L'Ile et le voyage: petite odyssée d'un poète lointain
Dans les miroirs du flot mobile Je…
STANCE
Dans les miroirs du flot mobile Je vois Paris aux toits gris-bleu Je vois aussi ma petite île
Qui me fait de beaux adieux.
NEUVIÈME CHANT
AU SOUFFLE DE LA MÉDITERRANÉE
Je veux être un de tes disciples azur de la mer Tyrrhénienne.
CHARLES MAURRAS.
LE CHANT DE LA MÉDITERRANÉE
Ionienne, Adriatique,
Chantez avec moi, douces sœurs, J’ai plus de gloire et de douceur Que tes flots mouvants, Atlantique!
Beau miroir de trois continents, Je suis la mer civilisée;
Mon horizon est plus prenant Que le ciel vu du Colisée.
Suivant le moment de l’été,
Je suis de saphir ou d’opale.
C’est sur mon lac qu’a palpité Le vol fier du fils de Dédale.
J’ai bercé les vaisseaux lascifs; Je suis le chemin bleu des rêves.
Qu’ils sont beaux et qu’ils sont pensifs Les promontoires de mes grèves.
C’est dans mes coquillages d’or Qu’on entend les mers anciennes.
C’est sous mon ciel que Pan est mort Et que chantèrent les Sirènes.