Laura. Tu ne lui caches pas par manque de confiance en elle, mais pour respecter ton devoir de réserve militaire.
— Je ne pense pas qu’elle le verrait de cette façon.
Je comprends à quel point elle est vulnérable. Je lui caresse les cheveux, la joue.
— J’ai appris quelque chose. Il ne faut jamais présumer des réactions de nos proches. Maintenant que nous avons levé ton secret, veux-tu m’en dire plus sur ta mission en Afghanistan ?
Je la sens se tendre immédiatement. Je descends mes mains jusqu’à ses fesses et les caresse doucement à travers le tissu.
— Je comprends si tu ne veux pas en parler. Sache que tu peux te confier à moi si tu en ressens le besoin.
Elle hoche la tête avant d’approcher ses lèvres de mes oreilles.
— Et si nous arrêtions de parler de nos secrets et qu’on se concentrait sur l’instant présent. Fais-moi l’amour, cow-boy. Fais-moi voir le septième ciel dont tu m’as parlé.
Elle a décrété que la conversation était terminée. Elle n’aime pas se confier. Moi non plus d’ailleurs.
Arrête de tergiverser ! Trempe ta queue dans sa chatte brûlante ! Quatre jours qu’on attend et tu jacasses. Pire qu’une gonzesse !
— Ta proposition me convient, Athéna. Es-tu vraiment prête à décoller après toutes ces émotions ?
— Plus que jamais, cow-boy ! Fais-moi oublier les dernières heures. Fais-moi voir les étoiles.
— Mission acceptée avec plaisir. Je compte m’acquitter de ma tâche avec ferveur.
— Je n’en attends pas moins de toi. Et si tu arrêtais de jacasser comme une pie…
Qu’est-ce que je te disais !
Je pose mes mains sur ses hanches et la rapproche de moi. Je perçois la chaleur de sa chatte à travers mon jean. Je soulève mon bassin pour qu’elle sente mon membre bien dur contre son intimité. Elle ondule au-dessus de moi et je laisse mon bassin en équilibre pour la sentir.
— Punaise, il faut qu’on se débarrasse de nos vêtements !
Elle se lève et je la débarrasse de ses fringues pendant que ses doigts luttent avec la boucle de ma nouvelle ceinture.
— As-tu perdu la main, Athéna ?
— Ne te moque pas ! As-tu acheté une ceinture de chasteté pour garder ta virginité ? C’est trop tard, tu l’as déjà perdue.
J’éclate de rire en passant mes doigts sous la dentelle de sa culotte. Je me baisse pour la faire glisser pendant qu’elle peste.
— Comment veux-tu que j’y arrive si tu n’arrêtes pas de bouger ?
Je lui écarte les cuisses et commence à caresser son clitoris. Ses doigts parviennent enfin à libérer la boucle et font voler les boutons de mon jean. Elle se baisse pour me l’ôter, je l’imite et j’en profite pour insérer deux doigts dans sa chatte. Elle ronronne de plaisir.
Nous nous relevons en même temps et elle me pousse vers son canapé. Je m’assois et elle se réinstalle à califourchon sur moi.
Mes doigts retrouvent leur écrin si étroit et lui donnent du plaisir. Elle se cambre et j’attrape une des pointes de ses seins hérissées entre mes dents. Ma langue joue avec.
— Fais-moi décoller, j’en ai besoin.
J’entame une série de va-et-vient avec mes doigts et je plonge mes yeux dans les siens. Je vois le plaisir les envahir, elle commence à jouir.
Je la fais basculer, je l’allonge sur le canapé et je m’installe entre ces cuisses. Je suce sa chatte pour goûter son miel si onctueux. Elle décolle ses fesses et bouge son bassin en cadence avec mes coups de langue. Ses mouvements s’accélèrent avant de devenir désordonnés quand elle décolle de nouveau au firmament. Elle est si réceptive et je la lèche jusqu’à la dernière goutte.
La dernière goutte ! Bordel, elle est trop bonne !
J’attrape un préservatif et j’en recouvre ma queue. Elle me regarde avec des yeux remplis de désir et me fait signe de m’asseoir. Elle est vraiment décidée à me chevaucher. J’aime la voir se déchaîner sur moi.
Je m’assois et elle vient immédiatement s’installer sur moi. Je tiens mon sexe dur à la base pendant qu’elle s’empale sur moi. Elle s’arrête quand je suis en elle jusqu’à la garde.
— Garderas-tu mon secret ?
— Je garderai ton secret, Athéna. Sois une déesse de la guerre.
— Tu es le prisonnier de mes cuisses.
J’adore cette expression. Être le prisonnier de ses cuisses et de sa chatte.
— Je suis le prisonnier de tes cuisses et de ta chatte. Serre ma queue si fort que je vais décrocher la lune.
Elle caresse mon visage, le prend en coupe avant de m’embrasser avec passion. Elle se lève puis se rassoit sur moi. Elle joue avec mon membre et nous emmène à chaque fois plus près du précipice. Elle s’arrête avec ma queue profondément enfouie en elle.
— Qu’est-ce que c’est bon, Romain !
— Accroche-toi… Je prends le relais.
Je saisis ses hanches avec force pour les maintenir et je donne de puissants coups de bassin. Nos cris de plaisir se confondent et nous montons à l’unisson. Elle me pince les tétons et je décolle à moitié. J’essaie de ralentir le rythme, mais elle ondule des hanches. Elle va me tuer.
Je continue de la pilonner, mes heures de sport me servent pour garder le rythme. Un tsunami se forme dans mon bas-ventre et je ne vais pas tenir longtemps.
— Athéna, donne-moi ton plaisir.
— Envoie-moi au paradis, Romain…
J’accentue mes mouvements de bassin pour la pilonner plus fort et sa chatte se contracte. Je lutte pour ne pas partir avec elle. Son plaisir brûle ma queue et déclenche mon orgasme.
Un orgasme démentiel qui me laisse sans voix ! Je la serre contre moi et respire l’odeur de sa peau dans son cou pendant que je redescends de mon nuage.
Sans parler, je me lève en la portant et pars vers la chambre. Notre nuit ne fait que commencer.
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