Chasse à l'homme T2 : Un homme à croquer

Vanessa Vale · Chapitre 37 sur 57

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Chasse à l'homme T2 : Un homme à croquer

Chapitre 36

36

 

LINDY

 

JE DEVAIS L’ ADMETTRE, Mav faisait avancer les choses. Peut-être que c’était sa taille qui intimidait les gens et les poussait à agir. Ou peut-être que c’était son argent. Peut-être que c’était les deux ou aucun des deux. Bref, peu importe.

Je m’en fichais parce que l’arbre avait maintenant disparu, et la maison était en bonne voie de réparation. Le toit et les murs extérieurs étaient refaits. J’avais quitté le travail pour aller voir.

Debout dans le jardin, je pouvais voir que le trou dans le toit avait disparu et que les bardeaux étaient posés. Le nouveau bardage était en place, mais il n’avait pas encore été peint. De nouvelles fenêtres avaient été posées dans ma chambre et dans la cuisine.

Je rentrai à l’intérieur par la porte arrière. La cuisinière n’était pas là, et la table et les chaises étaient toujours dans le salon. Je montai les marches. Le plafond du vestibule était toujours troué, et je pouvais voir l’endroit où une ferme devrait être remplacée dans le grenier. Dans ma chambre, le nouveau matelas avait été livré. Les murs intérieurs avaient besoin d’isolation et de cloisons de placoplâtre et le trou dans le plancher entre ma chambre et la cuisine en dessous était recouvert d’un morceau de contreplaqué.

La différence était toutefois considérable. Les réparations allaient se poursuivre, mais je pouvais désormais vivre dans la maison.

Je me laissai tomber sur le matelas, avec les étiquettes toujours accrochées. La maison était calme. Pas de tronçonneuses. Juste l’odeur habituelle et le calme que j’avais connu toute ma vie.

Quand Bixby m’avait appelé au bureau pour me faire part de la progression quotidienne, j’avais été enchantée. Puis... beaucoup moins enchantée. J’avais toujours vécu dans cette maison sauf quand j’étais allée à l’université. Et même alors, je rentrais souvent à la maison les week-ends et chaque été.

Cet endroit était mon chez-moi. Le lieu où j’avais grandi avec mes parents. Où j’avais élevé Bridget.

Mais j’avais passé plus d’une semaine avec Dex. Ou du moins dans la maison de Dex. Ma vie bien organisée avait changé. J’avais toujours ma liste, mais de nouvelles choses s’y étaient ajoutées. J’avais aimé ces nouvelles choses. Beaucoup même. Comme le sexe. Je riais même de moi-même en repensant au fait que j’avais cru qu’une ridicule barrière d’oreillers allait nous séparer.

Je regardais autour de moi, observais la couleur jaune pâle de la peinture. J’avais mis deux ans avant de prendre la chambre principale après la mort de mes parents. J’avais enlevé le papier peint bleu à rayures et repeint. Cette transition avait été difficile.

Mais emménager avec Dex, une fois que j’avais accepté d’être avec lui, n’avait pas été compliqué. La façon dont il était rentré de son voyage, avait grimpé dans le lit et m’avait salué hier soir : je voulais qu’il fasse ça tous les soirs. Mon dieu, ça avait été torride.

Cela me rappelait que je devais prendre des affaires. Davantage de nuisettes, qu’étrangement il aimait tant. Je souris, me demandant laquelle je porterais ce soir. J’ouvris la porte du placard, et quelque chose me sauta dessus.

Je poussai un hurlement.

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