Brigade d'élite 75 T2 : Résister ou succomber
Chapitre 23
Romain
J’ai hâte que cette garde se termine. Nous enchaînons les missions et nous dormons très peu. Cette nuit, nous sommes rentrés après une intervention de plus de six heures pour mettre hors d’état de nuire une cellule terroriste en sommeil.
Dans ce genre d’interventions, nous nous sentons utiles et à notre place. Le combat sur la place a été rude et nous avons avancé mètre par mètre pour capturer tous les terroristes. J’ai rejoint ma chambre et je me suis écroulé de sommeil. Je comptais rejoindre Laura, mais je devais attendre que tous les autres dorment. Et le sommeil m’a happé.
Adrien nous a demandé de venir sur le parcours du combattant pour un décrassage avant l’interrogatoire musclé dans le souterrain. Il est préférable qu’on décharge un peu d’adrénaline avant de se confronter à eux.
Quel dommage ! Tu aurais pu te décharger tout court si tu ne t’étais pas endormi seul dans ton lit.
J’arrive sur le parcours et j’ai une vue imprenable sur le cul bombé de Laura. Elle est en treillis militaire et bordel, elle me fait un effet de ouf !
Dis à tes potes de se tourner et va te plaquer contre son derrière ! C’est un ordre.
Je rêve de plaquer ma queue contre son cul, mais c’est impossible. L’équipe est présente au grand complet ainsi qu’Amandine. Je ralentis juste le pas pour profiter au maximum de cette vue.
— Tu as vraiment des problèmes de sommeil, Romain. Tu es le dernier levé.
— C’est clair qu’il n’a pas l’endurance des militaires !
Tu as tort de me provoquer, Laura ! Tu vas me le payer très cher. Je vais enfoncer ma queue bien profondément dans ta chatte et dans ta bouche qui raconte trop de conneries. Attends que nous soyons juste tous les deux et je te montrerai qu’on ne me provoque pas impunément.
— Viens dans mon lit, ma jolie et je te montrerai que nous avons plus d’endurance que les militaires.
Je m’étrangle en entendant Clément. Je ne suis pas étonné qu’il défende mon honneur, je préférerais juste qu’il s’abstienne de vouloir la mettre dans son pieu.
— Laisse-la parler, mon pote. Elle fanfaronne.
Je la regarde fixement et j’aimerais qu’elle puisse lire dans mes yeux que ce sera une autre histoire ce soir. Elle lève les siens au ciel et éclate de rire. Comme pour me provoquer un peu plus ! Mon Athéna ne baisse jamais la garde.
— Bon, on continue de parler ou on se fait un parcours du combattant de fillettes.
— Attends, Laura ! Viens-tu de traiter notre parcours du combattant de parcours pour filles ?
Nico s’approche d’elle et la toise de toute sa hauteur. Elle ne recule pas et s’avance même. Elle est vraiment incroyable et terriblement sexy quand elle résiste. J’éclate de rire pour détourner son attention.
— Comme toutes les femmes, tu jacasses. Viens sur le parcours du combattant et tu vas finir avec la langue qui touchera le sol quand tu auras souffert pour finir.
— Ma langue a touché beaucoup de choses, mais elle n’a jamais touché le sol.
Bordel ! Pourquoi est-ce que je suis en train de visualiser sa langue qui s’enroule autour de ma queue ?
— Vingt tours de parcours et on verra si vous pouvez encore parler ensuite.
— Lieutenant Laval, auriez-vous peur d’être battu par une militaire pour ne pas participer ?
— Jamais de la vie, lieutenant Roscoff ! Vous demanderez grâce.
— On va corser un petit peu le défi. On va dire que si je gagne, vous renoncez tous au sexe pendant plus d’une semaine.
— Hé, ne me prive pas de mon homme pendant sept jours !
Je ne vous explique même pas l’expression d’Adrien quand il comprend qu’Amandine met en doute sa victoire finale. Outré, il se tourne vers elle.
— Comment peux-tu envisager que je puisse perdre ?
— Pardon, mon chéri, mais tu ne l’as jamais vue à l’œuvre. Elle est plus que redoutable.
— OK, OK, si je gagne, Amandine fera tout ce que je veux pendant une semaine.
— Tu as intérêt de gagner, ma copine ou il va m’en faire baver pour avoir remis en doute ses compétences. Solidarité féminine !
Les deux gonzesses lèvent le poing en l’air et sautent. Je ne peux m’empêcher d’admirer les seins de Laura qui dansent dans son haut.
Adrien donne le top départ et nous commençons à courir. Laura ne se laisse pas distancer et commence même à faire de l’humour pourri.
— Les gars, vous vous dandinez comme des canards boiteux. Désolée, je vais vous dépasser. L’image pique mes yeux.
La chipie pique un sprint jusqu’au premier obstacle.
— Est-ce que tu vas le contourner comme Amandine ?
Sous nos yeux, elle commence à se hisser sur la planche verticale et elle est super rapide. Bordel, elle est surtout hyper sexy. Je ne peux m’empêcher d’imaginer son corps sur le mien et je manque de m’étaler. Adrien court à côté de moi et s’en aperçoit.
— Elle doit t’en faire baver ! Tu la regardes et tu baves comme un cleps en manque. Franchement, j’ai l’impression de me revoir avec ma chérie. Laura te tient par les couilles, mon pote.
— N’importe quoi ! Je profite juste.
Nous sommes en haut de la planche et regardons un petit peu plus loin. Laura a déjà pris de l’avance.
— Il va falloir qu’on arrête de parler. Cette nana est redoutable. Les gars, il est inutile de vous dire qu’il est hors de question qu’une militaire nous batte sur notre propre terrain.
— Bien compris, doudou ! On s’y colle. Le chef a fait des excès de son corps toute la nuit et il est incapable d’assurer ce matin. Elle est fichtrement rapide.
Les conversations cessent et nous nous lançons une bonne fois pour toutes à la poursuite de Laura. Nous commençons à nous rapprocher et je ne vous explique même pas l’effet de son cul moulé dans son treillis sur ma queue. Il faut absolument que je me calme et que je regarde ailleurs.
Mes yeux sont attirés par son derrière. Je dois me concentrer. Nous arrivons sur la dernière ligne droite et nous sommes pratiquement tous ex æquo. Nous poussons sur nos jambes et passons la ligne d’arrivée. Hors d’haleine et les mains sur les cuisses pour reprendre notre souffle !
Jusqu’à ce que Laura m’adresse un clin d’œil…
— C’était une bonne entrée en matière. Où est la suite ?
Nous la fusillons tous du regard avant qu’Adrien se tourne vers sa femme.
— Quels sont les résultats, Amandine ?
— Je ne sais pas. Vous êtes tous arrivés comme des boulets de canon et il faudrait une photo finish pour vous départager. Alors, comme je suis solidaire, je dirais que…
— Attention à ce que tu vas répondre ! Je ne veux pas entendre parler de solidarité féminine.
Adrien vient de scander en s’approchant dangereusement de sa nana. Il l’attrape et lui offre un baiser digne d’un film romantique.
— N’oublie pas que j’ai la possibilité de t’emmener au paradis !
— C’est une tentative d’acheter l’arbitre. Je me déclare vainqueur.
— Laura, attention à tes fesses ! L’arbitre n’étant pas impartiale, personne ne gagnera ce défi.
— Ah, ça vous arrange bien, les mecs ! Moi, je sais qui a gagné. Je vais prendre ma douche et savourer ma victoire. À plus tard, losers !
Elle part en petites foulées vers les bâtiments et nous éclatons tous de rire. Quel phénomène ! Nous nous dirigeons à notre tour vers les douches et je prétexte un arrêt à ma chambre pour ne pas y aller immédiatement. Je grimpe les escaliers jusqu’à l’étage des filles et rejoins les douches. J’entends l’eau couler et je n’ai qu’une envie : la rejoindre sous la douche. Je frappe à la porte.
— Vous avez oublié le shampoing, lieutenant Roscoff.
La porte s’ouvre et une main m’attrape par le col. Je referme le battant avant de l’embrasser avec voracité. Deux jours que je ne l’ai pas embrassée ! Ses mains défont les boutons de mon pantalon et elle m’aide à me déshabiller.
Nos bouches ne se quittent pas et nos mains explorent le corps de l’autre. Je lui soulève les fesses et elle enroule ses cuisses autour de ma taille. Nous nous frottons l’un contre l’autre et je n’ai plus qu’une idée en tête : la pilonner.
— Bien joué, ma copine ! Tu les as massacrés.
Nous nous figeons tous les deux en entendant la voix d’Amandine. Sérieux ? Elle va me casser mon coup une deuxième fois ?
— Mais, ce n’est pas possible ! Je suis trempée.
Apparemment, je ne suis pas le seul à ne pas apprécier l’intervention d’Amandine.
— Qu’est-ce que tu es bizarre ! C’est normal d’être trempée quand on est sous la douche.
— J’ai envie de toi, Romain.
Elle vient de chuchoter à mon oreille.
— Moi aussi. Il nous faudra encore attendre. Je vais juste t’offrir un petit aperçu.
Je capture ses lèvres au moment où j’insère deux doigts en elle. Je la fais monter très vite tout en buvant ses gémissements de plaisir. Sa chatte est si étroite et commence déjà à serrer mes doigts. J’intensifie le mouvement de mes va-et-vient tout en mangeant ses lèvres.
Je la sens partir contre ma bouche et contre mes doigts. J’ai envie de tellement plus. J’adore notre belle avocate, mais là, j’ai envie de l’étrangler. Comment peut-elle me priver d’un orgasme avec Laura ? J’ai une trique d’enfer et je vais devoir attendre pour faire retomber la pression.
La sirène commence à retentir. Je ferme les yeux, je suis dans de beaux draps. Comment vais-je réussir à regagner ma chambre, m’habiller sans me faire surprendre ?
— Je m’occupe de la distraire pour que tu puisses partir. À plus tard, cow-boy !
— Amandine, il faut se dépêcher de se préparer.
— Je n’ai pas encore pris ma douche.
— Dépêche-toi alors ou Adrien va t’engueuler !
— Tu as raison, je file sous l’eau.
Je me dépêche de me sécher et de renfiler mes vêtements pendant qu’elle se déshabille. Si mon pote savait que sa femme se déshabille dans une douche à côté de la mienne, il péterait un câble. Dès que l’eau coule, nous ouvrons la porte et nous sortons. Je claque un dernier baiser sur les lèvres de Laura et je m’éloigne en courant. Je n’entends aucun bruit dans les escaliers et je rejoins ma chambre sans encombre.
Enfin, c’est ce que je croyais ! J’entends la voix d’Adrien au moment où j’ouvre le battant.
— Tu as exactement une minute pour nous rejoindre. Tu deviens imprudent, Romain.
Je me tourne et le regarde dans les yeux.
— Il n’y a pas si longtemps, c’est toi qui longeais les murs pour rejoindre le deuxième étage.
— Je ne sauverai pas tes fesses si Amandine te surprend. Tu n’as plus que trente secondes. Je vais la chercher.
— Elle est sous la douche.
Purée ! J’aurais fait mieux de me taire.
— Comment le sais-tu ?
— Disons que j’étais avec Laura quand ta femme a débarqué. Je n’ai pas besoin de te faire un dessin. Si tu pouvais la garder un peu plus longtemps la prochaine fois…
Je l’entends grogner avant de tourner les talons.
— Vous allez finir par la traumatiser.
— Tu auras une excuse pour la consoler alors.
Je me dépêche de rentrer dans ma chambre pour me changer. Je n’oublie pas qu’une mission nous attend.
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