Chasse à l'homme T2 : Un homme à croquer

Vanessa Vale · Chapitre 16 sur 57

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Chasse à l'homme T2 : Un homme à croquer

Chapitre 15

15

 

DEX

 

— COMMENT SE PASSE cette histoire de réussir à convaincre Lindy de se marier avec toi ? demanda Mallory, en entrant par la porte d’entrée grande ouverte. Elle était l’une des nombreuses personnes qui étaient venues pour aider.

Je posai la chaise que je portais dans le coin du salon. J’avais renversé la table basse sur le canapé pour faire de la place pour les meubles qui avaient été déplacés. Cela comprenait déjà la table de la cuisine et les trois autres chaises qui allaient avec. C’était la dernière et ensuite on en aurait terminé avec la cuisine.

Après discussion, il avait été décidé que tout ce qui se trouvait dans les placards resterait en place, mais que les objets sur les plans de travail seraient déplacés et que tout ce qui pouvait être cassé serait enveloppé dans des serviettes et des draps pris dans la lingerie et rangés dans des paniers à linge. Je ne savais pas comment deux femmes pouvaient avoir autant de linge !

Mallory prit place sur l’accoudoir du canapé et attendit que je réponde.

Je levai les yeux vers le plafond comme si je pouvais voir Lindy à travers lui, et posai un doigt sur mes lèvres pour la faire taire.

— Bon sang, elle est en haut et elle pourrait t’entendre, murmurai-je. Je ne voulais surtout pas que Lindy apprenne que j’étais obsédée par elle parce que Mallory ne savait pas se taire. Je lui avais dit ce que je la désirais. Je lui avais dit plus d’une fois. J’avais enchaîné avec un baiser. J’avais été clair, même si je n’avais pas parlé de mariage.

Mallory leva les yeux au ciel.

Ses yeux sombres me scrutaient comme s’ils inspectaient un sapin de Noël dans un magasin

— Je t’en prie, tu devrais me remercier de faire avancer les choses. D’après ce que je vois, ça n’avance pas très vite. Tu n’as clairement pas pu tirer ton coup.

Je voulais mettre ma main sur sa bouche pour la faire taire, mais à la place, je saisis doucement son poignet et la tirai vers l’extérieur. Comme Lindy avait travaillé la nuit où nous étions à Denver, Mallory et moi étions sortis dîner et boire un verre. Je la considérais comme une amie. Surtout depuis qu’elle m’avait aidé à choisir l’alliance qui était prête et n’attendait que Lindy.

Elle était dans la Team Dex, mais peut-être qu’elle était un peu trop enthousiaste.

— Hé, ne t’inquiète pas, elle ne peut pas t’entendre, dit-elle. Elle est dans sa chambre en train de ranger tous ses sex-toys.

Cela me stoppa dans mon élan et je la tirai pour qu’elle me regarde en face.

— Qu’est-ce que tu dis ?

Ma bite venait de bander instantanément en découvrant que Lindy avait des sex-toys, et assez pour remplir une boîte.

— Des sex-toys. Tu sais, les trucs qui ressemblent à des bites magiques énormes et violettes ?

Elle posa les yeux sur mon entrejambe et je bougeai immédiatement pour cacher la mienne. Je suis sûre que la tienne est énorme, mais je doute qu’elle soit violette ou qu’elle vibre.

Violette, non. Mais j’avais des couilles bleues depuis plus d’une semaine et demie.

— Elle n’aura plus besoin de ces jouets, rétorquai-je en grommelant. Tu viens juste d’arriver. Comment tu peux savoir ce qu’elle fait ?

Elle haussa les épaules.

— Toutes les femmes ont un tiroir à jouets. Connaissant Lindy, elle ne va pas les laisser n’importe où pour qu’une bande de gars coupant des arbres ou des entrepreneurs les trouvent. En plus, elle pourrait en avoir besoin si tu ne la satisfais pas.

— Bien sûr que je vais la satisfaire, confirmai-je. Mais pas tout de suite. Elle n’aura pas besoin de jouets avec moi.

Elle leva une main.

— Ok, homme des cavernes. Je ne suis peut-être qu’une instit de CP, mais je reconnais l’emploi du futur quand je l’entends. Je suppose donc que tu n’as jamais pris de plaisir à trois avec une femme et ses jouets ?

— Tu veux vraiment parler de ma vie sexuelle ?

— Oui, répondit-elle immédiatement. J’ai vraiment envie de connaître la vie sexuelle d’un magnifique joueur de hockey professionnel.

Bon sang. Elle était comme toutes les autres femmes d’Amérique–du monde–qui lisaient ces magazines à scandales.

— Bien. Ma vie sexuelle ? C’est moi et ma main jusqu’à ce que Lindy en décide autrement.

Elle fronça les sourcils et j’aurais juré que je voyais une petite larme dans ses yeux.

— C’est tellement triste.

J’étais au courant, elle n’avait pas besoin d’en rajouter.

— Ok, alors qu’est-ce que je peux faire ? demanda-t-elle.

Mallory était jolie, d’une manière extravertie, un peu trop exubérante. Je ne la trouvais pas... subtile. Elle avait de longs cheveux noirs attachés en queue de cheval, un short en jean et un t-shirt Steaming Hotties comme celui de Mav, sauf que le sien était bleu pâle. Après le fiasco dans lequel Bridget avait accidentellement envoyé à Mav ses réponses à un quiz sexuel que Mallory avait inventé pour une soirée entre filles, je savais qu’il fallait être prudent avec elle. Elle poussait le bouchon un peu loin. Peut-être trop loin. Et quand il s’agissait de sexe...

— Je ne suis pas intéressé, mais merci de ton offre.

— Je ne te propose pas de t’aider à jouir, dit-elle en levant les yeux au ciel. Je veux dire avec Lindy.

Mav voulait aussi m’aider avec Lindy, mais d’une manière plus détachée. Les gars ne s’entraident pas vraiment quand il s’agit d’être un ailier, on reste plus ou moins assis à regarder ce qui se passe. Pour être là avec une bouteille de tequila si ça se passe mal.

— Elle dort dans mon lit, ce qui est un début.

Mallory écarquilla les yeux et tapa dans ses mains avec une sorte de joie étrange.

— Je savais que tu étais un tombeur.

— Il n’y a qu’un seul lit dans la maison, précisai-je. Elle a été claire sur notre position. C’est chacun de son côté. Il y a une barrière de coussins au milieu.

Sa joie disparut comme si je venais de lui dire que le Père Noël n’existait pas.

— Oh.

— Elle dit que je suis trop jeune.

— Je ne peux pas t’aider avec ça.

— Elle ne sait pas ce que je fais dans la vie, continuai-je.

— C’est facile à résoudre. Dis-lui.

Je secouai la tête.

— J’aime qu’elle me voie comme un simple gars. Rien de plus. En plus, si je lui dis, elle va regarder sur internet, elle verra toute la mauvaise presse à cause de la bagarre dans le bar qui a fait le tour des réseaux sociaux.

Elle était au courant de toute cette histoire.

— Elle n’est pas idiote. Elle verra comment tu as protégé cette femme.

Je haussai les épaules.

— Je ne veux pas courir ce risque.

— Si elle te voit comme les magazines people te décrivent, alors ce n’est pas la Lindy que je connais.

Les mains sur les hanches, Mallory avait l’air un peu féroce, comme si elle aurait pu foncer sur Lindy et lui remettre les idées en place pour quelque chose dont elle n’était même pas au courant.

— Ce n’est pas tout.

Elle me regarda fixement, les yeux dans les yeux, et attendit.

— Elle a un rendez-vous ce soir. Avec un autre type. Je I’ai embrassée dans la rue, elle dort dans mon lit et pourtant elle…

— Tu l’as embrassé ? hurla-t-elle pratiquement.

— Une fois. C’était... putain. Ouais, mais même avec ça et le fait qu’on habite ensemble et qu’on partage un lit, elle parle de sortir avec quelqu’un d’autre. Un dentiste.

C’était à mon tour de froncer les sourcils.

Mallory se redressa et agita la main en l’air.

— Ne te fais pas de souci pour celui-là.

— La femme que je vais épouser sort avec un autre homme.

— C’est un dentiste. Sans vouloir offenser les dentistes, ils sont trop sérieux pour elle. S’il y avait une photo de sérieux et fiable dans le dictionnaire, la photo de Lindy serait à côté. Deux personnes de ce type ne peuvent pas être dans une relation ou cette relation serait d’un ennui mortel.

Je ne pouvais pas argumenter sur ce point.

— Elle ne peut pas être avec un type trop sérieux, même si elle croit que c’est ce qu’il lui faut. Elle a besoin de quelqu’un d’excitant. Qui l’emmènera s’amuser. Pour faire les fous. Qui la fera partir de chez elle pour la première fois de sa vie. C’est-à-dire toi.

— C’est bien beau tout ça, mais elle va quand même sortir avec ce type.

— Laisse-la faire.

Je n’en revenais pas.

— Laisse-la fair  ?

Elle fit oui de la tête et sa queue de cheval se balança.

— Laisse-la y aller. Laisse-la se rendre compte par elle-même que ce type est un raté. Si je lui dis, ou si Bridget lui dit, ou même toi, elle va se rebiffer et probablement coucher avec le loser juste pour prouver qu’elle a raison.

J’avais eu envie de gronder à l’idée que Lindy baise avec un autre homme.

— Alors laisse-la faire, poursuivit-elle. Dis-lui qu’elle est jolie et laisse-la aller à son rencard. Elle rentrera se coucher avec toi et la barrière d’oreillers. Fais-moi confiance. Un dentiste de Hunter Valley comparé à to ? Aucune chance.

Je me grattai la nuque et posai mon regard sur l’herbe.

— Et si tu te trompe ?

— Alors tu pourras kidnapper Lindy et ses sex-toys et lui montrer qui est le patron.

Ma bite et moi aimions cette idée. Je regardai Mallory et demandai avec des paroles pleines d’esp ir :

— Je ne peux pas juste faire ça directement et zapper le rest ?

Elle pinça les lèvres et réfléchit un moment.

— Disons que c’est ton plan B.

Le plan B. Putain. Je préférais largement le plan B au plan A. Mais je voulais que Lindy ait envie de moi, qu’elle me supplie de la baiser. Qu’elle me dise pourquoi elle n’avait jamais déménagé de la maison où elle avait grandi, pourquoi elle laissait son patron lui donner des quantités ridicules de travail, ou pourquoi elle était si pressée de trouver un homme alors que j’étais juste en face d’elle.

Je ne voulais pas ses orgasmes parce que je l’avais kidnappée, elle et ses petits amis à piles. Je voulais son cœur, offert de plein gré, et rien de moins.

— Bien, grommelai-je comme un adolescent grognon. Va pour un rendez-vous avec le dentiste.

Putain.

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