L'Ile et le voyage: petite odyssée d'un poète lointain

Epilogue

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage.

 

JOACHIM DU BELLAY.

 

I

 

Me voilà revenu sous ton ciel, ô mon île, L’eau qui chante en la cour évoque tes roseaux; J’entends les premiers bruits du rucher, de la ville, Et je m’éveille au chant joyeux de tes oiseaux.

Qu’ils sont beaux, dans la nuit tropicale, les astres!

Qu’ils sont purs, les matins qui parfument la mer!

Pays, j’ai pu guérir enfin mon cœur amer.

Gardez-moi près de vous loin du vent des désastres.

Qu’ils sont beaux, dans la nuit tropicale, les astres!