Brigade d'élite 75 T2 : Résister ou succomber

Chloé Loukas · Chapitre 35 sur 37

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Brigade d'élite 75 T2 : Résister ou succomber

Chapitre 33

 

 

Romain

 

Je me réveille et je m’étire dans mon lit. Aussitôt, le corps chaud de Laura vient se blottir dans mes bras. Nous avons passé une nuit extraordinaire qui m’a fait relâcher toute la pression que je ressentais.

J’étais si inquiet de ne pas avoir de nouvelles et l’entendre à l’interphone a été un soulagement sans nom. Je me suis attaché à elle, beaucoup plus que je pensais. J’aime discuter avec elle, j’aime passer du temps avec elle et par-dessus tout, j’adore la pilonner dans tous les sens.

D’ailleurs, ce serait une excellente manière de commencer la journée. Je commence à caresser ses courbes voluptueuses tandis qu’elle se réveille doucement. J’étais enfoui en elle il y a moins de trois heures et j’ai déjà envie de recommencer.

Elle aussi si j’en juge par sa réaction ! Elle bouge contre moi et me grimpe dessus tout en embrassant. Elle ondule des hanches et ma queue devient dure. Cette femme va finir par avoir ma peau.

J’agrippe ses hanches tout en levant mon bassin et en me frottant à elle.

— Bonjour, toi. Je vois que monsieur Mitchell est déjà d’attaque dès ce matin. Il me semblait pourtant que tu avais relâché la pression cette nuit. Et plusieurs fois même !

— Bonjour, Athéna rebelle. Ou Athéna caliente. Ta chatte m’appelle et je ne voudrais pas la décevoir. Tu sembles oublier que nous avons plus de trois semaines à rattraper.

— Qu’est-ce qui se passe entre nous, cow-boy ?

Me pose-t-elle vraiment cette question alors que nos sexes sont en phase de fusion ?

— Cela me semble évident. Je compte enfoncer ma queue dans ta chatte si étroite et accueillante. Ne me dis pas que tu n’as pas senti mon érection !

Elle éclate de rire et dépose de doux baisers sur ma bouche puis ma mâchoire.

— C’est évident et j’ai parfaitement compris. Non, je te parle de toi et moi, de ce qui nous pousse l’un vers l’autre. Je n’ai envie de coucher avec aucun autre homme. Juste toi…

Son aveu me désarçonne et m’envoie des putains de papillons dans le bide. Je serre plus fort ses hanches et respire l’odeur de ses cheveux. Ses lèvres sont si proches des miennes. Je pourrais facilement répondre en l’embrassant, mais ce n’est pas ce qu’elle attend. Elle s’est livrée alors qu’elle est si secrète.

— Je n’ai pas d’explication, Laura. Je ne sais pas non plus ce qui nous pousse l’un vers l’autre. Moi non plus, je n’ai pas envie de coucher avec une autre. Je m’étais pourtant juré que je n’entretiendrais plus de relation suivie avec une femme. Les deux dernières se sont soldées par des échecs cuisants.

J’ai été le plus honnête possible avec elle, je ne peux pas lui en dire plus et surtout, je ne sais pas quoi lui répondre. Je ne sais pas où notre aventure nous mène.

Et si tu t’enfonçais profondément en elle au lieu de faire la causette !

— Merci de ta franchise, Romain. Es-tu d’accord pour qu’on se donne du temps ? Du temps pour découvrir ce que cette relation signifie.

— C’est ce que j’allais te demander… Il faut juste que nous soyons honnêtes l’un envers l’autre.

— On reste exclusif alors ?

— Oui, Athéna, on reste exclusif et on avance ensemble main dans la main. Maintenant, je vais t’embrasser et me perdre en toi.

— J’adore ce programme.

Elle ondule des hanches pour me provoquer. Nul besoin de me provoquer pour que je réagisse ! Je tends la main pour ouvrir le tiroir et je n’en crois pas mes yeux. Je n’ai plus de préservatif.

— Ce n’est pas possible ! Je n’ai pas refait mon stock. Est-ce que tu as des capotes ?

Elle m’embrasse délicatement les lèvres avant de murmurer :

— Nous avons fait l’amour sans cette nuit dans la douche. Nous avons décidé d’être exclusifs. Mes derniers tests sont revenus clean. Si tu es d’accord et si tes tests sont clean, peut-être pourrions-nous nous en passer.

— Je suis tout à fait d’accord. Tu ne cours aucun danger avec moi si ce n’est des orgasmes encore plus fous.

Au moment où je m’apprête à m’enfoncer en elle, la sonnerie de mon interphone résonne et se fait insistante. Bordel, je les avais oubliés. Toute l’équipe débarque dans mon appartement pour travailler sur l’enquête du blog.

— Je suis désolé, nous n’allons pas pouvoir ignorer cette sonnerie. Ce sont les gars qui viennent travailler sur la résolution de l’énigme du blog.

— Entre Amandine et eux, nous allons finir par mourir frustrés.

J’éclate de rire avant de me lever et d’enfiler un jean pour aller ouvrir à mes potes. Sitôt la porte de la résidence déverrouillée, je les entends déjà arriver. Je laisse ma porte ouverte, ils avancent dans l’appartement et se mettent à l’aise.

— Et bien, Romain, on a cru que tu allais nous laisser sur le palier. Tu deviens un vrai papy. Tu as mis un temps fou à nous répondre.

— À moins que tu aies fait la fête toute la nuit et que tu n’arrives pas à récupérer !

— Bonjour, les gars !

Les cinq autres têtes se tournent vers Laura qui vient de débarquer dans le salon vêtue d’un de mes T-shirts. J’irai bien le récupérer.

— Je n’y crois pas ! Encore un qui a avancé masqué ! Amandine ve en faire une syncope quand elle va le découvrir.

Mon amazone indomptable se plante devant Clément et lui sourit.

— Elle a râlé au départ quand elle a compris, mais elle est calmée maintenant.

— Pas la peine de vous demander depuis combien de temps vous vous êtes rapprochés ! Quand on écoutait sagement Amandine, Romain devait déjà réchauffer ton lit. Vous êtes incroyables. Il n’y a que moi qui suis les directives de notre avocate.

Nous éclatons tous de rire devant la mine déconfite de Clément.

— Tu es peut-être le seul à craindre ta meilleure amie. Enfin, sauf quand il s’agit d’Alexandra apparemment. Il semblerait que vous échangiez beaucoup de textos et d’appels.

— Échanger des messages et des appels ne veut pas dire la draguer, la séduire ou la mettre dans mon lit.

— Tu auras intérêt de courir très vite si tu couches avec sa sœur. Je te promets que sa vengeance sera terrible.

Clément se tourne vers mon meilleur ami et lui adresse un clin d’œil.

— Je compte sur toi pour me défendre, doudou. Tu ne peux pas perdre un de tes éléments.

— Tu te débrouilleras tout seul. Je n’interviendrai pas si tu fais le con avec Alexandra. Laura, je ne savais pas que tu devais revenir. Amandine ne m’en avait pas parlé.

— Mon supérieur a décidé de me renvoyer à Paris pour avancer sur l’enquête du blog. Vous avez certainement pris connaissance de la dernière entrée sur l’intervention au Mali. Je vous raconte l’histoire en version courte. L’unité spéciale est intervenue dans le repère d’une faction rebelle pour délivrer un homme et une femme qui étaient retenus en otage depuis plusieurs mois. Ils ont subi de lourdes tortures et la femme a été violée à de très nombreuses reprises. Donc, l’article est insultant et nous devons arrêter le plus rapidement possible ces tissus de mensonges.

— Tu n’as pas dû prendre connaissance de l’entrée d’hier soir alors.

— Qu’est-ce que ces connards ont encore inventé ?

— Ils promettent de révéler le nom des différents membres des unités spéciales de la police et de l’armée. Ils pourraient causer des dégâts considérables dans nos rangs.

Laura nous observe les uns après les autres avant de s’énerver.

— C’est du bluff. Ils jouent au poker avec nous pour voir si nous commettons une erreur. S’ils connaissaient nos noms, ils les auraient déjà balancés. Tout est archi sécurisé. C’est impensable qu’ils aient eu accès à toutes les données confidentielles dans différents serveurs.

— J’espère sincèrement que tu as raison. Nous pensons exactement comme toi et nous espérons ne pas nous tromper.

— Je vais m’habiller et filer au ministère des Armées où je suis attendue. Je leur ferai part des derniers éléments.

— Oui et tu pourras nous rejoindre directement dans les locaux de la BE 75. Victor m’a laissé un message avant d’arriver et il voudrait que nous le rejoignions avant notre garde.

Elle hoche la tête avant de s’avancer vers moi et de m’offrir un long baiser. Les gars commencent à me chambrer.

— Après Adrien, voici Romain. Les plus vieux se casent pendant que les plus jeunes continuent de faire chanter toutes les chattes de Paris.

Je me garde bien de leur dire que je ne suis pas casé. Laura et moi avons décidé d’être exclusifs, mais tout peut s’arrêter demain si le courant ne passe plus. Je ne veux pas faire de plan sur la comète, seulement vivre cette liaison au jour le jour.

 

***

 

Nous rejoignons Victor au centre de commandement et il semble être en grande discussion avec plusieurs personnes. Il nous fait signe de nous asseoir et nous montre qu’il est en conversation sécurisé avec des informaticiens de l’armée. Parfait ! Le renfort arrive. Entre les RG, l’armée et la police, nous devrions mettre ces enfoirés hors d’état de nuire très bientôt. Il le faut ou nous allons y laisser nos nerfs et notre intégrité mentale.

— Bonjour, messieurs. Je vois que vous êtes tous arrivés.

Daniel Krueger vient d’entrer et nous salue. Il précède Laura qui est déjà de retour du ministère des Armées. Une amazone indomptable très énervée si j’en crois la posture de son corps et son expression.

Tu devrais la prendre dans tes bras pour la consoler et la détendre. Rien de mieux qu’un câlin de son cow-boy pour tout lui faire oublier.

Tu es givrée. Ici, c’est mon lieu de travail et je ne batifole pas sur mon lieu de travail.

Ah, oui, c’est vrai ! Tu n’as jamais enfoncé ta queue dans sa chatte ici. Tu n’as jamais caressé son clitoris pour la faire gémir de plaisir ici. Tu n’as jamais sucé les pointes érigées de ses seins ici.

Stop ! J’ai compris la démonstration, mais je dois me concentrer et ne pas penser aux courbes affriolantes de Laura.

— Oui, ils viennent de commettre une erreur en laissant filtrer une coquille dans une de leurs adresses IP. Oui, nous allons pouvoir remonter jusqu’au lieu d’ici quelques minutes. J’informe l’équipe, je coupe le micro une minute.

Victor se tourne vers nous et continue de pianoter sur son clavier à une vitesse folle. Je ne sais pas comment il arrive à parler et rester concentré sur sa tâche en même temps. Je ne comprends absolument rien à tous les hiéroglyphes qui sont affichés sur l’écran.

— Daniel, nous avons réussi à identifier un de leurs serveurs. Je vous résume la situation sans entrer dans les détails techniques. À partir de cet élément, nous pouvons remonter une de leurs adresses physiques. Nous l’aurons d’ici une ou deux minutes.

Oh, punaise ! Une adresse ! L’élément indispensable que nous attendions depuis des mois. Nous allons pouvoir aller cueillir ces enfoirés.

— Il n’y a pas une minute à perdre, les gars. On part s’équiper comme si nous partions pour une intervention très lourde.

— Hors de question que je vous laisse partir sans moi !

Laura s’est levée en même temps que nous tous et plante ses beaux yeux dans ceux d’Adrien. Daniel intervient aussitôt.

— J’ai reçu une habilitation de votre ministère, Lieutenant Roscoff. Vous êtes autorisée à intervenir avec la BE 75 sur cette affaire. Vous pouvez vous équiper avec l’équipe, nous vous prêtons le matériel.

— Je vous remercie.

Elle se tourne vers nous pour nous emboîter le pas et rajoute d’une voix très basse :

— De toute façon, avec ou sans autorisation, je serais partie avec vous. Je ne suis pas revenue pour faire de la figuration.

Des sourires discrets se dessinent sur nos visages tandis que nous partons nous équiper. Laura sort une cagoule de son sac à dos ainsi qu’un gilet pare-balles. Adrien lui montre l’armurerie et elle choisit plusieurs armes qu’elle glisse subtilement dans sa tenue militaire.

— Je suis en charge de l’opération, Lieutenant Roscoff. J’attends de toi que tu obéisses à mes ordres sans broncher.

— Oui, lieutenant Laval. Dis-moi, est-ce que tu es aussi autoritaire avec ma copine ? Il va falloir que je lui donne des tuyaux pour se rebeller. Relax ! J’aime plaisanter avant une intervention. Ça détend l’atmosphère.

— Tant que tu es concentrée sur le lieu de l’intervention, tout ira bien. Quel sera ton nom de code ?

— Soldate avec un e bien prononcé.

Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire. Adrien n’est pas habitué à mon amazone indomptable et lève les yeux au ciel.

— Je sens que je vais en baver avec toi.

— Il te faut bien une femme pour te booster le derrière. Bon, quand partons-nous ?

— Nous nous installons dans le van pour être prêts à partir dès que nous recevons l’adresse.

Chacun de nous prend sa place et Amandine nous observe sans parler. Elle nous laisse nous concentrer. Je remarque simplement qu’elle est blanche comme un linge et je le montre discrètement à Adrien. Il hoche la tête et lui envoie un message. Elle en prend connaissance et ses yeux se connectent à ceux de son homme.

— Nous avons l’adresse. GO, GO, GO !

Éric démarre sur les chapeaux de roues et nous filons à vive allure dans les rues de Paris. Notre chauffeur prend tous les risques pour que nous arrivions sur les lieux en un temps record. Sachant que notre van n’a pas de sirène, il fait preuve d’une dextérité extraordinaire. Le trajet nous paraît interminable et s’effectue dans un silence qui ne nous ressemble pas. Nous serrons tous les dents et nous avons hâte de pouvoir les mettre sous les verrous. Il y a trop longtemps que ces connards se foutent de nous.

Le van s’immobilise enfin à l’abri des regards. Adrien lance l’opération sans que nous ayons beaucoup d’éléments. Nous savons simplement que nous sommes dans une zone industrielle déserte et que nous intervenons dans un entrepôt. Très mince, mais nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre pour engranger plus d’informations.

— Soyez prudents, je vous en conjure.

Adrien se tourne vers Amandine et lui sourit à travers sa cagoule. Je distingue ses fossettes qui se relèvent. Nous descendons en file indienne, Laura se trouve derrière moi et devant Clément. Nous courons vers la porte de l’entrepôt. Adrien dispose des explosifs dessus pour la faire sauter en cinq secondes.

Nous entrons après l’énorme BOOM et nous déployons dans le bâtiment. Il est désert et aucune marchandise n’est visible.

— Les Tango et Soldate, nous allons inspecter les salles. Ils y ont certainement installé les ordinateurs et le serveur.

Victor nous donne des indications plus précises dans les oreillettes et nous filons vers les bureaux du fond. Il n’y a pas âme qui vive dans cet endroit.

— On reste vigilants. Victor pense qu’ils ont dû comprendre leurs erreurs et se sont enfuis avant notre arrivée sur les lieux. On avance en assurant nos arrières.

Nous poursuivons notre progression jusqu’à la découverte d’une salle où se trouvent de nombreux ordinateurs ainsi que des bases qui permettent de connecter des ordinateurs portables qui ont tous disparu.

Adrien s’avance dans la salle pendant que nous le couvrons. Il ouvre un placard et recule instantanément.

— Ces enfoirés savaient que nous arrivions. Il y a une bombe qui explose dans vingt secondes. On s’abrite le plus possible.

Nous courons en égrainant les secondes pour nous éloigner. Ils ont voulu détruire toutes les preuves.

— Couchez-vous, ça va sauter !

Je ne peux pas m’empêcher de me jeter sur Laura et de la couvrir de mon corps en nous aplatissant au sol. Je dois la protéger, je dois protéger la femme que j’aime.

L’évidence me frappe au moment où la bombe explose. Donnez-moi une chance de lui avouer mes sentiments !

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