Chasse à l'homme T2 : Un homme à croquer

Vanessa Vale · Chapitre 33 sur 57

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Chasse à l'homme T2 : Un homme à croquer

Chapitre 32

32

 

DEX

 

JE ME LAISSAI TOMBER sur le bord de mon lit avec un gros soupir en tirant sur ma cravate pour la desserrer.

Les organisateurs avaient fait en sorte que nous, les joueurs, soyons occupés non-stop. Nous n’étions pas dans le pays pour faire du tourisme. Même le jour du match, il avait fallu se lever tôt et aller à la patinoire pour l’entraînement. Après, il y avait eu un autre passage devant les médias. Je connaissais la plupart des autres joueurs pour les avoir vus jouer, certains avaient même joué pour les Silvermines mais avaient été transférés. Nous étions tous là pour faire plaisir aux fans et même si ce jeu était moins compétitif que certains, nous avions tout donné.

Lorsque tout fut terminé et que j’arrivai finalement à ma chambre d’hôtel, j’étais épuisé.

Lindy et moi avions échangé des messages, mais sans jamais communiquer directement. Quand j’étais sur la glace, elle dormait. Quand je dormais, elle était debout. Ça craignait.

Je savais qu’être loin d’elle allait être dur, mais bizarrement, je le ressentais déjà pendant ce voyage. Alors que jouer au hockey était ma raison de vivre, pour la première fois, j’avais eu l’impression d’avoir laissé quelque chose derrière moi. Quelque chose qui me tiraillait.

Cela allait être pire pendant la saison ordinaire, mais je n’avais pas le choix. Tous les joueurs qui avaient un conjoint ou une compagne étaient séparés pendant de longues périodes. Ça faisait partie du jeu, et c’était la principale raison pour laquelle Lindy ne voulait pas que les choses deviennent sérieuses entre nous.

Elle était dans ma maison. Dans mon lit. Mais ça n’irait pas plus loin. Elle voulait du permanent, du définitif, la maison traditionnelle et des enfants à Hunter Valley. Je respectais sa décision et elle avait été honnête à ce sujet depuis le début. Mais j’avais l’impression que le destin nous jouait un tour et comme j’étais si loin, je ne pouvais rien faire pour l’influencer. En fait, cela ne faisait que lui donner raison. Même pendant mes quelques mois de repos, j’avais toujours des obligations envers l’équipe, par rapport à mon contrat.

Je ne pouvais pas rompre mon contrat avec les Silvermines même si je l’avais voulu. Je n’avais jamais envisagé cette éventualité, jusqu’à maintenant. J’avais l’impression qu’on me forçait à choisir entre le hockey et Lindy. Le jargon juridique de mon contrat et Lindy elle-même disaient que je ne pouvais pas avoir les deux.

Lindy n’allait pas quitter le Montana. Bon sang, je ne pensais pas qu’elle quitterait un jour sa maison.

Quand mon portable sonna, je le saisis. Mon cœur se mit à battre la chamade comme si j’avais le palet en main.

 

MA PUCE : Quel match !

JE SOURIS. Non, putain, je fis un énorme sourire. Mes frères regardaient certains de mes matchs. Pas tous, parce qu’il y en avait quatre-vingt-deux dans une saison. Plus les matchs amicaux comme celui que je venais de jouer. Et les éliminatoires. Ils n’étaient pas devenus PDG ou médecins en restant assis à regarder le hockey non-stop. Mais Lindy ? C’était différent, cette sensation de satisfaction, de savoir qu’elle avait regardé.

 

MOI : Merci. C’était sympa.

 

JE N’ÉTAIS PAS MEURTRI comme lors d’un match de la saison ordinaire. Celui-ci ne comptait pas pour le classement de l’équipe puisque c’était juste pour le fun. La ligue et les publicitaires gagnaient de l’argent, les joueurs faisaient ce qu’ils aimaient tous. Jouer. Sans aucune pression. Il y avait moins de coups. Pas de bagarres.

 

MA PUCE : Je t’ai réveillé ?

Moi : Je ressens encore l’excitation du match.

 

ET CELLE PROVOQUÉE par ses messages.

 

MA PUCE : J’ai quelque chose pour toi quand tu rentreras à la maison. Un cadeau pour ton tour de passe-passe.

 

MAINTENANT, j’étais intrigué.

MOI : Qu’est-ce que c’est ?

 

I L N’ Y eut pas de réponse immédiate et juste quand j’étais prêt à taper des points d’interrogation, une photo apparut.

— Putain de merde.

Je bandai instantanément. C’était un selfie de Lindy à genoux sur notre lit dans une nuisette turquoise. Elle avait des petits détails sexy qui laissaient deviner sa peau nue, y compris les rondeurs de ses seins. Je pressai ma main contre ma bite pour la calmer.

 

MOI : Maintenant. Je veux mon cadeau maintenant.

Ma puce : Tu n’es pas ici.

 

POUR UNE FOIS, j’avais le mal du pays. Ma queue et moi étions d’accord, il n’était pas question d’attendre notre retour dans le Montana pour déballer notre cadeau.

 

MOI : J’ouvre un chat-vidéo. Réponds.

 

JE CLIQUAI sur le petit icône de caméra et attendis cinq secondes pour que son visage apparaisse. Ses cheveux blonds étaient défaits et ébouriffés, comme si elle les avait fait gonfler avec ses doigts. Je pouvais voir la tête de lit derrière elle et la couette légère en dessous d’elle. J’avais envie d’être là-bas avec elle. De la faire s’agripper à cette tête de lit pendant que je la prenais par derrière.

— Ma puce, grognai-je pratiquement.

— Dex.

— C’est quoi mon cadeau exactement ? La nuisette... ou toi ?

Elle porta son doigt à sa bouche et en mordit le bout, comme pour jouer les timides. Oh, elle était si coquine, putain.

— J’ai appris qu’un tour de passe-passe est un gros truc. Ça veut dire que tu obtiens tout ce que tu veux.

— Putain de merde, chuchotai-je encore.

Cette femme.

J’étais sur le point de jouir et nous n’avions rien fait. Bon sang, rien que cette photo et ses mots me faisaient gicler du liquide préséminal dans mon boxer. Mon pantalon était trop serré, je le défis et sortit ma bite. Je soupirai. Puis saisis la base et la caressai lentement avec ma main libre.

— Tout ce que je veux ? répétai-je.

Elle hocha la tête.

— Place le téléphone contre la lampe pour que je puisse voir mon cadeau.

Sa main recouvrit l’appareil, et le bruit d’un tâtonnement se fit entendre dans le haut-parleur alors qu’elle faisait ce que je lui demandais.

Puis elle réapparut, se déplaçant en arrière sur le lit pour se mettre en face de la table où elle avait placé son téléphone. Elle était à genoux, vêtue uniquement de sa nuisette sexy.

— Tu veux que je l’enlève ? demanda-t-elle, en faisant glisser une fine lanière sur son épaule.

Elle retomba le long de son bras, la soie sombre descendant sur un sein.

Je secouai la tête.

— Non. Reste comme ça.

Un petit froncement de sourcils se forma sur son joli front.

—Tu ne veux pas que je sois nue ?

Je pointai mon doigt vers elle, mais elle ne pouvait probablement pas voir mon bras, encore moins ma main.

— J’aime tes petites nuisettes. Elles te couvrent sans te couvrir, comme une grosse allumeuse. Je peux voir le galbe de tes seins parfaits. Tes tétons qui pointent et dépassent. Et tu es nue en dessous, non ?

Elle fit oui de la tête.

— Tu as dit que je pouvais avoir tout ce que je voulais ? demandai-je à nouveau.

Je n’étais pas dans le même pays, et je vérifiais à nouveau qu’on était bien sur la même longueur d’onde.

Ses mains se posèrent sur ses cuisses, attirant mon regard sur son corps.

— Tout ce que tu veux.

Sa voix était haletante et même à travers le petit écran du téléphone, je pouvais voir la façon dont ses joues avaient rougi.

— Ta chatte est mouillée ?

Je caressai ma bite, touchai le gland.

— Oui.

— Montre-moi.

Elle se mit sur ses talons et s’agenouilla sur le lit. D’une main, elle releva le bas de sa nuisette juste assez pour que j’aperçoive sa chatte, mais sa main libre la cachait pendant qu’elle se touchait. Puis la nuisette retomba, et elle leva ses doigts pour que je puisse les voir.

Ils étaient brillants.

— Goûte-toi.

C’était ma voix ? On aurait dit que je me gargarisais avec des cailloux.

Je caressai ma bite de haut en bas maintenant, chaque fois je pressais la base pour ralentir un peu les choses, mais je ne pouvais rien faire contre le flux constant de liquide préséminal que je répandais sur ma queue.

La regarder sucer ses doigts enduits de sa mouille était la chose la plus sexy que j’avais jamais vue.

— Tu as ta boîte de sex-toys, ma chérie ?

Ses doigts se figèrent près de sa bouche et ses yeux s’écarquillèrent.

— Comment tu es au courant de ça ?

Elle parlait tout bas et je l’entendais à peine.

Mallory avait donc eu raison. Lindy avait des sex-toys. Même si elle avait dit que toutes les femmes en avaient, mais les autres femmes ne comptaient pas pour moi.

— Une célibataire sexy comme toi doit en avoir plein le tiroir de chevet.

— Dex, souffla-t-elle, se laissant tomber sur ses talons.

— Quoi ? Tu es excitée. Je le sais par expérience. Montre-moi ce que tu as. Je doute que tu les aies laissés chez toi.

Sa chambre avait été la première pièce frappée par l’arbre. Les branches avaient transpercé le plafond et un mur extérieur. Je l’avais aidée à faire ses bagages et à déplacer ses affaires dans les autres chambres. Même si j’avais dit que je déplacerais son tiroir à culottes, je ne l’avais pas touché. Je n’avais certainement pas vu ses jouets.

— Je suis retournée en chercher un.

Le fait qu’elle ait fait un voyage spécial juste pour récupérer un sex-toy signifiait qu’elle était vraiment excitée. C’était mon boulot maintenant de la satisfaire et je n’étais pas là pour le faire. Putain, ça craignait.

— Tu en as combien ? me demandai-je.

De quel genre de matériel une femme célibataire avait-elle besoin ?

— Quatre.

Je pris une seconde pour y réfléchir.

— Quatre ?

Elle fit oui de la tête, se libérant finalement de l’embarras initial qui avait suivi la découverte de ses jouets.

— L’un a une fonction de succion, un autre est de la taille d’un rouge à lèvres pour les voyages. Un autre est juste gros et le dernier est un combiné.

— Un combiné ? Comme des frites et une boisson plus le vibromasseur ?

Elle rit.

— Non. Comme pour la stimulation du clito et du point G en même temps.

— Jette celui-là. Je fais ça pour toi maintenant.

Elle me regarda avec un sourire narquois.

— Oui, mais tu n’es pas là.

— Alors c’est celui que tu as avec toi ?

Elle hocha la tête.

— Montre-moi.

— Le jouet ?

Je secouai la tête.

— Non. Utilise-le. C’est ce que je veux pour mon tour de passe-passe sur la glace. Te regarder jouir avec ton jouet.

Sa bouche s’ouvrit en grand. Je l’avais vraiment surprise.

— Ne sois pas timide avec moi maintenant, ma puce. Tu sais que je vais te parler. Va le chercher. Je t’attends.

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