Chasse à l'homme T2 : Un homme à croquer

Vanessa Vale · Chapitre 38 sur 57

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Chasse à l'homme T2 : Un homme à croquer

Chapitre 37

37

 

DEX

 

LINDY ÉTAIT EN RETARD. Elle n’était jamais en retard. Même si je n’avais pas beaucoup de données pour établir des tendances puisqu’elle n’avait été chez moi que depuis six jours avant mon départ pour le match amical, je savais qu’elle était assez maniaque. Et il était dix-sept heures trente, et elle n’était pas rentrée.

Je n’étais pas inquiet. Elle avait dit qu’elle pouvait prendre soin d’elle-même et j’en étais conscient. Nous étions à Hunter Valley. La chose la plus excitante qui se soit produite par ici, c’était un arbre tombant sur une maison.

Et moi.

Et les deux étaient arrivés à Lindy. Donc si quelque chose devait se produire, je pensais que ça pourrait lui arriver à elle.

Plus important encore, elle me manquait. Je ne m’étais pas réveillé avec ma tête entre ses cuisses comme je l’avais espéré. J’avais dû me branler sous la douche pour que ma queue se calme.

J’étais au complexe sportif entre deux séances d’entraînement et je fixais mon téléphone.

Pas de messages, pas d’appels.

Putain, j’étais accro.

Je remis le téléphone dans mon sac et repartis vers la glace.

Il sonna.

Je me retournai, l’attrapai et ne pus m’empêcher de sourire en voyant Ma Puce apparaître sur l’écran.

Totalement accro.

— Je pensais justement à toi.

— Dex, oh mon Dieu.

Sa voix était aiguë et tremblotante.

— Qu’est-ce qu’il y a ? demandai-je, en saisissant le téléphone.

— J’ai été attaquée. Je...

Je fis un bond et me mis à tourner en rond, puis me laissai tomber sur le banc et me mis à tirer sur les lacets d’un de mes patins.

— Tu vas bien ? Il est toujours là ? Où es-tu ? lui demandai-je en retirant un patin, ensuite je passai au suivant. Je pouvais courir en patins, mais je ne pouvais certainement pas conduire avec. Enfin, peut-être que je pouvais.

— Non. Je, mon Dieu. Je vais bien. C’était... dit-elle en riant. Mon Dieu, Dex, je viens de me faire attaquer par un écureuil.

Je m’immobilisai, me penchai en avant et mes doigts s’emmêlèrent dans les lacets.

— Tu viens de dire quoi ?

— J’ai été attaquée par un écureuil. Il était dans mon placard, et j’ai ouvert la porte pour prendre des nuisettes, celles que tu aimes, et je suppose qu’il était passé par un des trous de la maison et qu’il est rentré dans mon placard, et l’un des ouvriers a fermé la porte, et quand je l’ai ouverte...

— Waouh, ma puce, respire bien.

J’en avais besoin aussi. Putain de merde, mon adrénaline montée plus que lorsque j’avais marqué le but gagnant du championnat.

Je pouvais l’entendre respirer fort.

— Je suis désolée. Mon Dieu, ça m’a foutu les jetons.

— Tu n’es pas la seule. Attends. Tu es blessée ? Il t’a mordu ? Il est toujours dans la maison ?

— Je vais bien. Vraiment, ça va. J’ai juste été griffé. Il a rebondi sur mes jambes et je porte un pantalon aujourd’hui, mais il m’a sauté sur le bras, avant de se lancer à travers la pièce, j’ai des petites marques de griffes.

Des marques de griffes ?

Je soufflai en riant et me passai une main sur le visage.

— Ok. Tu es chez toi maintenant ?

— Oui.

— Je serai là dans quelques minutes. Ne bouge pas. Et n’ouvre plus aucune porte.

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