Chasse à l'homme T2 : Un homme à croquer
Chapitre 21
21
LINDY
— J E N’ARRIVE PAS à croire que tu ne m’aies pas dit que tu étais un joueur de hockey professionnel, dis-je en me laissant tomber sur le banc métallique à côté de Dex.
Nous étions assis juste à l’extérieur de l’une des patinoires intérieures du complexe sportif. Il était penché et laçait ses patins. Ses patins de hockey professionnel, il me dit qu’il les avait apportés avec lui dans le Montana. Parce que les joueurs de hockey professionnels ne partent pas sans leur matériel, même en vacances.
Pas besoin de louer des patins.
Je ne m’étais pas attardée au travail comme je l’aurais fait normalement. Je ne m’étais pas fait d’illusions sur la possibilité d’accomplir quoi que ce soit depuis qu’Aspen et moi avions parlé à Dex au téléphone ce matin. Alors j’étais partie tôt et m’étais présentée à l’entraînement de l’équipe de Sierra. Pour voir Dex. Pour lui demander pourquoi il ne m’avait pas parlé de son travail. Non, ce n’était pas juste un travail. Un travail c’était comme moi, être comptable, gagner de l’argent pour payer les factures. Le contrat qu’il avait était de notoriété publique et pour la somme qu’il gagnait, il ne jouait pas au hockey pour payer sa facture d’électricité. Ils lui donnaient des millions, à cause de son talent. Un talent rare que peu de gens possédaient.
C’était hallucinant.
Il inclina la tête, me regarda et continua à tirer sur ses lacets qui étaient très longs.
— Tu ne m’as jamais posé la question.
Je bafouillai.
— Posé la question ? Tu aurais pu me le dire ! Je veux dire, c’est important. Un truc du genre : Au fait, Lindy, je suis un joueur de hockey professionnel. Le meilleur de la ligue.
Il termina le lacet, puis se redressa. Il me regarda avec un sourire en coin.
— C’est vraiment important ?
— Oui ! Je pensais que tu étais un fils à papa paresseux.
Je détournai le regard parce que c’était quelque chose qui ne me convenait pas. J’avais supposé des choses à son propos et je m’étais clairement trompée. D’après ce que j’avais trouvé sur Internet, il n’avait pas besoin des milliards des James. C’était un homme indépendant, qui avait réussi par ses propres moyens. Son contrat avec les Silvermines était astronomique.
— Je suis désolé
Il se pencha, même s’il y avait toutes sortes de bruits, il ne voulait pas que quelqu’un d’autre entende.
— Je ne suis pas un enfant. Tu sais que je suis un homme depuis que tu as mis ta main autour de ma queue ce matin.
Je me mis à rougir. Il ne put que le remarquer sous la lumière crue.
— Je pensais... je pensais...
— Je sais ce que tu pensais, ma puce.
— Pourquoi tu ne m’as pas repris ? J’ai été méchante.
— Je ne peux pas contrôler ce que les gens pensent de moi. Ce qui se dit de moi sur les médias sociaux. Je suis sûr que tu as appris toutes sortes de choses sur moi, n’est-ce pas ?
Oui, et il avait raison. Ce que j’avais appris sur Dex James ces deux derniers jours et ce qui était écrit sur lui n’étaient pas la même chose. Les photos ne correspondaient pas non plus. Il y avait des images de lui pendant un match. Avant ou après un match en costume ; j’avais terriblement envie de le voir bien habillé. Des photos où il faisait la fête. Des années plus tôt, quand il était plus jeune. Même des photos de lui jouant quand il était enfant. Tout était sur Internet. Même la bagarre dans un bar au début de l’été quand ils avaient dit que s’il allait jouer les hommes de main en dehors de la glace, il devrait aussi jouer ce rôle sur la glace. Ce n’était pas du tout le vrai Dex.
— Parce que je veux que tu aies envie de moi, admit-il, puis il posa sa main sur sa poitrine. De Dex James. L’homme. Pas du célèbre joueur de hockey.
C’était logique. Si j’avais su qui il était par ce que j’avais lu en ligne avant d’apprendre à le connaître, j’aurais fait des suppositions complètement différentes à son sujet. Qu’il aimait la bagarre. Qu’il était arrogant. Que c’était un connard, même.
Mais ici à Hunter Valley, avec moi du moins, il était juste Dex. C’était... simple.
De jeunes enfants passèrent devant nous en tenue de hockey et commencèrent à patiner. Les mamans et quelques papas remplissaient les gradins autour de nous en faisant ce que font les parents en attendant un entraînement sportif.
— Qu’est-ce que ça peut faire, par rapport à moi ? demandai-je.
Son regard ténébreux me scrutait, puis se posa sur ma bouche.
— Souvent, quand je suis avec l’équipe, des femmes, dont je ne connais même pas le nom, me donnent leur culotte et un numéro de téléphone écrit sur une serviette. Elles sont prêtes à me faire une fellation dans les toilettes d’un bar juste pour dire qu’elles ont été avec un joueur professionnel.
Je fronçai le nez.
— Charmant.
— Je ne peux pas dire quand une femme est honnête.
Je n’avais jamais envisagé cet aspect des choses. Je trouvais déjà que c’était compliqué que les hommes m’aiment, sans que je sois célèbre. Le fait que les médias y mettent leur grain de sel rendait les choses encore plus difficiles pour lui.
Il se leva, avec ses patins, il me surplombait.
— Avec toi par contre, ma puce. Je sais que c’est réel.
Je ne savais pas pourquoi, mais ces mots semblaient importants. Comme s’il m’avait testée et qu’il avait maintenant sa réponse.
— Pourquoi ?
Il se pencha, très bas parce que les patins lui ajoutaient quelques centimètres de plus.
— Parce que tu aurais déjà chevauché ma queue. Même si tu joues la carte de la durée, tu aurais voulu profiter de moi, comme toutes les autres. Au lieu de ça, tu exhibes ton petit corps sexy dans tes nuisettes rikiki et tu me grimpes dessus la nuit tout en sortant avec d’autres hommes. Tu as ton dentiste.
Le dentiste. Alan, l’homme parfait selon la liste. Sauf qu’il ne m’intéressait pas du tout.
— Je ne veux pas du dentiste. Je veux...
Je me mordis la lèvre, réalisant que j’étais sur le point de lui dire que c’était lui que je voulais.
— Quoi, ma puce ?
Il m’attrapa la main et me tira pour me mettre debout. Il plaqua sa main sur ma hanche et la serra avec une insistance qui me fit croiser son regard.
— Qu’est-ce que tu veux ?
— Il est là !
— C’est vraiment lui.
— Je vais me marier avec lui.
— Tu crois qu’il va signer mon casque ?
— Il va signer mon front.
Nous fûmes interrompus par un groupe de petites filles rieuses et surexcitées, en tenue de hockey de la tête aux pieds, qui entouraient Dex. Patins, protections, tenues, casques. Et elles l’encensaient comme si elles étaient en présence d’une célèbre star de cinéma. Elles me rappelaient Bridget et ses amies quand elle avait cet âge, juste avant la mort de nos parents.
— Hé, les filles, dit Dex.
Il leva la main et, chose impressionnante, elles se turent. L’échauffement est de deux tours et je vais sortir les cônes pour faire des exercices. À trois, criez, ours polaires. Un, deux, trois...
— OURS POLAIRES ! Les filles crièrent à l’unisson, puis se précipitèrent sur la glace et commencèrent leurs tours, ne voulant clairement pas décevoir Dex.
Il se retourna vers moi.
— Est-ce que je suis la seule à ne pas savoir qui tu es ? demandai-je, voyant les adultes dans les tribunes pointer leurs téléphones portables vers nous, ils prenaient des photos de Dex, bien sûr, parce que ce n’était certainement pas moi qu’ils photographiaient.
Il souleva mon menton avec ses doigts, de sorte que je dus croiser son regard. Je me sentais comme une idiote d’avoir été si ignorante.
— Ma puce, je crois que tu es la seule à savoir qui je suis vraiment.
Sur ce, il saisit un casque et des mini-cônes qui étaient empilés sur le petit mur et se lança sur la patinoire. Il patinait sans effort, démontrant qu’il était presque plus à l’aise sur la glace qu’en dehors.
Troublée et déroutée, je le regardai déposer des cônes sur la glace pour former deux longues lignes avant que je me détourne et me mette à chercher Aspen dans les tribunes. Elle me fit signe et je vis que Bridget était à côté d’elle. Bien. Je n’aurais pas à attendre pour crier sur ma sœur.
Je grimpai dans les gradins pour les rejoindre. Je m’effondrai sur le métal froid tandis que le claquement des patins et des bâtons sur la glace résonnait dans la grande arène. Il faisait frais ici, au moins une dizaine de degrés de moins que dehors. Dex faisait le deuxième tour avec les filles, mais à reculons. Il s’amusait.
— Qu’est-ce que tu fais ici ? demandai-je à Bridget, en gardant les yeux sur Dex.
— Dex a parlé a Mav tout à l’heure et lui a dit qu’il allait faire un entraînement. J’ai pensé que je pourrais venir et regarder parce que Mav fait ses trucs de PDG. Et avant que tu ne me poses la question, les entrepreneurs sont occupés à la maison et ont mon numéro. Et celui de Mav.
Elle avait pensé à tout et mettait ainsi un terme à toutes les questions que j’aurais pu lui poser. Sauf une.
— Je n’arrive pas à croire que tu ne m’aies pas dit que Dex jouait au hockey. Comment as-tu pu ? demandai-je sans pouvoir retirer mes yeux de l’homme en question.
— Tu ne savais pas ? demanda-t-elle, se penchant derrière Aspen pour me fixer, les yeux écarquillés.
Puis, elle releva ses lunettes.
— Tout le monde connaît Dex James, ajouta Aspen, et je me sentis encore plus bête.
— Eh bien, je ne le connaissais pas. Je n’y connais rien en hockey.
Ou dans n’importe quel sport.
— Il figure dans la liste des hommes les plus sexy de People depuis trois ans ! Sport Illustrated. ESPN. Je veux dire, comment est-ce que c’est possible ? rétorqua Bridget.
— Sérieusement, tu le connaissais avant de rencontrer Mav ? lui demandai-je. Tu n’en connais pas plus que moi en sport.
Elle détourna le regard d’un air gêné.
— Eh bien moi, je le connaissais, ajouta Aspen.
Dex indiqua la direction aux filles et elles formèrent deux lignes, puis il leur montra ce qu’il voulait qu’elles fassent, en empruntant un bâton qui semblait bien trop petit pour lui. Il se déplaçait avec une telle précision dans l’exercice, qu’il donnait l’impression que c’était facile. Si j’avais participé à cet exercice, j’aurais ressemblé à Bambi sur la glace.
— Je ne suis pas le hockey. Je ne lis pas People ou Sports Illustrated, d’accord ? Mais il est là depuis presque aussi longtemps que Mav alors tu as eu tout le temps nécessaire pour m’en parler. Pourquoi tu me caches des choses importantes ?
Bridget grimaça, puis prit une grande inspiration et se leva.
— Aspen, on peut échanger nos places.
Elles se déplacèrent et permutèrent leurs places pour que Bridget soit à côté de moi. Elle avait attaché ses cheveux bruns en faisant sa queue de cheval habituelle et elle portait un jean et un sweat à capuche.
— Tu es toujours fâchée à cause du MIT. Elle ne posait pas de question, elle exprimait un fait. Elle ne m’avait dit que la semaine dernière qu’elle n’avait pas abandonné ses études mais qu’elle avait en fait été expulsée de l’université pour plagiat, alors qu’en fait son professeur l’avait séduite pour lui voler ses notes et son projet et s’en était servi pour publier un article à son propre nom. Pendant six mois, j’avais pensé qu’elle avait simplement abandonné, ce qui avait été l’explication de son retour.
J’avais donc fait des suppositions. De mauvaises suppositions. Tout comme avec Dex, je n’avais pas eu tous les éléments. Je m’étais fait de fausses idées sur lui aussi.
— Je suis furieuse parce que personne ne me dit jamais rien.
Bridget inclina la tête et me fit un sourire qui exprimait ses regrets. Un sourire plein de compassion.
— Je suis désolée de ne pas t’avoir parlé du MIT, admit-elle. Sincèrement. Mais c’est un problème que j’ai personnellement provoqué.
— Les mecs sont des enfoirés. Tu n’avais pas à vivre ça toute seule.
Sur la glace, les filles effectuaient l’exercice, se déplaçant entre les cônes en poussant un palet avec leur crosse.
— Je ne suis plus seule. Mav m’aide. Il a un détective privé et un avocat qui s’occupent de la situation, ils ne lâcheront rien.
Mav. Elle partageait ses problèmes avec son homme.
Merde.
— Tu étais à la maison pendant six mois avant de le rencontrer.
— Je sais et j’ai dit que j’étais désolée. Et pour ce qui est de le faire seule, bonjour la poêle qui se moque du chaudron, enfin tu connais le dicton dit-elle, d’un ton sarcastique.
— De quoi est-ce que tu parles ? demandai-je.
Aspen éclata de rire, mais elle regardait l’entraînement des filles. Ou Dex.
— Toi, dit Bridget en me tapant sur l’épaule. Tu fais tout, toute seule. Tu ne m’as pas appelé pour l’arbre qui est tombé sur la maison. Tu t’es attaquée à la compagnie d’assurance toute seule. Tu allais tout faire toute seule comme si c’était uniquement ton problème. Si ça ne tenait qu’à toi, la maison aurait été réparée avant même que tu m’en parles.
— C’est ma maison.
Quand Bridget me lança un regard furieux, j’ajoutai :
— C’est ta maison aussi, mais c’est moi l’adulte. C’est moi qui m’occupe de ce genre de choses.
— Je n’ai plus dix ans.
Je pinçai les lèvres, mais elle ne s’arrêta pas là.
— Les toilettes cassées en début d’année. J’aurais pu chercher en ligne comment les réparer aussi facilement que tu l’as fait. Les courses. Je sais comment faire les courses. Le... tu veux vraiment que je te fasse la liste ?
— Non, merci.
Je croisai les bras sur ma poitrine, indiquant une position défensive, ce que je ne pouvais pas m’empêcher de faire.
— Tu n’es pas de mauvais poil à cause de moi en ce moment, poursuivit-elle. Tu en veux à Dex de ne pas t’avoir dit qu’il jouait au hockey au niveau pro.
— Son job explique pourquoi son derrière est si parfait, putain, ajouta Aspen avec mélancolie.
Elle leva les mains et fit un geste de pincement qui, je le supposais, signifiait qu’elle aimerait lui attraper les fesses.
Qui, je le savais, étaient parfaites. Et ces cuisses. Dures comme la pierre.
— A-t-il dit pourquoi il ne te l’a pas dit ? continua Bridget après avoir ri de l’attitude d’Aspen.
— Il veut que je l’aime pour lui-même, pas parce qu’il est célèbre.
Aspen se retourna pour me regarder et Bridget et elles échangèrent des regards mêlant émerveillement et... désir ?
Bridget soupira.
— Ne le dis pas à Mav, mais Dex est plutôt parfait.
— C’est la troisième fois que tu commences une phrase par Ne le dis pas à Mav.
— C’est parce qu’on parle de son frère qui est super sexy.
Nous fûmes soudain silencieuses pendant un moment tandis que Dex plaçait un des cônes sur sa tête et entraînait les filles dans une sorte de « Suivez le guide » où il faisait quelques virages en S, reculait, faisait le tour du filet et avançait. Je pouvais entendre leurs cris et leurs rires d’ici pendant qu’elles essayaient de le suivre.
— En parlant de choses à ne pas faire seul, commença Bridget. Il est temps que tu t’envoies en l’air.
— Carrément, ajouta Aspen.
Je jetai un regard autour de moi, paniquée, en espérant qu’aucune autre maman n’avait entendu ça. Je remarquai que Dex avait réarrangé les cônes et que les filles étaient passées à un nouvel exercice.
— Je n’ai pas besoin...
— Si, tu en as besoin, s’exclamèrent-elles à l’unisson.
— Un vibromasseur ne remplace pas Dex James, dit Bridget.
— Mon Dieu, non, ajouta Aspen.
— Voilà le problème. Il a un travail, leur fis-je remarquer. Non, une carrière. À Denver. Ça recommence bientôt. À Denver. Je n’ai pas besoin de connaître ce sport pour savoir que les équipes voyagent tout le temps pour assister aux matchs. Loin de Denver. Je t’ai dit l’autre soir qu’il était de passage alors que je ne savais même pas ce qu’il faisait. Maintenant ? C’est officiel. Il ne va certainement pas rester ici, même pas à...
— Denver, et alors ? continua Bridget
— Alors... je cherche quelqu’un qui va rester ici.
— Chérie, tu devrais chercher des orgasmes, dit Aspen. Et avec Dex James. Tu te dois littéralement de baiser avec cet homme, pour moi. Et toutes les femmes du monde.
Aspen me faisait rire. Elle était divorcée depuis plusieurs années et depuis que je suivais ses cours, elle n’avait jamais eu de relation sérieuse.
— Tu peux le prendre.
Dès que j’eus prononcé ces mots, je voulus les retirer à cause d’un désir farouche de garder Dex pour moi seule.
— Il te veut, toi, me fit remarquer Aspen.
Bridget acquiesça.
— Il te veut et ne me dis pas qu’il ne l’a pas fait comprendre.
Je hochai la tête.
— Si, il a été assez clair.
Tu es ma femme.
Je partagerai un lit avec toi et je te donnerai une fessée si nécessaire, mais tu n’auras pas ma bouche ou ma queue avant de me supplier.
Je me tortillai sur les gradins en métal à la seule perspective que Dex me penche à nouveau sur cette table et me donne une nouvelle fessée, puis qu’il baisse mon string et me pénètre si...
— Et tu l’as repoussé ? Qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? dit Bridget en faisant à nouveau une grimace. Je suis désolée. Désolée ! C’était maladroit. Il n’y a rien qui ne va pas chez toi. Mais pourquoi, Lind, est-ce que tu le repousses ? Il est gentil. Doux. Magnifique. Il a réussi. C’est tout ce que tu as sur ta liste.
C’était vrai. Il correspondait à tout ce qu’il y avait sur la liste.
— Je ne sais pas ce qu’est cette liste, mais il peut probablement tenir toute la nuit. Et y aller à fond. Bien fort. Enfin, te faire tout ce que tu veux.
J’avais envie que ce soit fort et brutal. Ah !
— Il ne va pas rester ici ! lançai-je en levant les mains en l’air. Pourquoi devrais-je perdre du temps avec Dex quand il n’est pas mon Mr. Right ?
Je haussai la voix, et je savais qu’elle était empreinte de frustration.
— Oublie ton Mr. Right. Opte pour l’homme idéal qui est en face de toi maintenant, me conseilla Bridget. Sérieusement. S’il a envie de toi et que tu as envie de lui, fais-le. De toutes les manières possibles. Éclate-toi, Lind. Ayez une aventure. Tu l’as bien mérité.
— Oui, bien sûr. Tu as mérité Dex James et sa bite magique, soupira Aspen. Elle doit être magique. J’en suis persuadée.
Je l’avais senti ce matin même. Elle l’était. Elle l’était tellement. Est-ce que je devais me lancer ? Sauter le pas avec Dex ? Je dormais dans son lit, alors pourquoi ne pas avoir une aventure. Je pouvais profiter de toute l’expérience Dex James et quand il partirait, je serais plus heureuse, après quelques dizaines d’orgasmes, du moins je l’espérais. Je pouvais assumer ça, non ? Mais comment cela se passerait-il si je voyais sur Internet, l’hiver, qu’il était en compagnie d’autres femmes ? Est-ce que je pourrais le supporter ? Pourrais-je renoncer à cette bite magique ? Il le faudrait.
Donc du sexe et beaucoup de sexe pendant les prochaines semaines. Je pouvais le faire. J’en mourrais d’envie.
Je regardais Aspen et Bridget, qui hochaient la tête.
Ok.
Je pouvais le faire. Je voulais le faire. J’en avais besoin. Il était temps de baiser l’homme idéal du moment présent.
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