Chasse à l'homme T2 : Un homme à croquer

Vanessa Vale · Chapitre 5 sur 57

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Chasse à l'homme T2 : Un homme à croquer

Chapitre 4

4

 

LINDY

 

O H. Mon. Dieu.

Dex James était... waouh. Je n’avais jamais, jamais, été excitée dans un supermarché auparavant.

Jusqu’à maintenant. Jusqu’à lui.

À propos d’une courge.

Peut-être parce qu’il était l’homme figurant dans mes fantasmes les plus coquins, l’homme sur lequel je venais d’écrire ma dernière scène de sexe.

J’étais attirée par lui et c’était un énorme problème.

Ce sera la meilleure chose que tu aies jamais mise dans ta bouche.

Je ne pensais qu’à ça–à mettre sa courge dans ma bouche–tout en poussant mon chariot pour sortir du rayon fruits et légumes et m’éloigner du sexy Dex James.

Est-ce que ce serait exactement comme ce que j’avais écrit plus tôt ? Serait-elle vraiment grosse, trop grosse, pour que je puisse la prendre en entier ? Devrais-je saisir la base et la caresser en essayant de prendre tout ce que je pouvais ? Tiendrait-il ma tête en place pendant qu’il descendrait dans ma gorge ?

Je me dirigeai vers la zone de congélation pour me rafraîchir, mais ça n’allait pas être suffisant.

Depuis que je l’avais rencontré, quand il s’était présenté sur le pas de ma porte pour emmener Bridget à Denver, il m’excitait follement et m’obsédait. Ce qui était un gros problème.

J’aurais dû être excitée à l’idée de voler dans un jet privé.

Un jet privé.

Qui avait accès à quelque chose comme ça ?

Lui. Il était milliardaire. Le plus jeune des frères James. Il ne dirigeait peut-être pas l’entreprise familiale, la société James je ne sais quoi, mais il était blindé. Il avait assez d’argent pour avoir un avion.

Quand j’avais un peu d’argent, j’achetais un nouveau rouge à lèvres ou une paire de chaussures.

Nous n’avions rien en commun.

Et même si j’avais une petite aventure avec mon vibro et que je prenais mon pied en murmurant–non, en criant–son nom, je l’avais sérieusement rembarré à Denver.

Même après ça, quand j’avais été vraiment de mauvaise humeur, ce type voulait encore dîner avec moi. Avec moi !

Comme j’étais un peu dingue, je lui avais répondu par le biais de légumes et j’étais partie. Pourquoi est-ce que je résistais à un homme dont le compte en banque était équivalent au PIB de plusieurs petits pays ? Pourquoi avoir résisté à un homme qui mesurait un mètre quatre-vingt-dix et pesait plus de cent kilos de muscles massifs ? Qui avait des cheveux couleur chocolat qui avaient besoin d’être coupés et une mâchoire qui avait toujours une barbe naissante ? Qui sentait le savon cher et la nature sauvage ? Dont le sourire me faisait mouiller la culotte et dont les yeux remarquablement sombres semblaient me suivre chaque fois que nous étions ensemble ? Qui m’appelait « ma puce » et me donnait envie de faire toutes sortes de choses cochonnes avec lui, comme mettre ma main sur le devant de son jean et sentir à quel point sa queue était grosse et incroyable au lieu de simplement l’imaginer ?

Oui, lui.

Parce qu’il avait vingt-sept ans.

Et que j’en avais trente-cinq. J’avais mal aux cervicales juste en dormant normalement. J’avais essayé si intensément de trouver le bon mec pour moi. Celui avec qui je ferais ma vie. Ça m’énervait que Dex soit comme un chiot enthousiaste–peut-être un chiot Rottweiler–et que je lui plaise alors qu’il ne me correspondait pas.

Il n’était pas du coin. Ce qui voulait dire qu’il n’allait pas rester dans les parages.

Il ne semblait pas avoir de travail ou d’ambition, se promenait entre le Colorado et le Montana pour admirer les chutes d’eau.

Il ne comprenait pas combien il était difficile de gagner sa vie.

Il était jeune. Penser à coucher avec lui, sans même parler de le faire, était comme le prendre au berceau. Il était incroyablement sexy, mais il était trop jeune.

À son âge, son endurance devait être impressionnante. Mon dieu, il pourrait probablement faire un deuxième round sans aucun temps de récupération. Et il serait impatient de faire plaisir comme un petit chiot Rottweiler, j’en étais sûre.

Mais je ne voulais pas d’un chiot. Je voulais un homme qui sache s’y prendre et qui sache ce dont j’avais besoin–comme s’il lisait dans mes pensées (ou dans mon corps)–et qui me donnerait ce dont j’avais besoin. Plusieurs fois.

Comme une fessée penchée sur les kiwis.

Ah !

L’endurance, la jeunesse, la vigueur, tout cela n’était pas important parce que quel homme de son âge voulait s’installer et commencer immédiatement à faire des bébés ? Je savais ce que je voulais, et je n’allais pas perdre de temps à baiser, même avec l’homme le plus sexy de la planète si cela ne me menait pas au mariage et aux enfants.

Dex était franc. Direct. Audacieux quant à ce qu’il voulait et apparemment, c’était moi. Donc je devais me protéger. Le repousser, lui et sa courge.

Mon vagin n’était pas d’accord parce qu’il pleurait en ce moment même dans la queue de la caisse. Ma culotte était trempée. Elle l’était depuis la conversation courge/bite dix minutes plus tôt. Heureusement que j’avais fait une liste de courses parce que mon cerveau ne pensait qu’à entrer dans le pantalon de Dex, pas à choisir du ketchup et des tampons.

— Viens dîner avec moi.

Je me retournai alors que je mettais cette boîte de tampons–qui ne faisait que me rappeler que je n’étais pas enceinte ou que je n’allais pas le devenir de sitôt–sur le tapis roulant.

Dex faisait la queue derrière moi. Il regarda la boîte, puis moi, sans même cligner des yeux.

— Dîner ? demandai-je.

— On va mettre ta courge avec mon poulet–il me montrait un paquet de cuisses de volaille–et faire quelque chose de top.

Comme il avait un énorme sourire sur le visage, je ne pus m’empêcher de lui sourire à mon tour. Un vrai chiot.

— On n’a pas besoin de dîner ensemble parce que nos frères et sœurs sortent ensemble.

Ses yeux sombres soutinrent les miens.

— Je te promets que cela n’a rien à voir avec eux.

Je clignai des yeux car son comportement habituellement insouciant et enjoué avait été remplacé par une intensité qui n’était pas vraiment effrayante, mais surprenante. Et percutante.

Je déglutis, attrapai les brownies et les posai sur le tapis.

— Sérieusement. Dîne avec moi. Je connais une recette de pâtes vraiment géniale et j’ai envie de dîner avec toi.

Je tournai la tête et l’étudiai. Il ne plaisantait pas et il semblait sérieux.

Avant que je puisse répondre, mon portable retentit. Je le sortis de mon sac et vis le nom sur l’écran.

— Bonjour, M. VanMeyer, répondis-je de la voix gaie que j’utilisais habituellement pour parler au vieil homme. Il ne voulait probablement pas que j’oublie les brownies.

Je me retournai vers mon chariot pour attraper une brique de jus d’orange.

— Il y a eu un petit accident avec l’arbre, dit-il à mon oreille.

Je me figeai, fixai le présentoir à magazines sans voir aucune des couvertures.

— Oh mon Dieu, vous allez bien ?

— Oui. Mais pas ta maison.

— Quoi ? Comment ça, ma maison ne va pas bien ?

L’instant d’après, Dex se tenait à côté de moi, très, très près, et il avait sa main sur ma hanche. Je dus relever le menton pour croiser son regard. Son regard inquiet.

— Tu verras quand tu seras là, répondit vaguement M. VanMeyer. Il faudra que tu te gares au bout du pâté de maisons, car le camion de pompiers est dans le passage et n’oublie pas les brownies !

Avant que je puisse le questionner davantage, il avait raccroché.

Je regardai mon téléphone en espérant qu’il me donne des réponses.

— Qu’est-ce qui se passe ? me demanda Dex.

Sa voix était douce, toute forme d’espièglerie avait disparu.

— Mon voisin abattait un arbre quand je suis partie et maintenant il dit que ma maison ne va pas bien. Qu’un camion de pompiers est devant. Peut-être qu’il a mis le feu à l’arbre et ensuite à ma maison ?

Ses doigts se posèrent doucement, puis glissèrent en bas de mon dos pour me faire sortir par la caisse, en abandonnant nos chariots.

— Viens. Je te ramène chez toi.

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