Brigade d'élite 75 T2 : Résister ou succomber

Chloé Loukas · Chapitre 21 sur 37

Pages du PDF

Brigade d'élite 75 T2 : Résister ou succomber

Chapitre 19

 

 

Romain

 

Adrien revient dans le gymnase et nous voyons tout de suite qu’il est énervé. Clément me devance et lui pose la question qui nous taraude tous. Enfin, à la manière Clément !

— Bah, qu’est-ce qui t’arrive, mon doudou ?

Comme si Adrien n’était pas assez énervé ! Il déteste qu’on l’appelle doudou surtout quand Amandine est dans les parages. Aurait-il peur de perdre sa virilité ?

— Je t’ai déjà dit de ne pas m’appeler doudou. Je ne suis pas un doudou qu’on serre contre soi.

— Pourtant, moi, j’adore te serrer contre moi comme si tu étais un doudou rempli de tendresse.

Et voilà mon pote qui se décompose et se transforme en guimauve dégoulinante ! Il suffit que sa chérie lui dise qu’elle adore le serrer contre elle pour qu’il se calme instantanément. Ils se regardent comme si nous n’étions plus dans la pièce.

— Bon, Adrien, explique-nous ce qui se passe. Tu boufferas Amandine du regard plus tard.

— Moi, je pense qu’il a envie de lui bouffer autre chose.

Benjamin et Nico s’en donnent à cœur joie aux dépens de notre lieutenant. Il ne devrait d’ailleurs pas tarder à tonner. Il est tellement prévisible depuis qu’il est amoureux.

— Trouvez-vous une nana et arrêtez de commenter tous mes faits et gestes. D’ailleurs, arrêtez de regarder ma femme.

Qu’est-ce que je vous avais dit ? Le lieutenant jaloux et possessif a encore frappé. Je m’approche de lui et passe un bras autour de son cou.

— Et si tu arrêtais de t’agacer chaque fois que les gars parlent d’Amandine ! Ils le font exprès pour te faire disjoncter. Que s’est-il passé dans le bureau de Daniel ?

Je l’entends soupirer bruyamment avant de se tourner vers nous.

— Les bureaucrates du ministère trouvent que nous n’avançons pas assez vite sur l’enquête du blog et ils nous envoient du renfort.

— Ah, non ! Ne nous dis pas qu’on va se coltiner un costard cravate à longueur de temps pour nous booster le derrière !

Jérémy vient d’exprimer à haute voix ce que nous pensons tous. Les bureaucrates et les politiciens nous rendent dingues.

— Moi, je n’ai rien contre si c’est une belle nana qui porte des minijupes. Après tout, elle pourra m’aider à évacuer la pression.

Clément est vraiment fou. Il nous regarde les uns après les autres en me désignant du doigt.

— Je vous préviens tous, la nana est pour moi. J’avance à découvert, je ne fais pas comme un certain lieutenant avec une avocate.

Nous éclatons de rire avant qu’Adrien poursuive ses explications.

— Pas de chance, mon Clément ! Il nous envoie un militaire dépêché par le ministère des Armées.

— Oh, on ne va pas se marrer tous les jours ! J’imagine déjà qu’il va vouloir nous montrer que les militaires sont supérieurs aux policiers.

— Hors de question qu’il nous fasse passer pour des amateurs ! Je compte sur vous, les gars.

Nous mettons tous au garde-à-vous et crions d’une seule voix.

— Oui, doudou. Tout à fait, doudou.

— Vous êtes devenus ingérables. Allez, hop, trente tours du parcours du combattant pour insubordination.

— Est-ce que tu es sûr que ça suffira ? Tu deviens vieux et tu ne dégaines plus aussi vite qu’avant. Arriveras-tu à sortir ton flingue dans ce laps de temps pour combler Amandine ?

Le regard outré de notre supérieur vaut tous les détours. Nico se sauve après avoir provoqué le lion. Il nous accompagne d’ailleurs pour l’entraînement.

— J’espère qu’ils ne vont pas nous envoyer un mec imbu de sa personne et qui ne connaît rien au terrain.

Le téléphone d’Adrien sonne avant qu’il ait le temps de me répondre. Il décroche puis hoche la tête.

— Nous allons le savoir très vite. Il n’a pas perdu de temps et vient d’arriver. Préviens les gars qu’on se retrouve dans vingt minutes à la cuisine.

Mon pote repart en sens inverse pour aller accueillir ce militaire. Nous finissons ce premier tour avant d’en enchaîner deux autres. Nous avons besoin de nous calmer avant de rencontrer cet intrus.

Nos trois tours bouclés, nous nous dirigeons vers la cuisine. Adrien parle à une personne et semble plus détendu que je m’y attendais. Nous distinguons une silhouette en uniforme de l’armée de l’air et en jupe.

— Oh, quelle belle surprise ! Je ne m’attendais pas à ce qu’ils nous envoient une nana. Vue de derrière, c’est une bombasse. N’oubliez pas ce que je vous ai dit ! Elle est pour moi.

— Arrêtez de traiter les femmes comme si elles étaient de vulgaires morceaux de viande ! Je vais me faire un plaisir de la prévenir de se méfier de vous tous.

— Tu es mal placée pour émettre la moindre réclamation. Ne prétends pas qu’Adrien ne t’a pas traitée comme un morceau de viande au départ !

Nous interrompons notre conversation quand la militaire se tourne vers nous et qu’Adrien prend la parole.

— Je pense que je n’ai pas besoin de vous présenter le lieutenant Laura Roscoff.

Youpi ! Youpi ! On va pouvoir s’envoyer en l’air les jours de garde. Laura sera à notre disposition nuit et jour.

Amandine se précipite vers sa meilleure amie et la prend dans ses bras. Moi, je ne peux pas m’empêcher de l’admirer en uniforme. Bordel, elle est à tomber ! Je ne suis pourtant pas le genre d’hommes à bander devant un uniforme, mais elle est à tomber ! Je la bouffe du regard.

Toi aussi, tu as envie de lui bouffer autre chose.

Tais-toi et laisse-moi la contempler.

— Bienvenue parmi nous, Laura. Tu es trop canon en uniforme, princesse. On est trop content que ce soit toi qui sois là, on avait peur qu’il nous envoie un vieux militaire autoritaire.

Mon Athéna scrute Clément et lui adresse un clin d’œil.

— Qui te dit que je ne suis pas autoritaire ?

Cette phrase me renvoie instantanément à mon amazone indomptable. Punaise, je vais devoir me contenir ou j’aurai bientôt un problème visible de tous.

— Stop et stop et stop ! Je vous rappelle que mon amie Laura est intouchable. Alors, vous regardez ailleurs, les mecs.

Nous commençons tous à bougonner jusqu’à ce que Laura lève la main droite en regardant Amandine droit dans les yeux.

— Je te promets de ne rien faire que tu n’as déjà fait dans cette brigade d’élite.

Adrien se gratte la mâchoire en voyant l’expression outrée de sa femme. Il se demande ce qu’elle a bien pu confier à sa meilleure amie. Les femmes se disent tout alors il y a fort à parier qu’elle en connaît plus que nous sur les débuts du couple.

— Tu n’oserais pas. Je te garde à l’œil. Oh, je suis trop contente de t’avoir avec moi ici !

— Si vous voulez nous faire un strip-tease, je n’ai rien contre.

Nico devient de plus en plus fort au jeu « je fais disjoncter mon supérieur dans la seconde ».

— Si vous n’arrêtez pas de vouloir voir ma femme nue, je vous envoie dans vos chambres dès qu’on arrive à la brigade.

— Je n’ai rien contre si Amandine et Laura viennent me tenir compagnie.

Benjamin en remet une couche et cette fois-ci, c’est moi qui ai toutes les difficultés du monde à ne pas lui sauter dessus. Reste calme, Romain, il ne fait que plaisanter.

— Personne ne me verra nue à part mon chéri. Et personne ne verra nue Laura. Fin de la discussion !

Je me retiens de rajouter « à part Romain ». Je ne pense pas qu’Amandine apprécierait.

— Je vais te montrer ta chambre, Madame la militaire. Tu verras que nous savons recevoir.

Adrien et Laura s’éloignent sous nos éclats de rire. La gaieté est de mise à la BE 75.

— Franchement, je suis trop heureuse de la présence de Laura avec nous. Par contre, les gars, vous la considérez comme un mec et vous ne sautez pas sur elle. Je suis sérieuse.

C’est trop tard pour cela, ma petite Amandine ! Je lui ai déjà sauté dessus et je compte bien recommencer. Dès ce soir si nous ne partons pas en mission.

— Tu es vraiment chiante. Je te jure que nous prendrions soin d’elle, elle n’aurait pas de meilleurs gardes du corps que nous.

— Vous pouvez lui servir de garde du corps, mais sans le sexe. Je suis intransigeante sur ce point.

Adrien et Laura sont déjà de retour et nous nous installons pour dîner avant d’être appelés pour sauver le monde. Notre avocate préférée accapare la militaire intrépide.

— Est-ce que tu es bien installée au moins ? Les chambres ne sont pas trop spartiates ?

— Non, tout va bien. J’ai l’habitude des chambres spartiates à l’armée. Vos équipements sont même luxueux à côté de certains de mes déploiements. Dommage qu’un cow-boy ne m’ait pas fait visiter ma chambre !

Cette phrase m’est directement destinée. C’est une invitation ou je ne m’y connais pas.

Romain : [Ne t’inquiète pas ! Je compte te rendre visite ce soir. Ne ferme pas ta porte à clé.]

Je la vois prendre son portable, sourire avant de taper à son tour quelque chose sur le clavier. J’ai hâte de connaître sa réponse.

Laura : [J’oubliais que tu ne savais pas déverrouiller les portes. Heureusement que vous avez une militaire dans la place ! Je vais devoir t’apprendre quelques tuyaux.]

Je souris en lisant sa réponse et je m’apprête à taper à mon tour quand Adrien me souffle à l’oreille.

— Si vous pouviez être un petit peu plus discrets, ce serait génial. Je n’ai pas envie que toute la brigade ait des doutes sur votre relation.

Je comprends immédiatement le rappel à l’ordre de mon meilleur ami et je hoche la tête avant de lui murmurer :

— Aurais-tu peur pour tes couilles si Amandine s’aperçoit que tu étais au courant et que tu n’as rien dit ?

— Elle les aime trop pour leur faire du mal. J’ai plutôt peur pour toi, mon pote. Elle va te massacrer quand elle va comprendre et je ne volerai pas à ton secours.

— Poule mouillée !

— Depuis quand est-ce que vous faites des cachotteries tous les deux ?

Amandine devient pire qu’un agent du KGB. Elle a toujours l’oreille qui traîne.

— On ne te fait pas des cachotteries. Je me disais juste que je ne suis pas certain que l’enquête du blog va avancer plus vite si Laura et toi êtes toujours en train de papoter.

J’adore provoquer mon Athéna. Elle ne devrait pas tarder à me répondre. Pas manqué !

— Je compte surtout faire attention à ne pas être trop rapide. Je ne voudrais pas que votre hiérarchie comprenne que vous êtes moins rapides qu’une militaire.

Les six coqs que nous sommes se redressent et la toisent.

— Tu vas voir si nous sommes moins rapides qu’une petite militaire qui a la langue trop pendue. Tu vas mordre la poussière, lieutenant Roscoff.

— Je n’ai pas peur de vous, lieutenant Laval.

Qu’est-ce qu’elle est sexy dans son uniforme de pilote de l’air ! J’ai juste envie de remonter sa jupe sur ses hanches pour la pilonner comme un fou.

Romain : [Je vais arracher ta jupe et ta culotte. Le flic surentraîné sera très rapide pour faire jouir la militaire à la langue acérée.]

Laura : [Quand tu veux ! Il faudra juste que je pense à laisser la porte ouverte. Ou je risque de refroidir.]

Mon Athéna termine par des émojis « mort de rire ». Je compte lui montrer ce soir qu’on ne se moque pas impunément d’un cow-boy intrépide. Pourvu que cette foutue sirène ne retentisse pas !

Ma chance tourne quand j’entends la sirène à la fin du repas. Adieu le sexe et bonjour la mission top secrète ! Ce n’est que partie remise avec Laura sur place. Je la rejoindrai à mon retour de mission. J’évacuerai toute la pression dans sa grotte si chaude.

À moi la chatte brûlante d’excitation pendant les jours de garde !

OceanofPDF.com