Chasse à l'homme T2 : Un homme à croquer

Vanessa Vale · Chapitre 49 sur 57

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Chasse à l'homme T2 : Un homme à croquer

Chapitre 48

48

 

 

LINDY

 

C’ ÉTAIT le milieu de la nuit et je fixais le plafond de ma chambre. La lune était brillante et la lueur passait à travers la toute nouvelle fenêtre. Le trou avait disparu. L’équipe de Bixby avait fait un si bon travail de réparation qu’on ne pouvait même pas deviner qu’il y avait eu un arbre ici.

Un mois plus tôt, Dex ne faisait même pas partie de ma vie. Il y avait fait irruption comme l’arbre dans la maison. Et puis, tout aussi rapidement, il en était sorti. Contrairement à la maison, j’étais toujours endommagée.

À l’extérieur, j’étais de retour au travail. De retour au yoga. Je faisais les courses le samedi. Je tondais la pelouse le lundi soir. Mes listes étaient de nouveau en place.

Rien n’avait changé, sauf moi.

Je voulais être romancière et je commençais tout juste à y parvenir. J’avais écrit deux livres. Mais je l’avais fait en secret. Je cachais mon rêve à tout le monde par crainte de ce qu’ils penseraient.

Je baissai les couvertures et m’assis.

— Ahhhh ! criai-je.

Dex était incroyablement célèbre et toujours sous les feux de la rampe.

Il avait beau être attentif et se comporter comme un boy-scout, sa vie était partagée comme un livre ouvert avec le monde entier Pourtant, il ne se souciait pas de ce que les gens pensaient.

Non, il s’en souciait, mais seulement quand ça blessait les autres.

Il n’aimait pas que la femme qu’il avait protégée au bar soit montrée sous un mauvais jour. Il voulait le sponsoring avec OutdoorNow pour développer son association, pas parce qu’il voulait se mettre en vedette. Il avait partagé notre photo de mariage–bien qu’il s’agisse d’un selfie à l’arrière d’une voiture de location–parce qu’il voulait que tout le monde sache, de sa manière maladroite, que j’étais sa femme.

Il était là-bas. L’un des meilleurs joueurs de hockey du moment. Ou, si les sites sportifs étaient corrects, de cette génération. Il en était fier. Il vivait cette expérience.

Et puis il y avait moi. J’avais pris en charge l’éducation de Bridget quand nos parents étaient morts. Je lui avais garanti une vie stable dans cette maison. J’avais trouvé un travail qui le permettait. Quand m’étais-je égarée ? Quand Brandon m’avait larguée parce qu’il ne voulait pas d’une vie d’adulte avec une fille de dix ans ?

Du jour au lendemain, j’étais passée d’une jeune femme de vingt-trois ans rêveuse à une femme d’âge mûr avec un enfant à charge et un travail ennuyeux. Maintenant, j’étais réellement une femme d’âge mûr avec un travail ennuyeux. L’enfant était passée à autre chose, comme elle était censée le faire.

Je ne l’avais jamais fait.

Qu’est-ce que j’attendais ? Pourquoi cachais-je mes rêves ? Pourquoi m’inquiétais-je de ce que les autres pensaient ? Si j’attendais d’avoir le feu vert du monde entier, je resterais ici avec ma liste et mon grille-pain de soutien émotionnel–mon Dieu, je détestais les paroles de Bridget–pour le reste de ma vie.

C’était la maison de mes parents et...

Et...

Il était temps de partir.

Il était temps de vivre mon rêve.

Je sortis du lit, descendis les escaliers et me rendis dans la cuisine. J’allumai la lumière et soulevai le couvercle de mon ordinateur portable. Il s’alluma et afficha mon texte et le commentaire final de l’éditeur.

Il manquait quelque chose, c’était vrai.

Moi. Tout mon être.

Je pouvais écrire toutes sortes de scènes sexy, mais comme dans ma relation avec Dex, si je ne donnais pas tout mon cœur, la relation serait vouée à l’échec.

C’était ce qui était arrivé.

J’aimais Dex et il avait fait de gros efforts pour que je voie qu’il était l’homme idéal pour moi. Mon cœur avait été impliqué, mais je ne lui avais jamais ouvert.

Tout comme mes personnages.

Je me retenais. Dex avait tout donné et la seule chose qui l’empêchait d’être parfait était qu’il ne vivait pas à Hunter Valley et qu’il voyageait pendant la majeure partie de la saison de hockey.

J’avais mis une barrière d’oreillers entre nous.

Je me laissai tomber dans le fauteuil, pliai un genou et posai mon pied sur le siège. J’attrapai l’enveloppe contenant les papiers du divorce. Je la jetai de côté.

Je saisis mon portable et envoyai un message à Bridget, même si elle ne l’aurait pas avant demain matin.

MOI : Je n’aurais jamais pensé demander ça, mais tu penses que Mav me laisserait emprunter son jet ?

Puis je le laissai tomber sur la table et rapprochai mon ordinateur portable.

— Il est temps de quitter la maison, dis-je à ma cuisine, et à tous les fantômes qui s’y trouvaient. Puis je me mis au travail.

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